Escale à Mayotte.

 

8 au 20 avril 2014.

 

Et me voici reparti pour une nouvelle aventure et ce, à peine trois mois après mon périple en Indonésie. Je repars dans l’Océan Indien avec au programme cette fois-ci l’île de Mayotte située dans l’archipel des Comores et coincée entre l’Afrique et Madagascar.

J’ai profité que Pascale et Christian soient partis dans ce nouveau département français pendant un an pour aller leur rendre une petite visite. Beaucoup de découvertes et de bons moments au rendez-vous.

 

Le résumé imprimable au format "pdf"

(12 pages)

Galerie photos
- 4 photos -

Mardi 8 avril 2014.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles de Gaulle (95) - En vol ...


Ce matin, levé comme d’habitude vers 6 h 30. J’ai largement le temps de préparer mon départ, de faire un peu de rangement et de boucler ma valise.
Contrairement à la dernière fois, je pars pratiquement à vide mis à part quelques affaires pour la petite famille, deux bouteilles de rouge et diverses victuailles.
Le taxi passe me prendre à 10 h 45 et arrivée sans problème 15 mn plus tard à l'aéroport de Blagnac.
L’aérogare est quasiment vide et du coup, l’enregistrement des bagages est ultra rapide et le personnel très aimable, pour une fois.
Pour patienter jusqu’à 13 h, je regarde un épisode de "Mission Impossible" sur mon iPad qui finit pile au moment de l’appel pour l'embarquement.
En revanche carton rouge pour la sécurité. Je l’avais déjà constaté à plusieurs reprises et j’ai refait le test de bout en bout. Aucun contrôle d'identité sur tout le parcours !
En clair, n’importe qui peut récupérer ma carte sortie sur une imprimante, la présenter et embarquer à ma place.
On nous emmerde pour une bouteille d’eau ou un dentifrice mais au niveau identité, absolument rien. C’est à n’y rien comprendre.
Envol à 13 h 40 pour Paris avec de la pluie au départ.
Le vol est très agréable et le sympathique pilote nous renseigne sur le parcours. On survole Bergerac, Poitiers et Tours avant notre arrivée sur Roissy à 15 h. En prime, l’atterrissage se fait en douceur, ce qui est relativement rare !
Récupération des bagages ultra rapide puis direction le terminal 2C et à 15 h 50, je suis prêt pour l'enregistrement des bagages au comptoir d'Air Austral.
Pour être peinard, je file direct aux contrôles passeport et sécurité et, idem qu’à Toulouse, personne et passage ultra rapide. J’ai tellement d’avance que j'arrive devant la porte C89 presque deux heures avant l’embarquement. Ce n’est pas bien grave et je me pose au "Bert's", un bar café situé dans la galerie totalement vide.
Je me prends une salade, charge mes appareils et commence à enregistrer mes notes !
Tranquille, tranquille, tout va bien et il fait un beau temps sur Paris.
Vers 17 h 30, je trouve un endroit idéal juste en face la porte pour regarder un nouvel épisode de "Mission Impossible", ce qui me fait patienter une nouvelle fois jusqu'à l’appel pour l'embarquement.
Installé dans le Boeing 777, il y a des tas de mouflets autour de moi qui commencent à brailler. Ça promet !
Décollage à 19 h 45 avec un peu de retard et c’est parti pour un vol de 10 h pour la Réunion, ma prochaine étape.
Cap au sud, on survole la côte d’Azur, la Méditerranée et passons au dessus de la Sicile.

Comme d’habitude, je me regarde un petit film pendant le repas servi à bord puis comme en 2009, à la hauteur de la Libye, je me mets en condition pour la nuit et tente de m'endormir malgré l’inconfortabilité du siège.

 

Mercredi 9 avril 2014.
... En vol - Aéroport (RUN) La Réunion Roland Garros (Réunion) - Aéroport (HAH) Moroni Prince Said Ibrahim (Comores) - Aéroport (DZA) Dzaoudzi-Pamandzi (Mayotte, Petite-Terre) – Pamandzi - Dzaoudzi - Mamoudzou - (Mayotte, Grande-Terre) - Koungou, Majikavo Lamir.


J’ai dormi en pointillé mais je me suis reposé notamment grâce à mes boules "Quies" et mon "cache-yeux" car même protégé, j'arrivais à percevoir les braillements des insupportables moutards. J’ai même cru entendre dans l’obscurité, les réactions verbales des passagers excédés. C’est tout dire !
La petite télé m'indique que nous avons emprunté à peu près le même itinéraire qu'en 2009 et que nous approchons de l’île de Madagascar sans toutefois la survoler.
Arrivée 8 h 40, heure locale, à St Denis de la Réunion avec un super ciel bleu et un beau soleil.
Me voici donc à nouveau à la Réunion mais uniquement de passage cette fois ci. De loin, j’aperçois les pentes des montagnes au dessus de St Denis avec toujours autant de brumes à leurs sommets.
Le temps de passer au "Duty free" pour acheter deux bouteilles d’alcool et c’est à nouveau l’attente dans le hall à m'occuper.
Embarquement à 10 h 45 puis c’est le décollage à 11 h, avec 20 mn de retard.
L'avion n'est pas direct pour Mayotte et il doit faire un arrêt à Moroni, aux Comores. Il y a tout de même 2 h 30 de vol et l'arrivée est prévue à 12 h 30, heure locale.
Tout allait très bien jusqu'à présent mais c'était sans compter sur un évènement pour moi inédit et forcément peu rassurant. Déjà au décollage, j'avais ressenti comme une vibration inhabituelle mais vu que ni les hôtesses ni les passagers ne semblaient s'en inquiéter, j’ai continué à rêvasser. Seulement voilà, le commandant de bord nous annonce que suite à un problème technique survenu au décollage, nous sommes obligé de faire demi-tour et revenir sur la Réunion. Gloups !
Pas trop d’affolement car nous sommes proches de l’île mais on nous annonce peu après que allons devoir tourner en rond pendant presque une heure et demi afin de vider les réservoirs de Kérosène car le Boeing est trop lourd pour atterrir.
Là, les passagers, moi compris, sont beaucoup moins rassurés et pour preuve, ma voisine musulmane se couvre de suite la tête avec son foulard et commence à entamer ses prières ! Il ne manquait plus que cela !
Les hôtesses sont là pour répondre à nos questions et après ces quelques moments interminables, c’est l’atterrissage sur le tarmac de l’aéroport de St Denis sous les applaudissements de soulagement et retour au point de départ à 13 h dans le hall.
Je téléphone rapidement à Pascale pour lui expliquer la situation. Pas d’avion avant 2 h minimum.
Une collation est offerte, plutôt un mini sandwich rapidement englouti, puis c’est une longue attente sans aucune explication ni information. Normal.
A 16 h, 2ème embarquement avec 5 h de retard et vol cette fois ci sans problème jusqu’à l’étape suivante.
Arrivée à Moroni à 17 h 50, heure locale sous la pluie et de nuit. Autant dire que je n’ai absolument rien vu de l’île et de ses environs.
Comme pour chaque escale, des passagers débarquent, d’autres arrivent et au bout d’une bonne heure, décollage et direction Mayotte pour à peine 45 mn de vol.
Ces derniers moments auront été les plus longs et les plus pénibles car il y a des tas de femmes bruyantes avec leurs gamins tout aussi braillards et un gars visiblement éméché qui emmerde tout le monde.
A 19 h 20, c’est enfin l’arrivée sur Mayotte !
Contrôle police puis récupération un peu longue des bagages avant de retrouver Christian, Pascale et Florian. Enfin !
On prend un taxi collectif et sans tarder, on prend la direction de l’embarcadère.
Hé oui, il faut savoir que Mayotte est composée de deux îles principales : Grande-Terre et Petite-Terre, là où nous nous trouvons.
Pour rejoindre Grande-Terre, il faut prendre un ferry que l’on appelle ici la «barge». Pour l’occasion, Christian et Pascale ont laissé la voiture de l’autre côté et pris un taxi jusqu’à l’aéroport, ce qui est plus simple.
Je suis crevé et le changement de température n’arrange rien mais qu’importe, je suis arrivé à bon port et retrouvé la petite famille.
A peine 15 mn de traversée plus tard et nous voici au port de Mamoudzou, la ville principale et Préfecture de Mayotte.
Je retrouve leur fameuse 4L qu’ils ont fait venir de Cassagnes ! Le fait de voyager dans cette antique Renault pendant ces dix prochains jours va me faire revenir 30 ans en arrière !
On prend la route et après seulement quelques kilomètres, on arrive à Majikavo Lamir, la petite ville où ils se sont installés.
Ils ont un appart type T3, très bien aménagé et je vais partager la chambre avec Florian.
Enfin, je me pose et commence à me détendre. Un petit apéro bien mérité avec du rhum arrangé complète ce bon moment.
Soirée tranquille et avec la fatigue, je ne tarde pas à aller au lit.
Avant de fermer la lumière, je regarde les infos locales sur le web et je constate que l’on a parlé de nous :


"Un avion d’Air Austral en route pour les Comores obligé de faire demi-tour.
Le vol d’Air Austral qui a décollé de la Réunion aux environs de 11 heures ce matin en direction de Moroni a été contraint de faire demi-tour suite à un problème technique.
Après avoir survolé la Réunion durant près d’une heure, le temps de vidanger, le Boeing 737 s’est posé vers 13h30 à Gillot. Tous les passagers ont attendu dans une salle de l’aérogare. Un sandwich leur a été servi dans l’après-midi aux environs de 14h30. Mais ils n’ont eu aucune explication quant à ce retour forcé de l’avion.
Ils ne savent pas non plus si l’avion va pouvoir redécoller aujourd’hui. Une délégation d’élus réunionnais et de représentants des chambres consulaires, ainsi que l’ambassadrice Claudine Ledoux, se trouvaient dans l’avion.

Pour l’instant, ils mangent leur sandwich dans le salon d’honneur. Ils doivent assister demain à la réunion du conseil des ministres de la COI. Au retour vers la Réunion, suite à un décrochage momentané mais assez brutal du Boeing, un passager a fait un léger malaise".

 

Jeudi 10 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou – Koungou - Koungou, Trévani.


Levé ce matin à 8 h 15. Le ciel est couvert et un peu de pluie vient s’inviter pendant le petit-déj.
J’entame donc le premier jour de mon séjour et Pascale a pris une semaine de congés pour l’occasion mais ce n’est pas le cas pour tout le monde car Florian a école et Christian est déjà parti très tôt ce matin à son boulot.
Aujourd’hui, Florian commence un peu plus tard qu’à l’habitude et Pascale part l’accompagner à
9 h 30.
A son retour et pour démarrer calmement, elle me propose d’aller faire un tour dans Mamoudzou. En chemin, elle me prévient qu’il n’y a pas grand chose à voir et que le tour va être rapide. Effectivement, c’est même bien plus que cela : Il n’y a rien à voir !
Une arrivée à Mayotte, c'est tout de même mettre un premier pas en Afrique ! Les femmes sont habillées de vêtements traditionnels, les gamins courent pieds nus dans les rues et les maisons sont faites de tôles, de parpaings et de bois. Ici, pas d’églises mais plutôt des mosquées, le dépaysement est déjà assuré !
Retour à la maison pour le déjeuner et on retrouve Christian qui vient se reposer une petite heure avec nous.
Le début d’après midi est tout aussi tranquille. C’est repos et bavardage.
Pascale en profite pour m’expliquer un peu les particularités locales à commencer par leur quartier.
Ils habitent dans un grand lotissement appelé les "hauts vallons" où résident principalement les "Mzungus", un terme familier et couramment utilisé qui signifie les "blancs". D’où également le sobriquet de "Mzunguland" donné à tout ce coin de la ville car c’est ici que la plupart des métropolitains atterrissent quand ils s'installent à Grande-Terre, même si les loyers sont prohibitifs !
A 14 h, Florian est de retour de l’école et après une nouvelle séance de bavardage, on part chercher Christian vers les 16 h à son boulot.
Il a réussi à trouver un travail de mécano-carrossier chez Bernard, son beau frère, qui habite l’île depuis presque 20 ans. Le boulot n’est pas facile à cause de la chaleur et des horaires mais néanmoins cela lui convient.
Quand il le peut, sa grande récompense après une dure journée est d’aller de suite à la plage. La plus proche est celle de Trévani située à environ 5 km après la ville de Koungou.
On décide bien entendu d’y aller en cette fin d’après-midi et on s’offre tous une baignade dans l'océan indien et dans le lagon jusqu’à … l’arrivée de la pluie.
De retour à la maison à la tombée de la nuit, c’est repos puis apéro en compagnie de Béatrice, une collègue de Pascale venue pour l’occasion.
La journée a été calme mais cela était nécessaire après ce long voyage.

Soirée tranquille, une petite série TV sur mon iPad et extinction des feux vers

22 h 30.

- 24 photos -

Vendredi 11 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou – Mamoudzou, Passamainty - Tsingoni, Combani - Koungou - Koungou, Trévani.


Réveil à 6 h 15 car Florian part à l’école cette fois ci de bonne heure ainsi que Christian qui doit également partir très tôt au boulot. Cela ne me dérange absolument pas et je me rendors illico jusqu’à 8 h 30.
Je me suis bien reposé et il fait un très beau temps avec des alizés pour rafraichir un peu l’atmosphère.
Comme hier, c’est farniente et bavardage jusqu’à environ 11 h puis on file à pied jusqu’au boulot de Christian et retour tous les trois en voiture à la maison pour le déjeuner.
Christian repart au bout d’une heure et vers 13 h 50, Pascale m’emmène du côté de la petite bourgade de Combani pour ma première grande balade dans l’île.
L’idée est d’aller voir l’ancienne plantation Guerlain qui exploitait jusqu’en 2002 l’Ylang-Ylang, un arbre emblématique de Mayotte et dont la fleur sert à la composition de nombreux parfums de renommée mondiale.
Aujourd’hui, le parfumeur ne possède plus que 20% de la plantation et elle est toujours en activité mais n’a plus du tout le même rendement d’antan.
Arrivés difficilement sur place, car aucun panneau ne la signale, on peut faire une visite de la plantation et on est reçu par l’une des personnes qui visiblement s’en occupe.
Le bonhomme a l’air bizarre, il n’en a rien à faire et il est fort probable qu’on le dérange !
On repart donc après de maigres explications de sa part et continuons la route, ou plutôt la piste défoncée, jusqu’à la retenue collinaire de Combani.
Ces retenues sont au nombre de deux sur l’île et servent à l’approvisionnement en eaux de tout Mayotte durant la saison sèche.
On ne s’attarde pas car il faut savoir que Mayotte a la sale réputation d’être maintenant une île dangereuse et que nombre de vols et agressions en tout genre se multiplient depuis quelques années, surtout dans des lieux isolés. L’endroit semblant inhospitalier, il est donc prudent de repartir.
Retour à la maison où l’on retrouve Christian et Florian puis vers 17 h, comme hier, on file à la plage de Trévani pour une nouvelle baignade dans le lagon.
Tout baigne - c’est le cas de le dire – et à la tombée de la nuit, on rejoint la maison pour un bon apéro avec du rhum arrangé.

La journée a été encore calme et c’est très bien. J’ai découvert un peu plus l’île mais à partir de demain, les choses sérieuses vont commencer. C’est le week end et il va être plutôt chargé au niveau balades !

- 81 photos -

Samedi 12 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Koungou – Bandraboua - Mtsamboro, Hamjago.


Il a fait chaud cette nuit malgré la clim que nous avons mise en alternance. Pas facile de réguler l’air et la température mais ce n’est pas bien méchant.
Réveil à 7 h et petit déjeuner sur la terrasse tous ensemble avec en fond sonore, les bruyantes roussettes qui s’en donnent à cœur joie dans les grands arbres.
Ce matin, nous partons donc dans le nord de l’île pour une balade en bateau.
Pascale et Christian ont tout réservé pour l’occasion et nous avons rendez-vous à 9 h au village de Hamjago.
Départ 8 h tapante et longue route par la N1 vers Koungou et Bandraboua.
Arrivée pile à l’heure devant le restaurant "Le Choizil" qui organise des sorties en mer avec les pécheurs.
Le but de la journée est d’aller se balader vers les îlots Choizil et Mtsamboro, un des plus beaux sites de Mayotte et dont les images se trouvent sur pratiquement toutes les cartes postales.
On prend une barque à moteur et après seulement un quart d’heure, le pécheur nous débarque tout d’abord aux îlots Choizil. On est seuls, tout seuls sur cette plage de sable blanc entourés par deux gros rochers. Tandis que Pascale et Florian font quelques brasses, Christian et moi partons faire une séance de Palme Masque Tuba (PMT) dans les eaux claires. Ahhh ! je retrouve les poissons multicolores et la flore sous-marine que j’apprécie tant. En prime, il y a un magnifique tombant donnant sur le "grand bleu" et je découvre même de superbes spécimens de poissons que je ne connaissais pas.
A l’approche du déjeuner, on reprend la barque et filons vers l’îlot de Mtsamboro, beaucoup plus grand que ceux de Choizil et également inhabité.
Avant de se poser, le pécheur fait un petit détour par le nord-est de l’îlot pour s’arrêter sur le banc de sable blanc qui affleure plus ou moins, selon le coefficient de la marée. Nous pataugeons un peu dans cette eau cristalline et au milieu de nulle part puis nous rejoignons ensuite la grande plage de Mtsamboro.
C’est ici que le pécheur va nous préparer le déjeuner sur feu de bois et probablement très local. En attendant, c’est repos à l’ombre des arbres et détente absolue !
Même si l’îlot est désert la plupart du temps, il y a néanmoins une petite activité à voir les femmes et les hommes qui font la navette entre les barques et le haut de la plage.
Avant de nous débarquer sur l’îlot, le pécheur nous avait en effet indiqué qu’il y a des plantations d’orangers sur les hauteurs, ce qui explique toute cette animation sur la plage.
Le déjeuner arrive peu après et Pascale me commente ce que nous allons déguster.
Il y a tout d’abord de la bonite grillée, un succulent poisson tropical. Viennent ensuite des "Mabawas", des ailes de poulet marinées puis grillées. En légumes, nous avons du "Batabata", composé ici seulement de fruits à pain, du "Mataba", des feuilles de manioc pilées puis cuites dans du jus de coco et enfin du riz tout simple. Miam !
Après ce bon déjeuner, nous reprenons la mer et retournons sur les îlots Choizil. Cette fois ci, c’est marée haute et la langue de sable est presque recouverte d’eau rendant le lieu encore plus sauvage.
Retour vers la côte vers 16 h puis après avoir pris un rafraichissement en compagnie du sympathique patron du resto, nous repartons tranquillement vers Majikavo Lamir.
Quelle belle journée et quel dépaysement ! C’était vraiment sympa et à conseiller. J’ai choppé quelques coups de soleil mais rien de bien méchant.
Avant l’apéro et le dîner, Christian et moi partons faire quelques courses à la "Sodifram", une enseigne de distribution Mahoraise. La plupart des bouteilles de vin provenant d’Afrique du Sud, j’en profite pour en prendre une, pour goûter.
Retour à la maison un peu crevé de cette journée et d’avoir pris mon premier bain de soleil.
Pour ce soir, ce sera donc repos avec quelques crêpes préparées par Pascale et repas à l’intérieur à cause des moustiques.

Demain, une autre longue journée nous attend.

- 71 photos -

 

Logo

"Amis Rando Mayotte"

Dimanche 13 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou – Koungou - Bandraboua, Dzoumogné.


Réveil à 5 h 30. C’est un peu tôt pour un dimanche matin !
Nous sommes tous néanmoins motivés car aujourd’hui nous partons, une partie de la journée, en randonnée dans le nord de l’île.
Pour cette occasion, Pascale et Christian ont choisi de renouveler l’expérience qu’ils ont eu à plusieurs reprises avec l’association "Amis Rando Mayotte" et qui organise tous les mois une randonnée sur l’île.
Pour un prix modique, 5€, c’est un excellent moyen de découvrir Mayotte à pied, encadré et quelque part … sécurisé.
Petit déjeuner rapide et départ à 6 h 30 pour la MJC de Mamoudzou, le lieu de notre rendez-vous.
Arrivés sur place, il y a pas mal de monde et on constate que l’on va avoir trois cars à notre disposition pour nous emmener à destination.
142 personnes d’inscrites. Effectivement, ça, c’est de la rando de groupe !
Départ à 7 h 15 et route vers le nord par la N1 jusqu’au village de Dzoumogné.
Le car nous dépose devant l’hôpital et après un petit "Briefing", c’est le départ vers 8 h en groupe et en formation serrée !
L’itinéraire proposé, d’environ cinq heures, va emprunter une partie d’un GR (sentier de Grande Randonnée) déjà en place. Nous allons faire une boucle qui nous fera passer, entre autres, par le Dziani Bolé, un sommet de 400 m d’altitude et qui, parait-il, nous offrira un panorama superbe sur cette partie nord de Mayotte.
Nous arrivons rapidement au niveau de la retenue collinaire de Dzoumogné, l’autre retenue avec celle de Combani, puis peu après nous traversons plusieurs gués qui nous ralentissent considérablement car il faut à chaque fois se déchausser et se rechausser.
Peu importe, nous ne sommes pas pressés, je prends des photos, il fait beau, presque bon, les accompagnateurs nous encadrent et les plus vaillants arriveront plus tôt que nous. Tout va bien.
Le sentier serpente ensuite le long du lac, monte le long des jardins et des exploitations
d'ylang ylang puis s’enfonce dans la forêt.
On passe à proximité d’une distillerie d'ylang ylang et on rejoint, plus au nord, la piste balisée.
Arrivés sur les hauteurs, l’endroit est dégagé et offre d’un côté une vue sur la retenue collinaire ainsi que les monts du sud de Mayotte et de l’autre le sommet du Dziani Bolé qui se dessine et qu’il va falloir grimper !
La terre ici est rouge et l’un des accompagnateurs m’explique que nous sommes dans des "padzas", un terme qui désigne à Mayotte des zones déforestées, ravinées par l’érosion, non propices aux cultures et au relief accidenté.
Il est déjà presque 10 h 30, la chaleur commence à se faire pesante et nous n’avons pas encore fait le plus dur.
Un peu plus loin, un énorme manguier marque la pointe nord du sentier avec deux balançoires de fortune qui pendent de ses branches. C’est le carrefour avec un autre sentier et pour ne pas se perdre, deux accompagnateurs sont là pour nous signaler le chemin à suivre.
Cette fois-ci, l’ascension du Dziani Bolé commence vraiment, à découvert et en plein soleil.
Florian est parti loin devant tandis que Pascale et Christian ainsi que d’autres marcheurs peinent comme moi à gravir le sommet.
Avant d'y arriver, on fait tout de même un grand nombre de pauses afin de profiter du magnifique panorama sur les ilots Handréma, Mtasmboro et Choizil.
Enfin le sommet où je rejoins Pascale et Christian arrivés un peu avant moi et assis à l’ombre des arbres. L’endroit est vraiment superbe et on a effectivement une vue imprenable sur cette partie de l’île.
Après une courte pause, nous nous attaquons à la descente. La pente est sévère au début mais elle s'adoucit peu après pour arriver au bout d’une bonne demi-heure à la piste carrossable.
Là, c’est le ravitaillement tant attendu à l’ombre des grands arbres.
Quelques biscuits, de l’eau, du jus et nous repartons tranquillement en traversant à nouveau des bois, des gués et des plantations d'ylang ylang.
Après avoir rejoint la retenue collinaire, nous arrivons vers 12 h 30 devant l’hôpital, à notre point d’arrivée.
Le gros des marcheurs sont arrivés bien avant nous et attendent patiemment que tout le monde soit là pour le retour, tous ensembles, à Mamoudzou.
Nous sommes crevés. La randonnée aura finalement été plus dure que prévu mais oh combien sympa. Le beau temps a été au rendez-vous et l’organisation impeccable.
De retour en car à la MJC de Mamoudzou, on reprend la 4L puis on s’arrête le long de la route devant un petit stand où on prépare des "Mabawas". Miam ! Ce sera pour ce soir ou pour plus tard.
Nous arrivons vers 14 h 30 à la maison, fourbus. Ce sera donc déjeuner pâtes puis repos et encore repos jusqu’au soir.
Pour l’apéro, nous avons la visite des voisins de Pascale et Christian. Ils nous racontent et nous expliquent la départementalisation de Mayotte, ses causes et ses conséquences pour l’avenir. Intéressant mais pas si simple …

Soirée tranquille sans trop avoir envie de grignoter. Nous sommes tous fatigués par cette journée très physique alors, ce sera au lit vers 22 h.

- 34 photos -

Lundi 14 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou - Ouangani, Barakani - Sada - Chirongui - Bandrélé – Dembéni.


En ce début de semaine, seul Florian n’est pas en vacances car Christian a pris également quelques jours pour profiter d’être ensemble.
Réveil donc à 6 h 15 et lever une heure après.
Il fait très beau et les roussettes font déjà leur concert habituel dans les arbres, mais en partie couvert par le bruit des travaux en contrebas qui ont repris ce lundi.
Christian est parti accompagner Florian à l’école et à son retour, on prend le petit-déj et repos jusqu’à 9 h.
Aujourd’hui, nous partons pour une nouvelle balade mais plus reposante qu’hier.
L’idée est d’aller vers le centre de l’île puis de longer la côte ouest en essayant de trouver une belle plage pour se détendre. Cela ne devrait pas être difficile !
Départ pour le sud avec la 4L et route par la N2 en direction de Barakani.
A la hauteur de Coconi, on s’arrête pour une première pause au "jardin d’épices Mahorais". Tout est fermé, il n’y a pas de marché de producteurs mais on peut tout de même aller se promener dans le jardin au milieu des arbres et des plantes.
On reprend la route, passons par la ville de Sada et empruntons cette fois-ci la CCD5, rebaptisée en D5 depuis 2011.
Nous arrivons peu après à une plage qui porte le nom évocateur de "Tahiti plage". C’est ici que Pascale et Christian pensaient se rendre et le lieu semble effectivement sympa.
Il n’y a personne à cette heure de la journée mis à part un gars qui doit être visiblement le patron du petit bar-resto situé sur le haut de la plage.
Il nous propose de déjeuner sur place et de nous préparer des "Mabawas". Encore ! s’exclame Pascale. Hé hé ! C’est vrai qu’à force et avec le temps, ça doit devenir lassant mais perso, cela ne me dérange pas.
En attendant, nous allons nous poser sur la plage à l’ombre des arbres et Christian part faire tout seul une petite séance de PMT.
Pour ma part, je n’ai pas emmené le matériel et cela ne me dit rien d’aller barboter alors je reste sur la plage à flemmarder.
A peine une demi-heure plus tard, le déjeuner est prêt et nous nous régalons de ces ailes de poulet accompagnées de papayes cuites.
Que c’est bon de ne rien faire, de savourer ces instants de repos et de détente.
De la plage, on aperçoit au loin le nez pointu du mont Choungi. Pascale et Christian en profitent pour me dire qu’ils m’attendaient ferme pour tenter l’ascension incontournable de ce pic. Ce sera pour plus tard !
En milieu d’après-midi, nous repartons par le sud toujours par la CCD5 puis on rejoint la N3 au niveau de Chirongui et direction le nord par Bandrélé et Mamoudzou.
Depuis que l’on fait de la route, je constate amèrement que tout pourrait être superbe sans les immondices partout au bord des routes, les carcasses de voitures abandonnées et les poubelles éventrées en pleine ville.
A la sortie de Mamoudzou, on s’arrête au marché pour acheter du poisson.
Là, il ne faut pas non plus trop s’attarder sur le côté sanitaire. Les poissons sont posés à même le sol, sur du carton et rincés dans l’eau du port. J’imagine la même chose sur un marché à la Métropole !
Retour à la maison à 17 h 15 où l’on retrouve Florian, habitué à rentrer tout seul de l’école.
Avant la tombée de la nuit, nous avons la visite d’une petite famille de makis, des petits lémuriens bruns, juste en dessous de la terrasse. Ce n’est pas trop évident de les approcher mais Pascale me promet d’en voir de plus près à la plage de Ngouja, la balade qui est prévue pour demain.
Quelques courses au "Jumbo", une autre enseigne locale, apéro et soirée tranquille.
La journée a été très reposante et très sympa.

Demain, nous retournons vers le sud.

- 42 photos -

Mardi 15 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir - Mamoudzou - Dembéni - Bandrélé - Chirongui - Bouéni - Bouéni, Mzouazia - Kani-Kéli, Ngouja.


Comme hier, réveil à 6 h 15 et petite grasse-mat jusqu’à 8 h 10.
Petit-déj, bavardage et farniente jusqu’à 10 h, heure de notre départ pour notre balade d’aujourd’hui.
Comme prévu, Christian et Pascale veulent m’emmener à la plage de Ngouja, celle dont j’ai entendu parler depuis mon arrivée et très connue, ici à Mayotte.
Route vers le sud par la N2 jusqu’au carrefour de Tsararano puis par la N3 jusqu’à Chirongui.
En chemin, on s’arrête pour acheter des bananes pour offrir, plus tard, aux makis qui peuplent la plage de Ngouja puis l’heure de déjeuner approchant, on cherche un petit resto et on tombe sur le "Sud Snack" à l’entrée de la ville de Bouéni.
Il fait une chaleur étouffante et cela fait du bien de profiter à l’ombre de cette petite pause tranquille et agréable.
On reprend ensuite la route pour rejoindre cette fois-ci la fameuse plage de Ngouja.
Comme hier, l’état de ces routes secondaires est épouvantable. Elles sont défoncées et parsemées de nids-de-poule obligeant Christian à faire sans arrêt des écarts pour soulager les amortisseurs déjà fatigués de la 4L.
Arrivés à l’entrée du site de Ngouja, je constate qu’en effet le lieu à l’air d’être très fréquenté à en voir la surface du parking. Pascale me confirme que le week-end, c’est bondé de monde et qu’aujourd’hui, il n’y a personne. Tant mieux !
C’est effectivement ici que se retrouve la plupart des «métros» et le site est célèbre pour être l’une des plus belles plages de Mayotte. Les autres attractions de Ngouja sont les tortues marines, très nombreuses à batifoler sans crainte à une dizaine de mètres du bord et les makis attirés par les bananes données souvent trop généreusement par les visiteurs. De toute façon, dès l’arrivée sur la plage, une dizaine d’entres eux vient déjà nous rendre visite histoire de quémander un morceau de banane.
Ces petites boules de poil sont totalement inoffensives et après quelques hésitations, j’arrive tout de même à en laisser grimper un ou deux sur mes épaules.
Puis, c’est la traditionnelle séance de PMT que Christian me conseille vivement.
Dommage, l’eau est un peu trouble mais nous arrivons tout de même jusqu’au tombant et admirer la faune et la flore sous-marine.
La grande émotion aura été au retour vers la plage car c’est vraiment là que j’ai pu nager avec les tortues, visiblement peu craintives et arriver à m’en approcher de quelques centimètres à peine.
Je les regarde pendant un petit moment brouter les herbes et de temps en temps remonter à la surface pour respirer. Nombreuses sont celles qui transportent un ou deux Rémora, un poisson ventouse accroché sur la carapace de la tortue.
Superbe.
De retour à la terre ferme, je pars avec Christian faire une rapide balade sur la plage au pied d’immenses baobabs puis nous décidons vers 16 h, de prendre le chemin du retour.
Route par Chirongui, Bandrélé, Mamoudzou et arrivée à 17 h 45 à la maison.
Quelle belle et nouvelle bonne journée !
Repos et apéro sur la terrasse mais ce soir, on dinera à l’intérieur car malgré les protections habituelles, il y a trop de moustiques !
Soirée tranquille et toujours aussi sympa en bavardage.

Au lit à 22 h 30 et demain, il est prévu une grande balade à Petite-Terre.

- 64 photos -

 

Plaque auto Mayotte (976)

Mercredi 16 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir - Mamoudzou - Dzaoudzi (Mayotte, Petite-Terre) - Dzaoudzi, Labattoir – Pamandzi - Mamoudzou - (Mayotte, Grande-Terre).


Réveil habituel à 6 h 15 mais lever cette fois-ci à 6 h 45.
Il fait déjà un très beau temps et très bon.
A la vue des mes piqures, les moustiques ont encore été voraces cette nuit ou bien est-ce hier soir ?
A 7 h, Florian part à l’école et nous prenons le petit-déj tranquillement avec le concert habituel des roussettes dans les arbres.
Pour profiter d’une part de la journée et surtout des horaires de la barge, nous partons à 9 h pour l’embarcadère vers Petite-Terre.
Il y a 2 types de barges pour relier les deux îles : Celles pour les piétons qui permettent de transporter également quelques voitures et les amphidromes, qui peuvent naviguer dans les deux sens et permettent le transport de nombreuses voitures et gros véhicules.
A mon arrivée mercredi dernier, il faisait nuit, j’étais fatigué et je n’avais pas profité de la traversée entre les deux îles.
Là, je suis en plein dans l’ambiance. Les "bouénis", autrement dit les femmes mahoraises, portent pratiquement toutes des tenues colorées. Pour certaines, elles ont sur le visage un masque de beauté appelé "m’sindzano", un maquillage traditionnel représenté sous forme de dessins ornementaux.
Il y a une longue attente et le premier amphidrome étant complet, on prend la petite barge pour piéton avec seulement 5 véhicules à bord, dont la 4L.
Arrivée au débarcadère de Dzaoudzi, Pascale me fait voir un "kwassa" qui vient d’être arraisonné par la gendarmerie.
Le kwassa est le nom donné aux petits canots de pêche rapides à fond plat utilisés, entre autres, par des passeurs pour l'immigration clandestine vers Mayotte.
Une vingtaine de clandestins, avec femmes et enfants, sont conduits vers le quai pour d’éventuelles mais peu probables expulsions. Un des grands autres problèmes de Mayotte à l’heure actuelle.
La 4L à peine débarquée, on cherche de suite la route pour se rendre aux plages de Moya, les seules de l’île mais très sympas, parait-il.
Arrivés sur place, c’est marée basse et la mer est vraiment très loin donc inutile de penser à aller se baigner.
A l’ombre des arbres, seules deux femmes sont sur la plage, que l’on reconnait d’ailleurs de suite car elles avaient également participé avec nous à la rando de dimanche et on papote ensemble le temps que Christian aille faire une petite séance de PMT vers la barrière de corail.
Puis pour le déjeuner, on a rendez-vous avec Joëlle, une collègue de Pascale qui habite à Petite-Terre. On passe la chercher et on choisit le "Café de Pamandzi", un petit snack sans prétention mais très sympa.
Vers 13 h 30, les filles décident de retourner à la plage de ce matin. Avec Christian, on préfère de loin aller nous balader autour du Dziani Dzaha, un lac de cratère et l’un des autres sites de Mayotte à ne pas louper. On se rejoindra sur la plage !
Elles nous déposent au départ du GR puis c’est parti pour une nouvelle grimpette … en plein cagnard !
Je m’attendais à une sévère côte mais au bout de 10 mn à peine, nous voici au sommet du cratère et effectivement, la vue est magnifique.
Le lac, de couleur vert émeraude, est en contrebas et nous empruntons ensuite le sentier de crête pendant une bonne demi-heure, qui nous permet d'avoir une vue impressionnante sur cette partie du lagon, ainsi que sur le grand large.
La chaleur est toujours aussi étouffante et nous restons également sur nos gardes car nous sommes vraiment seuls, isolés et pas trop rassurés.
Arrivés à une intersection, on bifurque vers un sentier menant au belvédère de Moya et qui permet également de redescendre vers les plages.
En haut de la crête, un superbe panorama s’offre à nous.
Un 2ème cratère, relié aujourd’hui à la mer, a formé cette grande anse entourée de falaises. Super.
Nous continuons notre balade et arrivons tranquillement à la route menant à la plage de ce matin.
En chemin, Pascale nous apprend par téléphone que les filles avec qui l’on discutait ce matin se sont fait détrousser après notre départ.
Elles n’ont pas suivi les consignes quasi obligatoires d’aller dans l’eau à tour de rôle et un téléphone, un appareil photo et une partie des vêtements de l’une d’elles ont disparu.
Pascale et Joëlle sont parties les accompagner en ville pour acheter au moins des chaussures !
Comme quoi, la vigilance doit être permanente.
A leur retour et la marée étant bien haute cette fois-ci, on s’offre une belle baignade mais … chacun notre tour !
En fin d’après-midi, on raccompagne Joëlle dans son petit quartier de Labattoir puis c’est le retour à Grande-Terre à la tombée de la nuit.
Quelques courses à la "Sodifram" puis apéro vers 19 h 30 et soirée tranquille.

Ce fut à nouveau une très belle journée et pour demain, nous avons décidé de nous "attaquer" au Mont Choungui, le 2ème plus haut sommet de Mayotte mais également celui que l’on voit de partout !

- 72 photos -

Jeudi 17 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou - Dembéni - Bandrélé – Chirongui - Kani-Kéli, Choungui – Hajangoua, Dembéni.


Réveil à 6 h 15 mais lever de suite, cette fois-ci.
En effet, l’idée est d’être suffisamment de bonne heure au pied du mont Choungui et ce, avant les grandes chaleurs.
Petit-déj puis on accompagne Florian à l’école pour 7 h 30 afin de gagner du temps sur notre parcours.
On prend la même route que mardi vers le sud et passons par les villes de Dembéni, Bandrélé et Chirongui puis après Tsimkoura, on prend la CCD11 pour arriver au village de Choungui.
Le départ du sentier se situe au milieu du village, près de l’abribus et la marche d’approche est facile. La piste traverse tout d’abord le bas du village où l’on trouve quelques fameux "bangas", des cases construites avec des matériaux traditionnels, maçonnées de terre et de paille de riz puis le sentier serpente dans la forêt humide.
On passe un gué et à une intersection, on rencontre un jeune couple tout content de nous voir pour éviter d’être tout seul, toujours à cause de ce foutu problème d’insécurité ambiante.
Ensemble, on arrive au début de l’ascension proprement dite.
La montée est plutôt très escarpée ressemblant plus à de l’escalade et nécessitant de s’accrocher aux racines et aux troncs d’arbres.
Après presque 30 mn de grimpette ardue, nous arrivons tout en haut, à 594 m d’altitude et sur une plate-forme de près de 300 m2.
L’effort a été récompensé car le panorama est superbe avec une vue à 360° sur tout le sud de Mayotte.
Il y a quelques nappes de nuages qui obstruent de temps en temps le paysage mais cela en valait vraiment la peine et de plus, la marée étant descendante, on aperçoit petit à petit se dessiner les fonds de la barrière de corail séparant le lagon et la haute mer. Vraiment super.
Parmi les randonneurs, on retrouve les deux filles d’hier, remises de leurs émotions !
Après une demi-heure, on entame la redescente par le même chemin. Je fais gaffe à ne pas glisser et encore moins de perdre l’équilibre, soulage tant bien que mal mes genoux ainsi que ma cheville et tout se passe très bien jusqu’à notre retour au village.
Retour à la 4L puis on reprend la route, tranquillement, vers la maison.
L’heure de déjeuner approchant, on s’arrête à Chirongui dans un petit resto près du collège, le "comptoir du sud". Il n’y a qu’un plat unique, du poulet à la moutarde et l’endroit est très sympa et très reposant.
On reprend ensuite la route et on s’arrête devant une fabrique d’huiles essentielles, près d’Hajangoua, appelée "May d’huiles".
Pendant que Pascale va se renseigner au magasin, je traverse la N3 pour aller voir de plus près et par curiosité, les ruines d’une ancienne sucrerie dont les murs sont visibles depuis la route.
Là, une petite équipe dirigée par un "métro" est au travail pour défricher le lieu. En discutant avec lui, il nous raconte qu’il fait parti d’une association pour la réinsertion des jeunes délinquants et qu’il va tenter de les intéresser à remettre le site en valeur.
Christian me rejoint peu après et le gars en profite pour nous faire une visite rapide et succincte des ruines.
Il nous explique qu’elle a été construite en 1848 et que ce domaine sucrier, grand de 470 ha, est l'un des plus anciens de Mayotte. L'usine ferme définitivement en 1898 et les restes comprennent un ensemble imposant de trois chaudières, un moteur à vapeur, trois cheminées et les vestiges d'une installation plus ancienne. A proximité subsiste la maison du maître, elle aussi en ruine.
On retrouve Pascale peu après qui est restée papoter avec la patronne du magasin et on a droit à une visite inopinée de l’exploitation avec son mari.
Nous y restons un petit moment, il fait bon, l’endroit est sympa et le couple est même prêt à acheter la 4L quand Pascale et Christian repartiront au mois de Juillet vers Cassagnes !
Vers 16 h 30, nous repartons vers Mamoudzou et la maison en ayant préalablement fait une petite pointe vers Majikavo Koropa pour visiter un logement probable pour leur fin de séjour.
Retour à la maison, quelques courses à la "Sodifram" puis à "Jumbo" et apéro vers 19 h avec Bernard.

Diner, soirée tranquille à regarder les photos et au lit vers 22 h 30.

- 23 photos -

Vendredi 18 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir - Mamoudzou – Koungou - Koungou, Trévani.


Réveil comme d’hab à 6 h 15.
Il a encore fait chaud cette nuit malgré la clim activée manuellement en alternance.
Christian est allé accompagner Florian à l’école et je m’offre une grasse mat jusqu’à 7 h 45.
Petit-déj tranquille et à 9 h 30, je me décide à faire ma petite balade à pied, tout seul, comme j’ai l’habitude de le faire à chacun de mes voyages mais l’occasion ne s’était pas présentée pour le moment.
Finalement, la chaleur étant trop accablante, je ne vais pas bien loin et rentre à la maison seulement au bout d’à peine une demi-heure.
A 10 h 30, nous partons chercher Florian à l’école, le déposons à la maison et repartons cette fois-ci pour une balade au centre ville de Mamoudzou, situé à flanc de colline.
On gare la 4L et on entre dans plusieurs boutiques de la rue du commerce, la rue principale où se trouvent, comme son nom l’indique, la plupart des commerces.
Je me prends un tee-shirt dans l’un d’eux mais pour le reste, il n’y a pas grand-chose à faire ni à voir, la promenade est rapide et avant de reprendre la 4L pour rejoindre le front de mer, on s’arrête dans un magasin d’articles et vêtements africains en attendant que la pluie, tombée soudainement, se calme.
Le long de la mer, près du port et des barges, pas grand-chose non plus.
Il y a un petit syndicat d’initiative avec un type à l’accueil sympa et motivé, 2 bars appelés le "camion blanc" et le 5/5 puis un peu plus loin, il y a le grand marché couvert de Mamoudzou.
Je comptais y faire un tour avec Pascale, par curiosité, mais tant pis car la chaleur et la soif aidant, nous décidons d’aller nous rafraichir au 5/5 et de se poser un petit moment.
Retour à 13 h 30 pour le déjeuner à la maison puis vers 15 h, c’est sieste et repos jusqu’à 17 h 30, heure à laquelle nous partons tous ensemble à la plage à Trévani pour une dernière baignade dans l’Océan Indien.
Pour ce soir, j’invite la petite famille au resto et Pascale me dit de ne pas partir de Mayotte sans avoir été dans un brochetti.
En général, ces petits restos improvisés sont le long des routes, près des magasins ou dans des recoins de rues et proposent des brochettes de poissons ou de zébus, le tout grillés et servis en brochettes, d’où leur nom.
Nous n’avons pas eu l’occasion de nous arrêter à l’un deux et nous nous contenterons d’aller dans un resto situé juste à côté du boulot de Christian, spécialisé dans les brochettes et appelé tout bonnement «Chez Ma Brochetti».
Le cadre est sympa, il y a pas mal de monde et la clientèle est composée en majorité de "Mzungus".
Il fait chaud, il y a uniquement quelques ventilateurs et le serveur n’a visiblement pas encore trop d’expérience mais qu’importe, nous passons un agréable moment avec au menu, des brochettes de poissons et de bœufs. Miam.
Au moment de régler, ils ne prennent pas la carte Bleue, encore moins les chèques et je n’ai pas assez de liquide. Pour quelqu’un qui était censé inviter … Ça marque mal !
Ce n’est pas bien méchant car heureusement, Pascale et Christian connaissent le patron et ils repasseront demain …
Après cette soirée fort sympathique, nous repartons à la maison vers 22 h 30 et je file au lit pratiquement de suite.

Demain, c’est déjà la fin du séjour et retour à la Métropole.

 

Samedi 19 avril 2014.
Koungou, Majikavo Lamir – Mamoudzou – Dzaoudzi (Mayotte, Petite-Terre) - Pamandzi - Aéroport (DZA) Dzaoudzi-Pamandzi - Aéroport (RUN) La Réunion Roland Garros (Réunion) - En vol ...


Ce matin, je me lève ni trop tôt ni trop tard, vers 8 h et il fait déjà très chaud.
Contrairement à l’habitude, je prépare ma valise rapidement car je n’ai pas grand-chose à ranger puis c’est repos et bavardage jusqu’à 11 h.
Déjeuner vers midi puis direction Mamoudzou pour prendre la barge de 13 h et Cette fois-ci, la 4L reste à Grande-Terre !
Il fait une chaleur épouvantable, pas un brin d’air et Pascale me confirme que j’ai eu de la chance pendant mon séjour d’avoir eu les alizés car en tant normal … c’est comme ça tout le temps !
Arrivée à 13 h 20 à Petite-Terre puis on prend un taxi pour nous rendre à l’aéroport.
Ici, les taxis sont nombreux, stationnés un peu n’importe où et on monte dans le premier qui arrive. Le nôtre est pourri, limite épave et le chauffeur n’a pas l’air de se soucier que nous soyons là ou non mais pour 1,20 € par personne et pour les 10 mn de course … On s’en contentera !
A notre arrivée à l’aéroport, je m’aperçois qu’il est minuscule et plutôt vétuste. Il n’y a pas de tableau d’affichage et l’enregistrement des bagages se fait à un seul endroit, presque dehors.
Pour ma part, j’ai le droit néanmoins à un petit luxe grâce à ma carte d’embarquement déjà imprimée. L’enregistrement se fait dans un petit bureau adjacent, on est tassé mais … c’est très rapide et il y a un peu de clim !
Je retrouve mes trois compères et on trouve un petit bar au premier étage, très rustique lui aussi mais avec une petite clim rafraichissante.
Après un petit jus de fruit, c’est le moment des «au revoir» à la petite famille en se donnant rendez-vous au mois d’août à Cassagnes !
Contrôles des passeports et des sacs puis attente habituelle dans la salle d’embarquement, en cherchant un peu d’air provenant des quelques petits ventilos accrochés au mur.
Embarquement à l’heure, décollage à 15 h 30 et arrivée à St Denis de la Réunion à 18 h 30, heure locale, après 1 h 50 de vol.
Côté atterrissage, le pilote devait être probablement un stagiaire ou un débutant car cela a été l’un des plus brutal que j’ai pu observer depuis que je prends l’avion.
Le train a dû en prendre un sacré coup, vu le choc !
Arrivé dans le hall de transit et en attendant le prochain vol, j’ai le temps de me changer de tee-shirt et d’aller au "Duty free" pour acheter une bouteille de "Charrette", du pur rhum de la Réunion.
Il fait nuit et c’est maintenant une petite attente de 2 h avant l’embarquement dans le B777 pour Roissy Charles De Gaulle.
A bord, l’avion est plein à craquer.
Je m’installe tranquillement puis décollage à 20 h 20 et c’est parti pour 11 heures de vol.

Comme à l’accoutumée, je regarde un petit film pendant le repas puis me prépare pour une nouvelle nuit inconfortable !

 

Dimanche 20 avril 2014.
... En vol - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles de Gaulle (95) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) – Plaisance-du-Touch - Toulouse (31).


Comme à l’aller, j’ai dormi en pointillé, j’ai mal partout mais je suis arrivé, une nouvelle fois, à me reposer. Il reste une heure et demie avant l’arrivée sur Paris et tout va bien.
On nous sert le petit-déj et arrivée à l’heure sur Paris à 5 h 30 du matin.
La récupération des bagages est un peu longue mais ce n’est pas bien méchant vu le temps qui m’est imparti pour le vol suivant …
Je file ensuite tranquillement au 2F et sur place, je refais ma valise pour y glisser la bouteille de rhum.
Il n’y a pas grand monde à cette heure-ci et l’enregistrement du bagage se fait très rapidement.
Nouvelle attente, embarquement et décollage à 8 h 30 pour Toulouse.
Il est à 9 h 40 quand j’arrive à Blagnac. Je récupère mon bagage pratiquement de suite et retrouve l’infatigable DD qui est venu me chercher …
Me voici donc de retour au frais et sous une pluie battante après ces dix jours passés au soleil.
Comme à plusieurs reprises, j’ai laissé ma C4 chez DD et Jacky chez eux à Plaisance et ils m’ont proposé de rester pour déjeuner avant de regagner la maison vers 15 h.
Voilà, le séjour est déjà terminé, tout s’est bien passé et Mardi, ce sera reparti pour la routine mais patience … les beaux jours sont pour bientôt !

A la prochaine …

 

Un grand merci à Pascale et Christian de m’avoir accueilli dans leur appart pendant ces quelques jours et à Florian d’avoir partagé sa chambre !
Le séjour a été très bien rempli, tout a été vraiment super et le dépaysement a été total.

 

De retour à la Métropole, je garde tout de même un sentiment contrasté de cette escale à Mayotte.
Il est très très difficile de se rappeler que Mayotte est un département français.
En effet, l’état lamentable des routes, les dépotoirs à chaque coin de rues, l’insécurité palpable, les vols, l’immigration clandestine, les bidonvilles et autres petits points négatifs montrent qu’il y a sur cette île de nombreux problèmes et qui ne sont pas forcément prêts à être résolus !

 

En revanche, c’est une île magnifique avec des lagons et des paysages superbes, de belles plages et de beaux fonds marins. Les gens sont simples, gentils et la vie à l’air paisible.
Tout est ancré dans une culture africaine et c’est cela qui fait également tout son charme !