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Mercredi 1er mai 2019.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Roissy-en-France.
Pour cette nouvelle aventure j'ai choisi la sécurité et décidé de partir la veille de ce très long voyage vers l’Océanie.
Donc ce matin, je me lève tout de même vers 7 h mais je n'ai pas à courir et j'ai tout mon temps pour finir de préparer mon sac.
A midi, tout est ok et mon taxi est réservé pour 12 h 30 mais c'était sans compter sur les manifs du premier mai. D'habitude, tout se passe plutôt bien avec la compagnie mais après 1/4 d'heure je ne vois toujours rien venir. Je les appelle et le taxi me signale qu'il est bloqué dans les rues. En effet le cortège de la manif suit généralement chaque année le même itinéraire mais avec tous les incidents de ces derniers temps avec les "gilets jaunes", tout le centre-ville est quadrillé et les rues sont bloquées dans mon quartier. Damned !
Le taxi tente de passer par un autre chemin et arrive finalement à 13 h. Ouf ! Mais je commençais sérieusement à imaginer un plan B avec le stress qui va avec !
Une fois en chemin, tout va ensuite très vite si bien que j'arrive à l'heure dans l'aérogare.
A 13 h 25, j'enregistre mon bagage et 10 mn plus tard, j'ai passé les contrôles et me retrouve dans le hall d'embarquement. A présent, je peux décompresser !
Départ à l'heure à 14 h 20 à bord d'un Airbus A318 et après un peu plus d'une heure de vol, arrivée à Paris-Charles de Gaulle, terminal 2F.
Je récupère mon bagage à 16 h et file vers la gare SNCF où se trouvent les navettes pour les hôtels.
Comme lors de mon dernier passage en 2015, j'ai choisi le Campanile. Simple, connu, agréable et pas trop cher. La navette est toujours la "Pink Line" et, en à peine une demi-heure, je suis dans ma piaule.
Je n'ai pas vraiment grand-chose à faire alors pour tuer le temps, je descends à 17 h au bar et me commande une bonne "Affligem". Tout va bien et finalement, c'est une bonne idée de faire cette étape reposante et détendue avant le long trajet qui nous attend demain.
Je reste un bon moment au bar puis attend tranquillement 19 h 30, l'heure de l'ouverture du restaurant de l'hôtel. Le menu est simple avec buffet entrée plat et à 20 h 30, je retourne dans ma piaule avec un peu de télé et suivre l'actualité du jour.
Demain, c'est le départ et le voyage va être .... plutôt long ! |
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Jeudi 2 mai 2019.
Roissy-en-France - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle – Aéroport (LHR) Londres-Heathrow (Grande-Bretagne) - En vol ...
Je me réveille tranquillement à 7 h et j'ai tout mon temps pour me préparer et aller prendre un petit-déj avant l'arrivée d'Eric.
Je suis dans la salle du resto vers 8 h et c’est un peu la cohue car un groupe de touristes indiens a pris d’assaut les lieux et ce n’est pas facile de se faufiler autour du buffet !
Après une petite demi-heure, je retourne dans ma piaule en attendant qu'Eric m'appelle pour me dire où il se trouve. Je n’attends pas longtemps et mon compère alpin arrive à 9 h pile devant l’accueil et au milieu des fameux touristes indiens qui prennent la navette vers l’aéroport.
Tout va bien et nous avons maintenant une petite heure avant de libérer la chambre.
Eric en profite pour se délasser un peu après sa nuit dans le train, se rafraîchir puis avant de quitter l’hôtel, il s’accorde un rapide petit-déj cette fois-ci dans une salle de resto pratiquement vide.
A 10 h 30, nous voici parti vers l’aérogare, toujours par la navette "Pink Line" et au bout d’environ une demi-heure, nous sommes au terminal 2A.
ll nous reste à présent à gérer notre temps libre, jusqu’à la fin de l’après-midi.
Fatalement, l'enregistrement des bagages n’est pas encore ouvert alors on déambule dans les couloirs avec nos bagages à la recherche d’un endroit pour se poser.
On passe devant le "Frenchy’s", le bar que l'on pensait "boycotter" vu les prix pratiqués l’an dernier mais en faisant le tour des deux ou trois autres bars du Terminal, le "Frenchy’s" fait finalement partie des moins chers. Du coup, ce sera notre repère à partir de 11 h 30 jusqu’à l’ouverture des comptoirs de la "British Airways".
On y reste un bon moment à papoter tout en s’abreuvant de plusieurs "Affligem" accompagnées de cacahuètes. Ok, ce sont les vacances mais ce n’est pas très bon pour la ligne !
A 14 h 45, nous partons pour enregistrer les bagages et il n’y a pas grand monde, tant mieux.
L'hôtesse nous signale que nous n’aurons que la carte d’embarquement pour Londres et qu’il faudra récupérer les suivantes au comptoir de la Qantas à l’aéroport d’Heathrow.
Les inévitables contrôles ainsi que la police aux frontières passés, nous retrouvons l’habituel hall d’embarquement et à 15 h 30 on s’arrête au "Bert's" pour une nouvelle pause mais il n’y a personne au comptoir. On patiente environ 20 mn avec d’autres clients aussi surpris que nous et finalement une serveuse daigne enfin arriver. Quand je lui fais remarquer que nous attendions depuis longtemps, elle me répond qu’elle s’en fout. Sans commentaires.
Nos binouzes englouties, on attend à nouveau patiemment notre vol pour Londres en regardant machinalement la pluie tomber dehors et à 17 h, c’est enfin l’heure. Nous embarquons à bord d’un A319 et envol à 17 h 35 pour notre première étape.
Je suis du côté fenêtre mais le ciel est couvert jusqu’à notre arrivée à destination. Dommage car j’aurais bien voulu admirer le passage entre les deux côtés de la Manche.
A l’approche de l’aéroport d’Heathrow, je suis surpris que l’avion passe au-dessus de Londres car j’aperçois très nettement Tower Bridge, la Tamise et Hyde Park en dessous de nous.
J’avais lu quelque part que c’est une particularité de l’aéroport d’Heathrow qui est assez ancien et situé à l’Ouest de la ville. Les pistes d'atterrissage ont une orientation Est-Ouest ce qui implique que les avions ont leur approche au-dessus de la zone métropolitaine. Pas terrible pour les Londoniens mais sympa pour les passagers !
Malgré tout, le ciel est toujours gris noir et nous arrivons à 17 h 45 heure locale, soit à peu près à la même heure qu’au départ !
Nous sommes au terminal 5 et à la descente de l’avion, nous cherchons la navette gratuite pour rejoindre le Terminal 3. Tout est très bien indiqué et arrivé sur place, c’est à nouveau les contrôles pour les passagers en transit. Comme prévu, on cherche de suite le comptoir de la Qantas afin de récupérer les cartes d'embarquement pour la suite du voyage. Ici aussi, tout est très bien indiqué et tout se fait très rapidement. Impeccable.
Nous avons maintenant quelques heures à attendre et nous nous retrouvons dans un immense complexe regroupant des restos en pagaille, des bars, des magasins de tout style et de la musique partout. Incroyable et rien à voir avec Roissy qui paraît plus que miteux en comparaison !
L’endroit est tellement grand que j’arrive même à me perdre pour rejoindre Eric après un passage aux cagoinces. Heureusement que nos portables étaient connectés !
Notre vol est prévu pour 21 h 05 et il a la particularité d’avoir deux destinations indiquées sur le tableau d’affichage. C’est exceptionnel mais compréhensible vu la longueur du trajet.
Le vol QF2 de la Qantas est à destination de Sydney avec une escale technique à Singapour. L'appareil est donc le même mais il doit se poser dans un grand aéroport pour à la fois descendre et reprendre des passagers mais pour faire le plein et nettoyer la cabine.
A 20 h 30, c’est l’heure d’embarquer dans l’A380, une habitude maintenant pour moi ! Héhé !
A peine installé, je regarde sur la petite télé le choix des films ainsi que les musiques proposés et je constate d'emblée que cela n’est pas terrible.
C’est parti pour un peu plus de 13 h de vol jusqu’à Singapour ...
Je visionne néanmoins un très bon film musical et après le repas servi à bord, malgré quelques turbulences, j'arrive à m'endormir avec le casque et le masque de sommeil. |
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Vendredi 3 mai 2019.
... En vol – Aéroport (SIN) Singapour-Changi (Singapour) - En vol ...
Je me réveille tranquillement, la cabine est toujours en mode nuit et la petite télé m'indique que nous survolons la mer Andaman, autant dire qu'il reste encore du chemin mais tout va bien !
Je ne sais pas du tout quelle heure il est réellement depuis Londres mais quoi qu’il en soit, nous atterrissons sur le tarmac de l’aéroport de Singapour à 17 h 30, heure locale. Le temps de sortir de l’appareil, il est 18 h et la nuit commence à tomber.
L’escale ne dure que deux heures à peine et inutile de penser à aller se balader dans l’aérogare réputé pour être le plus attractif au monde. Un tour aux toilettes, quelques messages et on repart illico pour de nouveaux contrôles puis une attente en salle d’embarquement.
Avec Eric, la fatigue est bien présente mais bizarrement, on arrive à gérer … Ce sont les vacances, la découverte et tout va bien !
A 19 h, on embarque à nouveau dans l’A380 et décollage à 19 h 30 vers notre prochaine destination.
Le choix des distractions n’étant pas terrible, notamment à cause du fait que la plupart des films sont en version originale non sous-titrés, je choisis de somnoler durant les quelques heures qu’il nous reste.
Il n’y a aucune turbulence, aucun bruit, grâce à mon casque équipé et le reste du vol se passe tranquillement. Impeccable. |
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Samedi 4 mai 2019.
En vol ... Aéroport (SYD) Sydney-Kingsford-Smith (Australie, Nouvelle-Galles du Sud) - Sydney - Cremorne - Mosman - Manly.
Un peu plus d’une heure avant l'atterrissage, les lumières de la cabine s’allument progressivement et on ne tarde pas à nous apporter le petit-déj.
Comme pour notre arrivée à Singapour, j’ai positionné la petite télé sur la caméra extérieure. C’est devenu maintenant l’attraction habituelle pour la plupart des passagers lors des atterrissages et un peu avant l’heure prévue, l’A380 se pose sur le tarmac d’une façon impeccable.
Il est 5 h 10, heure locale et à peine débarqué, il faut penser maintenant aux formalités d’entrée sur le territoire australien puis d’être synchro avec Virgil qui doit venir nous chercher à l’aéroport.
Ce dernier m’avait expliqué avant de partir que pour les ressortissants français, entre autres, Il n’y a plus de comptoir ni personne pour l’immigration.
En effet tout se fait maintenant d’une façon électronique, le visa est validé avant de partir, enregistré sur le passeport biométrique et tout est traité à l’avance.
De ce fait, on passe par une borne libre-service, on y glisse le passeport et un ticket nous est remis. C’est tout.
Ensuite, on passe avec le ticket à une autre borne plus sophistiquée et un appareil automatique nous prend en photo. Tout se fait très vite et il ne reste plus qu’à récupérer les bagages. En revanche, il n’y a plus de tampon sur le passeport. Dommage !
En attendant les bagages, je reçois à 5 h 40 un "WhatsApp" de Virgil m'annonçant qu’il est en train de se garer et qu’il arrive dans 5 mn. Super !
En quelques minutes à peine, les bagages sont déjà là si bien que l’on retrouve notre ami à la sortie dans la foulée et sans problème. Incroyable.
J’ai du mal à réaliser que je suis en Australie, de l’autre côté du monde, mais ce qui est sûr … c’est qu’avec Eric, nous sortons de 22 heures d’avion et sommes complètement déphasés !
En même temps, je suis très content de retrouver l’un des flibustiers de la grande époque du "Family Cruise" mais ce n’est pas très "cool" de l’avoir fait lever de bonne heure !!
Après avoir regagné le parking et pris la route, nous voici ensuite sur la voie rapide qui nous mène à Sydney. Ici, comme en Grande-Bretagne, on roule à gauche mais les indications sont en Km/h et non en Miles. Nous ne mettons pas longtemps pour arriver au centre-ville et Virgil nous fait passer devant l’opéra, mais éteint à cette heure-ci. Nous empruntons dans la foulée le non moins célèbre "Harbour Bridge" pour rejoindre Cremorne, une petite ville toute proche dans la banlieue nord de Sydney.
Nous arrivons au 13 rangers Road vers les 6 h 30. Sandy, la femme de Virgil et leur petite fille sont encore couchées alors on reste sur la terrasse pour prendre un premier café tandis que le jour commence à poindre.
Déjà, le premier dépaysement est la présence de grosses poules qui se baladent sur le trottoir et qui apparemment semblent en liberté. Virgil m’explique que ce sont des dindes des broussailles. Elles sont protégées comme la plupart des animaux en Australie et on en rencontre partout en ville. Etonnant !
Quelques minutes plus tard, nous faisons la connaissance de Sandy et de la petite Charlotte, 17 mois, qui viennent de se lever.
Il est tôt mais ils souhaitent profiter de notre arrivée matinale pour aller tester un bar-resto à Mosman, pas très loin d’ici et qui ouvre à 7 h 30. C’est justement dans cette ville que nous avons réservé notre gîte pour les 4 prochains jours et nous serons, pour ainsi dire, sur place. Impeccable.
A 7 h 20, nous quittons l’appart en direction de Mosman et arrivons devant l’établissement en 10 mn à peine. Nous sommes plus exactement à Mosman Bay, juste devant le quai pour les ferries vers le centre-ville. C’est bon à savoir d’autant plus que d’après les photos vues sur le web, le resto est apparemment tout près de notre gîte ! Sacré coïncidence !
L’intérieur est sympa avec une grande salle et pas mal de photos et objets rappelant les activités maritimes au début du siècle dernier. Malgré qu’il fasse un peu frais à cette heure matinale, on choisit d’aller sur la terrasse au bord de l’eau.
Pour le menu, on se laisse guider par Sandy qui nous explique un peu comment sont garnis les petit-déj australiens. C’est bien entendu très anglo-saxon et je me laisse tenter par le "Santorini Bear" composé de fromage, œufs, bacon, avocat avec un grand verre de jus de pomme frais. Super !
J’avais signalé à notre hôte du AirBnb que nous serions au rendez-vous vers 10 h. Cela nous laisse donc encore un bon petit moment pour flâner puis d’aller nous balader.
A 8 h 40 et après ce copieux petit-déj, Virgil et Sandy nous proposent de ne pas aller trop loin et de rester sur Mosman car il y a des endroits intéressants à voir.
Ils nous emmènent tout d’abord à "Headland Park", un lieu pour flâner et se balader le long des falaises donnant sur la mer.
On se gare à 9 h sur le parking situé devant le "Frenchy's Cafe", un resto français, puis on continue à pied sur un sentier boisé qui nous mène vers un petit belvédère naturel d’où l’on peut admirer l’entrée de la baie de Sydney.
L’endroit est connu pour cette vue imprenable mais ce matin le ciel est couvert et Virgil nous explique que par beau temps et en journée, il y a une multitude de bateaux de plaisance dans cette partie de la baie. Le lieu était également un endroit stratégique pour défendre militairement l’entrée de la baie et le port de Sydney d’où la présence de vestiges de casemates, batteries et canons de la Seconde Guerre Mondiale.
Virgil nous propose d’ailleurs d’aller voir d’un peu plus près l’un de ces canons. Sur place, celui-ci est en parfait état et est situé à côté d’une casemate que l’on peut apparemment visiter mais il aurait fallu rester un peu plus de temps … Ce sera pour une prochaine fois !
A 9 h 30, on continue notre balade matinale et on fait une nouvelle pause, pas très loin, le long de la plage de Balmoral, toujours dans la municipalité de Mosman et sur la baie de Sydney.
Mis à part quelques dindes qui se baladent sur le trottoir (je parle des volatiles), il n’y a pas grand monde à cette heure-ci mais l’endroit doit être agréable avec ses restaurants en bord de mer, sa discrète zone résidentielle de l’autre côté de la rue et surtout idéalement situé pour venir flemmarder sur le sable le dimanche.
Nous ne restons pas très longtemps car il est temps de se rendre à notre gîte. Au bout de quelques minutes à peine, nous sommes à 10 h tapante devant le 13 Mosman Street.
Jane, notre hôte âgée d’une soixantaine d’années, nous accueille et nous laisse nous installer dans notre petit loft tandis que Virgil et Sandy regagnent leur appart. On s’est donné rendez-vous pour la fin de l’après-midi.
L’endroit est très agréable et de la fenêtre, j’aperçois en contrebas le resto où nous étions tout à l’heure ainsi que les bateaux de plaisance dans la petite baie. Nous étions effectivement tout près !
Bizarrement, Eric et moi ne sommes pas du tout fatigués après ce long voyage. Le ciel est à présent dégagé avec un beau soleil alors on décide à 11 h 30 de s'offrir une petite balade dans le quartier et autour du bout de terre entre Mosman Bay et Cremorne Bay.
Un sentier balisé nous permet d’en faire le tour et ce sera très bien pour découvrir les alentours.
On constate de suite que le quartier est très résidentiel et le sentier longe la petite baie avec de belles maisons et jardins bien entretenus.
Arrivés au quai du ferry de Cremorne Point à 12 h 15, on aperçoit au loin et pour la première fois la Skyline de Sydney, c’est à dire la silhouette urbaine de la ville avec ses gratte-ciels, l'opéra et une partie du ”Harbour Bridge”. La virée tant attendue en ville est bien entendu prévue pour bientôt !
De retour au gîte vers 13 h 30, on zappe le déjeuner et on s'accorde une bonne sieste tout en branchant néanmoins le réveil !
En effet, Virgil et Sandy doivent passer nous chercher à 16 h 30 afin de passer la fin de l’après-midi ensemble et ce serait dommage de rester enfermé.
Ils nous emmènent à Manly, l’une des principales stations balnéaires de Sydney.
Ce n’est pas bien loin et après quelques minutes de route, nous voici garés dans un parking souterrain du centre-ville.
Virgil nous explique que Manly a la particularité d’avoir deux fronts de mer : l'un sur l'Océan Pacifique, appelé Manly Beach, l'autre sur la baie de Sydney où se trouve le grand quai du ferry pour rallier le centre-ville de Sydney.
Entre ces deux fronts de mer se trouve une rue piétonne appelée le Corso avec de nombreux restaurants ainsi que des magasins de surf.
On commence par Manly Beach à 17 h 10 et on découvre une belle et longue plage réputée pour être le paradis des surfeurs mais la nuit commence à tomber et nous ne restons pas longtemps.
Dans la grande rue piétonne, le Corso, qui nous amène vers l’autre front de mer, Eric et moi en profitons pour retirer nos premiers dollars australiens au distributeur mais également acheter des cartes de transport pour les prochains jours.
Après 5 minutes de marche, nous sommes devant le quai du ferry où débarquent un flot de passagers revenant du travail. Là non plus, nous ne restons pas longtemps.
Vers 17 h 45 et de retour vers Manly Beach, une pause s’impose et on décide de s’arrêter boire une petite bière dans l’un des nombreux bars du front de mer.
On choisit le "Sugar Lounge" mais ils ne servent pas de la bière locale, ce qui nous décide d’aller plus loin. On se pose ensuite au "New Brighton", le long du Corso et on s’installe sur le grand balcon du premier étage dominant la rue.
Il fait un peu frais mais tout va bien. On commande une "Manly", la bière locale et à 18 h, j'appelle Patrick au téléphone via "WhatsApp" pour lui faire un coucou avec son fils mais la communication n’est pas terrible et il y a beaucoup de bruit tout autour. Tant pis.
Finalement l’endroit est sympa, un peu bruyant et on décide néanmoins de rester ici pour le dîner.
Au menu, ce sera simple pour tout le monde et pour ma part, ce sera des ailes de poulet frits avec de la mayonnaise. Ok, ce n’est pas bon pour la ligne mais ce sont les vacances !
Nous repartons vers 19 h et avant de reprendre la voiture, on s’arrête dans une supérette afin de faire quelques courses, notamment pour de la bière et du whisky.
Ici, pas de caissières et tout est automatique. Virgil me dit que tout fonctionne comme cela maintenant ici et qu'apparemment, tout le monde s’y retrouve au niveau boulot.
Nous sommes de retour à Mosman à 20 h et avant de rentrer au gîte, Virgil nous emmène près du quai de Cremorne Point afin d’admirer les lumières de la Skyline. Effectivement, le panorama en vaut la peine avec l”Harbour Bridge”, les buildings du centre-ville et l’opéra tout scintillant. Sympa.
Virgil et Sandy nous déposent à 20 h 30 et on se donne rendez-vous pour demain après-midi.
Avant d’aller se coucher, Eric et moi décidons de rester dehors pour savourer notre première journée de vacances devant un verre de whisky acheté à Manly.
Alors que l’on bavarde tranquillement, un étrange animal passe son chemin dans un arbre tout près de nous. Qu’est-ce ?
Cela ressemble à un gros chat mais avec une queue beaucoup plus longue, plus fine et blanche sur sa moitié. A suivre ...
A 23 h 30, la fatigue est cette fois-ci bien présente mais quelle belle journée et surtout incroyablement bien remplie après notre long voyage depuis Paris !
Demain, de nouvelles balades et découvertes en perspective ! |
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Dimanche 5 mai 2019.
Mosman - Sydney - Parc National Ku-Ring-Gai Chase - Cremorne.
Je suis réveillé de très bonne heure malgré avoir veillé tard hier soir et j’entends d’ailleurs Eric qui semble être également debout.
Par la fenêtre je regarde le ciel, la météo est clémente ce matin et je découvre une autre forme de dépaysement animal. Après les dindes et l’inconnu d’hier soir, ce sont maintenant des oiseaux qui manifestent bruyamment leur présence en passant et repassant devant la fenêtre. Ils sont des dizaines, ressemblent à des perruches avec une huppe jaune sur la tête et ils font un chahut d’enfer !
Il faudra vraiment se renseigner sur ces étranges créatures !
Eric et moi avons donc la matinée de libre avant de retrouver Virgil et Sandy cet après-midi alors on décide bien évidemment de prendre le ferry et d'aller faire un premier tour à Sydney.
Tout d’abord, pour le petit-déj, on choisit d'aller au "Archie Bear", le petit bar-resto d’hier matin.
Il devrait être ouvert ce dimanche et de toute manière, c’est le seul commerce du quartier. De plus, c’est pratique si l’on ne veut pas perdre trop de temps car il est situé tout proche du ferry.
Justement, en passant devant le quai, on regarde les horaires du prochain bateau et on constate que le premier n’est qu’à 9 h 25. Bizarre.
Une jeune femme arrive et on tente de bredouiller quelques mots avec elle afin de savoir si cela est normal. Après quelques secondes, elle nous annonce qu’elle est Française, que l’on est dimanche et comme en France, les horaires sont aménagés en fonction de l’affluence. Evidemment !
Nous avons donc tout le temps pour un bon petit-déj au "Archie Bear".
A cette heure matinale, nous sommes les seuls et comme hier, je prends un bon breakfast avec café et jus de pomme.
De retour au gîte à 8 h 30, on s’accorde une petite pause en évitant de trop paresser et vers les 9 h, on retourne au quai de Mosman Bay pour attendre le premier ferry.
Il y a un très beau soleil et la météo semble clémente mais le ciel devient menaçant à l’horizon avec pas mal de nuages noirs.
On se sert de la carte de transport achetée hier et dont Virgil nous en a expliqué le principe. On valide à l'entrée et on doit le faire également à la sortie. Ce n’est pas très compliqué finalement.
A 9 h 20, notre ferry arrive et comme l’indique le panneau d’affichage à bord, 20 mn sont nécessaires pour relier le terminus de Circular Quay.
Notre petite balade en mer est très sympa mais des nuages noirs commencent à couvrir le ciel à l’approche du terminal.
L’effet est néanmoins saisissant d'être pour la première fois en face d’Harbour Bridge et de longer le célèbre opéra de Sydney. Une carte postale … en réel !
A peine débarqués, on décide de filer directement vers l’esplanade où se trouve l’opéra.
Nous ne mettons que quelques minutes et à 10 h, nous sommes au pied du bâtiment au milieu des touristes, finalement pas si nombreux que cela. Il est peut-être encore un peu tôt.
Nous restons environ 20 mn à nous balader sur l’esplanade et devant ce bâtiment emblématique puis nous décidons d’aller nous poser au bar appelé tout bonnement "Opera Bar", situé idéalement le long des quais avec une vue imprenable sur Harbour Bridge.
Il n’y pas grand monde et on prend bien entendu chacun une petite binouze bien fraîche alors qu’une pluie fine commence à tomber. Vu les nuages noirs et le ciel menaçant, c’était à prévoir.
Rien ne presse et à 10 h 45, le soleil refait une timide apparition ce qui nous incite à repartir tranquillement vers le terminal des ferries afin de consulter les horaires pour notre retour.
A 11 h 20, nous consultons le tableau d’affichage et notre prochain ferry pour Mosman Bay est à midi, ce qui nous laisse un peu de temps pour grignoter un morceau.
L’idée est de trouver un endroit simple avec un plat à emporter ou tout simplement un fast-food mais il n’y a pas beaucoup de choix dans ce style. Seuls des restaurants appétissants nous tendent les bras alors on se rabat finalement sur le "Quay Seefood", une guinguette située près des quais et proposant des produits de la mer. On se laisse tenter par un copieux "Fish and chips" que l’on déguste en attendant notre ferry de midi.
On embarque à l’heure et après 20 mn en mer, nous voici de retour au gîte à 12 h 30 et repos jusqu’à notre rendez-vous pour notre balade de cet après-midi.
Côté météo, le ciel se couvre à nouveau et c’est la pluie pendant une bonne heure mais comme ce matin, après la pluie … le beau temps.
Vers 14 h 15, Virgil et Sandy passent comme prévu nous chercher et nous partons en balade vers l’un des nombreux parcs naturels autour de la ville. L’idée est d’aller dans l’un d’eux voir des kangourous en liberté. Super !
En chemin, nous avons quelques infos sur les étranges volatiles de ce matin. Ce sont des cacatoès blancs et Virgil me dit qu’il y en a partout en ville. Concernant l’animal d’hier soir, c’est un possum à queue en anneau, très courant également en ville et dans cette partie du pays.
On prend l’autoroute M1 qui relie Sydney à Newcastle, le "Pacific Motorway", puis après 20mn de route, nous le quittons pour entrer dans le Ku-ring-gai Chase National Park.
Nous empruntons ensuite la Ku-ring-gai Chase Road à travers la forêt jusqu’au parking du Kalkari Visitors center.
Ici, commence le "Bush" australien, c'est-à-dire la forêt et les grandes étendues naturelles.
On se laisse guider par Virgil et Sandy qui nous emmènent tout d’abord vers un promontoire avec un superbe panorama avec la forêt à perte de vue et une large rivière en contrebas.
Sur le sentier, outre les dindes des broussailles omniprésentes, on aperçoit des Kookaburras, des oiseaux apparentés aux martins-chasseurs que l’on trouve uniquement en Australie et qui ont la particularité d’avoir un chant ressemblant à un rire rauque. Ils ne sont pas farouches et se laissent facilement approcher. Marrant.
Puis on continue notre chemin par un sentier balisé où l’on doit observer, en théorie, quelques familles de kangourous sauvages.
Virgil est un peu déçu car lorsqu’il était venu avec son père Patrick il y a quelques mois, il y en avait des dizaines un peu partout.
Finalement, on tombe tout de même sur une famille en train de se reposer, de grands kangourous ressemblant à Skippy, non pas intrigués par notre présence mais tout de même méfiants.
En parlant de Skippy, on apprend par la suite que la série télé des années 60 "Skippy le kangourou" a été tournée ici même dans ce parc ainsi que celui contigu de Waratah Park, devenu depuis le Waratah Park Earth Sanctuary. Le lieu de tournage principal était situé seulement à quelques kilomètres.
Nous sommes de retour à l’accueil à 16 h mais avant de reprendre la route, Eric et moi ne résistons pas à nous faire photographier au pied d’un panneau typique indiquant "vie sauvage" avec un kangourou en effigie. Il n’y a qu’ici que l’on voit cela !
Virgil et Sandy nous proposent ensuite de continuer notre balade vers un autre site situé pas très loin. En effet après quelques kilomètres, toujours par la Ku-ring-gai Chase Road, on fait une nouvelle halte à 16 h 30 à un endroit appelé "Bobbin Head".
Virgil m’explique qu’il est agréable de venir ici. C’est un endroit idéal pour pique-niquer et se balader dans le coin.
De plus, malgré le fait que nous sommes à environ 10 km de la côte, la mer arrive jusqu’ici grâce à un long bras de mer appelé "Cowan Creek". Il y a même une petite marina avec bateaux et petits voiliers ainsi que l’accès à une mangrove par un sentier de randonnée appelé ”Gibberagong track”.
L’idée est d’emprunter ce début de sentier qui offre la possibilité de marcher au bord de la mangrove puis de s’enfoncer dans le "Bush".
Après la mangrove et dès l’entrée de la forêt, nous faisons demi-tour car la petite Charlotte est fatiguée et la nuit commence surtout à tomber !
Après cette promenade fort sympathique, nous reprenons la route par la Bobbin Head Road pour rejoindre l’autoroute puis filons directement vers Cremorne. En chemin je pique du nez dans la voiture, normal, mais je lutte afin de rester éveillé et profiter de l’environnement qui nous entoure.
De retour à l’appart vers 19 h, on prend l’apéro ensemble et vue l’heure, on décide d'aller chercher à 19 h 40 des plats à emporter dans un resto Thaï situé juste à côté.
Tout va bien et ces deux jours ont vraiment été impeccables. Virgil et Sandy nous ont bien guidé et expliqué pas mal de petites choses qui vont nous être utiles pour les deux prochains jours.
Vers 21 h, Virgil nous raccompagne à Mosman et il est possible que l’on se revoit très rapidement car il doit aller en Nouvelle-Calédonie ces prochains jours pour couvrir les élections Provinciales. De plus, il est également probable que l’on se retrouve à l’aéroport dès mercredi matin !
De retour au gîte, on prépare gentiment notre planning pour demain et il sera bien entendu chargé en balades et découvertes. Comme hier soir, on bavarde jusqu'à 23 h mais cette fois-ci à l'intérieur car il a plu cet après-midi, c’est trempé et il fait un peu frais. |
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Lundi 6 mai 2019.
Mosman - Sydney.
Ce matin, réveil à 7 h et départ 20 mn plus tard pour profiter pleinement de notre journée.
Il est prévu de se balader toute la journée dans la partie nord de Sydney avec au programme le quartier appelé "The Rocks" puis la traversée du fameux "Harbour Bridge" et pour l’après-midi, flâner autour de "Darling Harbour".
Comme hier matin, on s’offre un bon petit-déj au "Archie Bear" à partir de 7 h 30. Il fait un temps splendide et tout va bien.
Au bout de ¾ d’heure, il est temps de partir et prendre le ferry vers Sydney.
D’après le panneau d’affichage, il y en a toutes les 10 mn et on s’aperçoit de suite qu’il y a beaucoup plus de monde qu’hier matin ! Normal.
On prend celui de 8 h 25 en compagnie d’un tas de gens empruntant ce type de transport en commun pour aller au boulot. C’est sympa et cela change du métro !
Après 20 mn et à peine débarqués à Circular Quay, on file directement vers le quartier "The Rocks" situé juste à côté.
"The Rocks" est le plus ancien quartier de Sydney. C’est ici que les colons anglais ont bâti la ville initiale avec la construction d’entrepôts, maisons et bâtiments administratifs.
Sauvé de la destruction dans les années 70, le quartier est aujourd’hui un lieu touristique avec ses maisons anciennes, galeries d’art, pubs et magasins de souvenirs.
On commence notre balade à 9 h 05 en longeant le long quai destiné aux paquebots de croisière ainsi que l’imposant terminal des passagers.
Sans trop savoir où aller, on s’engage dans "Hickson road", la première rue avoisinante, en espérant découvrir les attraits du quartier avant de rejoindre le pont.
Un peu plus loin dans George Street, nous bifurquons dans la petite ruelle de Mill Lane et arrivons dans Playfair Street, un espace piétonnier bordé de petits commerces et restaurants qui nous amène ensuite sur Argyle Street, le centre du quartier "The Rocks" où s’élève une horloge monumentale très moderne.
Cet endroit s’appelle "Clock Tower Square" et une légère pause s’impose à 9 h 15 afin de nous repérer avant de continuer notre chemin. Par chance, nous sommes juste à côté d’un office de tourisme (Sydney visitor Centre) et on profite bien entendu pour récupérer chacun un plan. Cela va nous faciliter grandement la tâche pour rejoindre l’accès au pont mais aussi pour le reste de notre séjour !
Après quelques hésitations sur l’itinéraire suivant à emprunter, on choisit finalement de faire un petit détour par Harrington street, de prendre un petit passage pour rejoindre Gloucester Street et de là vers Bridge Stairs, un grand escalier en pierre qui permet d’accéder au pont.
A 9 h 30, nous voici donc sur ce célèbre édifice et on se donne comme objectif de le traverser de bout en bout puis de revenir ici même à notre point de départ pour la suite de notre balade.
Inauguré en 1932 le "Harbour Bridge", appelé également le pont de Sydney, est le principal point de traversée de la baie de Sydney. Il permet le passage des trains, automobiles et piétons entre le quartier des affaires et la rive nord de la baie.
Après l'Opéra, le pont de Sydney est le 2ème édifice le plus emblématique de la ville et même de l’Australie en général.
Les ingénieurs du pont ont bien fait les choses car la partie piétonne donne sur la baie avec une vue exceptionnelle sur l’opéra et sur la ville. Avec le ciel bleu et la luminosité sur tout l’ensemble, c’est vraiment superbe.
Après notre aller-retour qui a duré environ 30 mn, nous continuons notre balade par Cahill Walk, une petite allée piétonne qui nous permet d’accéder en contrebas dans Cuberland Street.
Pour rejoindre Darling Harbour, notre prochaine étape, nous suivons le plan et remontons pendant un petit moment cette rue pour arriver dans York Street à 10 h 15.
A l’angle de Margaret Street, on s’arrête à L&H Electrical, un petit magasin d'électronique pour s’acheter chacun un adaptateur pour prise de courant. Pour ma part, j’en ai déjà un mais qui ne fonctionne pas partout donc cela ne sera pas de trop !
Toujours en suivant notre plan, nous continuons ensuite sur Margaret Street, Clarence Street, Kent Street et arrivons à Pyrmont Bay à 10 h 41, devant Darling Harbour.
Le site fut autrefois un grand port mais qui sombra par la suite dans une crise qui le laissa dans un état d’abandon total.
Il fut réhabilité dans les années 80 et est devenu aujourd'hui un vaste complexe de restaurants, de boutiques, de clubs, de centres d'exposition et de divertissement, le tout situé à deux pas du centre-ville. Le site propose des lieux à visiter tels que le jardin chinois, le musée national maritime australien et l'aquarium de Sydney.
Pour l’heure on traverse Pyrmont Bridge, une large passerelle permettant de relier les 2 côtés de la baie et d’après notre plan, une réplique de l’Endeavour, le navire de l’explorateur James Cook, est amarrée ici dans le port, tout près du musée maritime mais sur place … rien n’y ressemble.
A quai il y a bien un sous-marin, le destroyer HMAS Vampire et un peu plus loin, un grand 3 mâts mais beaucoup plus moderne que celui de Cook.
En s’approchant néanmoins de ce magnifique voilier, on constate que l’on peut monter à bord. Il n’y a pas grand monde sur le pont alors on tente le coup.
On est accueilli par une dame qui parle très bien français, ce qui facilite les échanges !
Il s’agit donc du "James Craig", un trois-mâts australien à coque en fer construit en 1874 en Angleterre. On apprend qu’après une longue période à l’abandon, il a été entièrement restauré par des bénévoles durant plus de vingt ans et qu’il navigue à nouveau depuis le 6 juillet 2001.
Il est ouvert au public et propose des sorties en mer à la journée et de courtes croisières. Il est entretenu par les bénévoles de l'association dont fait partie notre guide et on a la chance d’être totalement seul pour le visiter de bout en bout. Vraiment super !
Nous revenons à quai à 11 h 50 et continuons notre chemin vers le centre de Darling Harbour.
Il est l’heure de déjeuner et vu le nombre de restaurants sur le quai, cela ne devrait pas être trop compliqué pour trouver un endroit pour se poser.
Afin de ne pas s’attarder à table et ainsi profiter du reste de la journée, on choisit le "Kazbah" avec des spécialités orientales. Il n’y a pas grand monde à la terrasse, l’endroit est agréable et je me prends un "wrap" au poulet fait d’une galette fine enroulée autour d’une garniture, le tout accompagné d’une bière australienne "James Boags".
Tout va très bien et on profite de ce petit moment pour établir un itinéraire pour le restant de la journée. Cela va être simple : on va continuer à flâner sur le port, notamment vers le jardin chinois, puis on rejoindra tranquillement circular quay par le long de la baie. Tranquille.
A 12 h 30, nous reprenons notre chemin et nous nous dirigeons vers Tumbalong Park où se trouve le jardin chinois de l'amitié, notre étape de ce début d’après-midi.
Nous avions lu dans un guide que ce jardin traditionnel chinois du centre de Sydney méritait un détour. Afin de préserver le site et de l’entretenir, il n’est pas gratuit mais pour un prix raisonnable, le changement de décor est pour ainsi dire radical !
Dans les brochures, on apprend que c’est un cadeau de la ville de Guangzhou (province chinoise de Guangdong) à la ville de Sydney à l’occasion de son bicentenaire en 1988. Il reproduit à petite échelle des montagnes, lacs, chutes d’eau, qui ont des significations très particulières dans la culture chinoise.
En tout cas, cet espace de verdure au milieu de la ville est vraiment un endroit incroyable, tranquille et très apaisant. On serait bien resté se reposer dans l’un des pavillons, bercés par le bruit des cascades, à regarder tous ces ibis virevoltant au-dessus du jardin mais nous devons profiter de notre après-midi.
A 14 h nous sortons du jardin, revenons vers le port et entamons tranquillement notre retour le long des quais vers Circular Quay.
Nous nous dirigeons à présent vers "Barangaroo Reserve", un parc naturel situé à Millers Point, sur la partie ouest de The Rocks mais d’importants travaux en bout de quai nous obligent à quitter notre itinéraire initial et d'emprunter la rue parallèle, farcie de camions et de pelleteuses poussiéreuses.
Bah, ce n’est pas bien long et une fois arrivés devant l’accès au parc, nous suivons l’allée de bord de mer qui nous amène sur Walsh Bay. On aperçoit au loin "Harbour Bridge" et d’après notre plan, après y être passé dessus, nous devrions y passer … dessous !
Nous arrivons ensuite dans le petit quartier de Dawes Point et empruntons Hickson Road. En chemin, nous sommes intrigués par une étrange sculpture en milieu d’un rond point, celle d’une voiture écrasée par un énorme bloc de pierre. La première réaction a été de regarder en l’air afin de voir d’où ce rocher était tombé mais non … c’est de l’art urbain, rien de plus.
Tout au bout de Dawes Point, nous sommes au pied des 2 piliers géants, côté sud, de "Harbour Bridge". Impressionnant ! mais d’après ce que j’ai pu lire avant de partir, ils ne sont là que pour le décor … c’est tout de même une construction imposante !
A 15 h 15, nous avons pratiquement terminé notre balade et avons retrouvé le terminal des croisières.
J’ai beaucoup marché, mon genou a été très sollicité et une pause serait maintenant la bienvenue … Cela tombe bien car de l’autre côté du chenal, l’opéra nous incite à le rejoindre puis de venir nous asseoir à "l’Opera Bar" pour une bonne binouze bien fraîche … Très bonne idée !
Au bout de 10 mn, nous sommes déjà installés à la terrasse du bar à siroter l’une des nombreuses bières proposées par l’établissement.
Tout va très bien et je continue à savourer le fait d’être ici, à l’autre bout de la terre, avec d’un côté la vue sur "Harbour Bridge" et de l’autre l’opéra de Sydney …
Il fait toujours aussi beau et l’on décide de rester finalement dans le coin à nous balader autour de l’esplanade de l'opéra jusqu’à la fin de la journée.
Au soleil couchant et après un dernier passage au bar, on songe vers 17 h 15 à rentrer au gîte mais le souci est qu’il n’y a, là-bas, ni resto ni supermarché pour dîner dans le quartier. On décide alors et logiquement de rester un peu plus longtemps dans le quartier et chercher un endroit pour grignoter avant de prendre le ferry.
Le prochain est à 18 h 15, ce qui nous laisse un peu moins d’une heure et, à la nuit tombante, on se rabat à nouveau sur le "Quay Seefood", la guinguette située près des quais où l’on s’était arrêté hier midi. On reprend chacun un copieux "Fish and chips" que l’on engloutit assis sur un banc public. Ce n’est pas très confortable ni très agréable pour un dîner en ville, mais tant pis.
Comme prévu à 18 h 15, nous prenons le ferry vers Mosman Bay et la traversée de nuit est assez exceptionnelle car nous avons un autre panorama de la ville notamment avec "Harbour Bridge" et l’opéra de Sydney entièrement illuminés. Superbe.
Nous sommes de retour au gîte à 19 h et comme les deux derniers soirs, on se remémore notre journée sur la petite terrasse avec une bouteille de whisky achetée en ville. On en profite pour regarder les photos mais aussi parler de notre journée de demain, la dernière avant de continuer notre voyage.
On décide de consacrer une partie de la matinée à une petite randonnée facile dans les alentours et grâce à sa maîtrise des applications sur le web, Eric se propose de nous chercher un itinéraire. Impeccable.
Vers 22 h, je pars chercher un pull à l'intérieur du gîte et en revenant sur la terrasse, la porte se referme derrière moi avec les clefs à l’intérieur. Gloups ! Mais … ce n’est pas drôle du tout ce qui nous arrive ! Le constat est clair … on se retrouve comme deux couillons à l’extérieur sans pouvoir rentrer. La seule et unique solution est donc d’aller voir la proprio et lui demander un double mais … à cette heure !! On tente néanmoins d’aller sonner et fort heureusement, la dame n'était pas encore couchée et regardait la télé. Ouf ! quel soulagement !
Après ces quelques moments de stress, tout redevient dans l’ordre et vers 23 h, il est temps d’aller se reposer. Demain, une autre longue journée de balade nous attend. |
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Mardi 7 mai 2019.
Mosman - Sydney - Manly.
Je me suis réveillé à 5 h 30 et déjà debout à 6 h 30.
Dehors, le ciel est bien dégagé et le beau temps promet d’être au rendez-vous.
Comme hier, on ne traine pas afin de profiter pleinement de la journée et nous sommes au "Archie Bear" dès 7 h 35.
Je prends des œufs avec des lardons, du pain grillé, du café et du jus de pomme.
C’est impeccable de commencer des journées comme cela ! L’endroit est agréable, il y a de la bonne musique et les serveuses sont très sympas et attentionnées.
Très tard hier soir, Eric a trouvé un sentier de randonnée qui sera très bien pour ce début de matinée et du coup, je le laisse diriger les opérations.
A 8 h 15, nous sommes fin prêts et commençons notre balade par Mosman Street, Raglan Street et Illawarra Street.
Ici, nous sommes vraiment dans les quartiers résidentiels très calme et plutôt huppés de Mosman avec toujours une flopée de joggeurs et joggeuses que l’on croise régulièrement.
Après avoir traversé ensuite quelques venelles, nous arrivons à Sirius cove beach, une petite crique ombragée avec une belle plage.
D’après Eric, c’est ici que commence le "Foreshore Track", un sentier pédestre qui borde le parc de "Bradleys Head" et qui doit nous mener au bout de la pointe de Bradley.
Nous prenons donc ce sentier et longeons le bord de l’eau pour atteindre Whiting Beach, une petite plage avec en prime une vue imprenable sur la "skyline" de Sydney.
Depuis notre départ et côté affluence, nous ne sommes pas déçus car il n'y a absolument personne sur ce chemin. Nous sommes mardi, en banlieue et tout est d’un calme serein. De même en arrivant devant le zoo de Taronga ainsi que sur le quai du ferry, il n’y a pas un chat. On continue ensuite sur Athol Wharf Road pendant environ 100 m et on prend le sentier pédestre de Bradleys Head qui nous conduit, toujours le long de la côte, jusqu’à la pointe de Bradley.
A cet endroit se trouve le HMAS Sydney Memorial Mast, un mémorial de la marine australienne érigé en 1934. Il rend hommage à tous les matelots ayant servi dans la Royal Australian Navy et aux navires perdus en mer ou au combat.
Nous ne pouvons pas aller plus loin et plutôt que de traverser le parc pour le chemin du retour, nous reprenons le même tracé qu’à l’aller et sommes de retour au gîte pour une courte pause à 10 h 45.
Cette balade d’environ 7 km n’avait rien d’exceptionnel mais c’était calme et tranquille, idéale pour cette matinée.
Le temps de nous rafraîchir un peu et nous repartons en promenade, cette fois-ci pour le centre de Sydney.
Avant l’arrivée du ferry, nous avons le temps de recharger nos cartes de transport et à 11 h 45, nous embarquons pour rejoindre Circular Quay.
A peine débarqué et vu l’heure, on file directement vers l’opéra pour une pause à "l’opéra bar" car après notre balade de ce matin, nous avons bien mérité une petite binouze bien fraîche et une "4 pines" sera la bienvenue.
Il est midi et bien entendu c’est une bonne heure pour le déjeuner mais on préfère ne pas perdre trop de temps afin de profiter du reste de la journée donc, on s’en passera.
En sirotant ma bière, je continue à profiter de ces vues magiques sur Harbour Bridge ainsi que l’opéra et j’observe également autour de moi le nombre incroyable de mouettes argentées qui cherchent à chiper quelques frites ou autres aliments dans les assiettes des clients. Tout aussi impressionnant est le nombre de touristes chinois et japonais mais il est vrai qu’ils viennent de bien moins loin que nous !
On discute rapidement de notre programme de cet après-midi. Notre objectif est d’aller vers le centre-ville, la cathédrale et pour finir, une excursion à Manly en fin d’après-midi.
A 13 h, nous commençons notre balade par le tour de l’opéra puis continuons par les jardins botaniques royaux. D’après nos infos sur le web, ce parc a été créé en 1816 et fait partie des trois grands jardins botaniques ouverts au public à Sydney. Depuis sa création, il a été sans cesse enrichi de plantes et d’arbres provenant de toute l’Australie. Les visiteurs peuvent aujourd’hui admirer une collection de plus d'un million de variétés. Pas mal !
Il y a également un vaste réseau de sentiers de promenade et de pelouses pour flâner et se reposer.
C’est par l’un d’eux que nous traversons ce parc immense.
Les arbres sont en effet gigantesques, les bosquets sont bien équilibrés, garnis de fleurs superbes et très bien entretenus.
Les allées se resserrent et nous empruntons ensuite un dédale de petites allées au milieu de bâtiments divers et de verrières. Il faudrait prendre beaucoup plus de temps pour visiter ce parc en entier et en détail mais il faut choisir …
Arrivés de l’autre côté du parc à 13 h 30, nous aboutissons dans Art Galery Road et d’après notre plan, il suffit de suivre cette rue pour arriver vers notre destination.
Nous passons devant la Galerie d'art de Nouvelle-Galles du Sud et arrivons au pied de la cathédrale catholique de Sainte Mary à 13 h 45.
Quelle surprise ! A s’y méprendre, elle ressemble par ses dimensions à une cathédrale gothique médiévale que l’on trouve en Europe. Bien évidemment, il n’en est rien car elle a été construite pour la communauté catholique de Sydney en 1868 mais le style est bien inspiré des cathédrales anglaises mais également françaises.
L’intérieur est tout aussi surprenant notamment en ce qui concerne la couleur générale. En effet, les murs sont faits avec des pierres de grès ocre, le toit est en cèdre rouge et l’éclairage artificiel est principalement jaune, ce qui rend le tout particulièrement chaleureux.
Nous restons environ 15 minutes et nous nous dirigeons ensuite vers Hyde Park, le plus grand parc de la ville, situé juste à côté.
Il fait référence au célèbre Hyde Park de Londres et à l’entrée, on ne peut louper une grande fontaine qui se dresse devant nous : la fontaine Archibald, réalisée par un artiste français en 1932.
Une grande allée ombragée et bordée d’arbres nous invite ensuite à poursuivre notre balade à l’intérieur du parc. L’endroit est tranquille même si on croise comme d’habitude une foule de joggeurs mais également les touristes asiatiques omniprésents partout.
Vers 14 h 10, nous reprenons tranquillement le chemin du retour par le même itinéraire qu’à l’aller mais arrivés devant l’entrée du jardin botanique, on décide d'emprunter un tout petit sentier à la lisière du parc et qui permet de longer le bord de l’eau.
C’est vraiment très agréable d’autant plus qu’en arrivant à l'extrémité de ce bout de terre, appelé Mrs Macquarie’s Point, nous avons une vue exceptionnelle sur la baie de Sydney. L’endroit est vraiment superbe avec un panorama sur l’opéra, Harbour Bridge et la Skyline.
Nous continuons notre balade, toujours en longeant la mer et arrivons sur l’esplanade de l’opéra à
14 h 55.
Bien entendu et après cette longue marche, nous allons nous poser au bar de l’Opéra. Nous choisissons de nouveau une place au soleil et, comme ce midi, les mouettes sont toujours à l'affût pour chaparder quelques victuailles. La table à côté de nous est carrément "attaquée" par l’un de ces volatiles et le serveur est obligé de rappeler à l’ordre les touristes de veiller à leur plateau !
Pour nous, pas de danger, le contenu de nos verres à pied ne les intéressent pas !
D’après le relevé d’Eric sur son téléphone, on a marché environ 17 km. Ce n’est pas mal mais mon genou commence à me faire comprendre qu’il était vraiment temps d'arrêter !
Mais la journée n'est pas terminée car nous avons toujours dans l’idée de partir en excursion à Manly, le but étant d'assister au coucher de soleil sur la grande plage. Ce n’est pas du tout certain que l’on verra quelque chose mais c’est surtout pour revenir vers ce quartier où Virgil et Sandy nous avaient conduits le soir de notre arrivée.
A 15 h 45, nous sommes sur le quai prêts pour le départ et une fois en mer, les 20 minutes de traversée jusqu’au débarcadère de Manly sont des plus agréables.
A l’approche de Manly, nous apercevons droit devant nous les falaises abruptes de North Head qui nous invitent à quitter la baie de Sydney et rejoindre l’océan Pacifique mais … ce sera pour une autre fois !
Nous restons donc dans la baie et la navette arrive quelques minutes plus tard au quai de Manly.
A peine débarqués, nous filons directement par le "Corso", la rue piétonne séparant la baie de Sydney et l’océan et après 5 minutes de marche, nous arrivons à Manly Beach à 16 h 35. La plage a beau s’étendre sur plusieurs centaines de mètres, il est indiqué partout qu’il est interdit de nager au-delà des zones autorisées à cause des vagues puissantes et ... des requins.
Il y a bien entendu pas mal de surfeurs dans la zone sécurisée et nous passons un petit moment à les regarder. Par contre, question coucher de soleil, c’est le bide. Il est caché derrière les maisons et de l’autre côté du Pacifique. Tant pis.
A 17 h, nous retournons dans le "Corso" et décidons d’apaiser notre frustration d’un coucher de soleil loupé pour aller s’humidifier de nouveau le gosier au "New Brighton".
L’endroit est toujours aussi agréable et après avoir papoté un moment, on se dit qu’il serait tout aussi bien de dîner ici. 17 h 45, c’est un peu tôt mais ce n’est pas bien méchant.
Je me prends une salade de poulet accompagnée d’une autre binouze bien fraîche et vers 18 h 30, nous reprenons tranquillement le chemin de l'embarcadère.
Il fait déjà nuit noire et une fois à bord, la traversée jusqu’à Circular Quay est, elle aussi, des plus agréable notamment avec l’arrivée sur Sydney tout illuminé. Magique.
Arrivés à quai, nous attendons à peine 10 mn et reprenons cette fois-ci le ferry pour Mosman Bay.
En mer, je reçois un message de Virgil m'annonçant qu’il ne pourra pas venir nous chercher en voiture comme prévu. En effet, il doit aller en Nouvelle-Calédonie pour le boulot couvrir les élections Provinciales et nous devions prendre le même avion pour Nouméa mais ses horaires ont été modifiées et de ce fait, il faudra nous débrouiller pour les transports. Pas de soucis et il n’est pas exclu que l’on se voit à Nouméa.
Du coup, arrivés à 19 h au débarcadère de Mosman Bay, on recharge nos cartes de transport afin d’être tranquille pour demain matin.
Une fois au gîte et avant de commencer à faire nos valises, nous partons dire un au revoir à Jane et la remercier pour son accueil. Tout a été super !
Encore une journée bien remplie et vers 21 h 30, il est temps d'aller se reposer.
Demain, une nouvelle journée de voyage nous attend ... |
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Mercredi 8 mai 2019.
Mosman - Sydney - Aéroport (SYD) Sydney-Kingsford-Smith - Aéroport (BNE) Brisbane (Queensland) - Aéroport (NOU) Nouméa-La Tontouta (Nouvelle-Calédonie, Province Sud) - Nouméa.
J'ai mis le réveil à sonner pour 6 h mais je suis déjà réveillé à 4 h 30. Le décalage horaire doit y être encore pour quelque chose mais cela doit également être dû au fait de m'être couché de très bonne heure hier soir.
Eric se lève également peu après alors du coup, on finit de boucler tranquillement nos valises et on range un peu l'appart afin de le laisser potable après notre départ.
A 6 h, les bagages sont prêts et nous partons pour prendre le ferry de 7 h pour "Circular quay".
Il fait un temps superbe et avant notre arrivée à destination, nous profitons une dernière fois de la vue sur l’opéra ainsi que de "l’Harbour Bridge".
Une fois débarqués du ferry, nous filons directement vers la station toute proche de "Circular quay" afin de prendre le train vers l’aéroport.
On prend le premier train qui arrive, celui de la ligne T3, mais on s’aperçoit, heureusement rapidement, que ce n’est pas le bon. On descend donc à la gare de "Central Station" pour prendre cette fois-ci le bon train de la ligne T8.
Nous descendons à la station du terminal domestique à 7 h 30, c'est-à-dire pour les lignes intérieures, puis tout est ensuite très facile et très bien indiqué pour rejoindre l’aérogare.
Il est 8 h et nous sommes très en avance pour déposer les bagages car le comptoir d’enregistrement n’ouvre qu’à 9 h.
Ce n’est pas bien méchant et cela nous laisse juste un peu de temps pour aller prendre un café dans l’un des bars de l’aérogare.
Pendant cette petite pause, Eric et moi sommes unanimes pour dire que nous avons passé un excellent séjour à Sydney. Tout s’est très bien passé, nous n’avons pas été du tout déçus et sommes bien décidés à revenir un jour … si bien entendu l’occasion se représente !
De plus, l’idée d’avoir fait un "stop" pendant quelques jours avant de rejoindre Nouméa a été concluante. A renouveler lors d’un prochain voyage !
Par contre, je m'interroge sur les délais entre les 2 aérogares à Brisbane. Il va falloir récupérer les bagages, prendre une navette pour rejoindre l’autre aérogare puis de réenregistrer les bagages, le tout en moins d’une heure. Faisable mais il ne va pas falloir traîner !
A 9 h tapante nous enregistrons les bagages et à peine une demi-heure plus tard, nous sommes dans la salle d’embarquement. Nous avons maintenant 1 h 30 à patienter mais las de déambuler dans les couloirs, on décide de se poser au "Fat Yak bar" jusqu’à 10 h 30, juste avant l’embarquement.
Nous décollons pour Brisbane à 11 h dans un A121 de la compagnie Jetstar. Tout se passe très bien, je suis du côté hublot et avec un beau ciel bleu, je peux admirer la vue sur Sydney peu après notre départ ainsi que toute la côte pacifique jusqu’à destination. Vraiment sympa !
On atterrit à 12 h 30 à l’aéroport de Brisbane et à peine débarqués, on file directement récupérer nos bagages. Comme il fallait s’y attendre, nous n’avons pas beaucoup de temps pour aller à l'autre terminal et pendant qu’Eric attend les bagages, je pars me renseigner au comptoir des bus pour le transfert vers celui des vols internationaux. Finalement ce n’est pas bien compliqué ... c’est juste en face la sortie !
Les bagages récupérés, nous attendons patiemment la navette à l'extérieur et il fait plutôt chaud par rapport à Sydney … 27°.
Le bus ne tarde pas à arriver et après seulement 10 minutes, nous voici rendu devant le terminal des vols internationaux. Il est 13 h 10, tout va bien et on est dans les temps mais il ne faut tout de même pas traîner.
Après l’enregistrement des bagages, passé les contrôles de sécurité et de sortie de territoire, on retrouve la salle d’embarquement de l’an dernier. D’après les tableaux d’affichage, il nous reste environ une demi-heure avant l’embarquement alors on profite néanmoins de ce court moment pour aller grignoter un morceau.
On se rabat sur un self et je prends une salade tandis qu’Eric ne résiste pas à un Burger/frites bien copieux.
A 14 h, il est temps de se rapprocher de la porte d'embarquement et on constate d’emblée que ça re-parle français de même qu’à l’intérieur de notre avion.
Décollage à 14 h 35 et après un vol impeccable, nous arrivons à l’aéroport de La Tontouta à 17 h 40 heure locale, un peu en avance par rapport à l’heure prévue.
On récupère les bagages, passons comme l’an passé le contrôle sanitaire obligatoire et retrouvons Jérôme dès la sortie.
Comme cela fait plaisir de nous revoir !
Tout va bien, il fait bon et nous prenons de suite la route direction Nouméa.
Il est environ 18 h 30 quand nous arrivons à la résidence.
Anne-Laure et les enfants nous attendent et sommes tous ravis de nous retrouver pour ce nouveau séjour.
Comme la dernière fois, Léa me prête sa chambre et pour ce soir, ce sera apéritif-dinatoire sur la terrasse avec au menu du rhum arrangé et crevettes grillées. Miam !
Le voyage n’a pas été trop épuisant comparé à l’an dernier. Les 4 jours passés à Sydney nous ont permis de récupérer et il n'y a seulement qu'une heure de décalage horaire.
On bavarde un bon moment mais malgré tout, à 23 h 30, il est temps d’aller nous reposer. |
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Jeudi 9 mai 2019.
Nouméa - Doumbéa.
J’ouvre un œil à 5 h 30 et me lève après avoir entendu bouger dans le salon.
Je croise Eric qui part marcher de bonne heure puis Jérôme pour son footing matinal avant d’aller au boulot.
De retour dans la chambre, je repique un somme jusqu’à 7 h pour me lever à 8 h.
Anne-Laure revient de son footing ainsi qu’Eric de retour également de sa marche. Décidément, il n’y a que moi qui ai paressé ce matin !
Il fait très beau et on en profite bien entendu pour prendre ensemble le café sur la terrasse.
En regardant au loin le Mont-Dore et la baie de Sainte-Marie, j’ai l'impression d'être parti la veille et tout me semble familier. Normal.
On discute de nos activités pour cette première journée mais ce sera plutôt tranquille, sans planning particulier et probablement à ne pas faire grand chose. Néanmoins, Eric a oublié quelques affaires en France ce qui nous incite à bouger en ce milieu de matinée.
Vers 10 h 45, nous partons donc au "Decathlon" de Doumbéa puis une fois les rapides emplettes terminées, nous revenons tranquillement à 11 h 30 vers Nouméa.
Vu l’heure, on décide naturellement de rester en ville pour déjeuner et on choisit d'aller aux "3 Brasseurs", dans la baie des Citrons.
En ville, Eric et moi retrouvons les rues, les places ainsi que les principaux lieux que nous avions arpenté l'an dernier. A l'anse Vata, nous apercevons l’îlot Canard et l’îlot Maitre. Il n’est pas impossible que nous y retournions mais ce sera bien entendu en fonction de notre planning qui me semble sera probablement bien rempli !
A 11 h 40, nous voici dans la baie des Citrons et à peine 10 mn plus tard, nous sommes à table sur la terrasse des "3 Brasseurs" en constatant que le resto est pratiquement vide malgré l’heure du déjeuner.
Je me prends un tartare de thon avec des pommes sautées accompagné bien entendu par une bière "3 brasseurs" brassée ici même au rez-de-chaussée de l’établissement.
Nous ne manquons pas d’ailleurs d’y faire une petite visite avant de repartir.
Nous sommes de retour à l’appart à 13 h 15 et ce sera pour cet après-midi repos total à ne pas faire grand-chose. Ce sera très bien pour cette première journée d’autant plus que la météo est capricieuse avec un peu de pluie fine et du vent.
Pendant que l’on prend le café, Anne-Laure nous explique qu’elle repart avec les enfants le mois prochain et que Jérôme restera ici un mois de plus.
Ils ont commencé à vendre pas mal de choses avant leur départ y compris la Renault Scenic.
Eric et Anne-Laure partent ensuite faire la sieste et je reste sur la terrasse, tranquille, à commencer à saisir mes notes et surtout me délasser avec la vue sur le Mont-Dore.
Vers 15 h 30, il est l’heure d’aller chercher Léa et Hugo à leur école respective et sur le chemin, on apprend que la fameuse réplique de l’Endeavour, le navire de l’explorateur James Cook, est amarré ici même au port, celui que nous pensions voir à Sydney ! Tout s’explique.
Il y a un monde fou pour admirer ce magnifique voilier et de plus, nous avons la chance de le voir appareiller et de le voir prendre la mer.
Nous regagnons l’appart vers 16 h 30 et nous décidons, Eric et moi, d’assister à notre premier coucher de soleil au Mont Vénus. Quelques minutes après être en place, Jérôme arrive de son travail et nous rejoint après nous avoir vus le long de la rue.
Le spectacle est au rendez-vous en espérant qu’il y en aura beaucoup d’autres !
A 18 h 30, nous sommes sur la terrasse à papoter. Anne-Laure est partie à la danse et Eric me donne sa petite caméra qui me servira, j’espère, à prendre quelques films sympas durant le séjour.
Après le retour d’Anne-Laure, on continue à bavarder jusqu’à 20 h 30 et on en profite pour parler du week-end prévu à Poé ainsi que les balades potentielles durant le séjour.
Ce soir au dîner, ce sera un thon grillé cuisiné par Jérôme accompagné d’un excellent gratin de vermicelles préparé par Anne-Laure.
Tout va bien et vers 22 h 30, il est temps d’aller au lit. |
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Vendredi 10 mai 2019.
Nouméa - Doumbéa - La Tontouta – Boulouparis – La Foa - Moindou – Bourail, Poé.
Je me réveille à 6 h 30 mais j'attends que les enfants soient partis avant de me lever.
Vers 8 h, je suis sur la terrasse et tout est calme. Jérôme est parti depuis longtemps au travail, Eric roupille encore et Anne-Laure est allée accompagner les enfants à l'école.
Il y a un peu de vent ce matin et le ciel est légèrement couvert avec néanmoins quelques rayons de soleil au milieu des nuages.
Après la journée de repos d’hier, nous allons donc passer le week-end à Poé. Nous connaissons l’endroit pour y avoir été l’an dernier mais cette fois-çi, nous ne serons pas au camping mais logerons plutôt dans un bungalow.
Question organisation, Eric et moi partirons en milieu de matinée car Jérôme travaille et les enfants sont à l’école. On se retrouvera sur place en fin d'après-midi et on se chargera de récupérer les clefs du bungalow.
J’ai préparé mon sac pour 3 jours, la Jeep Cherokee est prête et à 10 h 20, nous prenons la route.
C’est Eric qui conduit et à la sortie de la ville, on s’arrête au "Carrefour" de Doumbéa pour prendre quelques victuailles indispensables pour notre séjour tels que de la bière, Whisky et accessoirement quelques packs d’eau. On profite de cette première pause pour retirer des "Francs" au distributeur et grignoter un morceau à la cafétéria "Iris". Un début de mal au bide m'incite à ne prendre qu'un coca et de passer par la pharmacie avant de repartir.
Nous prenons la Route Territoriale N°1 (RT1) en direction du nord et nous avons pratiquement toute la journée pour arriver à destination.
A l’approche de midi, nous sommes à l’approche de l’aéroport de la Tontouta et on se dit que l’on pourrait se faire une rapide pause déjeuner dans la brasserie de l’aérogare.
Une petite salade, une bière et on reprend la route pour nous arrêter une nouvelle fois à 13 h 30 devant l’entrée de la ville de La Foa, au pied du grand pont métallique qui permettait, jadis, d’entrer dans la ville par cette ancienne route.
L’an dernier, nous avions été chassés par la pluie mais cette fois-ci, nous pouvons y flâner un peu plus longtemps.
Nous reprenons la route et faisons une nouvelle pause à 14 h au cimetière militaire Néo-Zélandais situé à proximité de route et à quelques kilomètres au sud de Bourail, dans le quartier détaché de Nessadiou.
Bourail était le principal camp Néo-Zélandais pendant la guerre du Pacifique et en 1943 fut créé ce cimetière pour les soldats tombés pendant le conflit.
242 soldats y sont enterrés et 449 noms sont inscrits sur un monument érigé au fond du cimetière.
Nous y restons environ ¼ d’heure et continuons notre route en direction de l’entrée de Bourail.
Là, nous quittons la RT1 et prenons la route de Poé.
Il est 14 h 40 quand nous arrivons à l’approche de notre destination finale et nous avons un peu de temps pour faire une dernière pause à la plage de la Roche Percée.
L’endroit était sympa l’an dernier par beau temps mais le ciel est très couvert aujourd’hui, ce qui rend le site moins attrayant.
Nous n’y restons donc pas très longtemps et arrivons à la plage de Poé peu après.
Il est 15 h et plutôt que d’aller directement à l’hôtel, nous filons au "Rêve de Némo", le complexe où nous étions l’an dernier.
Là, c’est détente assurée pendant un bon moment en se disant "On est pas bien là ?"
A 17 h, il est temps de nous rendre à l’hôtel de Poé situé à proximité. L’endroit a l’air très bien et constitué d’un ensemble de bungalows.
On récupère les clefs et découvrons le nôtre. Très bien.
Il y a une chambre et une salle de bain au rez-de-chaussée, un canapé dans le salon, une petite cuisine et à l’étage, une autre salle de bain et un grand lit sur la mezzanine.
En attendant que la famille arrive de Nouméa, on part se balader sur la grande plage toute proche.
Manque de bol, c’est marée basse et il est trop tard pour assister au coucher de soleil. Tant pis et on tentera une nouvelle fois demain !
De retour au bungalow, Anne-Laure, Jérôme et les enfants ne tardent pas à arriver.
Il est 18 h et on s’installe tranquillement.
J’hérite du canapé dans le salon. Cela ne me dérange pas du tout, il m’a l’air confortable et cela m'ira très bien.
Pour ce soir, ce sera un simple mais bon apéro et à 21 h 30, tout le monde part se coucher.
Je pense que demain sera une journée très tranquille à ne pas faire grand-chose et ce sera très bien ! |
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Samedi 11 mai 2019.
Bourail, Poé.
Je me suis réveillé à 6 h 30 et j’ai très bien dormi sur le canapé.
Il fait déjà jour et vers 7 h 30, je suis sur la terrasse avec Hugo qui est venu me rejoindre.
Côté météo, ce n’est pas terrible. Il y a un peu de soleil mais le ciel est tout de même couvert et à 8 h, une pluie fine commence à tomber.
Pour le moment ce n’est pas bien méchant mais en espérant que cela ne dure pas la matinée.
Vers 8 h 30, tout le monde est levé et pendant le petit-déj tous ensemble sur la terrasse, nous discutons du planning de la journée. Il sera fort simple : Plage.
A 9 h 45, nous y partons à pied tous ensemble et arrivés sur place, on ne voit pas grand monde. Il faut dire que la plage est tellement grande qu’il y a l’embarras du choix pour s’installer.
Nous sommes prêts, Eric et moi, pour notre première baignade de l’année et qui plus est dans la mer de Corail. J’ai amené bien entendu avec moi mes palmes, mon masque et mon tuba pour aller explorer la faune et la flore sous-marine.
Jérôme et Anne-Laure ont également amené avec eux un "Paddle", c'est-à-dire une planche de surf sur laquelle on doit se tenir debout et avancer sur l’eau à l’aide d’une pagaie.
Après quelques hésitations, je me lance pour une initiation. Le plus dur est de monter sur cette planche et se tenir debout. Une fois cette formalité accomplie sans tomber à l’eau, c’est assez facile et très agréable de "surfer" sur l’eau à l’aide de la pagaie.
On reste sur la plage jusqu’à 12 h 45 et tandis que mes amis rentrent au bungalow, je m’accorde une petite balade, tout seul, jusqu’à une petite cocoteraie un peu plus loin et le long de la plage.
Je ne fais qu’un aller-retour et regagne le bungalow au bout de 15mn pour le déjeuner.
L’après-midi sera consacrée au repos et à se prélasser sur la terrasse malgré le vent. La seule action aura été de réserver pour ce soir au "Rêve de Némo", cela nous semblait évident d’y retourner !
Vers 16 h 45, nous retournons sur la plage afin de nous balader à pied au bord de l’eau. Nous effectuons une longue marche mais au niveau coucher de soleil, c’est le bide car il est caché derrière les nuages. Dommage.
Nous retournons au bungalow à la nuit tombante et à 19 h 30 nous partons en voiture au "Rêve de Némo". Nous y retrouvons l’ambiance chaleureuse de la terrasse et ses lumières tamisées.
Je me souviens d’un fameux menu poulet-frites, certes banal mais oh combien copieux et bien présenté. J’y pensais depuis ce matin mais … plus de poulet ! Du coup, je me prends une assiette broussarde.
Le repas est très agréable et on s’émeut de voir des jeunes en difficulté pour allumer le feu d’un barbecue. Apparemment, le bois est humide tout comme le barbecue lui-même et on les voit pendant un bon moment se débattre au milieu de la fumée.
Nous sommes de retour au bungalow à 21 h et après un peu de bavardage sur la terrasse, tout le monde part au lit à 22 h.
Demain après-midi, nous repartons sur Nouméa. |
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Dimanche 12 mai 2019.
Bourail, Poé – Bourail – Moindou – La Foa – Boulouparis – La Tontouta - Nouméa.
Je me lève tranquillement à 7 h 30 et comme hier, j’ai passé une bonne nuit sur mon canapé.
Dehors, il fait plutôt beau malgré quelques nuages qui cachent le soleil par intermittence.
Hugo est encore le premier à me retrouver sur la terrasse et la petite famille ne tarde pas à nous rejoindre un quart d'heure plus tard.
Depuis mon départ de Nouméa, j’avais mon léger mal au bidon qui persistait mais depuis ce matin, cela va mieux. Pourvu que cela dure !
Après le café, nous rangeons le bungalow afin de le libérer pour 10 h.
Tout est ok avec la réception et à 10 h 15, on prend les voitures pour aller à l'autre bout de la plage de Poé, là même où nous avions pris l’an dernier un bateau en fond de verre pour une excursion vers la barrière de corail.
L’agence et le bateau sont toujours là ainsi que le petit snack-bar situé juste à côté.
La plage est située en contrebas de la côte, ce qui nous permet d’avoir une vue superbe sur le lagon avec ses différentes couleurs de bleu et au loin la barrière de corail. Le ciel est très couvert mais cela reste un magnifique endroit.
Nous sommes totalement seuls sur cette plage immense, prêts pour une baignade dans le lagon et une nouvelle séance de "Paddle".
Nous y restons tout le reste de la matinée et à 13 h 30 nous profitons du snack-bar encore ouvert pour déjeuner sur place. Il y les traditionnels hamburgers frites mais je prends qu’une salade composée mais néanmoins très copieuse.
Tout va très bien mais avec le ciel de plus en plus menaçant, une pluie fine ne tarde pas à tomber une heure plus tard mais ce n’est pas bien méchant car de toute manière, nous devons rentrer sur Nouméa.
La famille repart dans la foulée tandis qu’Eric et moi avons le temps pour flâner et profiter d’effectuer une dernière pause au "Rêve de Némo".
A 15 h15, il est temps de prendre la route sous un ciel gris noir.
Nous passons La Foa à 16 h, avec une pluie cette fois-ci continue et la circulation commence à être plus dense, probablement du fait que l’on est dimanche et c’est le retour de week-end.
Comme à l’aller, on continue à voir quelques drapeaux kanaks le long de la route, dans les arbres, dans les taillis, voire même au dos des camionnettes.
Nous arrivons à l’appart à 17 h 50.
Jérôme et Anne-Laure nous attendaient pour partir faire du footing afin d’éliminer les quelques abus du week-end. Humm, je ferais bien d’en faire autant mais question footing ... Non, ce n’est pas trop mon truc !
On reste donc Eric et Moi avec les enfants à trier nos photos, regarder nos messages et papoter sur la terrasse en attendant leur retour.
Puis la soirée est très tranquille et pour ce soir au diner, ce sera légumes et les restes du week-end.
Fatigués de notre journée et de la route, tout le monde part au lit à 22 h.
Demain, ce sera repos et balade dans Nouméa. |
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Lundi 13 mai 2019.
Nouméa.
Cette nuit, j’ai très mal dormi à partir de 3 h du matin et ce jusqu'à 5 h sans trop savoir pourquoi ?
Je me lève à 8 h 30 et il fait un temps magnifique avec un beau soleil.
J’ai le moral en berne avec un soupçon de mauvaise humeur que je garde pour moi du fait de mon insomnie de cette nuit également parasitée par un mal aux oreilles qui commence à s’installer. Décidément !
Après le petit-déj, on cherche avec Eric un "Road-Trip" pour les 3 prochains jours, c'est-à-dire un itinéraire pour notre balade en voiture prévue dans la Province Nord.
Pas facile, voire contraignant pour nous deux d’établir un tel périple mais Anne-Laure prend les choses en main et nous réserve dans un premier temps des hôtels qu’elle a fréquenté avec ses parents l'an dernier.
Suite à ses propositions, un itinéraire est établi et on y ajoute en bonus la visite des mines de Thebaigi, près de Koumac. Un très grand merci à elle !
On avait bien pensé aller également dans l’une des îles Loyauté mais cela fera vraiment beaucoup trop !
La matinée est tranquille à rester à la maison et après le déjeuner composé d’aiguillettes de poulet et haricots verts, on fait une pause sur la terrasse. Il y a un beau soleil avec néanmoins un peu de vent et la vue sur le Mont-Dore et la baie est toujours aussi superbe par ce temps.
A 14 h, Eric et moi partons pour notre petite balade pour l’après-midi. Ce sera calme et on se limitera à la baie des Citrons.
On emprunte tout d’abord le sentier boisé qui descend directement vers la baie de l’Orphelinat, beaucoup plus sympa que la rue !
Après avoir longé la côte, on arrive devant la baie des Citrons et on fait une pause à 14 h 45 au bar des "3 brasseurs".
Attablés à la terrasse avec une bonne "Manta", on s’aperçoit qu’un paquebot australien est arrivé récemment car un lot de touristes vient d’arriver en ville.
C’est notre petit spectacle du moment et on les voit passer dans le petit train ou à pied le long du front de mer, tellement reconnaissables à leurs bracelets vert, orange ou bleu.
Nous sommes tellement bien ici que l’on y reste à papoter jusqu’à 16 h 45 et sur le chemin du retour, on profite même d’un coucher de soleil sur la baie ainsi que tout au long du front de mer.
A 18 h, nous sommes à la maison et pour la soirée, Virgil vient nous rejoindre pour le dîner.
En effet, sa mission à Nouméa pour les élections Provinciales est terminée et il doit rentrer sur Sydney dès demain matin.
Du coup Anne-Laure a commandé un grand plat de Sushi, ce qui sera impeccable pour un bon apéro dinatoire !
On passe une soirée très sympa jusqu’à minuit et il est temps maintenant d’aller se reposer.
Demain, c’est le départ pour notre périple vers le nord. |
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Mardi 14 mai 2019.
Nouméa - La Tontouta – Boulouparis – La Foa – Moindou – Bourail, Poé - Bourail - Poya (Province Nord) - Pouembout - Poindimié.
Il a bien plu cette nuit, ce qui a légèrement perturbé mon sommeil à cause du bruit sur les gouttières mais rien de bien méchant car je me réveille comme d’hab vers les 6 h 30 et me lève en forme une heure plus tard.
Après la météo de cette nuit, le ciel est resté bien couvert ce matin.
Un petit café et il est temps de préparer tranquillement mon sac pour notre virée de 4 jours.
Jérôme et Anne-Laure nous ont laissé la Jeep Cherokee pour le séjour et à 9 h 30 on prend la route, toujours avec une météo capricieuse.
Pour le début de ce périple vers le nord, nous reprenons la même route que vendredi dernier et à 12 h tapante, nous sommes à l’approche de Bourail.
D’emblée, on décide en cœur de faire un crochet par Poé pour déjeuner et bien entendu, au "Rêve de Némo".
Je me prends une "Manta" bien fraîche accompagnée d’une salade de poulet et du cerf. Miam !
On serait bien resté à nouveau à flemmarder mais nous avons encore pas mal de route pour arriver à notre première étape de ce soir.
On continue donc vers le nord en direction de la ville de Koné avec de belles routes larges.
Dans la ville de Poya, nous entrons dans la Province Nord et on découvre peu après un paysage de montagnes et plaines.
A 14 h 30 et avant d’attaquer la traversée vers la côte Est, on prend de l’essence un peu avant Koné puis prenons la Route provinciale Nord 2 (RPN 2), plus connue sous le nom de "Transversale Koné Tiwaka", reliant les deux côtes de la Grande Terre par la Chaîne centrale entre Koné à l'ouest et les communes de Poindimié et Touho à l'est.
La Province Nord est réputée pour être beaucoup plus indépendantiste que celle du sud.
Et cela se voit bien ! Ici les traces du référendum de novembre dernier sont encore bien visibles.
On voit un peu partout des symboles en bleu-blanc-rouge avec le mot "Non" en son centre.
De même, de petits drapeaux kanaks sont de plus en plus présents sur le bord de la route et on en voit même dans les arbres et dans les taillis.
On traverse le territoire de nombreuses tribus, toutes annoncées et matérialisées par des pancartes à leurs noms.
Il y beaucoup de stands avec fruits et légumes mais vides pour la plupart, généralement devant les habitations et toujours avec le petit drapeau Kanaks.
Côté météo, ce n’est pas bien terrible car le ciel est très couvert avec un peu de pluie en prime.
La route continue à travers la montagne, à grand renfort de virages, avec toujours quelques maisons isolées mais sans villages, ni hameaux.
Nous faisons une première pause à 15 h au col de Tango. Malgré les nuages, nous avons une vue magnifique sur la Chaîne centrale, le massif montagneux qui s’étire sur toute la longueur de la Grande-Terre.
On reprend notre chemin et après une nouvelle pause à 15 h 35, nous atteignons la côte Est puis empruntons la RT3 vers le sud en direction de Pondimié.
Le paysage a changé dorénavant. Nous ne roulons plus à travers de vastes plaines comme sur la côte Ouest mais plutôt entre la mer et la montagne au milieu d’une végétation plus dense.
On arrive à l'hôtel "Tieti" à 16 h 10, notre étape de ce soir.
L’accueil est irréprochable et nos chambres individuelles sont indécentes de confort !
Après nous être confortablement installés, on part se balader dans le complexe hôtelier, très bien agencé, puis le long de la plage totalement vide.
De retour aux bungalows, on s’offre un petit apéro avant d’aller dîner au resto de l’hôtel à 19 h 30.
Côté buffet, rien à dire, tout est vraiment très bien et on passe un bon moment à table à papoter.
La route nous a néanmoins bien crevés et à 22 h 50, il est temps d’aller au lit. Demain, nous continuons notre route. |
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Mercredi 15 mai 2019.
Poindimié - Touho - Hienghène - Bac de la Ouaième - Pouébo - Ouégoa - Koumac - Boat Pass - Malabou.
J'ai mis le réveil à 5 h 45 afin d’observer le lever de soleil sur la mer.
Le temps est superbe de bon matin mais, pas de bol, le soleil est caché derrière les nuages et n'apparaît qu'à 6 h 30. Dommage … mais cela reste un agréable matin au bord de la mer.
J’en profite néanmoins pour me balader le long de la plage bordée de cocotiers avant de nous retrouver dans salle du restaurant vers 8 h.
Après un copieux petit-déjeuner, nous sommes prêts pour le départ et on regrette vraiment de ne pas rester une journée de plus mais l’objectif est de poursuivre notre itinéraire.
Pour nous consoler, il fait un temps magnifique et idéal pour continuer notre route vers le nord.
On reprend donc la RT3 puis la RPN10 à l’embranchement de la "tranversale" empruntée hier.
La végétation est de plus en plus luxuriante grâce au climat tropical de côté-ci de la Grande Terre et il n’est plus étonnant de voir des cocotiers un peu partout le long de la route du bord de mer.
On fait une première pause à 9 h 45 un peu avant le village de Touho et le long d’un espace aménagé en aire de pique-nique, très bien entretenu, avec une vue superbe sur la côte. Après quelques photos, on reprend notre chemin toujours en direction du nord.
Le long de la route et comme hier dans la "Transversale", on aperçoit de plus en plus de petits stands devant les habitations avec fruits, légumes et plantes.
Pour tout dire, on est très isolé de tout, avec très peu de circulation, mais on voit néanmoins par moment des gens au bord de la route et ils nous disent tous bonjour d'un signe de la main.
On atteint la ville de Hienghène à 10 h 50.
C'est un des endroits les plus touristiques de la Province Nord notamment grâce à son lagon et ses falaises de calcaire noir, dont les plus célèbres représentent une poule couveuse et un sphinx.
Juste à l’entrée sud du village, on s’arrête à un espace très bien aménagé avec places de parking et tables de pique-nique. Un petit sentier permet d’accéder à un belvédère et le panorama est effectivement magnifique avec une vue imprenable sur le site.
Nous reprenons notre circuit à 11 h 15 toujours en remontant vers le nord et le relief commence de nouveau à changer. A certains endroits, la côte est à flanc de montagne laissant un simple passage à la route puis le paysage alterne cascades, embouchures de rivières, cocoteraies et végétation luxuriante.
A midi, nous sommes à l’approche d’un lieu insolite appelé le bac de la Ouaième où l’on doit prendre une barge pour traverser la rivière et rejoindre les deux côtés de la route principale.
La rivière n’a jamais possédé de pont et le seul moyen d'atteindre l'autre rive est d'embarquer sur ce bac, jour et nuit, gratuitement. Il est d'autant plus célèbre et symbolique du fait qu'il est le dernier de ce genre en Nouvelle-Calédonie.
Il n’y a qu’une seule barge et celle-ci fait la navette à chaque fois qu’un véhicule se présente. Il y a quelques places pour 3 ou 4 voitures maxi mais il faut avouer qu’il n’y a pas foule non plus au niveau trafic sur cette partie de territoire.
L’attente n’est pas très longue et nous sommes les seuls pour cette courte mais néanmoins pittoresque traversée !
De retour sur la route principale, on s’aperçoit rapidement que celle-ci est plus défoncée qu’auparavant et visiblement beaucoup moins entretenue.
La contrée est encore plus sauvage et on voit de moins en moins de monde au bord de la route à croire que le bac était une frontière entre deux mondes.
Même la météo devient incertaine avec un ciel couvert et du soleil en alternance.
Au bord de la route les boîtes aux lettres sont originales et faites avec n'importe quoi tels que de vieux micro-ondes, des ordinateurs ou des boites diverses. Marrant.
En plus des drapeaux Kanaks, on voit également inscrit de plus en plus partout des "Oui" à l'indépendance, notamment au col d'Amos où l’on s’arrête faire une pause à 13h 20.
Les slogans sont sans appels : "Voter oui, fnlks", "La Kanaky aux Kanaks", "Kanaky vaincra"
Nous avons quitté la côte depuis quelques kilomètres et, passé le col, on change radicalement de paysage qui devient beaucoup plus aride et ce, jusqu’a notre arrivée à la ville d’Ouégoa.
Nous sommes à présent sur la RPN7 et atteignons la RPN1 à 14 h. De là, la route continue plus au nord vers Poum, notre étape de ce soir mais nous profitons d’être à proximité de la ville de Koumac, à 10 km plus au sud, pour aller faire le plein d’essence.
Ceci fait, nous prenons la direction de Poum et avant de rejoindre notre hôtel, on file plus au nord vers la pointe Nahârian, plus communément appelé "Boat Pass".
Avant de partir de Nouméa, Anne-Laure nous avait conseillé de nous rendre vers ce bout du monde qui s’avère être l’extrême nord de la Grande Terre, le point le plus septentrional de la Nouvelle-Calédonie et un endroit très très loin de toute civilisation.
Seule l’île de Baaba est visible devant nous mais au-delà, c’est la petite île de Wala et l’Océan Pacifique jusqu’aux îles Salomon situées à 1500 km.
On quitte "Boat Pass" à 16 h et rejoignons cette fois-ci l’hôtel "Malabou Beach", notre étape de ce soir.
On s’installe tranquillement dans notre bungalow, moins luxueux et plus petit qu’hier mais néanmoins confortable. Le complexe hôtelier est vide et nous sommes pratiquement les seuls clients.
Après un bon apéro à 17 h, nous partons dîner dès l’ouverture du restaurant d’autant plus que le petit-déj de ce matin est bien loin ! Il n’y pas la foule et tout est très bien, y compris le cadre très sympa en terrasse.
De retour au bungalow, une dernière bière et au lit à 23 h.
Demain, d’autres découvertes nous attendent. |
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Jeudi 16 mai 2019.
Malabou - Koumac - Tiébaghi - Kaala-Gomen - Voh - Koné - Pouembout - Poya - Bourail (Province Sud) - Bourail, Poé – Moindou – La Foa - Farino.
On a mis le réveil plutôt de bonne heure ce matin car nous avons rendez-vous à Koumac à 8 h mais je me réveille néanmoins tout seul à 5 h 45. J’ai mal dormi et suis barbouillé probablement à cause du dîner d’hier soir ? Bizarre.
Du coup, je n’ai pas trop envie d’un petit-déj ce matin et je me console avec une petite balade au bord de mer jusqu’à 6 h 30.
La matinée est donc consacrée à la visite de l’ancien site minier de Tiebaghi, situé sur les hauteurs de Koumac.
On prend la route à 6 h 45 vers Koumac et arrivons devant l’Office du Tourisme, lieu de notre rendez-vous, à 7 h 30.
On est un peu en avance et de mon côté, cela va un peu mieux mais j'ai cette fois-ci une envie irrésistible de finir ma nuit.
A l’heure convenue, nous faisons connaissance de notre guide ainsi que deux couples et une jeune femme qui font eux aussi partie du groupe.
Nous partons en convoi vers le nord par la RPN1 et bifurquons vers la route qui nous mène sur les hauteurs. Après environ 7 km de montée, nous arrivons à l’entrée de l’ancien village de Tiebaghi.
La guide nous annonce que la visite va durer environ 3 h et elle nous explique tout d’abord l’objectif de son association appelée "Sauvegarde Patrimoine Minier et Historique Nord Calédonien" (ASPMHNC) qui s’occupe de la sauvegarde de ce lieu inscrit au patrimoine historique, de la réhabilitation de plusieurs bâtiments et de la préservation des objets d’époque.
On se trouve donc sur l’ancien site minier de Tiébaghi qui fut la plus importante mine de chrome au monde ! Le minerai a été découvert en 1877, l’exploitation a commence en 1901 et un village entier fut construit afin d’accueillir les travailleurs et leurs familles.
Au fil des années, Tiébaghi se modernisa et une boulangerie ouvrit ses portes puis une école, une salle des fêtes, une chapelle, une infirmerie et un groupe électrogène, leur prodiguant ainsi l’autonomie nécessaire.
En 1945, il y avait environ 1 500 habitants mais l’instabilité du marché mondial et la baisse de compétitivité du marché calédonien entraînèrent la fermeture de la mine de Tiébaghi en 1964 et le départ de tous les mineurs.
Un groupe canadien racheta alors le site et le modernisa permettant une reprise de l’activité en 1976 mais la production sera de courte durée puisqu’en 1989, les réserves de chrome seront épuisées entraînant sa fermeture définitive.
On visite successivement plusieurs bâtiments encore debout tels que l’infirmerie, la boulangerie et le "comptoir" transformés en véritables petits musés où un grand nombre d’objets sont exposés.
La chapelle ainsi que la salle des fêtes sont également très bien conservés tandis que les bâtiments de l’ancienne direction ont presque tous disparu.
A l’intérieur de la grande centrale électrique, les vestiges des groupes électrogènes et autres matériels rouillés semblent figés dans le temps tout comme à l’extérieur, les wagonnets et les outils situés dans les ateliers et autour du téléphérique.
On se régale de se promener à travers ce "village-musée" et la visite se termine par une petite grimpette au sommet du cratère, appelé également "l’entonnoir", qui était le premier site d’exploitation de la mine à ciel ouvert jusqu’au début des années 20. Incroyable de penser au travail titanesque effectué par les mineurs à l’époque.
Nous quittons le site un peu avant midi avec le sentiment d’avoir passé un excellent moment à la découverte de ce magnifique patrimoine calédonien.
De retour à Koumac et avant de prendre la route, on s’arrête pour casser la croute au "Tropix", un petit snack très accueillant.
On y reste environ une heure puis après avoir fait le plein du "Cherokee", nous partons cette fois-ci vers le sud par la RPN1 en direction de Kaala-Gomen.
Passés la bourgade, nous empruntons la RT1 toujours vers le sud et à travers de vastes plaines pour l’élevage.
A la hauteur de la ville de Voh, il y a une attraction touristique appelée "Le Coeur de Voh", une clairière naturelle en forme de cœur au milieu de la mangrove mais nous n’avons pas trop le temps de nous arrêter et on se contente d’apercevoir après Voh, l’immense site industriel de Vavouto, un complexe minier pour l’extraction du nickel.
Du côté météo et depuis notre départ de Koumac, ce n’est pas bien brillant car le ciel est très nuageux et d’ailleurs, après la traversée de Poya, une pluie fine commence à tomber.
Le paysage continue à défiler et à la hauteur de Bourail, on ne résiste pas à l’idée d’aller vers Poé faire une pause au "Rêve de Némo" mais arrivés sur place, pas de bol, c’est fermé.
On revient donc sur la RT1 et on fait un nouvel arrêt rapide à 16 h 40 au cimetière des arabes tandis que la pluie recommence à tomber.
Après environ 55 kilomètres et avant de bifurquer vers Farino, notre étape de ce soir, on pousse jusqu’à La Foa à 17 h 15 pour aller faire quelques courses au "Leader Price".
Nous revenons ensuite vers la ville de Farino à la tombée de la nuit et arrivons au "Refuge de Farino" non sans quelques difficultés. En effet, notre étape de ce soir est en pleine forêt, il n’y pas beaucoup d’indications depuis que nous avons quitté la route principale et le GPS peine à nous guider sur cette voie urbaine forestière et qui semble quelque peu accidentée.
Arrivés sur place à 18 h, nous sommes accueillis par Florence, la propriétaire, qui nous attendait avant de partir et qui s’inquiétait un peu.
Elle nous dit que nous sommes les seuls clients vu la saison et que l’on peut avoir chacun notre bungalow. Impeccable.
De plus, elle nous informe sur le fait qu’il n’y a, bien entendu, pas de restaurant sur place et nous conseille le "La corne de Cerf" pour ce soir, près du centre ville de Farino. A voir.
Après le départ de Florence, on reste donc seuls et on s’installe tranquillement, peinard, dans nos bungalows respectifs. L’intérieur est très sobre mais tout à fait correct avec une petite cuisine pour de petits séjours.
Avant d’aller dîner en ville, j’envoie un petit message au frangin pour son anniversaire. Avec les 9 h de décalage horaire, il est 10 h du matin à Paris et il devrait le recevoir en direct !
Nous filons ensuite en ville à 19 h 15 et arrivons un quart d’heure plus tard au "Corne de Cerf", le resto conseillé par Florence.
On ne peut guère se tromper, il n’y avait rien d’autre ouvert sur le chemin et c’est le seul indiqué sur la route.
Le lieu semble familial et le cadre plutôt rustique mais l’accueil est très sympa.
Le patron nous informe de suite qu’il ne prend pas la carte bleue et que l’on peut, si besoin, trouver un distributeur au centre-ville de Farino.
Les poches vides de "Francs Pacifiques", on est bon pour aller en ville et on commande pour notre retour un poulet frites chacun ainsi qu’une bouteille de rosé bien fraiche.
Notre menu de ce soir est très banal mais l’ambiance est conviviale et le patron n’hésite pas à venir se joindre à notre table pour discuter avec nous de ses souvenirs passés en France !
De retour aux bungalows, on papote un peu sur la terrasse d’Eric mais la journée a été longue et je suis de retour dans ma piaule à 22 h 15.
Humm … avec la pluie de l’après-midi, l’humidité de la forêt et l’altitude, il commence à faire très frais à l’intérieur du bungalow, ce qui m’incite à rester habillé pour cette nuit.
En espérant qu’il fasse meilleur demain pour la suite de nos balades … |
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Vendredi 17 mai 2019.
Farino - La Foa – Boulouparis – La Tontouta - Nouméa.
Je me réveille tranquillement à 7 h avec le sentiment d’avoir bien roupillé.
Dehors, la végétation autour du bungalow est luxuriante.
il y a un beau ciel bleu au milieu de quelques nuages ce qui sera impeccable pour cette matinée avec des balades prévues avant notre retour à Nouméa.
Sur la terrasse, je me dis encore une fois de plus que l’on serait bien resté ici aussi quelques jours. On est en pleine forêt, il y a le chant des oiseaux et tout a l’air paisible. Il y a même un pamplemoussier sauvage tout près avec ses fruits en abondance.
j'ai le temps de flâner autour du bungalow et de regarder la nature jusqu’à 8 h 30, heure à laquelle on s'est donné rendez-vous avec Eric pour le petit-déj.
Nous retrouvons Florence à l’accueil et sommes les seuls à cette heure matinale.
On se régale de confiture de goyave qu’elle a préparée elle-même accompagnée d’un café et jus d’orange. Impeccable pour bien commencer la journée !
Anne-Laure nous avait conseillé cette étape car nous sommes à proximité du parc provincial des Grandes Fougères, un site qui mérite un détour mais on se le réserve pour cet après-midi.
En attendant et pour cette matinée, nous allons nous contenter d’une petite randonnée autour du refuge. En effet, hier en se garant au parking, nous avons vu un panneau indiquant le départ d’un sentier d’environ 3,5 km et cela nous conviendra très bien.
A 9 h 30, nous commençons cette balade d’environ 1 h 30 aller-retour. Elle a pour nom le sentier de la petite cascade et elle devrait nous mener, comme son nom l’indique, à une cascade.
Comme bien souvent, Eric a une marche plutôt sportive tandis qu’avec mes problèmes de genoux, mon allure est beaucoup plus modérée. Du coup, on ne reste pas trop ensemble durant cette petite balade et, d’ailleurs, un petit chien nous accompagne en faisant des navettes entre nous deux.
Arrivés au pied de la petite cascade, nous faisons une légère pause avec le petite chien avant de revenir au parking et de prendre la route, cette fois-ci, vers le fameux Parc provincial des Grandes Fougères.
Arrivés à l’entrée, on m'accorde le prix senior pour simplifier le tarif. J’ai encore quelques années devant moi mais il va falloir m'y habituer tout doucement !
Sur le grand plan situé à l’entrée du parc, plusieurs itinéraires sont proposés et représentés chacun par des couleurs selon les difficultés et les distances.
Après quelques hésitations et réflexions en commun, on choisit l’itinéraire appelé "Sentier du Pic Monnier", d’une durée de 3 h donc, ni trop facile, ni trop compliqué.
Depuis le col Ouano, notre point de départ, nous commençons notre parcours à 11 h et de suite nous sommes dans l’ambiance car dès les premiers pas, nous entrons dans une forêt épaisse et parsemée de fougères plus ou moins hautes.
Le sentier est bien indiqué avec des panneaux placés aux principales bifurcations.
Nous sommes à celle de l’aire des araucarias à midi et continuons vers le Pic Monnier.
Comme pour la première randonnée vers la petite cascade, Eric a une petite longueur devant moi mais nous nous retrouvons au sommet du Pic à 12 h 25 pour une première pause.
Situé à 529 m d’altitude, nous avons d’ici un beau panorama sur le parc et ses collines boisées.
Depuis le début, nous n’avons croisé pratiquement personne et de ce fait, nous avons presque l’impression d’avoir la forêt pour nous tout seuls. C’est très original !
La balade est très tranquille et plutôt que de revenir vers l’accueil, comme nous l’indique le panneau indicateur suivant, on décide de prolonger notre virée vers l’aire du houp via la traverse du pic Monnier.
Arrivés à cette aire de pique-nique, on laisse le très long sentier du Grand Kaori et prenons la direction du Col Ouano, le point de départ de notre randonnée.
Peu après, un autre panneau nous incite à aller voir de plus près un grand Banian situé au milieu d’une végétation encore plus dense. Je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà vu cette variété d’arbre remarquable qui se caractérise par sa multitude de racines aériennes. En tout cas, c’est plutôt impressionnant !
De retour sur le sentier principal et cette fois-ci un peu plus large, mon genou commence à me faire des misères et je laisse Eric continuer sur un sentier parallèle où il devrait y avoir d’autres grandes fougères.
Je le retrouve un peu plus loin et nous arrivons au col Ouano à 13 h 50.
Quelle belle balade ! cela valait vraiment le coup car on a découvert un paysage et un relief totalement différents de ce que l’on connaissait auparavant.
Nous reprenons la route à 14 h et rejoignons La Foa une demi-heure plus tard.
Sur le chemin du retour, le ciel commence à s’assombrir et c’est par une pluie battante que nous arrivons à 15 h 50 à l’entrée de Nouméa.
Quelques bouchons plus tard et toujours sous la pluie, nous arrivons à l’appart à la tombée de la nuit.
Tout va bien et tandis que des trombes d’eau s’abattent sur la ville, on raconte notre virée à la petite famille. Cela a été très bien sur toute la ligne mais cela aurait mérité un séjour beaucoup plus long à chaque étape.
On continue à évoquer nos prochaines balades et une randonnée en haut du Mont Dore est prévue avant notre retour à Paris mais ce sera compromis pour demain vue la météo. En même temps, une journée de repos sera néanmoins la bienvenue !
Ce soir, ce sera très tranquille avec un apéro pizza commandée par Anne-Laure et pour ma part, un peu fatigué de la journée, je file au lit à 21 h 35 avant tout le monde. Demain, ce sera donc … repos ! |
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Samedi 18 mai 2019.
Nouméa.
Le fait de m’être couché très tôt hier soir me fait réveiller à 3 h du matin et impossible de me rendormir ensuite.
J’ai tenté de regarder un film sur ma tablette et de regarder les habituelles actualités déprimantes venant de France. Rien à faire.
Fatalement et une fois de plus dans ces cas là, cela me fait râler de bon matin. Le moral est de nouveau en berne.
Je me lève à 8 h tout ensommeillé mais pendant le petit-déj tous ensemble, la bonne humeur de la petite famille contribue au fait que ça va beaucoup mieux.
Nous avons toujours l’idée de faire l’ascension du Mont-Dore mais ce sera de nouveau pour plus tard. En effet il aurait fallu partir plus tôt et les contraintes horaires font que ce n’est pas possible aujourd'hui mais … Ce n’est que partie remise !
On passe donc la matinée à paresser et vers les 11 h, j’accompagne Jérôme chercher un poulet rôti et faire quelques courses au "Simply" ainsi qu’à un magasin pour ordinateurs.
Nous sommes de retour à l’appart à midi, fin prêts pour l’apéro et pour déguster ensuite le poulet avec haricots verts.
A 14 h je m’accorde, comme à chacun de mes lointains voyages, ma traditionnelle petite balade tout seul et ce sera bien entendu pour cette occasion … un tour en ville.
J’ai environ deux heures devant moi et ma première étape sera la place des cocotiers.
Je descends par la rue El Alamein et par la longue avenue du Maréchal Foch qui m’amène directement sur la place en passant le long du mémorial américain, le Musée de Nouvelle Calédonie, le square Yves Tual et l’ancien Palais de justice.
Après avoir flâné un petit moment sur cette emblématique place de Nouméa, j’emprunte ensuite les petites rues avoisinantes qui me conduisent tout d’abord au pied de la cathédrale Saint-Joseph puis jusqu’à la place Bir-Hakem par la rue Frédéric Surleau.
Là, se trouve le grand monument aux morts de la ville situé à l’extrémité d’une esplanade sans clôture.
A 15 h 30, il est déjà temps de prendre le chemin du retour. Pour cela, je prends la longue rue de l’Anse Vata jusqu’à la rue Dange. J’aperçois au loin sur une colline un grand monument qui ressemble à une croix de Lorraine et la curiosité m’amène d’aller voir cet édifice de plus près.
Arrivé sur le sommet appelé le Mont Coffyn, il s’agit bien d’une croix de Lorraine, érigée pour rappeler le rôle joué par le Bataillon du Pacifique dans les combats menés par la France Libre fondée par le Général de Gaulle, lors de la Seconde Guerre mondiale.
Je ne suis plus trop loin de la résidence et à 16 h, je retrouve seulement Léa et Jérôme dans l’appart. Eric est parti faire une longue marche tandis qu’Anne-Laure est allé chercher Hugo à la ville du Mont-Dore pour l’anniversaire d’un copain.
Ce sera donc pause sur la terrasse jusqu’à 17 h, heure à laquelle nous décidons de partir tous les trois en voiture vers le Ouen Toro, pour assister au coucher de soleil.
Arrivés sur place, c’est le bide car le soleil est caché dans les nuages. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Nous repartons du coup vers le centre ville mais avant de rentrer, nous faisons une pause le long du front de mer, au parking de la côte blanche.
La nuit commence à tomber et la lune éclaire déjà la mer ainsi que la petite île Uéré située juste en face de nous. Jérôme me signale qu’il n’est pas rare d’apercevoir un aileron entre les vagues et tout près du bord car c’est en effet au crépuscule que les adorables squales locaux viennent pour dîner.
Avant de repartir, j’en profite pour m’exercer à la photo de nuit avec quelques conseils de Jérôme mais il y a encore du boulot !
Nous sommes de retour à l’appart à 18 h et la petite famille est au complet y compris Eric, revenu de sa marche de 12 km !
Avant dîner, j’envoie un message à Marie-Alix pour ses 12 ans et je m’exerce une dernière fois à la photo de nuit sur la terrasse mais .... non, décidemment, ce n’est pas encore du grand art !
A 19 h 30, c’est apéro dinatoire sur la terrasse avec des restes de pizza, de poulet, de nouilles et d’haricots verts. Tout va bien d’autant plus que Jérôme et Anne-Laure nous annoncent qu’ils nous ont concocté une virée pour la journée de demain mais où ? Mystère ! C’est la surprise ! |
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Dimanche 19 mai 2019.
Nouméa - Nouméa, l’îlot Amédée.
Je me réveille à 5 h 45 après avoir bien dormi, me lève rapidement et profite d’un beau lever de soleil sur la baie depuis la terrasse.
Donc ce matin, nous ne savons toujours rien sur cette fameuse surprise …
Jérôme et Anne-Laure nous ont simplement dit hier soir qu'il fallait se lever de bonne heure, que l’on partait pour la journée et qu’il fallait prendre le nécessaire pour la baignade et PMT (Palmes-Masque-Tuba). Rien de plus.
A 6 h 30 et contrairement à l’habitude, je me prends un bon petit-déj composé de tartines confiture, d’un jus d’orange et d’un café. On essaie d’en savoir un peu plus sur la surprise en question mais … rien à faire !
On part à 2 voitures à 7 h 30 et à peine 10 mn plus tard en ville, on s'arrête au port Moselle devant l'embarcadère pour les îles, notamment celui de l'îlot Amédée.
Héhé, c'est donc là que nous allons passer la journée.
Avec Eric, cela ne nous avait pas trop emballé l'an dernier car c'était un package tout prêt avec animations et pas forcément à notre goût. Mais là, en famille, ce sera différent !
On embarque à bord du Mary D Seven, un navire de 39m de longueur et pouvant accueillir 200 passagers. Il dispose de trois ponts dont le pont principal aménagé avec un bar, une cuisine, une piste de danse, un espace bagages et plus de 100 places. C’est sur celui-ci où nous nous trouvons.
Pendant la longue attente avant le départ, Anne-Laure nous explique qu’elle n’a pas choisi ce jour au hasard et qu’elle s’était d’ailleurs renseignée auparavant de la présence, ou non, d’un paquebot d’Australiens à Nouméa.
Elle nous raconte que s’ils sont là, c’est la cohue et ils sont prioritaires sur tout au dépend des non-croisiéristes.
Effectivement, il n’y a pas grand monde à bord et c’est très bien !
A 8 h 45, c’est le départ. On nous donne les habituelles consignes de sécurité mais malheureusement il n’y a pas la possibilité de sortir dehors. Dommage, moi qui d’habitude aime bien flâner sur le pont pendant la navigation.
Durant notre journée, plusieurs activités seront proposées et nous en sélectionnons quelques unes sachant que certaines sont comprises dans le forfait, d’autres non et que, bien entendu, il y a aura "quartier libre" le reste du temps.
Parmi les incontournables, il y a un tour guidé de l’île à pied, l’accès en haut du phare ainsi qu’une balade en bateau à fond de verre. Pour le déjeuner, un buffet est également au programme accompagné de danses du Pacifique sud.
Après 45 mn en mer, nous arrivons à l’îlot Amédée à 9 h 30.
A peine débarqué sur la plage, nous faisons connaissance avec un fameux "Tricot rayé", un serpent endémique de la Nouvelle-Calédonie, autant craintif qu’extrêmement venimeux. Ces charmantes bestioles sont des serpents aquatiques mais à terre … la meilleure chose à faire est de ne pas les déranger !
Nous filons ensuite directement à l’accueil pour prendre nos tickets d’accès au phare. Ce sera notre première activité de la journée et en l’absence de touristes australiens, il n’y a pas grand monde, fort heureusement.
Afin de sécuriser l’entrée du port de Nouméa, ce phare a été réalisé en 1862 à Paris, amené en pièces détachées sur l’îlot au début de l’année 1865 et enfin inauguré le 15 novembre de la même année.
Nous sommes obligés d’y monter par petits groupes mais après avoir gravi les 247 marches par un escalier à vis, la vue depuis la plateforme sur le lagon, les récifs ainsi que les paysages montagneux de la chaîne centrale de Nouvelle-Calédonie est tout à fait superbe.
Nous y restons une bonne demi-heure puis nous nous dirigeons vers le ponton d’embarquement où nous avons rendez-vous à 10 h 30 pour un tour en bateau à fond de verre.
Nous sommes environ 20 à bord, accompagnés par des bénévoles de l’aquarium de Nouméa et cette balade doit nous emmener au dessus des récifs pour observer patates de corail, poissons et tortues.
Malgré une eau un peu trouble, les bénévoles nous expliquent très bien la flore et la faune que nous observons.
Nous sommes de retour à terre au bout d’une demi-heure et nous avons un autre rendez-vous à 11 h 15 pour une balade guidée autour de l’îlot, notre dernière activité avant d’aller déjeuner.
En effet, la zone est protégée et rien de tel qu’une visite accompagnée pour découvrir les richesses naturelles qui entourent le phare Amédée.
Après avoir croisé un nouveau "Tricot rayé" égaré sur la plage, on se joint, Eric et moi, à un petit groupe et nous ne sommes pas déçu car notre guide nous explique très bien les attraits importants de ces espaces naturels tels que la flore et les zones de nidification des oiseaux.
L’îlot n’est pas très grand et après ¾ d’heure de balade, nous retrouvons la petite famille sous le grand faré où sera servi le déjeuner.
Là aussi, tout est très bien organisé. On a droit à un cocktail en apéro puis un accès au buffet à volonté avec variétés de salades fraiches, plats chauds, desserts et fruits de saison.
Le repas exotique est également accompagné d’un spectacle de danses polynésiennes et de chants folkloriques. Perso, ce n’est pas trop mon truc surtout quand les danseuses s’approchent trop près du public et j’ai tendance à m’éclipser dans ces cas là !
Nous restons à table jusqu’aux environs de 13 h 30 et le reste de l’après-midi est consacré à la détente.
La mer nous tend les bras et on s’offre, bien entendu, une petite séance de PMT près du rivage. L’eau est un peu trouble, dommage, mais le ballet des tortues vertes dans les herbiers est fantastique. Je ne m’en lasse pas.
Eric et Jérôme s’éloignent un peu plus et reviennent peu de temps après me chercher afin d’observer, de loin, un petit requin à pointe blanche mais … qui dit petit requin, dit parents pas très loin ! Ces squales sont moins agressifs que leurs compères qui longent les côtes près de Nouméa mais restent néanmoins très dangereux pour l’homme. Il est donc prudent de revenir vers le bord d’autant plus que les tortues sont toujours présentes et nous régaler les yeux.
De retour sur la plage à 14 h 45, Eric et moi profitons encore du moment qui nous reste avant le retour pour effectuer une nouvelle promenade autour de l’îlot. Un nouveau moment de détente ponctué par les bruits des vagues et des oiseaux sauvages.
Notre excursion sur l’ilot Amédée se termine en milieu d’après-midi et notre embarquement est prévu pour 15 h 30. Nous prenons la mer un quart d’heure plus tard et arrivons au quai du port Moselle à 16 h 45.
La journée s’est très bien passée et avant de rentrer à la maison, nous partons en direction du Ouen Toro afin de tenter, comme hier soir, d’assister au coucher de soleil.
Nous n’allons pas jusqu’au sommet mais plutôt au parc de l’ancien Faré où se retrouve apparemment un grand nombre de jeunes pour boire un verre avant le coucher du soleil.
Le ciel est beaucoup plus dégagé qu’hier et le spectacle est au rendez-vous mais, malgré tout, quelques nuages noirs apparaissent et la pluie commence à tomber juste avant de partir.
A notre retour à l’appart, c’est repos sur la terrasse en savourant encore ces bons moments passés au phare.
Pour ce soir au dîner, ce sera pâtes et steak de cerf puis vers les 21 h, un peu fatigués tout de même de cette belle journée, tout le monde part au lit.
Il y a de fortes chances que la journée de demain soit très tranquille ! |
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Lundi 20 mai 2019.
Nouméa.
Je suis réveillé à 4 h 30 et une demi-heure plus tard, j’entends Jérôme partir faire son footing matinal puis, un peu plus tard, les enfants se préparer avant de partir à l’école.
Je me lève tranquillement à 7 h 30 et retrouve Eric sur la terrasse.
Comme prévu, il n’y a pas grand-chose de prévu aujourd’hui avec seulement une balade en ville comme principale activité pour cet après-midi. Ce sera très bien.
La matinée est très tranquille.
Eric et Anne-Laure sont partis une petite heure afin de porter la "Scénic" au garage pour quelques réparations et j’en profite pour recopier mes notes et regarder rapidement les infos toujours aussi déprimantes sur le web.
A leur retour, on discute de notre emploi du temps et Anne-Laure propose d'aller déjeuner au Hilton, enfin … le resto, appelé "La Terrasse du Hilton". Pourquoi pas !
A midi, on rejoint l’anse Vata et on se gare au parking de l’hôtel situé derrière la place de la Promenade.
Une fois installés à table, on s’aperçoit rapidement qu’à cette époque de l’année, ce sont des stagiaires qui assurent le service. On n’a rien contre, bien entendu, mais ce n’est pas vraiment le top. La commande pour la bière n’est pas correcte, les plats arrivent tardivement et qui plus est … ils sont froids et pas cuits !
Suite à ces petits cafouillages, le café est offert et nous quittons les lieux à 13 h 30.
Il fait un temps splendide et tandis qu’Anne-Laure repart à l’appart, Eric et moi entamons notre balade pour cet après-midi.
A 14 h, on commence par flâner le long du front de mer devant les boutiques de souvenirs et de cartes postales puis on se dirige vers le Ouen Toro par la promenade Roger Laroque.
Un panneau au bord de la route nous indique qu’un sentier nous même au sommet à travers le bois, ce qui nous incite, bien entendu, à l’emprunter.
La montée n’est pas si facile qu’elle en a l’air, surtout pour moi, mais nous arrivons néanmoins en très peu de temps au sommet. Le site est pratiquement vide sauf un groupe d’Asiatiques attardés à prendre des photos de jeunes mannequins.
Après une petite demi-heure, nous regagnons le front de mer à 15 h 30 vers l’Anse Vata par le même chemin qu’à l’aller. Tout va bien et le temps est toujours aussi superbe.
Nous continuons ensuite le long de l’anse Vata pour rejoindre la baie des Citrons. Eric me devance toujours un peu avec sa marche sportive mais on se retrouve bien entendu à l’approche des "3 brasseurs" pour une pause bien méritée et pour s'abreuver d’une ou deux "Manta".
On papote pendant un bon moment tout en observant machinalement le flot de touristes australiens fraichement débarqués du paquebot du jour et facilement reconnaissables à leur bracelets de couleur. Certains passent dans un petit train touristique, d’autres s’installent près de nous mais la plupart déambulent tranquillement dans la rue. Marrant.
Après cette belle journée ensoleillée, des nuages noirs font subitement leurs apparitions et un déluge nous contraint peu après à rester sur place.
Ce n’est pas bien méchant, nous avons le temps et cela nous laisse une occasion de reprendre une autre "Manta" en attendant la fin de cette averse.
Après 15 mn, la pluie a cessé de tomber et le ciel s’est dégagé sur la mer nous permettant ainsi d’assister à un beau coucher de soleil devant la brasserie.
On prend le chemin du retour à 17 h 15 en longeant le front de mer et arrivons à l’appart juste à l’heure pour l’apéro sur la terrasse.
Comme prévu, la journée a été tranquille tout comme la soirée qui s’annonce et pour le dîner ce soir, ce sera riz avec crevettes. Impeccable !
Après ces moments toujours aussi sympathiques, je pars au lit à 22 h 30. Jérôme est déjà parti se reposer depuis longtemps tandis qu’Anne-Laure et Eric veillent un peu plus tard sur la terrasse.
Pour demain, une nouvelle journée de détente est au programme. Très bien ! |
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Mardi 21 mai 2019.
Nouméa.
Je me réveille à 6 h 30 et j’entends les enfants se préparer mais j’attends tranquillement que toute la petite famille soit partie pour me lever à 7 h 30.
je retrouve Eric sur la Terrasse et on se prend un bon café tous les deux, toujours avec cette superbe vue sur le Mont Dore et la baie. Je tente de consulter mes messages sur le web mais je galère une nouvelle fois avec mon iPad pour accéder aux services. Il a 7 ans, il m’a rendu de bons services mais je crains qu’il ne parte en retraite bien méritée dès mon retour.
Eric me conseille d’ailleurs quelques modèles plus modernes pour le remplacer. A voir.
Cette journée sera donc consacrée une nouvelle fois à la détente. Eric et moi avons tout de même prévu une balade en ville avec l’idée de retourner vers des endroits que nous avions particulièrement appréciés l’an passé tels que le musée de la marine et le parc forestier.
A 9 h 15, nous partons à pied vers la Place des Cocotiers en passant le long du mémorial américain.
On profite dans un premier temps pour déambuler dans le centre ville puis d’aller vers le marché afin qu’Eric puisse se procurer de la vanille ainsi que quelques souvenirs.
Nous partons ensuite à 10 h 30 à pied vers le musée de la marine, avenue James Cook. Nous l’avions certes visité l’an passé mais l’idée d’y retourner à nouveau nous semblait une évidence …
Il fallait absolument revoir la salle consacrée au voyage de La Pérouse où sont exposés, entre autres, les objets retrouvés dans les deux épaves. Vraiment super !
Nous retrouvons également les autres salles liées à la mer et à l’histoire maritime de la Nouvelle-Calédonie notamment sur l’énigme du navire "La Monique", disparu corps et biens en 1953 au large de Nouméa.
A 11 h 30, nous regagnons le centre-ville flâner de nouveau vers le marché et retrouvons Anne-Laure une heure après au resto "Le bout du monde", le point de rendez-vous pour déjeuner ensemble. Le lieu est très sympa le long du port de plaisance mais, là aussi, on a encore à faire avec des stagiaires. Décidément !
Il n’y a plus de plat du jour et la serveuse nous dit qu'il n’y a plus de plat de remplacement.
En clair, d’après elle, on est assis à table mais il n’y a rien à manger …
On s’interroge, on s'agace évidemment et avant de se lever et partir vers un lieu plus accueillant, le responsable vient nous voir pour finalement arranger les choses en nous proposant un nouveau menu. Incroyable !
Pour cet après-midi, le programme est assez simple : Tout d’abord, on file tous les trois avec la Jeep dans le quartier Ducos chercher la "Scenic" déposée hier au garage Renault "Ducos Factory".
Une fois la voiture récupérée, Anne-Laure repart à l’appart tandis qu’Eric et moi partons en direction du parc zoologique et forestier Michel-Corbasson situé au nord de Nouméa.
Nous y étions allés l’an dernier avec toute la famille mais nous n’avions pas tout exploré, faute de temps et là, nous avons une partie de l’après-midi pour compléter notre visite.
Le parc est un vaste domaine de 36 ha et la partie zoologique abrite une centaine d’espèces dont une faune endémique mais également des espèces animales originaires de divers pays.
La partie forestière propose de multiples balades à travers différents types de végétation et comme celui du Ouen-Toro, le parc a pour mission de valoriser la nature calédonienne mais aussi de sensibiliser le public à sa protection.
Nous sommes à l’entrée du parc à 14 h 30 et, contrairement à d’habitude, on décide de se balader chacun de notre côté car nous n’avons toujours pas le même rythme de marche et cela évitera de nous attendre mutuellement !
On se donne donc rendez-vous ici même à 16 h 45 et je commence tranquillement ma promenade le long des différents sentiers du parc.
Quel calme, quelle tranquillité, c’est vraiment très agréable de déambuler au milieu de cette forêt primitive exceptionnelle au milieu de la ville.
Il y a des petits étangs, de petites allées ombragées, des sous-bois, des collines, des volières et même un petit enclos où nichent ces fameux cagous, un oiseau endémique de la Nouvelle-Calédonie. Tout est vraiment sympa et je serai bien resté plus longtemps mais … l’heure tourne.
On se retrouve à l’entrée comme prévu vers 16 h 45 et retournons tranquillement à l’appart.
Jusqu’à 19 h 30, chacun vaque à ses occupations : Eric est parti marcher le long du port de plaisance, Anne-Laure est en réunion de parents d’élèves, Jérôme est revenu du boulot puis est reparti chercher les enfants à l’école tandis que pour ma part, je m’offre le coucher de soleil au "Mont Vénus". Superbe !
Après le retour de toute la petite famille, on se met à table à 21 h et au menu pour ce soir, un bon cassoulet venu dans les bagages des parents d'Éric et Anne-Laure, quand ces derniers sont venus en juin dernier. Original !
A 22 h 30, tout le monde part au lit car demain, la journée risque d’être plutôt … sportive.
La météo prévoit un très beau temps et ce sera idéal pour l’ascension du Mont-Dore tous ensemble. |
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Mercredi 22 mai 2019.
Nouméa - Le Mont-Dore.
La nuit n’a pas été terrible. J’ai mal dormi et me suis réveillé plusieurs fois sans trop comprendre pourquoi ...
J’ouvre un œil à 5 h 45 et me lève à 7 h.
Parmi mes messages consultés de bon matin, j’ai celui de Céline, la fille de Catherine, m’informant que l’opération du genou de sa mère s’était bien déroulée.
C’est une très bonne nouvelle et je l’appellerai dès mon retour à Toulouse.
Aujourd'hui, c’est donc l’ascension du Mont-Dore et, comme l’avait annoncé la météo, il y a un très beau ciel bleu ! Impeccable !
Tout est prêt pour cette belle excursion qui s’annonce. Jérôme a pris sa journée et les enfants ne vont à l'école qu'un mercredi par mois.
Pour organiser au mieux la randonnée au sommet du Mont-Dore culminant à 800 m d’altitude, Anne-Laure nous explique que le sentier complet fait environ 6 km de long avec un dénivelé avoisinant les 500 m. Ce n’est pas rien !
L’ascension peut se faire de différentes façons car le tracé du sentier de randonnée ne fait pas une boucle mais est plutôt linéaire, c’est-à-dire comprenant un départ depuis l’un des deux versants de la montagne et une arrivée située sur l’autre versant, avec le sommet entre les deux.
Une autre possibilité consiste à débuter la randonnée depuis l’un des deux versants et de faire un aller et retour sur la même partie du sentier … mais ce serait vraiment dommage de ne pas profiter des panoramas des deux côtés du Mont-Dore !
L’idée, certes un peu plus compliquée, est donc de faire la traversée complète, de partir à deux voitures et de stationner la première au point de départ de l’un des deux versants et de stationner la seconde au point d’arrivée situé au pied de l’autre versant …. C’est faisable mais cela nécessite une petite organisation logistique …
Nous partons de Nouméa avec la Jeep "Cherokee" et la Renault "Scenic" à 8 h 30 puis faisons route vers St Louis par la Route Provinciale N°1.
Concernant le choix d’un départ sur l’un ou l’autre des versants, Anne-Laure a préféré celui du côté nord, apparemment plus facile que l’autre, d’après les guides sur le Web.
A la hauteur de la ville de La Coulée, nous prenons la Route Provinciale N°2 vers le sud et laissons la Jeep au point d’arrivée. Il n’y a pas de parking mais des panneaux indicateurs signalent bien l’accès au sentier du Mont-Dore. C’est déjà cela !
Après avoir garé la Jeep, il faut ensuite rejoindre tous les six le point de départ situé de l’autre côté de la montagne, sur le versant nord. Ce n’est pas si simple car nous ne pouvons pas tous entrer dans la "Scenic" et il faudra faire deux voyages.
Je fais parti du premier convoi et Anne-Laure m’emmène avec les enfants vers le point de départ situé à environ 9 km. Après 10 mn de route, elle nous dépose à 9 h 35 et repart chercher Jérôme et Eric tandis que je reste avec les enfants au bord du chemin. Il n’y a beaucoup d’ombre et je me concentre à la surveillance des enfants. On patiente un petit moment et à 10 h, toute l’équipe est réunie prête à l’ascension du Mont Dore …
le début du parcours est effectivement relativement facile. C’est un large chemin en terre avec de petits cailloux qui monte progressivement mais qui reste constamment en plein soleil. Il y a très peu de zones d’ombres, si ce n’est aucune mais tout va bien !
Au fur et à mesure de notre avancée, le paysage semble de plus en plus aride mais nous avons un beau panorama sur la baie de Plum qui se dessine petit à petit.
A 11 h 50, le parcours emprunte une ancienne piste minière puis arrive au pied d’une grande antenne. Là, se trouve un abri surélevé où l’on peut admirer la vue et surtout nous reposer quelques minutes à l’ombre avant d’entamer la deuxième partie de l’ascension qui m’apparaît … plus musclée !
Nous restons au pied de l’abri jusqu’à 12 h 10 et reprenons ensuite gaiement notre grimpette.
A partir de là, ce n’est plus un large chemin mais plutôt un petit sentier, parfois étroit, avec une végétation de plus en plus clairsemée voire totalement inexistante à certains endroits.
Ca grimpe toujours mais la grande satisfaction est de voir le sommet se rapprocher et d’admirer les petites îles proches de la côte.
A 12 h 45, nous sommes au sommet du Mont Dore.
Il y a certes une grande antenne qui pourrait gâcher le paysage mais le belvédère proprement dit nous offre une vue sensationnelle sur la côte et la ville de Nouméa en arrière plan.
A nos pieds, il y a un des quartiers de la petite ville du Mont Dore ainsi que les petites îles protégées de Bailly, Charbon et Charron.
La vue est superbe grâce notamment à un ciel parfaitement dégagé et le cadre est idéal pour reprendre des forces avant la descente.
Vu l’heure, on pourrait déjeuner sur place mais on repart à 13 h pour aborder tranquillement le retour vers la côte sud.
La première partie du sentier est plutôt facile et en pente douce sur une terre incroyablement ocre au milieu d’une maigre végétation. C’est ici que l’on décide à 13 h 20 de faire une pause déjeuner avant d’attaquer sérieusement la descente.
Anne-Laure nous a préparé quelques sandwichs et cela est très bien !
Nous repartons à 13 h 30 et le sentier devient plus raide et éprouvant pour les jambes. La distance a parcourir est fatalement plus courte qu’à l’aller mais le chemin est beaucoup plus étroit avec de nombreuses marches et des grosses pierres.
Cette partie est épuisante mais la vue est toujours aussi magnifique. On fait de nombreuses pauses afin de ne pas s’éloigner les uns des autres mais surtout pour se reposer les articulations.
De mon côté, mon attèle me soulage plutôt bien mais Anne-Laure peine à certains moments surtout dans les parties glissantes.
Nous atteignons le point d’arrivée à 15 h 45 au terme d’un périlleux parcours, surtout à la fin !
Eric est arrivé en premier mais a glissé et s’est pris une gamelle juste à l’arrivée. C’est sa jambe gauche qui a pris mais heureusement … sans trop de bobos.
La petite famille arrive peu après et Anne-Laure souffre de ses genoux, ce qui est plutôt compréhensible vu l’état du chemin ! De mon côté … je m’en sors bien, mon attelle m’a bien servi et a été efficace !
A 16 h, nous retrouvons la Jeep mais avant de rejoindre la "Scenic" à l’endroit où nous l’avons laissé ce matin, nous faisons une courte pause chez "Ninette", une petite supérette afin de nous abreuver de boissons fraîches.
Il est temps ensuite de reprendre la route mais contrairement à ce matin et afin d’éviter de faire deux voyages, on part tous les 6 dans la Jeep.
A 16 h 20, la "Scenic" est récupérée et nous sommes de retour à l’appart à 17 h.
Tout va bien mais après cette journée plutôt sportive, c’est maintenant repos, repos et encore repos jusqu’à 19 h.
Sur la terrasse et pendant l’apéro pour ce dernier soir, on regarde une nouvelle fois le Mont-Dore en se délectant de nous dire que … on l’a fait !
J’ai certes pris quelques coups de soleil, je suis vanné mais quelle belle journée !
Malgré un peu de pluie en soirée, on s’installe pour le dîner sur la terrasse et pour ce soir, ce sera œufs aux épinards … Miam !
On part tous se coucher à 22 h car demain, on se lève tôt et c’est le grand retour vers l’Europe ! |
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Jeudi 23 mai 2019.
Nouméa - Aéroport (NOU) Nouméa-La Tontouta – Aéroport (SYD) Sydney-Kingsford-Smith (Australie, Nouvelle-Galles du Sud) - Aéroport (SIN) Singapour-Changi (Singapour) - En vol ...
Nous voici au matin d’un très long voyage et, on le sait, il va falloir s’armer de patience pour parcourir les 16700 km qui nous séparent de Paris.
De plus, la journée commence plutôt de bonne heure : 4 h 30 !
Et oui, comme l’an passé, notre vol est à 8 h 35 et il faut compter le temps de trajet jusqu’à l’aéroport ainsi que les inévitables points de contrôle avant l’embarquement !
Le temps de boucler nos sacs et de prendre un café, nous sommes sur le départ à 5 h 30.
C’est Anne-Laure qui va nous accompagner et avant de partir, Jérôme s’est levé pour nous souhaiter un bon voyage. Bien entendu, on le remercie chaleureusement pour ce super séjour en espérant se voir prochainement à la Métropole …
Il fait encore nuit sur la route qui nous mène à la Tontouta et le jour commence seulement à poindre lors de notre arrivée à l’aéroport à 6 h 15.
On file directement à l’enregistrement des bagages et, bizarrement, tout se fait très lentement, sans trop comprendre vraiment pourquoi ?
De plus, on nous annonce qu’il faudra récupérer nos cartes d’embarquement jusqu’à Londres au "Transit Desk", autrement dit au bureau de transit.
Il est temps ensuite de dire un "au revoir" à Anne-Laure en la remerciant, elle aussi, pour ce nouveau séjour tout à fait superbe.
Après la lenteur de l’enregistrement des bagages, c’est maintenant au tour des contrôles musclés. Soit ils sont sur les dents ou bien font-ils du zèle ? Va comprendre …
Les contrôles passés, il nous reste un bon moment à glander dans la salle d’embarquement. On se pose au bar devant un café à 7 h 15 puis je profite des quelques boutiques pour m’acheter un coussin de voyage afin de me protéger le cou durant le vol.
Dire que l’an dernier, en voyant le panneau d’affichage, j’avais été frustré que l’on n’aille pas faire un tour à Sydney pendant notre escale mais cette fois-ci, ce n’est plus du tout le cas et on en a d’ailleurs bien profité lors de notre première étape !
On embarque à 8 h et envol pour Sydney à 8 h 35 à bord d’un A320 d'Aircalin.
je somnole la plupart du temps encore fatigué de notre escapade d’hier et de notre départ matinal de ce matin.
Mon coussin de voyage est impeccable pour bien roupiller et après 3 h 15 de vol, nous arrivons à destination à 11 h 55, heure locale.
Tout va bien et dès la sortie de l’avion, nous avons droit aux inévitables contrôles des sacs avant d’accéder au grand hall pour notre correspondance.
Cependant, il faut trouver dans la foulée le fameux "Transit Desk" afin de récupérer nos cartes d’embarquement et ce n’est pas si simple que cela car rien n’est vraiment bien indiqué.
Nous le trouvons tant bien que mal et c’est ensuite une longue attente de presque 3 heures avant notre prochaine étape.
Pendant notre longue attente, on commence tout d’abord par se poser au "BBQ Chicken" pour déjeuner puis on continue de flâner dans les allées et je profite pour m’acheter un tee-shirt dans l’un des nombreux magasins.
A 12 h 50, on s’offre une nouvelle pause avec une binouze bien fraîche et, attablé au bar, je regarde à travers les vitres la "Sydney Tower" qui se dessine au loin. Cela me fait toujours titiller de savoir que l’on est encore en Australie mais … à quand la prochaine fois ?
Après une nouvelle attente, on embarque dans l’A380 de la Qantas à 15 h et envol à 15 h 55 pour Singapour. C’est parti pour 8 h 30 de vol et nous avons à notre disposition un lot conséquent de films. En plus de ma tablette, cela passera largement le temps !
Quelques films plus tard, nous arrivons à l’aéroport de Singapour à 22 h 15, heure locale. L’approche de la piste, de nuit, avec la caméra embarquée est toujours aussi impressionnante.
Comme à l’aller, c’est une escale dite "Technique" donc pas trop la possibilité de nous éloigner et de nous balader dans l’aérogare. En effet, dès notre sortie de l’avion, on nous dirige directement dans le hall d'embarquement et on attend environ une heure avant de réembarquer.
De retour dans l’appareil, je m’aperçois que la télécommande ne marche plus et que certaines fonctions de la petite télé non plus. Etonnant car cela devrait être, en théorie, la même place.
On a presque 13 h de vol et il va donc falloir s'occuper. Heureusement que j'ai la tablette et je vais en profiter pour commencer mon résumé.
On décolle à 23 h 55 puis après le repas servi à bord, je pique du nez et entame un somme. |
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Vendredi 24 mai 2019.
... En vol - Aéroport (LHR) Londres-Heathrow (Grande-Bretagne) - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Toulouse.
Avec le nouveau coussin, le cache-yeux et le casque, je me suis finalement bien calé pour me reposer. Ce n'est bien entendu pas le confort total mais ce n’est pas mal du tout !
A mon réveil, la petite télé m’indique qu’il nous reste encore plus de 7 h de vol, que l'on est passé au-dessus de Bombay et que l'on approche des côtes du Pakistan.
La suite du voyage est plutôt longue mais je m’occupe en regardant quelques films dérangés par de nombreuses turbulences.
Nous arrivons à l’aéroport d’Heathrow à 7 h du matin, avec une demi-heure de retard mais avec la longue escale qui nous attend, ce n’est pas bien gênant.
Nous rejoignons tranquillement le Terminal 5, dédié à la compagnie British Airways et après les contrôles de sécurité, nous voici dans la salle d'embarquement, beaucoup moins imposante que celle du Terminal 3. Là, moins de boutiques et de restos mais en attendant l'embarquement pour Paris, on fait une pause au "Wagamama", un restaurant de chaîne japonais pour un petit déjeuner "full english" accompagné, pour l’occasion, d’une bière japonaise.
On embarque à 10 h 45 avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu et après un vol sans problème, nous arrivons à Roissy-Charles de Gaulle après seulement une heure de vol.
Nos bagages ont réussi à suivre depuis Nouméa et après les avoir récupérés, nous filons à nos dernières étapes respectives : Eric vers la gare TGV et moi vers le Terminal 2F pour Toulouse.
Un "Au revoir" à l’Audois en se disant que l’on ne tardera pas à se revoir autour d’un bon repas au resto, probablement du côté de Leucate.
Après avoir enregistré mon bagage, passé les contrôles et attendu patiemment dans la salle d’embarquement, c’est maintenant la dernière étape vers Toulouse. Décollage à 15 h 40 et vol sans problème mais arrivé à Blagnac … et il faut le voir pour le croire … il y a des problèmes de transports en ville et il n’y a pas de tram ni taxis !
Dire que j’arrive des antipodes, que tout s’est très bien passé durant tout le voyage et qu’à environ 5 kilomètres de la maison, c’est le foutoir !
Je me pose au bar de l’aéroport, me commande une binouze bien fraîche et finalement, au bout d’une bonne demi-heure, les premiers taxis arrivent et l’un d’entre eux m’emmène, enfin, à la maison.
Encore un beau et grand voyage qui se termine. Il va falloir à présent se mettre à la diète après les quelques abus de ces derniers temps !
A quand la prochaine ! |
Merci à Virgil, Sandy et Charlotte pour ces 2 jours à Sydney et de nous avoir guidés.
Bien entendu un très grand merci à Jérôme et Anne-Laure pour leur extrême gentillesse, à Léa pour m’avoir à nouveau prêté sa piaule et sans oublier l’Audois pour m’avoir emmené une nouvelle fois avec lui dans ses bagages !