1ère étape : Paris.
2ème étape : Nouméa.
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Mardi 16 janvier 2018.
Bois-Colombes - Asnières - Stains (93) - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - En vol ...
Comme les deux précédents matins, je me lève à 8 h et j’ai juste le temps de dire au revoir aux filles ainsi qu’à Laurent.
La matinée va également être très tranquille avant déjeuner : Pain, journal, refaire ma valise et charger mes appareils.
Puis après la sieste de papa, départ à 14 h 30 pour l’aéroport en faisant un petit détour par Stains afin de s’arrêter au cimetière.
Arrivés en ville, on passe par des quartiers que j’ai bien connu mais tout cela a bien changé aujourd’hui et pas forcément en bien.
Après un bref passage au cimetière à 15 h, on prend ensuite la route vers Roissy et les parents me déposent ¾ d’heure plus tard devant le terminal 2C. A dans trois semaines à Cassagnes !
Je rentre à présent dans le vif du sujet !
Eric arrive en TGV et je le retrouve sans problème une demi-heure plus tard.
Nous avons un peu de temps avant l’enregistrement des bagages et nous en profitons pour aller prendre une première petite mousse au "Frenchy’s bistrot" à 16 h 40.
Là, ces escrocs nous font payer 13€ la pression, lamentable et on se dit que pour les prochaines fois, cette adresse sera évidemment à éviter !
Après une petite demi-heure, on passe ensuite à l'enregistrement des bagages. L’hôtesse d’Emirates nous signale que nous n’aurons pas la carte d’embarquement pour la dernière correspondance et qu’il faudra la récupérer à Brisbane, au comptoir Aircalin, du fait que ce n’est pas la même compagnie. Ok.
Nous avons encore pas mal de temps à patienter mais plutôt que de rester dans le terminal où il n’y absolument rien à faire, on file directement aux contrôles habituels, quasiment vides et on s’inflige dans la foulée une nouvelle pause à 18 h 15 au "Berth's", un bar que je connais bien maintenant.
Ici la binouze est moins chère que précédemment mais elle est tout de même à 6€.
A 19 h 30, il est temps d’aller casser la croute et pour le diner, Eric propose le MacDo situé devant notre porte d’embarquement. Je serais bien resté au "Berth’s" et me contenter d’une salade composée mais pourquoi pas, pour une fois ...
Puis c’est l’attente habituelle et à 21 h, on embarque à bord de l’A380 Emirates. Cela fait la 4ème fois que j’emprunte ce monstre des airs mais cette fois-ci, je suis placé au milieu. Cela ne me plait guère car c’est moins confortable pour mes pattes mais les sièges sont un peu plus espacés.
7 h de vol ... Humm, j’espère que cela ira !
On décolle avec 20 mn de retard et nous voici partis pour Dubaï, notre prochaine étape.
Le contenu de la médiathèque et de la discothèque est toujours aussi incroyable mais je ne pense pas y consacrer beaucoup de temps.
En effet, nous avons 15 heures d’escale à Dubaï et afin d’éviter de rester dans l’aérogare en transit durant tout ce temps, l’idée a été de passer une partie de la journée en ville. J’ai une liste des principaux centres d’intérêt à voir et surtout, une réservation à 14 h pour monter en haut de la "Burj Khalifa", la tour la plus haute du monde ... à ce jour.
Jusque-là, rien de spécial mais j’ai le souvenir du vol vers New Delhi en 2015 où j’avais regardé des films tout le long du parcours et la journée en ville le lendemain avait été particulièrement pénible.
Alors du coup, après le plateau repas servi au-dessus des Balkans et afin d’éviter de renouveler l’expérience de 2015, je m’empresse de me caler du mieux possible dans mon siège avec bouchons dans les oreilles et cache yeux.
La nuit sera courte mais j’espère pouvoir roupiller un peu ! |
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Mercredi 17 janvier 2018.
... En vol - Aéroport (DXB) Dubaï (Emirats Arabes Unis) - Dubaï - Aéroport (DXB) Dubaï - En vol ...
Arrivée à l'aéroport de Dubaï à 7 h du matin, heure locale.
J’ai tout de même réussi à me reposer et c’est une très bonne chose pour profiter de la journée qui nous attend.
On passe l’immigration facilement puis après avoir retiré quelques dirhams émiriens dans un distributeur, on fait une première pause-café à 8 h 10 au "Costa", un bar situé dans l’aérogare.
On a tout notre temps d’autant plus que le café est brûlant, ce qui nous permet de faire un premier point pour organiser au mieux notre balade du jour.
On commencera donc par le "Dubai Mall" ce matin, la Burj Khalifa à 14 h puis on avisera ensuite.
Je commence également à avoir quelques soucis avec mes intestins. C’est étonnant ! mais je soupçonne le "MacDo" d’hier soir. J’ai de plus en plus de mal à supporter ce genre de menu et il est grand temps d’y mettre un terme définitif !
A 9 h, nous partons pour le centre-ville et pour cela, nous allons prendre l’unique ligne de métro passant à l’aéroport.
Tout à l’air très simple et après une demi-heure, nous descendons à la station "Dubail Mall – Burj Khalifa".
Il suffit ensuite de suivre les indications pour nous diriger vers le fameux grand centre commercial mais pour y arriver, il faut marcher un bon moment sur une longue passerelle vitrée.
Avant de partir, j’ai lu que les températures pouvaient atteindre dehors les 50° l’été !
J’imagine mal m’aventurer dans les rues par cette température d’autant plus qu’elles sont également inappropriées aux piétons dans le centre-ville.
Donc, même si à cette époque de l’année il fait très bon, cela nous permet de ne pas nous perdre dans le dédale de rues et de voir les bâtiments du centre-ville.
La ville à l’air d’être en perpétuels travaux et agrandissements. Ici et là, de nouveaux buildings sont en construction et nous sommes bien dans le désert à en voir le sable encore présent le long des chantiers !
On les a vus depuis notre arrivée à Dubaï mais j’ai le temps maintenant d’observer la tenue traditionnelle que portent les hommes et qui puise ses origines dans la culture bédouine arabe.
Ils portent la longue robe blanche appelée la dishdash ainsi qu’un couvre-chef ou foulard appelé keffieh.
Le keffieh est à l'origine blanc uni mais, de plus en plus d'Émiratis arborent un keffieh à carreaux rouges et blancs.
Ce foulard se porte de deux manières différentes : soit noué derrière la tête ou bien maintenu par un iqal, un cerceau noir plié en deux boucles fait à partir de noyau de laine de chèvre.
Tous les Emiratis, de 5 à 6 ans jusqu'aux plus vieux, hommes comme femmes, portent la tenue traditionnelle.
Après une bonne marche, nous arrivons à l'intérieur du "mall" à 9 h 45, presque vide probablement à cause de l'heure car l’ensemble des boutiques n’ouvrent qu’à 10 h.
Ce n’est pas plus mal car cela nous permet de nous repérer tranquillement sans la cohue.
Le "Dubaï Mall" est le plus grand centre commercial du monde avec pas moins de 1200 boutiques sur 4 niveaux ... de quoi se perdre !
Dans ma liste des choses à voir et à faire dans le "Mall", il y a bien entendu l’accès à la tour mais aussi quelques lieux intéressants ou pittoresques tels qu’une patinoire olympique, deux parcs d’attraction pour les enfants, un squelette authentique d’un dinosaure géant, une chute d’eau de 24m ainsi que le grand aquarium de Dubaï.
Dans ce labyrinthe de galeries et à l’aide d’un plan, on trouve le gigantesque aquarium à 10 h.
Dans la série des records, l’aquarium de Dubaï est considéré parmi les plus grands au monde notamment en ce qui concerne sa capacité en eau.
On pourrait rester devant l’immense paroi afin d’admirer la multitude de poissons, de raies et de requins mais on se risque pour une visite payante de "l’Underwater Zoo", le zoo sous-marin, malgré la présence à l’entrée de plusieurs groupes de touristes bruyants.
A l’intérieur il fallait s’y attendre, on se coltine deux groupes : un avec de vieux indiens encombrants et un autre avec des gamins accompagnés par une guide parlant fort au micro. Ca gâche un peu le plaisir mais on fera avec !
On commence par une petite promenade sous l’aquarium à travers un tunnel transparent long de
48 m avec des raies et des requins-taureaux qui nagent au-dessus de notre tête.
C’est surprenant mais la vitre est très épaisse et l’image semble déformée. C’est néanmoins très original !
Le zoo sous-marin étant situé sur deux étages, on utilise ensuite un escalator pour poursuivre la visite.
A l’étage supérieur, on entre dans le zoo proprement-dit et dès le départ, on retrouve le groupe de gniards ainsi que celui des indiens alors on tente de faire de nombreuses pauses afin d’éviter de rester mélangés.
Le couloir serpente à travers des vivariums et petits aquariums afin d’y voir des espèces marines dans leurs éléments tels que la jungle, l’océan ou les rivages rocheux.
Il n’y a rien d’exceptionnel dans ce zoo mais la visite est néanmoins sympa et les vivariums bien agencés notamment à la fin du parcours où l’on trouve trois grands bassins : Un avec quelques requins, un autre où barbotent une famille de manchots et enfin un dernier où somnole un énorme crocodile immobile toute mâchoire béante. On a vraiment l’impression qu’il s’agit d’un faux en carton plâtre mais je n’irai pas le vérifier !
Pour terminer notre visite, un escalier nous amène à un étage supérieur où se trouvent des volières et qui donne également une vue d’ensemble sur cette dernière partie, notamment sur les 2 grands bassins.
Après être restés un peu moins d’une heure, nous sortons du site à 11 h et reprenons notre balade.
Nous avons largement le temps mais l’objectif maintenant est de se rapprocher de l’accès à la tour afin de récupérer les tickets d’entrée réservés sur le web mais également pour ne pas chercher notre chemin et courir au dernier moment dans ce dédale de galeries.
On passe devant le Souk d’or ainsi que devant la patinoire olympique, totalement vide et je m’aperçois que ce n’est toujours pas la grande foule dans les galeries. Où sont les visiteurs ? En tout cas, tout est toujours ultra moderne et très propre.
Entre 11 h 15 et 11 h 45, nous poursuivons notre balade, tranquillement, tout en nous rapprochant de l’accès à la tour.
Après avoir déambulé à tous les étages et traversé les galeries de mode et de luxe, nous arrivons aux guichets de la tour situé au niveau inférieur du "Mall". Impeccable, tout se passe très bien et nous récupérons facilement nos tickets.
Il est indiqué que nous avons rendez-vous à 13 h 30 précise au même endroit, ce qui nous laisse une heure et demie encore à flâner ou se poser quelque part.
On pourrait aller déjeuner mais on décide de faire la diète tous les deux ce midi alors en attendant l’heure, on profite du beau temps pour sortir sur l’esplanade à l’extérieur du centre commercial.
Là se dresse la fameuse Burj Khalifa au pied d’un grand lac artificiel.
Le décor futuriste, avec ce lac, la tour et ces bâtiments ultras modernes tout autour, semble sortir tout droit d’un autre monde.
Il y a des restos et bars un peu partout et l’idée de s’installer à l’un d’eux nous tente mais en plein soleil, il fait tout de même chaud en ce mois de janvier. Du coup, on décide d’aller à l’ombre de l’autre côté du lac.
Pour s’y rendre, on prend un petit pont, appelé le pont arabe, où beaucoup de gens s’attardent pour la vue imprenable sur Burj Khalifa. De l’autre côté du pont il y a le Souk Al Bahar, un marché arabe de luxe et on choisit de se poser un peu plus loin sur un banc.
Le ciel est couvert mais ensoleillé, il fait un peu frais à l’ombre, 22° et tout va bien.
Avant de partir, j’ai lu quelque part sur le web qu’un spectacle aquatique a lieu tous les jours ici mais essentiellement en soirée pour le son et lumière et seulement deux fois l’après-midi dont l’un à 13 h. On est sur place, autant rester !
A l’heure pile, le spectacle des fontaines commence et dure environ 5 minutes.
Des centaines de jets d’eaux, parfois immenses, s’activent alors au rythme de musiques arabes, classiques ou populaires avec une chorégraphie millimétrée.
Boarf, mis à part le ballet des jets d’eaux, cela ne rend pas grand-chose de jour.
A 13 h 20, on se dirige vers le comptoir et à peine 20 mn plus tard, nous passons les contrôles et sommes prêts pour une grimpette expresse par l’ascenseur au 124ème étage.
Il y a bien entendu beaucoup de monde, en majorité d’Indiens et le système des visites à heure précise est bien rodé si bien que nous n’attendons pas très longtemps.
Après Kuala Lumpur, New York, me voici à nouveau perché en haut d’une immense tour et qui plus est, la plus haute du monde ... 828 m tout de même.
Le panorama est là aussi conséquent. Des buildings, des autoroutes, la démesure mais si la mer n’est pas très loin, le désert est également tout proche.
A 14 h 30, on décide de redescendre et de repartir tranquillement vers l’aéroport.
On reprend le long couloir qui nous amène au métro et je m’aperçois que, malgré la fatigue, mon genou a tenu le coup toute cette journée. C’est très bien !
On reprend la ligne rouge du métro à 15 h 15 et on s’arrange pour être dans la première voiture, ce qui nous permet de bien voir les rues, les longs axes routiers et les alentours de la ville pendant tout le parcours.
En à peine trois quart d’heure, nous voici rendu à l’aéroport. On passe l’immigration et les contrôles facilement et je me dis que c’est finalement très simple de sortir et de revenir lors d’un transit. C’est une première en espérant que cela soit aussi simple à Sydney !
C’est maintenant la longue attente dans la salle d’embarquement, immense, avec le fameux "Duty-Free" que j’avais arpenté en long et en large lors de mon dernier passage à Dubaï et qui m’avait semblé si incroyable.
Là, c’est moins impressionnant. Il n’y a pas grand monde et les boutiques sont moins nombreuses. De plus, c’est en travaux et je n’arrive pas à retrouver l’atmosphère de la dernière fois. Peut-être l'habitude ?
On se pose sur un fauteuil et on fait un bilan de notre journée.
Nous n’avons eu qu’un léger aperçu de la ville car nous sommes restés pratiquement tout le temps à l’intérieur et nous avons effectué très peu de balade par rapport à ce que j’avais noté de faire.
Finalement ce n’est pas plus mal et il aurait fallu faire un stop plus longtemps mais ce sera pour une prochaine fois !
Fatigués de notre nuit dans l’avion et de notre journée, on somnole jusqu’à 18 h puis c’est à nouveau une petite balade dans le "Duty-Free", pratiquement vide.
On en profite pour changer de fringues et prendre quelques rafraichissements.
Je n’ai pas trop envie de casser la croûte car j’ai les intestins toujours sous surveillance mais Eric s’est laissé tenter par un sandwich poulet alors j’en fais de même peu de temps après.
On s’offre une dernière virée dans les couloirs du "Duty Free" entre 20 h et 20 h 30 puis c’est l’embarquement à l'heure à 21 h 35 avec contrôle individuel des bagages.
On est maintenant dans un B777 toujours de la compagnie Emirates et je suis côté couloir tandis qu’Eric est au milieu.
Envol à 22 h 20 et nous voici partis pour une nouvelle et longue étape, un peu plus de 14 heures !
Après le plateau qui tarde à être servi, la fatigue me gagne, normal et au-dessus de l’Inde, je tente de roupiller un peu. |
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Jeudi 18 janvier 2018.
... En vol - Aéroport (BNE) Brisbane (Australie, Queensland) - Aéroport (NOU) Nouméa-La Tontouta (Nouvelle-Calédonie, Province Sud) - Nouméa.
J'ouvre un œil et la petite télé m'indique que nous survolons le détroit de Malacca, entre la Malaisie et l'Indonésie.
Il reste encore un bon moment avant d’arriver à destination et grâce à l’incroyable discothèque proposée, je décide d’écouter de la musique plutôt que de regarder un film d’autant plus que je me suis procuré avant de partir un casque spécial voyage qui réduit tout le bruit extérieur. Vraiment super.
Au-dessus de Bali, on nous sert le petit-déj composé d’une omelette, biscuit et café. Tout va très bien.
Avec la musique dans mon casque, je regarde régulièrement la carte et après avoir atteint la côte Nord-Ouest de l’Australie, survoler la ville d’Alice Springs, nous arrivons à Brisbane à la tombée de la nuit à 18 h 15, heure locale.
Les 14 heures de vol se sont plutôt bien passées sauf pour Eric qui a mal dormi à cause de sa voisine qui n’a pas arrêté de gigoter et bâfrer pendant tout le trajet.
A la sortie de l’avion et avant de rejoindre la salle de transit, on a droit à de nouveaux contrôles par les autorités australiennes. Ils ne sont guère agréables et plutôt sévères malgré le fait que l’on ne fait que passer ... Ça promet pour le retour si l’on doit sortir !
On file ensuite directement au comptoir d’embarquement d’Aircalin. On le trouve facilement et une hôtesse très gentille nous file comme prévu nos cartes d’embarquement. Impeccable.
Il nous reste maintenant un peu plus d’une heure et demi avant d’embarquer alors on en profite pour déambuler dans la galerie marchande.
A 19 h 30, je change quelques dollars australiens pour acheter de l'eau et Eric s’achète le même casque que le mien et bien moins cher qu’à la "Fnac" !
Il l’a testé et ... approuvé dans l’avion entre Dubaï et Brisbane !
On embarque à l’heure dans un A320 d’Aircalin, ça reparle français autour de nous et envol pour notre dernière étape à 20 h 30.
Tout se passe bien, on nous sert un casse-dalle pendant le parcours et après un peu plus de deux heures de vol, nous arrivons à l’aéroport de Nouméa à 23 h 45, heure locale.
Passé l’immigration, la récupération bagage est ultra rapide ainsi que la douane et le questionnaire sanitaire.
On retrouve de suite Jérôme qui nous offre à chacun un collier de fleurs. Dans les îles du Pacifique, c’est une tradition afin de souhaiter la bienvenue au voyageur, mais apparemment ici elle se perd car on est les seuls à arborer ces colliers. En tout cas, c’est bien sympa !
A l’extérieur, il fait plutôt bon et il faut maintenant rejoindre le centre de Nouméa situé à environ 40 km au sud. Jérôme est venu nous chercher avec un Jeep Cherokee, un puissant 4x4 V8 et après une bonne demi-heure de route, nous arrivons à destination. Anne-Laure est restée pour nous accueillir tandis que les enfants sont au lit depuis longtemps.
Tout va bien, nous sommes arrivés et dégustons sur la terrasse un bon jus d’orange en guise de rafraîchissement.
Nous ne sommes pas trop fatigué mais nos hôtes partent bosser tous les deux dans quelques heures : Jérôme à 3 heures du matin pour une marche commando avec ses stagiaires et Anne-Laure à 5 h pour un remplacement de dernière minute. Oups ! pas cool de les faire veiller si tard et il est temps d’aller au lit !
Pour ma part, je suis gâté. J’ai la piaule de Léa, de quoi m’installer confortablement et il y a la clim.
Une petite douche rapide après ces heures de voyage et extinction des feux à 2 h 30.
Demain ... il fera jour ... |
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Vendredi 19 janvier 2018.
Nouméa.
A 6 h, j’entends du monde parler dans le salon. Je me lève et retrouve Jérôme rentré de sa marche ainsi qu’Éric, lui aussi perturbé par le décalage horaire.
Dehors le ciel est très couvert et je découvre à présent l’appart idéalement situé avec, depuis la terrasse, une vue très sympa sur la baie de Sainte-Marie et l’île du même nom.
Jérôme nous indique que sur la droite se dresse la colline du Ouen Toro et qu’en face, on devrait voir le Mont-Dore mais il est totalement dans les nuages et l’orage menace. Ce sera pour plus tard !!
Avant le petit-déj, je fais la connaissance des jeunes Hugo et Léa qui viennent de se lever. Ici, ce sont les vacances scolaires d’été et la rentrée n’est que le 19 février.
Pour aujourd’hui, ils vont aller au centre aéré car Jérôme et Anne-Laure nous proposent de faire un tour de ville tous les quatre avec la Jeep afin de nous repérer et nous faire voir les principaux centres d’intérêts de la ville.
Dès la sortie du parking, on fait une première pause afin d’admirer la belle vue sur la baie de l’Orphelinat avec la marina au premier plan et l’ilot Brun juste en face.
Jérôme nous explique que leur lotissement est situé sur une petite colline et que le lieu où nous sommes s’appelle le "Mont Vénus", un endroit idéal pour admirer tous les soirs le coucher de soleil. On y viendra, c’est sûr !
On rejoint ensuite la baie de l’Orphelinat puis celle des Citrons pour arriver au Rocher à la Voile.
Là, on s’accorde une petite pause et on aperçoit au large un petit îlot appelé "l’Ilot Canard". On peut y aller pour une journée détente et c’est d’ailleurs prévu au programme de notre séjour, nous précise Anne-Laure. Belle journée en perspective !
Nous reprenons notre chemin, passons la grande Anse Vata et faisons une nouvelle pause au bout de la baie près du "Port Bélandre", un complexe sur pilotis comprenant un restaurant, une boite très "select" et une bodega.
On continue ensuite notre balade vers la colline et le parc municipal du Ouen Toro.
Le site est farci d'Australiens bruyants mais leur présence ici est toutefois normale car c’est un lieu historique où trônent encore 2 gros canons, vestiges d’une batterie australienne pendant la guerre du Pacifique.
On y reviendra un autre jour d'autant plus que le ciel est trop couvert pour profiter de la vue.
Il existe également plusieurs sentiers balisés afin de se promener dans ce parc classé en aire protégée. A voir si une petite rando est possible mais tout dépendra de notre planning !
De nouveau en voiture je constate, et ce depuis notre départ ce matin de l’appart, la dégradation des murs, des panneaux et des enseignes causée par la multitude de tags.
C’est un fléau pire qu’en métropole et visiblement ici, les jeunes délinquants sont plus virulents dans ce domaine !
En revanche et cela compense un peu, on est en pleine saison de floraison des flamboyants rouges et jaunes. Je n’en avais jamais vu autant en ville, que ce soit aux Antilles ou en Asie. Superbe.
Nous continuons notre découverte de la ville par le long de la baie de Sainte Marie, que l’on voit depuis l’appart, puis on rejoint la cathédrale Saint Joseph à 10 h 35 pour un nouvel arrêt d’environ un quart d’heure.
Le petit tour de ville se termine à 11 h au supermarché "Casino Johnston", situé devant la gare maritime, pour un petit ravitaillement en bière car la vente est interdite à partir de ce vendredi midi jusqu'à lundi matin.
En effet, afin de prévenir les troubles à l’ordre public liés à la consommation abusive d’alcool, la vente à emporter est réglementée et est interdite certains jours de la semaine, généralement à partir du vendredi après-midi. C’est un peu bizarre mais il faut s’adapter !
J'en profite pour retirer des "Francs" au distributeur, oui oui ... des "Francs" ! mais des "Francs Pacifiques", la monnaie utilisée ici en Nouvelle-Calédonie mais également en Polynésie Française et Wallis-Et-Futuna.
Pour déjeuner, Jérôme et Anne-Laure nous emmènent à midi au "Rocher", une crêperie avec une belle vue sur la baie des Citrons et l’îlot Brun malgré le ciel tout gris.
Ils nous accordent que ce n’est pas très orignal ni local mais le cadre est sympa et tout est très bien.
De retour à l’appart la fatigue commence à s’installer pour tout le monde, normal vu la courte nuit de chacun. Une sieste s’impose d’office et ce durant une bonne partie de l’après-midi.
On se retrouve vers les 18 h sur la terrasse mais pour de nouveau paresser et flemmarder.
Pour cette fin de journée, inutile d’aller faire un tour quelque part d’autant plus qu’un orage éclate et que la pluie commence à tomber.
On en profite donc pour parler de l’organisation de notre séjour afin de programmer les balades, visites et excursions.
De leur côté, Jérôme et Anne-laure nous ont préparé un petit planning et à l’aide d’une carte, ils nous expliquent les différents coins à visiter sur l’île tout en dégustant une "Manta", une des bières locales.
Parmi les sorties, il y a les musées, 2 ou 3 ilots sauvages pour passer la journée et en ce qui concerne les excursions, il y a entre autres les villes de Koumac et Hienghène, à l’extrême nord de l’île ainsi que Yaté, tout au sud.
Ils nous proposent également une petite virée vers Bourail avec une ou deux nuits en camping près de la mer.
Tout cela est fort sympathique mais ce sera bien entendu en fonction de la météo qui semble très capricieuse pour les prochains jours !
Pour ce soir, ce sera un bon apéro-dinatoire jusqu'à 23 h 30 sur la terrasse.
Il fait frais et tout va bien ! |
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Samedi 20 janvier 2018.
Nouméa.
Je me réveille à 4 h 45, toujours perturbé par le décalage horaire mais je ne me lève qu'à 5 h 30.
Quelques minutes plus tard, je croise Eric qui vient de se lever également mais, vu l’heure, repart illico dans sa chambre.
Comme hier, le ciel est toujours aussi couvert et je profite du calme du matin pour regarder les news sur ma tablette, toujours avec une vue sympa sur la baie de Sainte-Marie et la petite colline du Ouen Toro.
Le soleil fait une timide apparition vers 6 h 30 puis Hugo vient me rejoindre un peu plus tard et à
8 h, tout le monde est là pour un petit-déj tranquille sur la terrasse.
Tout est calme et quelques avions décollent du petit aéroport de Magenta vers les îles Loyautés.
Ces îles paradisiaques sont situées au nord-est de la Grande Terre et sont composées de 4 îles : Maré, Tiga, Lifou et Ouvéa, cette dernière rendue tristement célèbre lors d’une prise d’otages en 1988.
Patrice et Laure Caffin sont justement à Maré depuis 2 mois mais mes deux compères cassagnols s’ennuient ferme car les activités sur l’île sont quelque peu restreintes.
Du coup, lors de mon dernier séjour à Cassagnes, leur fille Pascaline m’avait confié du matériel de peinture pour eux dans le cas où j’aille les voir sur place.
J’avais renoncé à y aller un peu avant mon départ et une 2ème solution a été de confier le matériel à leur gendre Raymond alias "Ponpon" domicilié à Nouméa.
Je lui téléphone à 9 h afin de l’avertir de mon arrivée en Nouvelle-Calédonie et prendre rendez-vous pour lui remettre le matériel. C’est d’accord pour ce soir 19 h près de l’appart.
En attendant, nous allons continuer notre visite de Nouméa et de ses alentours.
Hier, nous avions fait un tour de ville en voiture et ce matin Anne-Laure nous propose d’aller découvrir le centre-ville.
Jérôme reste pour garder les enfants et à 9 h 45 nous partons avec la Renault Scénic 2 d’Anne-Laure.
Après avoir garé la voiture près de la gare maritime, notre petite balade commence par la place des cocotiers, située au cœur de la ville. C’est une vaste esplanade de 4 ha environ, de forme rectangulaire, entièrement piétonne, bordée de commerces et délimitée par plusieurs grandes artères, essentiellement à sens unique.
Au centre se dresse l’emblématique fontaine Céleste, un monument en pierre de taille inauguré en 1895 et qui marque le point de départ du kilométrage des routes du Territoire.
Dommage que le ciel soit couvert ce qui aurait permis d’avoir un bel éclairage sur l’ensemble. On reviendra !
On emprunte ensuite la rue du Général Mangin et on s’arrête au "Vap’Store", une boutique spécialisée dans les cigarettes électroniques. Diable, je ne savais même pas qu’un tel lieu existait !
En tout cas, accueil très sympa et apparemment très bien pour mes deux consommateurs de "E-cigarette".
A 11 h 00, on reprend la voiture avec l’idée d’aller boire un verre dans un bar du "Port Bélandre", au bout de l’Anse Vata.
Sur place, tout est fermé et seul le resto est ouvert.
On tente d’aller à pied un peu plus loin vers la plage du Château Royal où se trouve un grand hôtel. Rien non plus.
Ce n’est pas bien grave alors midi approchant, on retourne à l’appart où Jérôme nous attend pour l’apéro.
Ce midi, ce sera un "Mojito" spécialement préparé par Eric puis pour le déjeuner, des crevettes grillées au barbecue par Jérôme. Miam !
Avant une petite sieste à partir de 14 h 30, Anne-Laure réserve pour vendredi prochain le camping à la plage de Poé, près de Bourail ainsi qu’une balade en bateau durant notre séjour là-bas. Impeccable.
Avec la météo plus qu’incertaine, on a tous un peu paressé jusqu’au milieu de l’après-midi.
On avait néanmoins prévu d’aller visiter l'aquarium mais vu l'heure, Jérôme et Anne-Laure nous proposent une petite balade au parc zoologique et forestier Michel-Corbasson situé au nord de Nouméa.
Le parc est un vaste domaine de 36 ha et idéal pour flâner en famille.
La partie zoologique abrite une centaine d’espèces dont une faune endémique (cagou, notou, roussettes et perruche d’Ouvéa), mais également des espèces animales originaires de divers pays (singes et cygnes noirs). La partie forestière propose de multiples balades à travers différents types de végétation et comme celui du Ouen-Toro, le parc a pour mission de valoriser la nature calédonienne mais aussi de sensibiliser le public à sa protection.
La balade est sympa malgré qu’il fasse très lourd et que le ciel reste toujours aussi nuageux.
Les enfants sont enchantés de voir tous ces animaux mais à 17 h 45, le parc doit fermer et on est obligé de quitter les lieux.
Avant de rentrer à l’appart, on fait une pause rapide à la "Vinothèque Magenta" afin de refaire le plein en rosé pour ce soir. Les bouteilles s’assèchent rapidement ici !
Depuis quelques jours, cela me fait une drôle d’impression de parler en "Francs" pour les achats mais les montants sont importants donc l’effet est moins déroutant.
A 18 h 30, nous sommes de retour à la maison et une demi-heure plus tard, j’ai rendez-vous comme prévu avec "Ponpon" au "Mont-Vénus" pour lui remettre le petit matériel de peinture.
On bavarde un petit moment ensemble et après environ ¾ d’heure, dévoré par les moustiques, je retourne à l’appart pour l’apéro.
Ce soir au diner, ce sera du poisson. Miam !
La journée a été très tranquille et on discute de celle de demain : Aquarium, plage … A voir en fonction de la météo bien entendu.
Vers 23 h, la fatigue nous gagne alors tout le monde au lit. |
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Dimanche 21 janvier 2018.
Nouméa - Nouméa, Nouville.
Encore un peu décalé, je me réveille à 5 h 30 et me lève cette fois-ci de suite.
Le ciel est encore nuageux mais beaucoup moins que les deux précédents matins.
Le mont Dore se dessine un peu mieux et j'assiste même à un timide lever de soleil au milieu des nuages.
A 6 h, le soleil pointe son nez et comme hier, Hugo vient me rejoindre un peu plus tard.
Pendant le petit-déj tous ensemble, le ciel se couvre et des nuages gris arrivent par la gauche.
Comme il fallait s’y attendre, une grosse pluie se met à tomber qui nous empêche toute idée d'aller ce matin à la plage comme nous l’avions pensé.
Du coup, ce sera la visite de l'aquarium que l'on avait prévu de faire hier. L’ouverture est à 10 h et nous avons donc le temps.
L’aquarium des Lagons se trouve à l’Anse Vata et nous y arrivons à 10 h 30.
On pensait être tranquille mais non, rien à faire, dès l’entrée on se retrouve au milieu d’un groupe d’Australiens fraichement débarqués du paquebot du jour. Cohue assurée !
L’aquarium n’est pas très grand mais sympa et intéressant. On y trouve notamment un bassin qui nous permet de voir le fameux "tricot rayé", le serpent emblématique de la Nouvelle-Calédonie.
Requins, raies et poissons multicolores sont bien entendu représentés.
J’avais un peu peur que ce soit la bousculade avec la meute d’Australiens mais le site est bien agencé, ce qui nous permet de ne pas se marcher dessus. Tant mieux mais cela n’empêche pas la présence d’inconditionnels braillards.
Il y a également dehors une grande piscine avec quelques tortues. Boarf, pas terrible et elles seraient bien mieux en liberté plutôt qu’enfermées dans cet enclos.
Le soleil tape fort à présent et aux alentours de midi, on retourne à l’appart pour le déjeuner.
Ce midi, ce sera un bon poulet acheté en ville accompagné de frites.
Après une petite sieste jusqu’à 15 h, on se décide à partir à la plage avec le "Scénic" et le "Cherokee".
Jérôme et Anne-Laure nous emmènent à Nouville et plus précisément dans la baie de Kuendu.
Nouville est le nouveau nom de l’île Nou, connue pour avoir été le principal bagne de la Nouvelle-Calédonie.
Aujourd’hui, l’ancienne île Nou est devenue une presqu'île artificielle après la construction de remblais et d'un pont reliant le port à l'île dans les années 70.
Nous arrivons à Kuendu Beach vers 16 h.
C’est une plage très familiale à proximité d’un petit complexe hôtelier appelé le "Kuendu Beach Resort" et du "Faré", un resto-bar sur pilotis.
Dommage que le ciel soit couvert ce qui aurait rendu le site plus sympa avec tous ses cocotiers et sa plage de sable blanc. Tant pis.
Cela ne nous empêche nullement de profiter du lieu et on s’offre de suite une baignade dans la mer de Corail, la première pour Eric et moi !
Il n’y a pas beaucoup de fonds et je fais gaffe à la présence de quelques gros oursins au fond de l’eau.
La fin d’après-midi sera consacrée à barboter, à se reposer et siroter tout de même quelques "Manta" fraiches. Tout va bien.
Avant de repartir, Jérôme nous emmène sur les hauteurs grâce à son "Cherokee" pour un point de vue sur la petite baie. Le soleil a fait son apparition ce qui nous permet d’avoir cette fois-ci une belle luminosité sur tout l’ensemble.
Il est temps de repartir et avec un peu de chance, nous pourrons arriver à la maison pour 18 h 30, juste à l’heure pour le coucher de soleil depuis le "Mont Vénus".
Effectivement sur place, une quinzaine de personnes sont déjà installées mais le spectacle n’est pas tout à fait au rendez-vous car il y a encore beaucoup de nuages à l’horizon. On reviendra !
Ce soir, ce sera très tranquille avec petit apéro et omelette épinards au diner.
La journée a été tout aussi tranquille mais tout le monde part au lit à 21 h 30.
Demain, première balade hors de Nouméa. |
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Lundi 22 janvier 2018.
Nouméa - Le Mont-Dore - Yaté.
J’ai dormi comme une masse et je me réveille à 5 h 10.
Il fait presque jour et une fois levé un quart plus tard, je croise Jérôme qui part rejoindre le quartier de l’Artillerie où se trouvent les locaux du centre d’instruction nautique commando.
Il travaille dans ce centre et pendant 2 semaines, il forme des stagiaires pour une instruction intense visant à renforcer les capacités opérationnelles des unités de l’armée de Terre qui servent sur place en missions de courte durée. Inutile de penser à aller les accompagner !
Eric vient faire un tour également sur la terrasse pour le lever de soleil mais en regardant l’heure, il repart au pieu dans la foulée.
Tout est calme et tout va très bien d’autant plus qu’il fait un très beau temps.
A 6 h, Hugo vient me rejoindre et une heure plus tard, tout le monde est debout pour le petit-déj.
Pour le programme d’aujourd’hui, ce sera une première découverte de la région avec une balade vers le sud de l’île.
Vers 8 h 30, c’est le départ avec la Jeep de Jérôme car apparemment la route vers la région où nous allons est plutôt mauvaise et accidentée.
A la sortie de Nouméa, on prend la Route Provinciale 1 (RP1) et on traverse la ville du Mont-Dore puis le quartier de St Louis avec les premiers stigmates des tensions qui règnent ici avec les populations.
Rien qu’à voir les carcasses de voitures cramées sur le bord de la route, on imagine les affrontements qui peuvent y avoir dans tout le secteur. Anne-Laure nous explique d’ailleurs que les routes sont parfois volontairement bloquées pour empêcher les habitants du sud de la nouvelle Calédonie de se rendre à Nouméa. Saint-Louis a de plus la sale et solide réputation d’être une zone de non-droit et un lieu de refuge des voleurs de tout poil.
A la sortie de cette charmante bourgade, nous continuons par la route du Grand Sud vers Plum.
On passe devant la fontaine d’eau de source du Mont-Dore en libre accès et Anne-Laure nous informe que l’on s’y arrêtera au retour.
Après Plum et toujours sur la RP1, la route devient ensuite très vite déserte, sinueuse et en mauvais état. Je comprends maintenant l’utilité du 4x4 de Jérôme !
Le paysage est aride et austère car nous sommes dans un écosystème particulier, appelé "maquis minier", caractérisé par une végétation buissonnante qui s'est développée sur le sol ferreux.
On voit de la latérite rouge à perte de vue au milieu de la maigre végétation du maquis minier.
Bien entendu, la Nouvelle-Calédonie étant riche en minerais, l’exploitation minière est ici bien présente notamment pour le nickel et le cobalt, deuxième ressource économique du territoire.
On alterne route et piste avec parfois quelques passages à gué puis on traverse la rivière des Pirogues par un pont en béton pas très haut au-dessus de la surface de l'eau.
La piste grimpe ensuite par le Chemin Rural 7 (CR7) appelé également le chemin de Prony.
Pas un seul village ni âme qui vive sur tout ce territoire désertique mis à part les exploitations minières que l’on distingue sur les versants des collines.
A 10 h, on fait une première pause au col du Crève-Cœur de Prony où se trouve également une ferme d'éoliennes.
De là, un petit sentier aménagé permet de grimper à un belvédère pour une vue superbe sur "la plaine du Champ de Bataille" probablement appelée de la sorte suite à des affrontements, jadis, entre tribus mélanésiennes.
On reprend la route puis, quelques virages plus loin, on emprunte une piste sur la droite afin de rejoindre la côte.
Anne-Laure conduit prudemment car ces pistes de latérites peuvent être très glissantes et rendent parfois aléatoire la conduite sur ce type de chaussée.
Eric n’en peut plus à l’arrière. Entre la route parfois défoncée et les amortisseurs de la Jeep durs comme du béton, son dos en prend un sacré coup !
Du coup, on fait une nouvelle pause à un belvédère aménagé au bord de la route avec une belle vue sur la baie de la Somme et les îlots de Montravel et de Casy.
Derrière ces îlots on distingue la grande baie de Prony, protégée par les reliefs environnants et qui sert de refuge aux bateaux en période cyclonique.
C’est également par cette baie que les bateaux transitaient autrefois pour rejoindre Prony, une grande exploitation forestière devenue un bagne en 1873, toujours pour l’exploitation du bois.
A 10 h 45, nous arrivons au village de Prony.
Un peu d’histoire :
Le village est créé en 1867 par Hyppolite Sebert, un capitaine de l’artillerie de marine. Il est chargé par l’administration de trouver un moyen pour ravitailler Nouméa en bois de construction et ce pour faire face à la constante augmentation du prix des importations.
Le lieu de Prony est choisi pour la densité de sa forêt environnante composée de chênes de gomme et de kaoris, des bois particulièrement solides.
On réquisitionne pour ce nouveau chantier une vingtaine de "transportés", des prisonniers de droit commun, tous choisis pour leur savoir-faire artisanal mais en 1873, le camp est transféré à l’administration pénitentiaire et devient un bagne sous l’appellation "chantier forestier".
Dès lors, jusqu’à 300 prisonniers s’y entassent. Des "relégués", petits délinquants récidivistes, ainsi que les prisonniers politiques de la "commune de Paris".
Les problèmes de discipline, d’évasions sont fréquents et les sévices corporels sont devenus courants.
Avec l’arrêt des convois de prisonniers depuis la France en 1897, l’exploitation décline peu à peu et après la fermeture du pénitencier en 1911, le village est finalement abandonné. Il sera ré-ouvert brièvement entre 1956 et 1968 pour l’exploitation d’une mine de fer.
Le site est aujourd’hui entretenu par une association de riverains et est composé de plusieurs bâtiments distincts : Les anciennes cases de mineurs des années 60, devenues des résidences secondaires et les ruines du bagne, peu à peu dévorées par les racines des banians géants.
On fait une brève visite des lieux puis on s’installe pour un pique-nique vers 11 h.
Anne-Laure a préparé quelques petits sandwichs accompagnés de chips et un peu de fromage. C’est amplement suffisant surtout avec la chaleur et l’humidité ambiante épouvantable.
On a du mal à imaginer les conditions de vie des bagnards à la fin du XIXème !
Après le déjeuner, nous partons ensemble voir de plus près le site totalement vide.
On passe la rue principale et les cases des anciens mineurs reconverties en résidences secondaires puis un peu plus loin subsistent les vestiges du bagne mais totalement envahis par une dense végétation.
Seul un long pan de mur ainsi que deux petits bâtiments en pierres sont encore debout. Néanmoins, des panneaux d’informations nous indiquent les emplacements de différents lieux tels que la chapelle, la poudrière, le chemin de halage et les cimetières. L’association de riverains a également reconstitué les punitions et supplices qui étaient infligées aux prisonniers.
Vers midi, nous repartons et rejoignons la CR7 puis bifurquons vers la Route Municipale 10 (RM10) appelée également route du Carénage.
Nous nous arrêtons à 12 h 45, pour une nouvelle pause, à la réserve naturelle provinciale des Chutes de la Madeleine.
Il fait une chaleur infernale et pas un brin d’ombre dans cette région désertique.
Pour accéder aux chutes de la Madeleine, nous empruntons un sentier botanique balisé car le site est protégé et l’accès est réglementé.
Ici aussi le sol est dit "latéritique", riche en métaux mais aussi très pauvre en éléments nutritifs.
Seules les plantes du maquis minier peuvent résister aux conditions extrêmes et il existe donc dans ce parc une flore endémique hors du commun.
En à peine 5 mn, nous sommes au bord de la rivière des lacs ainsi qu’au pied des chutes. On est loin de celles du Niagara ou du Zambèze, mais elles possèdent leur propre charme au milieu de ce paysage aride et rouge.
Nous restons un petit moment le temps de nous tremper un peu les pieds dans la rivière puis nous continuons notre balade sur le sentier botanique.
Ce sentier continue sur toute l’étendue du parc mais on ne restera pas plus longtemps vu la fournaise qui règne ici !
On reprend donc la route à 13 h 40 et une fois sur la RP3, nous décidons d’aller faire un tour au village de Yaté situé à quelques kilomètres, sur la côte. Peut-être y trouverons-nous un bar ou mieux une épicerie pour se procurer de l’eau ?
En arrivant en vue de la côte, j’ai repéré un endroit qui semblerait être une plage avec cocotiers mais en tentant d’aller voir sur place, on ne peut visiblement pas y aller car elle est sur le territoire de la tribu Waho. Tant pis.
On se rabat donc vers le village de Yaté. La bourgade par elle-même n’est pas bien grande mais aucun bar, aucune épicerie ni même âme qui vive dans le centre.
Du coup, on reprend la route vers Nouméa par la RP3 au milieu d’un paysage vraiment superbe et très sauvage.
A l’approche de Plum et comme prévu ce matin, nous faisons un nouvel arrêt à la fontaine du Mont-Dore pour le plein en eau de source. Nous ne sommes pas les seuls et tout le monde rempli bouteilles en plastique, jerricans et tout ce qui peut contenir de l’eau.
Quelle belle journée de découverte et Eric va pouvoir, enfin, reposer son dos martyrisé !
De retour à l’appart, on attend Jérôme pour nous emmener faire les courses au Casino Johnston à 18 h.
En chemin, il nous raconte qu'une attaque de requin a eu lieu hier après-midi vers 15 h 30 à Nouville, tout près de l’endroit où nous étions et à peu près à la même heure.
Il nous explique que la baie où s'est produit le drame se situe à quelques kilomètres du port autonome de Nouméa. Selon certains locaux, des crétins viennent y nourrir les requins afin de les attirer pour prendre des photos. C’est ce qu’on appelle ici le "shark-feeding". Les requins s’habituent et se sédentarisent provoquant de plus en plus d’attaques près des côtes.
Toujours d’après Jérôme, la victime s’en est sortie malgré néanmoins quelques graves blessures.
Les courses effectuées, retour à l’appart en faisant un détour par le complexe militaire où travaille Jérôme. L’entrée est contrôlée, normal et on en profite pour visiter très rapidement la caserne composée surtout de logements pour officiers ainsi que le centre de formation proprement dit.
De retour à l’appart, apéro et diner steak de cerf avec légumes. Tout va bien !
La soirée reste tranquille et au lit à 22 h 30. |
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Mardi 23 janvier 2018.
Nouméa.
Réveil comme les autres matins à 5 h 15.
J'entends Jérôme partir puis une fois debout à 5 h 30, j’assiste cette fois-ci à un beau lever de soleil sur la baie sans aucun nuage.
Je reste sur la terrasse un petit moment car le soleil ne tape pas trop encore.
Qu’il est agréable de se prélasser de bon matin avec vue sur mer et montagne !
Hugo vient me rejoindre à 7 h mais un peu plus tard, j'apprends le décès d'Henri Peypoch à Cassagnes. Merde !
A 8 h, la petite famille est debout et après le petit-déj, on part avec le "Scénic" au marché situé près de la marina. On y reste peu de temps, histoire de prendre quelques légumes et du poisson frais.
De retour à l'appart vers 9 h 45, nous cherchons Eric et moi quelque chose à faire pour la matinée et l’après-midi. Aujourd’hui, ce sera repos et même s'il fait très beau, ce sera une journée consacrée aux visites de musées. Ils sont nombreux et nous avons l’embarras du choix.
A 10 h, c’est le départ avec le "Scénic" et on choisit de commencer par le musée maritime de Nouvelle-Calédonie, situé avenue James Cook, à l'entrée de la route de Nouville.
Le musée a pour vocation de retracer l’histoire maritime de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique et de mettre en valeur son patrimoine. Il revient, entre autres, sur l’époque des anciennes navigations telles que les pirogues traditionnelles ainsi que la présence américaine sur le territoire durant la Seconde Guerre mondiale.
Parmi les expositions permanentes, il y a celle sur la célèbre expédition La Pérouse, qui avait été commandée par Louis XVI en 1785. Les 2 navires de l’expédition, la Boussole et L’Astrolabe, s’échouèrent en 1788 à Vanikoro près du Vanuatu. Au fil du temps, des campagnes de fouille furent menées et qui permirent de découvrir environ 2000 objets ayant appartenu à ces deux navires.
D’autres expositions telles que les voiles du commerce, les liaisons inter-îles et les migrations maritimes complètent la collection du musée.
Une autre exposition raconte le destin tragique du navire "La Monique", disparu en 1953 entre Maré et Nouméa avec une centaine de passagers à bord.
Il y a également quelques expositions temporaires comme celles sur le navire "La Seine", une corvette de guerre de la Marine Royale française envoyée en 1845 dans le Pacifique et naufragée en 1846 près des côtes calédoniennes.
Tout est intéressant dans ce musée et c’est de plus un endroit convivial où se rendre en famille car un espace est spécialement dédié aux enfants leur permettant d’apprendre tout en s’amusant.
Nous y restons environ jusqu’à midi et de retour à l’appart, on retrouve Anne-Laure et les enfants pour le déjeuner avec au menu le poisson frais de ce matin.
A 14 h 30, nouveau départ pour cette fois-ci le musée de la seconde guerre mondiale.
Là aussi, on y apprend pas mal de choses notamment sur la vie et l’influence de la présence des Australiens, Néo-zélandais et bien entendu américains sur l’île pendant la guerre du Pacifique.
En effet, après l’attaque de Pearl-Harbour le 7 décembre 1941, la Nouvelle-Calédonie a été utilisée par les armées américaines et alliés en tant que base arrière dans le cadre de sa stratégie de défense, puis de reconquête du Pacifique face aux Japonais.
Le premier convoi américain est arrivé le 12 mars 1942 et à la fin du mois de décembre 1942, il y avait près de 100.000 soldats stationnés en Nouvelle Calédonie.
L’île va se transformer en supports de l’armée américaine lors des grandes attaques offensives qui seront lancées contre l’archipel des Salomons, principalement pour la bataille de Guadalcanal d’août 1942 à février 1943.
Nous y restons jusqu’à 16 h 30 et profitons de la voiture pour monter à la colline du Ouen Toro.
Là, c’est un peu plus plaisant que la dernière fois. Le site est vide et on peut contempler la vue tranquillement ainsi que regarder de plus près les deux gros canons, vestiges d’une batterie australienne pendant la guerre du Pacifique.
Il fait à présent très chaud et à 17 h 15, retour à la maison pour une pause jusqu'à l'apéro avec la vue toujours aussi sympa depuis la terrasse.
On discute de notre "après week-end" dans le nord. Nous avons la possibilité d'être hébergé pour une nuit chez des amis de Jérôme et Anne-Laure et le retour se ferait tranquillement par l’Est de l’île. Bon programme !
Le vent se lève, ce qui fait du bien puis après le dîner, au lit à 22 h.
Demain, petite journée détente sur l’îlot Maître, toujours si la météo nous le permet ! |
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Mercredi 24 janvier 2018.
Nouméa - Nouméa, ilot Maître.
Ce matin, c’est grasse matinée jusqu'à 5 h 45 et je constate que le ciel est nuageux voire très noir à l'horizon. Il pleut au large mais pour l’instant, Nouméa est encore sec !
Le temps de prendre un petit café sur la terrasse et Jérôme revient à 6 h 45 de son jogging avant de partir au centre puis Hugo vient nous rejoindre peu après.
Hum ! On devait passer la journée sur l’îlot Maître mais vu la météo, c’est plutôt mal engagé. A voir.
Vers 8 h, tout le monde est levé, un petit-déj et c’est le départ pour l’anse Vata à 9 h.
Pour rejoindre l’îlot, nous allons prendre un "taxi-boat" qui, comme son nom l’indique, est un bateau taxi qui dessert les 2 principaux îlots devant Nouméa, celui de l’îlot Maître et l’île aux canards.
Le temps est finalement splendide et après environ 20 minutes de navigation, nous arrivons à destination.
L'ilot est constitué principalement d'un complexe hôtelier et d'un restaurant avec piscine.
Il y a un grand spot de "kitesurf", ou planche aérotractée, de l’autre côté de l’ilot et également un secteur pour piqueniquer. C’est à cet endroit que nous nous installons à l’ombre d’une petite paillote avant d’aller barboter dans cette eau claire qui nous tend les bras.
J’ai emmené mon masque et tuba car je pensais bien qu’il y aurait quelques occasions pour des séances de "PMT" mais j’aurais dû emmener également mes palmes car après quelques minutes mon genou me fait des misères. Impossible de faire le moindre mouvement sans de vives douleurs.
Je m’arrange avec Eric pour emprunter les siennes en alternance et tout est ok.
Entre deux baignades, je fais le tour de l’îlot et visiter le complexe hôtelier.
Une partie des bungalows sont sur pilotis et l'autre sous les arbres au milieu de l’îlot. C’est très sympa et cela doit être vraiment agréable de venir séjourner ici pour un total repos. En revanche, le prix des piaules doit être en conséquence !
De l’autre côté, c’est la partie la plus sauvage avec essentiellement les amateurs de "kitesurf". Il y en a partout.
Après un 2ème tour de l’îlot avec Eric, il est temps d’aller déjeuner et on a misé sur le resto de l’hôtel plutôt que des sandwichs.
C'est un buffet à volonté et la clientèle est essentiellement australienne et japonaise, à coup sûr tous débarqués de l’un des paquebots du jour.
A priori, on est les seuls à ne pas avoir un "package" du style bateau + resto ou logement à l'hôtel.
Cela se ressent à la note plutôt salée et on comprend mieux pourquoi les locaux et les "kitesurfeurs" restaient sur la plage pour pique-niquer.
Vers 14 h, on retourne sur la plage pour barboter ou se balader à nouveau jusqu'à 16 h, heure à laquelle on doit reprendre le taxi-boat.
Pendant notre traversée vers l’anse Vata, je constate que je me suis pris un bon coup de soleil aux mollets et je m’aperçois également que mes tongs m’ont égratigné le pied gauche. La peau est partie, j’avais du mal à marcher en quittant l’ilot mais cela n’a pas l’air bien méchant.
De retour à l’appart, on retrouve Jérôme rentré du centre de formation. Il nous raconte que cet après-midi, il était de cérémonie officielle avec l’état-major. Il est en uniforme et contrairement à la Métropole, il est habillé tout de blanc, la tenue des forces militaires Françaises du Pacifique.
La fin d’après-midi est tranquille en attendant l’apéro et on se prélasse sur la terrasse à bavarder.
Ce fut une belle journée mais on a eu raison d’en profiter car la météo prévoit un temps plus qu'exécrable demain et probablement tout le week-end. Notre escapade vers Bourail est maintenue mais notre virée plus au nord semble compromise.
Après un bon saumon accompagné d’une salade, soirée tranquille et tout le monde au lit à 22 h.
Demain en fonction de la météo, on improvisera ! |
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Jeudi 25 janvier 2018.
Nouméa.
Réveillé à 5 h, je fais la grasse matinée jusqu'à 6 h et une fois debout, sur la terrasse, je cherche un petit bout de ciel bleu à l’horizon mais rien à faire, le ciel est noir et la pluie commence d’ailleurs à tomber peu après.
Vers 6 h 45, Jérôme revient totalement trempé de son jogging et avant de partir au centre, il me confirme, comme annoncé hier, que la météo prévoit du mauvais temps pour toute la journée ainsi que pour les prochains jours. Du coup, ce sera journée très calme.
A 9 h 30, nous nous décidons tout de même à bouger et partons faire quelques courses à "Carrefour" avec un passage par "Décathlon" afin de compléter les fournitures pour le camping ce week-end. J'en profite pour m'acheter une foutah, une sorte de serviette de plage que je recherchais depuis longtemps.
Nous sommes de retour à la maison pour 11 h 30 et pour déjeuner, Anne-Laure nous a préparé une bonne salade composée.
Pour cet après-midi, ce sera repos sur la terrasse à bavarder tout en observant ce ciel désespérant nuageux et la pluie à l’horizon.
Eric a renoncé à aller se balader quelque part, même pour la visite d’un musée et pour ma part, j’hésite à aller faire un tour à pied tout seul en ville ou du moins en bas de la colline car visiblement, le ciel est toujours aussi menaçant !
Alors, on continue de bavarder et j’apprends à nouveau des petites choses sur des applications iPhone et autres astuces intéressantes sur le web.
A 16 h, une éclaircie me décide enfin de sortir et d’aller flâner le long de la baie de l’Orphelinat mais arrivé en bas, la pluie commence à tomber et me décourage de continuer plus loin.
De retour à l’appart, je réserve les sièges pour le vol d’Emirates puis on entame une soirée tranquille avec l’apéro à 19 h et une bonne grillade composée de poitrine de porc.
Tout va bien mais dommage pour cette journée humide qui nous a contraints à ne pas trop bouger.
A 22 h 30, tout le monde au lit. Demain, nous partons pour 2 jours en vadrouille ! |
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Vendredi 26 janvier 2018.
Nouméa – La Tontouta – Bouloupari – La Foa - Moindou – Bourail, Poé.
Pour la première fois depuis mon arrivée, j’ai mal dormi cette nuit à cause de mon genou qui m'a fait vraiment très mal. Je ne comprends pas car ma balade d'hier après-midi n’était pas bien méchante. Bizarre.
Du coup, je me lève à 7 h, fatigué et légèrement contrarié à la vue de tous ces nuages noirs tout autour. La météo s’annonce exécrable et vers 7 h 45, une grosse pluie se met à tomber. Dire que l'on part en camping pour le week-end !
Après le petit-déj, on prépare nos sacs. Pour Eric et moi, c’est plutôt rapide mais ce n’est pas le cas pour Anne-Laure qui doit gérer tout le matériel de camping et les affaires des enfants ... Quel boulot !
On espère toujours que le ciel se dégage mais rien à faire, il est toujours aussi menaçant malgré qu’il ne pleuve plus.
A 11 h, c’est le départ avec le "Scénic" et on prend la route vers le nord par la RT1.
Nous avons largement le temps pour arriver à destination et il est prévu d’ailleurs de faire une visite du fort Teremba situé sur le parcours. Très bien.
On passe l’aéroport de La Tontouta et on s’accorde une première pause à 12 h 30 devant l’entrée de la ville de La Foa au pied d’un grand pont métallique qui permettait, jadis, d’entrer dans la ville par cette ancienne route.
Après quelques minutes seulement, des premières gouttes nous incitent à reprendre la route et nous nous arrêtons un peu plus loin au "Leader Price" de La Foa pour se procurer de quoi piqueniquer ce midi.
A la sortie du magasin, des trombes d’eau s’abattent sur nous en rejoignant la voiture et il est pratiquement impossible, ensuite, de s'arrêter quelque part pour casser la croute.
On décide de continuer notre route et d’aller jusqu’au fort Teremba, un ancien pénitencier situé à quelques kilomètres à peine et juste avant la ville de Moindou.
Arrivés devant le site, la pluie nous empêche de sortir ce qui nous oblige, malgré nous, à engloutir nos sandwichs à l’intérieur de la voiture.
Profitant d’une petite accalmie, je pars avec Eric visiter le site tandis qu’Anne-Laure et les enfants restent dans la voiture.
On commence par le fort proprement dit et plus particulièrement à l’intérieur du blockhaus, le bâtiment principal abritant le musée. L’exposition permanente au premier étage est consacrée au bagne, les années de colonisation, à l’insurrection de 1878 et à la sauvegarde du site.
Le choix de rester à l’abri dans un premier temps a été judicieux car la pluie retombe de plus belle !
Une nouvelle accalmie nous incite cette fois-ci à nous balader dans l’enceinte du fort avec quelques vestiges tels que la cartoucherie et une sinistre guillotine près du bâtiment.
Après la visite de la prison, on tente d’aller se balader à l’extérieur du fort car un circuit balisé permet de mieux appréhender l’organisation de cet ancien pénitencier avec le débarcadère, les bâtiments annexes et administratifs.
Pas de chance, le sol est détrempé pour suivre ce sentier et de toute manière, Anne-Laure et les enfants nous attendent afin de continuer la route.
La visite du site a été sympa et à 15 h 10, on repart direction Bourail.
A l'entrée de la bourgade, on prend la route vers la côte et on arrive à la plage de Poé où se situe le camping "Le rêve de Némo". C’est ici que nous allons passer les deux prochaines nuits.
On constate de suite qu’il n’y a que trois grandes tentes et que le reste des emplacements est destiné à des campeurs libres.
Nous sommes quatre avec deux enfants et la grande tente que l’on nous propose semble un peu juste pour nous tous. On demande si l’une des deux autres est libre et c’est Ok pour seulement une nuit. C’est déjà ça !
Après une pause bière au bar à 16 h 30, on s'installe Eric et moi dans la tente avec cinq grands lits. Ce sera très bien !
Une baignade s’impose ensuite d’office d’autant plus que la belle et longue plage est toute proche.
Seulement voilà, on apprend à la réception que la plage est interdite suite à la présence de poissons morts dans les parages et des contrôles sont en cours. Mince !
On se contentera donc d'un timide coucher de soleil au milieu des nuages avant l’arrivée de Jérôme aux alentours de 18 h 30.
Après s’être badigeonnés de crème anti moustique, on s’offre à 19 h 30 un diner au snack resto du camping. Tout est très bien, ambiance très conviviale et plats copieux. Je me prends un poulet frites accompagné d’une binouze bien fraiche, simple mais impeccable.
Dommage pour cette journée plutôt humide, ce temps pourri et la baignade interdite mais la bonne humeur reste toujours au rendez-vous. C’est l’essentiel !
Après diner, Eric Jérôme et moi partons flâner et bavarder le long de la plage à marée basse en se disant que l’on aurait dû prendre des verres et un digestif pour l’occasion !
On ne reste pas longtemps et de retour à la tente, une peu de lecture sur la tablette et extinction des feux 23 h 30. |
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Samedi 27 janvier 2018.
Bourail, Poé.
La nuit a été difficile car mon genou m'a encore fait très mal cette nuit alors que je ne l'ai pas du tout sollicité hier. Je ne comprends pas ou bien peut-être à cause de l’humidité tout simplement.
De plus, j’ai eu du mal à respirer et dormi en pointillé mais finalement tout est ok et après une petite douche bien froide, on se retrouve tous ensemble pour le petit-déj à 8 h.
On se renseigne pour la météo et a priori, cela devrait être bon pour notre balade en mer demain matin. Par contre on est contraint d’annuler la virée dans le nord car la météo est vraiment trop pourrie.
Comme prévu, on déménage de notre tente et on place toutes nos affaires dans celle de Jérôme et Anne-Laure. On avisera pour ce soir !
Pour la matinée, Jérôme et Anne-Laure nous proposent d'aller nous balader pas très loin, du côté de la Roche Percée et de la baie aux tortues.
Le site de la Roche Percée est connu pour une curiosité géologique appelé "Le Bonhomme de Bourail", un énorme monolithe de quartz dur sculpté par les vagues et incliné sur son socle.
A 9 h 30, nous sommes sur la grande plage de la Roche Percée, totalement vide et allons voir de plus près ce fameux "bonhomme", effectivement énorme quand on est à ses pieds !
A cette heure-ci de la matinée, la chaleur est déjà bien là, moite et humide avec tout de même un beau ciel bleu.
Nous partons ensuite en voiture sur les hauteurs, le long de la falaise entre les baie des amoureux et des tortues. De là, nous avons une belle vue sur la grande baie de Gouaro et la barrière de corail.
Un sentier permet d’aller jusqu’à un point de vue mais cela fait beaucoup trop loin avec les enfants et je n’ai pas trop confiance en mon genou.
Eric et Jérôme décident d’emprunter le sentier mais seulement jusqu’à la plage des amoureux en contrebas tandis que je reste avec Anne-Laure et les enfants.
A leur retour, nous partons jusqu’à la baie des tortues à 11 h pour une nouvelle pause.
La plage est plus petite que celle de la Roche Percée et est caractérisée par la présence de nombreux pins colonnaires et de petites cuvettes d'eau.
De plus, comme son nom l’indique, c’est un site de reproduction pour les tortues lors de la période des pontes. L’endroit est calme et paisible, idéal pour barboter dans les vagues mais ce sera pour une autre fois car il est bientôt midi et il est temps de repartir.
Eric, Jérôme et Hugo regagnent directement le camping et je pars faire quelques courses avec Anne-Laure et Léa au "Leader Price" de Bourrail pour le déjeuner de ce midi. Ce sera simple et rapide avec salades et sandwichs.
De retour au camping, on retrouve Eric et Jérôme au bar à 12 h 20 pour une bonne "Manta" bien fraîche avant le déjeuner près de la tente.
A 13 h 45, c’est repos avec une envie irrésistible de faire une sieste royale à l’ombre des arbres mais je reste à papoter avec tout le monde.
Le ciel redevient couvert et menaçant tout autour. Il ne faudrait pas que la météo vienne tout gâcher mais apparemment, ce n’est pas pour nous.
Je constate également que ma blessure au pied de s’arrange pas. C’est un peu normal sous les Tropiques mais à surveiller tout de même.
On se décide à bouger vers 15 h 30 mais où ? Dire que l’on est au bord de la mer et nous n’avons pas encore été nous baigner ni même tremper les pieds. Il faut combler rapidement cette lacune !!!
On ne peut toujours pas se baigner à Poé mais rien ne nous empêche d’aller ailleurs alors on choisit d’aller à la plage de la Roche Percée, là où nous étions ce matin.
On prend la glacière avec quelques "Manta" et sur place, on s’offre une baignade pendant un bon moment dans les vagues. Détente et calme au rendez-vous pour cette fin de journée.
Nous rentrons au camping à la tombée de la nuit, juste à temps pour assister au coucher de soleil au milieu des nuages et le spectacle est beaucoup mieux qu’hier soir. Belles photos pour fonds d’écran en perspective !
Avant d’aller diner, on essaie de régler le problème pour la nuit. En effet, on risque d’être un peu tassés sous la tente et, à ma demande, Jérôme me propose de m’installer sur un lit de camp militaire et sous une bâche attachée entre la clôture et un arbre. Impeccable et ils avaient prévu au cas où !
A 19 h 30, nous partons diner au snack du camping avec au menu pour moi un poulet frites tout aussi copieux qu’hier et très bien.
Retour à 21 h 30 au campement et je m’installe pour la nuit après m'être abondement badigeonné de crème anti-moustiques. Cela risque d’être "spartiate" mais ce n’est que pour une nuit et cela me rappellera ma jeunesse à l’armée ! |
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Dimanche 28 janvier 2018.
Bourail, Poé – Bourail – Moindou – La Foa – Bouloupari – La Tontouta - Nouméa.
J’ai mis le réveil à 6 h 30 et comme hier, j’ai dormi en pointillé, normal, mais je m’attendais franchement à pire au niveau confort. Je n’ai pas eu de mauvaises surprises, je n’ai pas mal partout et le plus dur aura été, au final, de me hisser ce matin hors du lit de camp !!
Ce matin, nous sommes attendus à 7 h 30 pour notre balade en bateau en fond de verre. Ce n’est pas bien loin mais il faut y être à l’heure !
Après un rapide petit-déj, départ en voiture pour environ 10 mn vers notre lieu de rendez-vous.
5 personnes sont déjà présentes sur place et nous embarquons tous peu après dans un bateau à fond de verre pour une excursion vers la barrière de corail.
La balade dure en tout un peu plus d’une heure et demie à la découverte de la faune et de la flore du lagon et des récifs.
On navigue tout d’abord environ 30 min pour rejoindre la barrière de corail située à 2,5 kms. Sur le trajet, on fait une visite aux tortues vertes puis on observe la faune et flore visibles à travers le fond de verre avec les explications de notre pilote. Le gars nous explique pas mal de choses et on voit que c’est un passionné.
Arrivés sur la barrière, on fait un arrêt de 20 mn pour une plongée libre en PMT sur le sentier sous-marin.
Je retrouve avec plaisir les paysages des fonds marins avec leur lot de poissons multicolores et la flore aquatique. Evidemment, ce n’est pas comparable à ce que j'ai pu connaitre lors de mes 8 séjours aux Antilles, le contexte n’étant bien entendu pas du tout le même mais cela reste un bon moment et j’ai découvert d'autres espèces de poissons dans les coraux.
De retour au camping à 10 h, c’est l’heure de ranger tout le matériel dans les voitures.
Pendant les allers retours, je fais tomber mes lunettes de soleil et l’un des verres s’est détaché. Impossible de le remettre en place. Va falloir réparer à mon retour en ville !
Départ à 11 h 15 et on en profite pour faire la pause déjeuner au centre de Bourail.
On s’arrête au snack "Hibiscus", un petit resto populaire où, parait-il, on y mange d’excellents hamburgers. Cela m’a l’air appétissant et très bien garni mais je suis raisonnable et je me contente d’une salade composée.
On reprend la route au bout d’une heure et direction Nouméa sous un ciel toujours couvert.
A 14 h 15, nous sommes de retour à la maison et c’est maintenant la lessive, le rangement puis repos pour tout le monde.
J’appelle Virgil et il me confirme notre rendez-vous à Sydney pour vendredi mais il faut absolument revoir les détails car c’est de moins en moins évident, notamment en ce qui concerne les cartes d’embarquement alors affaire à suivre.
Ce petit week-end a été fort sympathique finalement car il faut avouer que j’avais un peu d’appréhension de refaire du camping à mon âge après de si longues années ! Tout va bien.
Vers 19 h 30, on s’offre un apéro mais on n’a pas trop envie de diner ce soir tous les quatre. La fatigue nous gagne et on apprend de plus que pour les deux prochains jours, la météo annonce une dépression tropicale. Décidemment, vraiment pas de chance avec la météo !
Un peu de bavardage sur la terrasse et au lit à 21 h 30. |
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Lundi 29 janvier 2018.
Nouméa.
Réveil à 6 h 20 et je constate en me levant qu'il pleut à verse.
C'était prévu et cela risque de durer apparemment toute la journée.
Il va falloir s’occuper !
Ce sera donc repos jusqu'à midi à ne pas faire grand-chose avec pluie et vent en alternance.
Jérôme est lui aussi coincé car il devait partir trois jours en opération et il doit rester au centre de formation.
Dans le courant de la matinée, Eric en profite pour m’expliquer à nouveau pas mal de choses sur des applications informatiques, ce qui va bien m’aider à mon retour !
Pour midi, on reste déjeuner à l'appart avec au menu des pâtes à la Carbonara puis le début d’après-midi est consacré à nouveau au repos jusqu'à 14 h avec un petit film et un peu de lecture.
Le ciel est toujours désespérément noir avec néanmoins quelques accalmies au niveau pluie.
Profitant de l’une d’elles, on se décide avec Eric de bouger ne serait-ce que pour aller faire quelques courses.
Avant de partir, on s’organise un peu pour la fin d’après-midi. En effet, Anne-Laure doit aller chercher Jérôme au centre à 17 h alors je décide de rester en ville à me balader à pied jusqu’à cette heure-là tandis qu’Eric rentrera en voiture à l’appart. J’irai faire réparer mes lunettes et Anne-Laure me récupèrera devant le parking du marché avant d’aller chercher Jérôme.
A 15 h 15, nous partons donc avec le "Scénic" direction le "Casino Johnston" avec en prime une petite balade dans la foulée sur la place des Cocotiers. Eric repart tout seul à 15 h 45 et comme prévu, je reste en ville et trouve rapidement un opticien pour mes lunettes.
Après m’être procuré un tee-shirt souvenir, je continue à flâner vers le quartier chinois mais la pluie commence à tomber et je rejoins rapidement le marché en attendant l’heure du rendez-vous. Durant la demi-heure où je patiente, un véritable déluge s’abat sur la ville et chacun cherche un abri pour se protéger, moi compris.
En temps normal, j’aurais pesté avec force sur cette météo capricieuse depuis notre arrivée et surtout en ce moment, coincé sous un abribus mais je reste étonnamment calme. La bonne humeur contagieuse de mes compagnons doit y être pour beaucoup !
A 16 h 45, je retrouve Anne-Laure et nous partons au centre chercher Jérôme.
La pluie continue à tomber à verse jusqu’à notre retour à l’appart.
Du coup, pas de coucher de soleil pour ce soir alors ce sera un film à la télé puis apéro dinatoire composé de gaufres au sucre suivi d’un jeu du yam jusqu'à 21 h 30.
La journée a été tranquille et surtout humide mais pour demain, la météo prévoit du beau temps alors balade en perspective ! |
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Mardi 30 janvier 2018.
Nouméa.
Réveil à 6 h 15 et lever à 6 h 45. Je commence à prendre le rythme au niveau des horaires !
Le ciel est encore couvert mais le soleil est là et il fait déjà chaud de bon matin.
Hugo et Léa sont déjà debout ainsi que Jérôme qui revient de son jogging avant de partir au centre.
La météo étant plus clémente, il part ce matin en opération et ne reviendra que jeudi soir.
Avec Eric, on cherche un endroit pour passer la journée. Voiture, musée, randonnée ?
On décide au final de rester en ville pour une balade à pied toute la journée ce qui nous permettra de retourner tranquillement du côté des anses Vata et des Citrons.
On part dans un premier temps en voiture avec Anne-Laure et les enfants à 9 h 30 direction le marché de Nouméa pour chercher de la vanille et quelques souvenirs pour Eric.
On se renseigne également pour une virée au phare Amédée mais il n’y a pas de navette et les excursions se font uniquement par l’intermédiaire d’agences qui organisent la journée avec heures imposées pour les visites et le déjeuner. Cela ne nous dit rien du tout. Tant pis.
Avant de commencer notre balade à pied, on s’offre une petite pause-café au bar "le bout du monde" à 10 h 30 avec Anne-Laure et les enfants puis c’est parti pour notre périple en ville.
Le beau temps est au rendez-vous et c’est l’essentiel.
On commence à rejoindre le rondpoint de l'ancre, devant la baie de l’Orphelinat puis on continue jusqu'à la baie des Citrons.
A 11 h 40, pour la pause déjeuner, on choisit le bar-resto "Aux 3 brasseurs" situé devant la baie. L’endroit est vide à cette heure-ci et avec un cadre vraiment très sympa. En plus de faire bar-pub-resto, l’établissement est également une brasserie qui fabrique sa propre bière ! A table, on se prend donc chacun naturellement une bière spéciale "3 brasseurs" suivi pour ma part d’un tartare de thon avec pommes de terre sautées et haricots. Miam ! vraiment très bon.
Une bonne adresse à retenir si l’on revient un jour et à conseiller pour d’autres !
On reprend notre balade à 13 h 45 et on rejoint l'anse Vata par la pointe du Rocher à la Voile. Il fait maintenant très chaud et le soleil est bien présent avec quelques nuages.
L'Anse Vata est considérée comme un des hauts lieux touristique de la ville. Sa longue plage est bordée par la promenade Roger Laroque, une grande allée piétonnière. Il y a également de nombreux hôtels, bars et boutiques tout le long de la rue.
On apprend même sur des panneaux indicateurs que durant la guerre du Pacifique, l'Anse Vata avait été choisie par l'état-major de l'armée américaine pour y implanter ses bâtiments surnommés "le Pentagone".
Vue la chaleur, on s’accorde une pause rafraichissement au bar "Au faré" situé tout au bout de l’anse. On se prend un jus de Mangue bien frais et cela nous fait grand bien !
On reprend notre chemin à 15 h 15 et empruntons la longue route de l’Anse Vata qui rejoint le centre-ville.
Une courte pause au parc du "Receiving Georges-Brunelet", un autre grand parc de la ville, puis on continue de remonter la route de l'anse Vata de bout en bout pour arriver à l'appart, fourbu, à 16 h 20.
Mon genou ne m'a pas trop fait mal malgré cette longue marche et ce sera maintenant repos jusqu'à la fin de la journée.
Ce soir, Jérôme est en opération à l’extérieur et après l’apéro et un poisson au diner, on veille jusqu’à 23 h sur la terrasse à bavarder.
Demain, journée tranquille consacrée aux musées. |
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Mercredi 31 janvier 2018.
Nouméa.
Réveil à 6 h 20 et lever à 7 h toujours bien reposé.
Depuis la terrasse, le soleil est bien là mais il est au milieu de nuages plus ou moins noirs.
Les prévisions météo pour la matinée sont pourries et comme il fallait s’y attendre, la pluie s’invite pendant le petit-déj.
Du coup, ce sera farniente et surtout rechercher sur le web d’autres infos au sujet des cartes d’embarquement pour le retour mais le plus simple serait d’aller aux agences en ville !
On va se rabattre à nouveau vers un ou deux musées pour aujourd’hui mais ce sera pour cet après-midi car vers 10 h 30, c’est à nouveau la pluie.
Ce sera donc une matinée studieuse car Eric continue à m’expliquer pas mal de choses sur les applis web et pour midi, c’est lui qui sera également à la cuisine pour nous préparer quelques côtes d'agneau grillées sur le barbecue. Miam !
Il fait un très beau temps à présent et après le déjeuner, on se décide à partir en ville avec le "Scénic".
A 13 h 35, nous sommes sur place et afin d’en savoir plus sur cette histoire de cartes d’embarquement, on commence par aller à l’agence de la Qantas. Là, on nous renseigne gentiment mais ce n’est pas du tout concluant. On file alors directement à l’agence d’Aircalin et idem, on nous renseigne mais avec des réponses contradictoires par rapport à la Qantas. Cela nous semble de plus en plus compliqué et hasardeux.
On choisit de commencer notre après-midi consacrée aux musées par celui appelé tout simplement "Musée de Nouvelle-Calédonie" situé à quelques rues plus loin.
Sur deux étages, ce musée regroupe les arts et traditions kanak de la Nouvelle-Calédonie ainsi que les arts et cultures de la Mélanésie, incluant entre autre les îles Salomon et Vanuatu.
L’endroit est calme, reposant et bien agencé. On y trouve beaucoup d’objets sur les modes de vie, des pratiques culturelles et des croyances passées ou présentes de toute cette partie de l’Océanie.
La visite terminée, on fait une pause rafraichissement à 15 h dans un petit bar du centre, juste avant sa fermeture, puis on poursuit notre chemin vers la place des cocotiers où se trouve le "Musée de la ville de Nouméa".
Le bâtiment abritant le musée était à l’origine une banque puis est devenu en 1880, l’hôtel de ville de Nouméa et ce jusqu’en 1975.
Ce n’est qu’en 1996 que la municipalité décide d’y établir le musée afin de présenter l’histoire de la ville et du pays.
Nous commençons par le sous-sol où une exposition permanente est dédiée à l’implication des Calédoniens dans le conflit de 14-18.
Au rez-de-chaussée ainsi qu’à l’étage, les différentes salles nous racontent l’économie calédonienne des années 1890 à 1910 et l’évolution de la ville au cours de cette période.
Le musée n’est pas très grand mais sympa et bien fait.
On termine notre visite à 16 h 30 par une exposition temporaire sur le tourisme en Nouvelle-Calédonie située à l’extérieur du bâtiment et de l’autre côté d’un jardin botanique.
Il fait toujours aussi beau et avant de rentrer, on s’arrête faire quelques courses au "Casino Johnston" pour ravitaillement divers et surtout en "Manta".
De retour à l’appart, il nous reste un peu de temps pour aller au "Mont Vénus" afin d’assister au coucher de soleil avec les enfants. L’horizon est dégagé et le spectacle est au rendez-vous !
Avant l’apéro, j’appelle Virgil à Sydney afin de discuter rapidement avec lui sur notre rendez-vous. Comme il fallait s’y attendre, c’est de plus en plus compliqué et je pense sérieusement à annuler.
Soirée tranquille avec poisson au diner et au lit à 23 h.
L’après-midi a été calme, studieuse et enrichissante, ce qui n’est pas mal non plus !
Demain, ce sera notre dernière journée détente et il devrait faire beau ! |
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Jeudi 1er février 2018.
Nouméa – Nouméa, l’îlot Canard.
Réveil à 6 h mais pour une fois, je flémarde jusqu'à 7 h 45.
Aujourd’hui il est prévu d’aller passer une partie de la journée à l’îlot Canard, situé juste en face de l’anse Vata et l’un des plus proche de la ville de Nouméa avec l’îlot César.
Tout dépendra si la météo est clémente car comme les autres jours, le ciel est couvert et très nuageux mais a priori, cela devrait tout de même être bon pour la journée.
Départ à 9 h direction l'anse Vata afin de prendre le taxi boat vers l’îlot Canard.
A l’accueil, on signale à Anne-Laure qu’il n’y a pas de paquebot au port aujourd'hui et donc pas de touristes de masse à craindre sur le petit îlot.
Et c’est tant mieux ! car elle nous raconte qu’en effet la dernière fois qu’ils sont venus, une horde de croisiéristes braillards avait accaparé les lieux et c’était épouvantable !
Après seulement ¼ d’heure de navigation, on débarque sur l’îlot et effectivement il n’y a personne ce qui sera d’autant plus facile pour s’installer rapidement sous l’un des "Farés" et sans réservation préalable. Impeccable.
On s’accorde de suite une petite baignade ainsi qu’une séance de PMT dans les eaux claires le long d’un sentier sous-marin.
Vers 10 h 30, je pars faire le tour de l’îlot, beaucoup moins grand que l’îlot Maître. Les oiseaux ont remplacé les "kitesurfeurs" et le site semble calme et beaucoup plus sauvage … en apparence.
Cela ne doit pas être le cas les jours d’affluence des touristes ainsi que les soirées à thèmes !
En effet tout le centre de l’îlot est aménagé avec des bars et des emplacements pour boire un verre ou diner. On apprend d’ailleurs qu’aujourd’hui même une soirée Tapas est prévue de 17 h 30 à minuit avec deux pistes de danses et discothèque.
Pour midi, Anne-Laure nous offre le déjeuner que l’on prend sous le "faré" avec des croquemonsieurs, frites et crevettes. Cela nous suffit largement avant une petite sieste.
Tout est tranquille, il fait très beau et seuls quelques volatiles curieux bien gras viennent nous déranger afin de grappiller quelques restes de notre déjeuner.
Le retour en taxi-boat est prévu à 15 h et une dernière baignade avec séance de PMT est obligatoire. Nous n’aurons pas le loisir de nous prélasser dans la mer avant longtemps, du moins en ce qui me concerne !
Comme prévu, départ à 15 h vers l’anse Vata et retour à l’appart vers 15 h 30.
Sur ma tablette, je regarde une dernière fois le problème des cartes d’embarquement et ce n’est toujours pas possible de l'avoir. Je prends donc la décision d'annuler notre balade express au centre-ville de Sydney et j’en informe Virgil dans la foulée.
C’est dommage mais c’est vraiment trop risqué et pour tout dire, je me sens du coup beaucoup plus soulagé maintenant.
Jérôme rentre à 17 h 30 de ses 3 jours en opération et on profite d’un ciel bien dégagé pour assister à 18 h 30 à un dernier et beau coucher de soleil depuis le "Mont Vénus". Encore un beau spectacle et de belles photos pour l’occasion !
Ce soir, c’est la fête d’une part pour notre dernier soir mais également pour les 4 ans de Léa.
Anne-Laure a préparé des crêpes en fin d’après-midi pour le dessert et à 20 h, on se prépare pour un apéro dinatoire avec quelques "Mantas", du thon et crevettes grillées au barbecue.
Jérôme nous raconte ses opérations à l’extérieur et le quotidien de ses stagiaires en formation commando. Hum, aucun problème, on était bien mieux à l’îlot Canard !
Au dessert, Léa souffle ses 4 bougies et on déguste dans la foulée les crêpes préparées par Anne-Laure. Pour nous autres adultes, ce sera accompagné d’un "cava", le vin mousseux espagnol. Impeccable pour terminer cette soirée.
Avant d’aller se coucher, Léa et Hugo nous offrent un collier de coquillages à Eric et à moi. La coutume veut qu’on nous offre à notre arrivée un collier de fleurs en signe de bienvenue mais également un collier de coquillages en signe "d’au revoir". Comme c’est gentil !
A 22 h 30, tout le monde au lit. Demain, on se lève très tôt et on prend le long chemin du retour. |
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Vendredi 2 février 2018.
Nouméa - Aéroport (NOU) Nouméa-La Tontouta – Aéroport (SYD) Sydney- Kingsford-Smith (Australie, New South Wales) - En vol ...
Le réveil me tire de mon sommeil à 4 h 30. Le temps de finir de ranger mon sac et de prendre un café, nous sommes sur le départ une heure après.
C’est Anne-Laure qui va nous accompagner à l’aéroport et avant de partir, Jérôme nous remet un deuxième collier de coquillages à chacun.
Avec deux colliers, cela nous fera deux bonnes raisons de revenir !!
C’est maintenant l’heure d’un "au revoir" à Jérôme en le remerciant pour le séjour.
Sur la route qui nous mène à la Tontouta, c’est pluie et brouillard. Pourvu que les vols ne soient pas retardés voire annulés à cause du mauvais temps !
Notre inquiétude est dissipée en arrivant à l’aéroport. Une pluie fine continue à tomber mais l’horizon est dégagé.
On file directement à l’enregistrement des bagages et là, surprise, on nous donne les 3 cartes d'embarquement jusqu'à Paris.
Comme quoi, on nous raconte tout et n'importe quoi, à la fois sur Internet et dans les agences !
Ce n’est pas bien méchant et je n’ai pas trop de regrets malgré tout car, contrairement à Dubaï, il y avait beaucoup trop d'inconnues sur cette escapade.
Un "au revoir" à Anne-Laure en la remerciant elle aussi pour ce séjour vraiment très sympa puis ce sont les contrôles habituels des sacs et police des frontières.
Dans la salle d’embarquement, on se pose au bar devant un café et on attend tranquillement l’embarquement prévu à 8 h.
Envol pour Sydney à 8 h 35 à bord d’un A330 d'Aircalin et arrivée à destination à 11 h 55, heure locale.
A la sortie de l’avion, nous avons droit à un contrôle musclé et autoritaire des bagages à main alors que nous restons en transit. Hum ! que dire si on était réellement sorti comme prévu !
Dans la grande salle de transit, on profite de l’heure de déjeuner pour un casse-croute poulet avec une bière au "Peroni bar".
Nous avons largement le temps et c’est ensuite une longue attente tout en se rassurant mutuellement avec Eric d'avoir été raisonnable d'être resté en transit.
Dehors, le ciel est nuageux et je me contente de voir le trafic sur l'autoroute ainsi que la Sydney Tower au loin, mais je me promets de revenir un jour ou l’autre !
Pendant cette attente, Eric en profite pour s’acheter une mini caméra moitié prix qu’en France. Il a bien raison !
Puis c’est enfin l’embarquement à 16 h 10 dans un A380 de la Qantas. On embarque dans les premiers et on a l'agréable surprise d'avoir de la place libre à côté de nous ce qui va nous permettre d'être vraiment à l'aise pendant les presque 15 heures de vol ! |
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Samedi 3 février 2018.
... En vol - Aéroport (DXB) Dubaï (Emirats Arabes Unis) - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Lyon Part-Dieu (69) – Narbonne (11) - Carcassonne.
Je passe la première partie du voyage à regarder des films et écouter de la musique en attendant de m’assoupir jusqu’à destination.
On arrive à l’aéroport de Dubaï à 0 h 40 heure locale. Je me suis bien reposé malgré les turbulences qui me réveillaient sans arrêt puis c’est une nouvelle attente avant de continuer notre retour en France.
Là, c’est l’affluence dans le "Duty Free" et donc apparemment à l’aller, nous étions dans un autre terminal avec un autre "Duty Free" car c’est bien celui-là dont je me souviens, immense avec un monde fou. Les bars et restaurants sont bondés et à 1 h 30 du matin, on fait une pause dans un pub avec lumière tamisée et musique Pop-Rock. Incroyable de voir un tel endroit dans une salle d’embarquement d’un aéroport ! Il faut le voir pour le croire !
Une petite heure après, nous embarquons pour notre dernière étape aérienne et à 3 h 20, envol à bord d’un A380 d’Emirates.
Là, à peine installé, c’est direct bouchon et cache-yeux pour tenter de roupiller jusqu’à notre arrivée à Paris.
Vers 7 h, les lumières s’allument et on vient nous apporter le petit-déj. Il reste environ une heure avant d’atterrir.
Arrivée à l’aéroport de Roissy à 8 h et après avoir passé les contrôles de Police puis après avoir récupéré nos bagages, on rejoint tranquillement la gare SNCF. Notre train est à midi et on a largement le temps !
Le souci est maintenant d’attendre dans le hall de gare qui n’a vraiment rien d’attrayant ! Même les toilettes sont pourries et dégueu.
Quelques coups de téléphone pour annoncer notre arrivée et c’est à nouveau l’attente … interminable.
A 9 h 15, on se pose dans un petit bar pour café, croissant et jus d’orange puis à 11 h, on retourne déambuler dans l'aérogare et on en profite pour s'arrêter à la brasserie "Paul", histoire de grignoter un morceau.
De retour à la gare TGV, notre train entre enfin en gare à midi et c’est parti pour à peine deux heures de voyage pour rejoindre Lyon Part-Dieu.
Le temps pour la correspondance ne dure que 20 mn et nous prenons cette fois-ci un train de la RENFE, compagnie espagnole, qui va jusqu’à Barcelone.
On est bien installé et notre voyage se passe très bien. Après des arrêts à Valence, Nîmes, Montpellier et Béziers, nous arrivons à Narbonne à 17 h 30.
De nouveau, on change de train pour un TER à 18 h direction Carcassonne, notre dernière étape depuis notre départ de Nouméa !
Je commence sérieusement à piquer du nez, la nuit commence à tomber et j’avoue qu’il me tarde de retrouver un peu de confort !
On arrive à la gare de Carcassonne à 18 h 30 et c’est Chantal, la mère d’Eric, qui est venue nous chercher.
Il reste maintenant à rejoindre Maquens, un petit quartier sur la route de Limoux où nous allons passer la nuit. On y retrouve Alain, le père d’Eric et après m’être installé à l’étage et une bonne douche, nous voici à table autour d’une raclette. Quoi demander de mieux ! Tout est très bien.
A 22 h, il est temps tout de même d’aller se reposer les yeux et un bon lit confortable sera le bienvenu !
Demain, c’est retour à la maison. |
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Dimanche 4 février 2018.
Carcassonne (11) – Toulouse-Matabiau (31).
Le problème du décalage va commencer à se faire sentir et cela devrait durer, parait-il, une bonne semaine car en effet, à 4 h, je suis réveillé et plus la peine de tenter de se rendormir !
Je me lève vers 8 h et retrouve Alain dans le salon avant un petit-déj tous ensemble.
Avec Eric, on avait prévu d’aller déjeuner à la Cité après s’être baladé la matinée mais Chantal nous a préparé pour midi un bœuf bourguignon accompagné de quelques truffes en hors d’œuvre spécialement préparées par Alain. Vraiment super et un vrai régal !
Vers 14 h 45, il est temps de partir et après avoir remercié les parents d’Eric pour leur accueil, mon compère m’accompagne à la gare de Carcassonne pour le train de 15 h 30.
Un "Au revoir" à Eric en se donnant rendez-vous à Leucate, à Briançon ou ailleurs pour se remémorer les moments forts de ce séjour aux antipodes.
L’omnibus jusqu’à Toulouse me parait ensuite interminable et j’arrive enfin à Matabiau à 16 h 45.
Il me reste au choix le taxi ou bien rentrer à pied. J’opte pour la 2ème solution car il fait beau, pas trop froid et j’ai tout mon temps.
Dès demain, je retourne à mon quotidien en attendant à nouveau de partir pour de nouvelles aventures … |
Un grand merci à Anne-Laure et Jérôme pour leur accueil et leur immense gentillesse durant tout le séjour. Un grand merci également à Léa pour m’avoir prêté sa chambre et bien sûr à Eric pour m’avoir emmené avec lui dans ses bagages !
La bonne humeur a largement compensé la météo capricieuse qui nous a fait du tort avec quelques sorties et balades annulées.
L’essentiel est que tout se soit bien passé et cela a été un séjour très reposant et surtout très sympathique ...
On aura vu Dubaï mais loupé Sydney. Ce n’est pas bien méchant et ce n'est que partie remise !
Il va falloir maintenant gérer le décalage horaire !
L'ensemble des photos ont été prises par Philippe, Eric, Anne-Laure et Jérôme.