Ile de la Réunion.

 

19 octobre au 7 novembre 2023.

 

C’est à l’occasion du mariage d’Anne et Thomas à l’île de la Réunion que l’opportunité m’a été donnée de reprendre à nouveau le chemin des voyages intercontinentaux.

15 ans que je n’étais pas allé sur cette île de l’Océan Indien et j’avais la ferme intention de revoir tous ces lieux superbes que j’avais pu découvrir à l’époque. Christian et Pascale étaient également du voyage, ce qui nous a permis de découvrir d’autres lieux magnifiques et passer de bons moments ensemble.

 

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(32 pages)

Galerie photos

1ère étape : Paris.

 

Mardi 17 octobre 2023.
Cassagnes (66) – Perpignan – Narbonne (11) – Béziers (34) – Agde - Sète - Paris (75) - Bois-Colombes (92).


A peine seulement 2 jours après mon retour de Manchester, me voici prêt pour cette première étape vers la Réunion.
Ce matin, en prenant mon café, je me disais justement que cela faisait un bon petit moment que je n’étais pas parti pour un si long séjour et si loin. Un peu plus de 4 ans maintenant.
Ma valise est bouclée et à 9 h 30, mon voisin et copain Dominique passe me chercher pour m’accompagner à la Gare.
Un petit au revoir au passage à papa et direction Perpignan.
Arrivé sur place à 10 h 20, je constate déjà un petit souci …
En effet, j’ai tellement bien préparé ce voyage que je me suis planté d’heure. J’avais lu 11 h 04 sur mon billet mais c’était plutôt … 13 h 04.
Ce n’est pas bien méchant car il vaut mieux deux heures d’avance que deux de retard alors je patiente pendant un petit moment aux "Halles Solanid" avec un sandwich accompagnée d’une binouze bien fraîche.
Le TGV pour Paris arrive à quai à l’heure et le début de ce voyage se passe très bien mais arrivé un peu avant Sète, nous restons un bon moment bloqué avant la gare. D’après les contrôleurs, il s’agit d’une panne de signalisation sur le pont mobile qui empêche tout passage.
J’ai mon ordi, bien placé, c’est un peu pénible d’attendre mais ce sont les vacances et … tout va bien.
On repart au bout d’une heure et arrivons à Montpellier à 15 h 45.
Le reste du voyage est impeccable et le TGV arrive à Paris gare de Lyon à 19 h, avec environ 50 mn de retard.
Malgré tout, je continue à dire que le train est une très bonne alternative à l’avion. C’est un peu plus long, certes, mais beaucoup plus reposant et presque … plus agréable.
Vu l’heure, j’envoie un message à Laurent pour voir avec lui ce qui pourrait être le plus simple pour rejoindre Bois-Colombes.
On se met d’accord pour se retrouver au Pont de Levallois.
Il ne me reste plus qu’à prendre la "14" jusqu’à St Lazare puis je prends la "3" jusqu’au Pont de Levallois.
En à peine 30 mn, je suis avec Laurent et à 19 h 40, nous voici réunis à Bois-Colombes d’autant plus qu’Antoine, Floriane et la petite Aurore sont avec nous.
Rien de tel pour passer une excellente soirée en famille …

Demain, c’est balade dans Paris … si la météo le permet.

Mercredi 18 octobre 2023.
Bois-Colombes (92) - Paris (75).


Pour cette journée et comme prévu, ce sera flânerie dans Paris.
Je pars vers 10 h en direction de la gare de Bécon et me prends un ticket de transport à la journée.
Arrivé à St Lazare et sans trop de but précis pour cette promenade, je sors de la gare et me dirige à pied dans la rue du Havre puis dans la rue Tronchet pour arriver place de La Madeleine.
Cela fait des années que je n’étais pas venu dans ce quartier et qui plus est … à pied !
La dernière fois sur la place, il y avait encore le magasin "Fauchon" au numéro 28 et un peu plus loin, le magasin philatélique "Berk", situé au numéro 6. Tout a disparu aujourd’hui.
Je profite de l’occasion pour aller à l’intérieur de l’église de La Madeleine. Dire que je n’y ai jamais foutu les pieds, incroyable !
Je continue ensuite vers la Place de la Concorde par la rue Royale en passant devant le célèbre restaurant "Maxim’s" mais … en travaux.
La Place de la Concorde est encore aménagée pour la Coupe du monde de Rugby et donc inutile de s’y attarder.
Toujours sans itinéraire établi, je me décide à 11 h 30 de rejoindre le Louvre par le jardin des Tuileries en passant devant le Jeu de Paume, le bassin Octogonal et le Grand Bassin Rond. Là aussi et c’est un comble, je pense que je n’étais pas passé par là depuis mon enfance avec les grands-parents.
Je passe entre les deux pavillons de l’ancien Palais des Tuileries et me retrouve au pied du Carrousel du Louvre … en travaux !
Je passe un peu plus loin au pied de la Pyramide du Louvre, avec son habituelle foule de touristes à l’entrée du musée, puis je sors de la cour Napoléon pour m’engager dans la magnifique Cour Carrée du Louvre. Une fois de plus, je m’aperçois que je n’avais jamais visité ce lieu.
Je rejoins ensuite les quais puis la place du Louvre pour entrer à midi tapante dans l’église Saint-Germain l'Auxerrois.
Je suis toujours passé devant sans m’y être arrêté et pourtant ce lieu est chargé d’histoire car l’église est déjà l’une des plus anciennes de Paris mais elle est aussi associée au tragique épisode de la Saint-Barthélemy. Une plaque commémorative est d’ailleurs placée dans le Jardin situé devant l’édifice.
Je ne reste pas longtemps à l’intérieur et continue mon chemin vers la place du Châtelet en longeant les quais.
J’aperçois un peu plus loin la tour St Jacques et je me décide d’aller à sa base. Il n’y a rien d’exceptionnel mais là aussi, c’est la première fois que je m’approche de si près d’un tel monument à Paris après l’avoir si souvent observé.
Toujours et sans trop savoir où aller, je me décide néanmoins à aller faire un tour vers l’ancienne gare de Ménilmontant, sur la ligne de la "petite ceinture", aujourd’hui disparue.
Ce n’est pas à côté et je prends la "11" à la station Chatelet jusqu’à Belleville.
A 12 h 30, je rejoins et remonte la rue des Couronnes jusqu’à la rue de la Mare.
C’est ici que s’élevait la gare de Ménilmontant, immortalisée par de nombreux clichés anciens sur Paris et il ne reste aujourd’hui que la passerelle de la Mare surplombant des voies que l’on a peine à deviner.
Je retourne à 13 h 15 vers le boulevard de Belleville et reprends la "11" jusqu’à Châtelet.
Il est temps de casser la graine et juste à la sortie du métro, je choisis de me pauser au "Café Benjamin", un bistrot typique parisien situé rue de Rivoli. Ce sera simple pour midi et je me prends une salade composée.
Je sors à 14 h 25 et me dirige vers le Forum des Halles par la rue de la Ferronnerie et la Fontaine des Innocents.
Arrivé sur place, je me dis une nouvelle fois qu’il y a des années que je n’avais pas foutu les pieds ici. Cela a bien changé mais il y a toujours la "Fnac" où j’allais chercher les places de concerts au milieu des années 80.
Ma petite balade de la journée touche à sa fin et à 14 h 45, je retourne vers la gare St Lazare par la "14".
Dans le train qui me ramène à Bécon, mon esprit est à la fois un tantinet contrarié mais aussi très content de ma promenade car je me suis aperçu que je n’étais pas retourné voire très peu passé à pied depuis 30 ou 40 ans dans cette partie du centre de Paris ! Inadmissible …
Le côté optimiste est que je suis dorénavant motivé pour remédier à ces lacunes.
De retour à la maison à 15 h 30, je passe la fin d’après-midi puis la soirée tranquille en famille.

Demain, ce sera repos avant mon long voyage vers la Réunion.

 

2ème étape : La Réunion.

 

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Jeudi 19 octobre 2023.
Bois-Colombes (92) - Nanterre – Paris (75) - Aéroport de (ORY) Paris-Orly - en vol.


Je suis réveillé à 7 h et je me lève afin de dire au revoir à Laurent. Et oui, il doit partir ce matin afin d'assurer la "relève" à Cassagnes durant mon absence.
De mon côté, la matinée sera tranquille et je ne prévois rien de spécial.
Les filles sont parties à l’école et Maryam doit également partir à 11 h chez son père afin de préparer son voyage à Téhéran.
Je reste tout seul durant ce début de matinée et j’en profite pour refaire mon bagage. J’ai tout mon temps et tout est Ok à 12 h 30.
Plutôt que de mettre du désordre dans la cuisine, je décide d’aller en ville pour déjeuner.
A 13 h 20, je pars en direction de la gare de Bécon puis vers Courbevoie à la recherche d’une brasserie mais rien de bien. Je retourne donc du côté de la gare de Bois-Colombes et me rabats finalement sur le "Louis XV". Il n’y a pas grand monde, c’est plutôt très bien et copieux … A retenir.
Je reviens à l’appart vers 14 h et je me repose sur le canapé en essayant toutefois de ne pas faire la sieste sinon gare … je ne serai pas fatigué pendant le vol jusqu’à St Denis.
Un peu d’ordi, derniers préparatifs et à 17 h 15 Maryam, de retour de chez son père, m’accompagne à la gare de Bécon.
Me voici en direction de l’aéroport d’Orly avec mon gros sac et plutôt que d’emprunter les longs couloirs, elle m’a conseillé de passer par Nanterre et de prendre le RER A pour rejoindre Châtelet. Il y a moins de monde et surtout moins de couloirs. Effectivement … tout est très simple et j’arrive à avoir toutes les correspondances sans le moindre souci.
A 18 h, je suis dans l’aérogare et à peine 20mn plus tard, mon bagage est enregistré.
J’ai eu néanmoins un peu de mal à m’y faire car tout est automatique dorénavant, plus personne ne s’occupe du client et c’est moi qui doit faire tout le boulot.
On constate de plus en plus que les aéroports parisiens automatisent à outrance afin de préparer la privatisation et bien entendu supprimer un maximum de personnel dans la foulée.
C’est la mode dans plusieurs autres aéroports internationaux et c’est bien triste.
Il faut donc prier pour que ces machines fonctionnent correctement car pas une seule personne en vue si un problème technique devait survenir.
Je passe les contrôles des sacs ainsi que la police des frontières dans la foulée et je suis dans le hall d’embarquement à 19 h.
Il me reste environ une heure avant d’embarquer et mis à part l’inévitable bar "Paul" et un "Duty Free" tout à fait banal, il n’y a absolument rien. Nous sommes pourtant dans un espace international et cela fait vraiment miteux. Sans commentaire.
Tout se passe bien jusque là mais la motivation n’est toujours pas là, même le fait de partir en vacances est parasité après ces derniers mois éprouvants. J’espère que cela va passer une fois là-bas.
A 20 h, nous embarquons à bord du Boeing 777 d’Air France et on nous annonce dès le départ que l’avion est complet … un jeudi mais j’avais oublié que c’est le début des vacances scolaires dès demain !
Comme toujours, je suis un peu à l’étroit avec mes longues pattes et il faudra être patient avant d’atteindre Saint Denis dans environ 10 heures !
Dès le décollage, nous avons droit aux turbulences qui vont durer une bonne heure et après le passage des Alpes, le dîner a pu être servi à partir de 23 h.

Un petit film avec mon casque, mon coussin de voyage et je tente ensuite de dormir un peu. Pas facile.

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Vendredi 20 octobre 2023.
... En vol - Aéroport (RUN) La Réunion Roland Garros (Réunion) – Sainte-Marie – Saint-Denis - La Possession – Saint-Paul – Saint-Paul, Le Guillaume – Saint-Paul, Saint-Gilles les Bains.


Comme à chaque fois, j’ai dormi en pointillé et ce n’est pas tellement à cause du bruit mais plutôt avec un mal de cou durant toute la nuit malgré ma mousse.
Je me suis tout de même bien reposé, c’est déjà ça !
Le Boeing arrive à l’aéroport de Saint Denis de La Réunion à 9 h 45 puis tout se passe très bien ensuite.
Je récupère mon bagage rapidement et retrouve Christian et Pascale à la sortie, venus me chercher avec leur voiture de location.
Ils sont là depuis presque 15 jours maintenant et il est prévu que l’on passe pas mal de moments ensemble.
Dans l’immédiat, il faut rejoindre mon logement et pour l’occasion, j’ai loué un "Airbnb" dans la ville de La Possession en espérant que cela conviendra pour ce séjour.
Avec le GPS, on trouve rapidement l’adresse et avec les consignes que les proprios m’ont laissées, tout se passe pour le mieux.
Le temps de déposer mon bagage, de prendre une douche rapide, de me changer et on prend d’emblée la direction du marché de Saint Paul.
Cela tombe bien car le marché forain de Saint-Paul a lieu le vendredi toute la journée et le samedi matin sur le front de mer de la ville.
C'est un marché avec plus de 300 exposants où l’on y vend bien entendu des produits locaux, des épices, des fruits, des légumes mais il y a aussi de l’artisanat, des vêtements et même des animaux. Il est considéré comme le plus beau et le plus populaire de l'île de la Réunion mais aussi l’un des plus touristiques.
En chemin Pascale m’explique que pour le mariage d’Anne et Thomas, elle s’est proposée de s’occuper de la décoration mais aussi des fleurs. Elle aura probablement quelques idées sur place.
On se gare sans trop de difficulté et il est environ midi quand on arrive, sous un beau soleil, à l’entrée du marché.
Effectivement, c’est un très grand marché avec des stands les plus colorés les uns que les autres.
Il y a bien entendu un grand nombre d’exposants de vanilles et j’en profite pour me renseigner pour en rapporter quelques gousses dans mes valises. On repère un producteur plutôt sympa et qui se démarque des autres. On y reviendra le week-end prochain !
On sort du marché à 12 h 50 et avant de chercher un coin pour déjeuner, on se dirige vers le front de mer pour une rapide petite balade.
Nous n’y restons pas longtemps et de retour au marché, il n’y a plus de place dans les deux principales gargotes proposant bien entendu des plats locaux. Ceci nous incite à nous diriger vers les rues du centre ville et, malgré l’heure, on se pause au resto rapide "Happy Days Café" à 13 h 15.
L’endroit est plutôt atypique, tenu par des indiens et très accueillant.
On se régale chacun d’un Briani au poulet très copieux, une spécialité de l’ile Maurice, accompagné d’une "Dodo", la bière locale. Tout va bien et détente absolue.
On part à 14 h 15 et on fait une courte visite au marché couvert situé juste en face. Il n’y a pas grand-chose et tout en nous baladant autour des quelques échoppes proposant des objets d'artisanat local, on discute de notre planning de cet après-midi.
Plusieurs possibilités s’offrent à nous dont l’une est d’aller à la plage du côté de St Gilles mais Pascale souhaite également chercher quelques idées de décorations dans un magasin spécialisé situé au lieu-dit Le Guillaume, dans les hauteurs de St Paul.
On part donc tout d’abord à La Possession afin que je puisse prendre des affaires pour la plage puis revenons vers St Paul et Le Guillaume.
Le magasin est perché sur les hauteurs et plutôt difficile à trouver malgré le GPS.
Sur place, il y a pas mal de choix mais rien ne correspond à ce que recherche réellement Pascale alors nous repartons bredouille et filons vers St Gilles les Bains par la route des Tamarins.
Pour rejoindre la côte, nous prenons la sortie par la D10 et arrivons sur l’ancienne N1 à la hauteur d’un grand point. Hum ! j’ai l’impression de reconnaitre l’endroit ?
Mais oui, c’est là où était situé le centre EDF durant mon séjour en 2009 et effectivement, jusqu’au centre ville, je retrouve la rue principale et divers lieux qui n’ont pas beaucoup changé.
On se gare près de la place du marché à 16 h 15 et Pascale en profite pour commander d’autres fleurs à la boutique "Le Kiosque à Fleurs".
Nous partons ensuite nous balader vers la petite marina en oubliant l’idée d’aller à la plage car cette partie de la côte est interdite à la baignade.
Dans la marina, je reconnais les deux passerelles en bois, dont l’une conduit vers l’aquarium, ainsi que le ponton où nous avions embarqué pour une balade en catamaran, toujours en 2009.
Nous y restons jusqu’à 16 h 55 et partons vers la rue principale.
Là aussi, je reconnais le petit centre commercial "Le forum" et surtout, situé juste en face, la fameuse boulangerie "Chez Loulou" où l’on trouve de succulents samoussas et, bien entendu, on ne résiste pas à en prendre une petite dizaine.
A 17 h 30 et avant de repartir vers le nord, nous faisons un point rapide.
Pour ma part, il est évident voire indispensable de louer une voiture le plus tôt possible afin que l’on soit indépendant et pour ce soir, on dinera ensemble à Ste Marie.
Nous quittons St Gilles à 17 h 30 et filons directement à l’aéroport pour la location de voiture.
Sur place à 18 h 15 et accompagné de Pascale, on va directement au guichet de chez "ADA" mais pour ce soir, c’est le bide car aucun véhicule de disponible à cause des vacances scolaires.
Je réserve tout de même pour demain mais à un prix vraiment excessif. Tant pis.
La journée a été bien chargée et il est temps maintenant d’aller vers les hauteurs de St Marie où logent Christian et Pascale jusqu’à lundi.
Pour dîner, ce sera très simple et on en profite pour discuter des projets de la semaine avec notamment des balades vers le Maïdo, le Piton de la Fournaise et bien entendu le mariage d’Anne et Thomas.
Après cette petite soirée très sympa à papoter, Christian et Pascale me raccompagnent à La Possession à 22 h et je m’installe ensuite d’une façon plus complète jusqu’à 23 h. Après cette journée plutôt intense, la fatigue me gagne et il est temps d’aller se reposer !

Demain, une autre journée de balade m’attend.

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Samedi 21 octobre 2023.
La Possession – Saint-Paul, Maïdo – Saint-Paul, Saint-Gilles les Bains – Sainte-Marie.


Je me réveille tranquillement à 6 h 30 et j’ai dormi comme un loir, ce qui est normal après l’autre nuit dans l’avion et la belle journée d’hier.
Le logement est très bien, le lit très confortable et je n’ai pas eu chaud cette nuit malgré la chaleur de la journée.
Je prends mon premier café à 7 h sur la terrasse avec vue sur la mer et le port de commerce. Tout va bien.
Pour ce début de matinée, il est prévu d’aller au belvédère du Maïdo, un point de vue situé tout de même à 2200 d’altitude et qui surplombe la partie ouest du cirque de Mafate. Je me souviens d’y avoir été en 2009 et le site était vraiment extraordinaire.
Christian et Pascale doivent venir me chercher à 8 h et je suis prêt bien avant alors je m’avance dans la rue pour venir à leur rencontre mais à 8 h 15, Pascale m’appelle pour me dire qu’ils partent seulement de Ste Marie.
Mince … il leur faut environ ¾ d’heure pour venir jusqu’ici et j’ai déjà fait pas mal de marche. Cela ne me dit rien de revenir au gîte alors je continue mon chemin et descends vers le rond-point situé en bas de mon quartier.
Arrivé sur place, il y a les coureurs de l’édition 2023 du Grand Raid Réunion qui passent justement là. Cela tombe bien et je vais pouvoir patienter en regardant passer les participants.
Il y a des "signaleurs" postés pour la circulation et je discute avec l’un d’eux.
En ce moment, ce sont les concurrents du "Trail Bourbon", l’autre grande épreuve du Grand Raid avec la "Diagonale des Fous".
Ils sont partis hier soir à 20 h de Cilaos et ils ont encore 20 km à faire sur les 109 km au total avant la ligne d’arrivée. Ouarf ! Très peu pour moi !
Christian et Pascale arrivent à 9 h et on file de suite en direction de St Paul et du Maïdo.
Le site n’est pas à côté car il faut compter 41 km et presque 1 heure de route pour arriver à destination.
On prend la N1 puis la route des Tamarins et sortons par la D6 en direction du Guillaume.
La route grimpe jusqu’au bourg et faisons une pause café à 9 h 30 à la petite superette "Smak".
On reprend la route au bout d’une petite demi-heure et on attaque cette fois-ci la route du Maïdo qui s’avère tortueuse à travers la forêt de tamarins. En chemin, on repère un ou deux restos pour le retour ainsi que des distilleries d’huiles essentielles et je m’aperçois que c’est d’ailleurs l’une d’elles que j’avais visité en 2009.
Ca grimpe toujours et nous empruntons ensuite la route forestière numéro 8 pour arriver au belvédère du Maïdo à 10 h 45 mais il est malheureusement un peu tard pour avoir la vue exceptionnelle sur le cirque de Mafate. En effet, l’idéal aurait été d’arriver sur les 7 h 30, voire 8 h maxi car la brume a déjà fait son apparition et remonte le long du rempart.
On a juste le temps de voir les maisons d’un îlet de Mafate ainsi que le sommet du Piton des Neiges mais à peine 10mn après, le cirque est cette fois-ci totalement bouché par les nuages.
On se contente donc de longer le bord du rempart en faisant attention aux derniers éboulements puis on quitte le site un peu avant midi.
Sur le chemin du retour vers Le Guillaume, on s’arrête à 12 h 30 au resto "Chez Doudou", un établissement parmi ceux que l’on avait repérés en montant au Maïdo.
L’accueil est très sympa et le menu unique est sous forme d’un buffet avec plats créoles.
On n’est pas déçu et on se régale de rougail et de cari que ce soit en poulet ou en poisson. La patronne nous offre même, avant de partir, un petit rhum arrangé qui clôture ce bon déjeuner.
On reprend la route à 13 h 50 et on fait une nouvelle pause à la Maison du Géranium, une distillerie d’huiles essentielles que l’on ne peut malheureusement pas visiter.
Tant pis … mais on se balade tout de même dans le jardin jusqu’à 14 h 45 puis on continue notre route vers la côte.
Arrivés à l’approche du front de mer, on se dirige vers St Gilles les Bains en espérant trouver un endroit pour se baigner et on se gare à 16 h dans la rue du Général de Gaulle, tout proche de la marina. La belle plage des Brisants nous tend les bras mais j’oubliais que ce secteur est non surveillé et surtout … interdit à la baignade.
Tant pis, on se contentera de se mouiller jusqu’aux genoux mais Christian en profite tout de même pour barboter dans l’eau, sans toutefois quitter le bord.
On reste sur place jusqu’à 16 h 30 et on reprend la route car la journée est loin d’être finie !
En effet, je dois aller chercher ma voiture de location à l’aéroport, Christian et Pascale doivent aller voir leur nouveau logement, je dois aller faire quelques courses pour ce soir et enfin, on doit aller chez la grand-mère d’Anne pour finaliser quelques préparatifs du mariage.
A 17 h, nous sommes à l’entrée de St Denis et arrivons à l’aéroport ¼ d’heure plus tard. Le temps d’aller au guichet de l’agence "ADA" et de récupérer ma voiture, une "Kia", nous partons ensuite à deux voitures jusqu’au parking du centre commercial "RunMarket".
A partir de là, on se donne environ une heure pour nos occupations respectives. Christian et Pascale vont aller voir leur nouveau logement à La Bretagne, un quartier situé sur les hauteurs de St Denis, tandis que j’irai faire quelques courses au "RunMarket".
A 19 h, les courses terminées et mes amis revenus de leur visite, on file chez la grand-mère d’Anne chez qui elle loge avec Thomas depuis leur arrivée à la Réunion et en attendant d’avoir un appartement à eux.
Paulette, c’est le prénom de sa grand-mère, habite à Chiendent, un petit lieu-dit situé sur les hauteurs de Ste Marie et il faudra le GPS pour nous conduire à destination.
On part à deux voitures, ce qui me permet de commencer à prendre la "Kia" en main et je laisse Christian et Pascale passer devant.
Nous arrivons sur place à 19 h 30, retrouvons Thomas et je fais la connaissance de Paulette, une octogénaire souriante et très dynamique.
Anne arrive peu après et s’occupe avec Pascale des derniers petits détails pour la décoration du mariage.
On reste ensemble jusqu’à 20 h 30 puis chacun rentre cette fois-ci chez soi. Christian et Pascale ne sont pas très loin mais pour ma part, il me reste un peu plus de chemin et cela va me permettre de continuer à prendre en main la voiture et de conduire pour la première fois sur les grands axes des routes de la Réunion.
J’arrive à La Possession à 21 h 30 et je retrouve de nouveau des coureurs du Grand Raid Réunion toujours dans la course.
Il y a beaucoup de monde au bord de la rue et à cette heure-ci, ce sont ceux du "Trail Bourbon" ainsi que de la "Diagonale des Fous" qui passent par là.
De retour au gîte et pour mon premier dîner tout seul, ce sera très simple voire frugal car je n’ai pris au supermarché qu’un pack d’eau, quelques "Dodos" ainsi que des fruits. Cela suffira et je verrai plus tard.
Tout en grignotant sur la terrasse, j’entends les bravos, des applaudissements et de la musique en bas de la route. C’est la fête et l’ambiance doit être sympa mais inutile de penser à y aller en voiture et c’est un peu loin pour y aller à pied.
Ce fut à nouveau une journée bien remplie et à 22 h 30, il est temps d’aller au lit.

Demain c’est dimanche et il n’y a pas grand chose de prévu au programme mis à part d’aller à la plage.

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Dimanche 22 octobre 2023.
La Possession - Saint-Paul, l'Ermitage-Les-Bains.


Cette nuit vers les 3 h, j’ai été réveillé par les clameurs des spectateurs qui encourageaient toujours les coureurs de la "Diagonale des Fous" et du "Trail Bourbon". Incroyable.
Je me réveille à nouveau à 7 h et me lève tranquillement à 8 h. Dehors, le ciel est couvert avec quelques nuages noirs.
Aujourd’hui, ce sera donc journée plage et Pascale doit m’appeler dans la matinée alors en attendant c’est café et détente sur la terrasse. J’en profite également pour faire un peu de lessive mais ce n’est pas l’idéal dans l’évier. Je verrai plus tard s’il y a une laverie automatique dans le coin.
Je reste donc sur la terrasse avec ma tablette et je fais connaissance avec deux grosses tortues qui s’approchent de moi partageant apparemment le jardin. Ca surprend car je ne m’y attendais pas.
Christian et Pascale passent me prendre à 10 h 45 et on file directement vers l’Ermitage les Bains.
C’est sur cette côte qu’il y a les principales plages mais j’oubliais que l’on était dimanche, le seul jour de la semaine où il ne faut pas y aller.
Arrivés sur le front de mer à 11 h 35, ça bouchonne et c’est une galère pas possible pour trouver une place pour se garer mais on trouve finalement un endroit dans une petite rue et pas trop éloigné de la plage de l’Hermitage.
En fait, me dit Pascale, non seulement c’est le week-end mais …ce sont les vacances scolaires de la Métropole !
Tout va bien mais avant d’aller se prélasser sur la plage, nous profitons de la présence du petit snack "Racine", situé à proximité, pour aller déjeuner.
L’accueil n’est pas terrible, la patronne est presque désagréable mais les plats semblent appétissants. On se prend chacun un thon massalé, un plat typiquement réunionnais avec des "grains" et du riz, le tout accompagné d’une "Dodo" bien fraîche.
Les "grains" sont les légumes secs qui accompagnent traditionnellement le riz et le cari dans un même plat. Là, ce sont des haricots et c’est très bon.
A 13 h 15, nous partons vers la plage de l’Hermitage et là, c’est un nouveau défi …
Le lieu est bondé, aucune place à l’ombre et les familles sont aussi bruyantes les unes que les autres.
Il faut dire que c’est la seule partie de l’île où l’on peut se baigner sans danger car en effet, le lagon de la Réunion s’étend sur environ 12 km le long du littoral, de l’Ermitage à St Leu.
Les principales plages autorisées à la baignade sont protégées par un immense récif corallien qui constitue une barrière naturelle contre les assauts de l’océan Indien et notamment … des requins.
Pour compléter le tableau, la plage de l’Hermitage est la plus populaire et la plus familiale de toutes d’où … l’affluence.
Enfin et je l’avais constaté lors de mon précédent séjour, les Réunionnais aiment se retrouver en famille le week-end autour d’un pique-nique convivial. C’est une véritable institution sur l’île, c’est très sympa et à cette occasion, les commerçants en profitent pour vendre des brochettes, des poulets grillés et autres grillades de toute sorte au bord de la route.
Ca sent très bon partout et, bien entendu, les nappes et les glacières recouvrent une partie des parties ombragées.
On trouve un petit coin légèrement à l’ombre et pendant que je garde les affaires, Pascale et Christian ne tardent pas à filer dans l’eau. Pour ma part, je fuis à toutes jambes ces plages bondées mais au retour de Pascale sur la plage, je craque d’aller rejoindre Christian et d’aller piquer une tête dans l’océan indien.
Pour la baignade, il n’y a que 2 m d’eau jusqu’à la barrière de corail et c’est idéal pour faire du Palme Masque Tuba. Dommage de ne pas avoir tout ce matériel avec nous mais qu’importe, on se contente de barboter dans l’eau claire et surtout … se détendre.
La petite baignade terminée, on reste à l’ombre à papoter ou à se balader sur le sable chaud et on a même la surprise d’apercevoir une baleine à bosse faire des acrobaties derrière la barrière de corail. Il peut y en avoir davantage le long des côtes et la période où on en observe le plus est plutôt entre juillet et septembre mais c’est déjà sympa d’en avoir vu une !
Nous quittons la plage à 16 h 30 et sur le chemin du retour, on s’arrête à l’un des stands au bord de la route où des brochettes sont encore à vendre. Pascale et Christian font le plein et j’en prends évidemment quelques unes pour moi ce soir.
Mes amis me déposent peu après à La Possession et la fin d’après-midi est tranquille à paresser sur la terrasse avec une "Dodo" bien fraîche, à lire mes messages sur ma tablette et à réfléchir à la journée de demain.
Il est probable que l’on se voit tous les 3 qu’en fin de matinée car Christian et Pascale changent de logement et de mon côté, j’ai quelques petites choses à faire telles que d’aller au pressing et de penser au ravitaillement de mon frigo !
Cela va être également et probablement une semaine assez chargée car tous les invités au mariage arrivent les uns après les autres et il n’est pas impossible de passer un moment avec quelques uns d’entre eux. A voir.
En attendant, la soirée est tout aussi tranquille avec au menu ce soir … brochettes de poulet !

Un petit film et un documentaire sur ma tablette complètent la soirée avant l’extinction des feux à 22 h 30. Demain, d’autres balades et promenades en perspective !

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Lundi 23 octobre 2023.
La Possession – Ste Marie – St André – Salazie.


je me réveille vers les 4 h 30 avec une bonne migraine sans trop savoir pourquoi. J’essaie de me rendormir mais rien n’y fait d’autant plus le chant des coqs m’annonce que le jour se lève. Je me prends un "Doliprane" mais pas plus d’effet alors je me lève juste après l'Angélus de 6 h avec en prime un mal en bas du dos. Décidemment !
Un peu de vaisselle, rangement et je prends le café sur la terrasse tout en observant, au loin, les gros navires entrant dans le port. Ils ont probablement attendu que le jour se lève car ils entrent les uns derrière les autres.
Il n’y a rien de particulier de prévu aujourd'hui et Il fait un très beau temps.
Christian et Pascale déménagent ce matin dans un nouvel appartement situé à la Bretagne, dans un quartier de St Denis et ils doivent m’appeler dès qu’ils seront prêts pour notre balade de la journée.
A 9 h, mes voisines les tortues sortent de leur trou et l’une d’elles, la plus curieuse, reste à côté de moi pendant un petit moment.
Je m’occupe comme je peux mais je suis un peu coincé en les attendant, sans nouvelles, alors que j'aurais pu faire pas mal de choses telles que courses ou balades dans le coin.
A 10 h 30, j’appelle Pascale et elle me dit qu’ils ne seront disponibles qu’à partir de 11 h 30, ce qui me laisse une petite heure devant moi. Je me décide alors d’aller me balader vers le parc Rosthon-Lataniers, situé à seulement quelques rues du gîte.
A l’entrée, un plan indique que le site est un ancien espace agricole, mis en culture par les premiers colons arrivés au XVIIème siècle et il est également affiché l’on peut effectuer une boucle d’environ ½ heure à travers le parc. Ce sera très bien !
J’emprunte donc ce sentier qui traverse à plusieurs endroits les 2 ravines des Lataniers, la petite et la grande. Elles sont totalement à sec mais vu la largeur de la plus grande, j’imagine les jours de déluge !
En longeant la grande ravine, le sentier est abrité par de grands arbres qui se changent en véritable tunnel végétal. C’est très calme à cette heure-ci de la journée mais les nombreuses aires de pique-nique suggèrent qu’il doit y avoir une forte affluence le dimanche.
Toujours le long de la grande ravine des Lataniers, j’arrive jusqu’à la rue Evariste de Parny, l’autre entrée du parc, mais sur le chemin du retour, le parcours est cette fois-ci très mal indiqué et j’ai un mal fou à trouver des repères.
J’arrive à me perdre à la recherche du point de départ et je fais même de l’escalade dans la petite ravine pour remonter sur le sentier principal. Pas de problème mais il est clair que j’ai loupé une intersection quelque part !
Je rentre au gîte à 11 h 30 et le temps de me changer, Christian et Pascale arrivent à 11 h 45.
Le souci est que l’on n’a pas trop étudié le programme pour l’après-midi et après un bref échange, on décide d’aller vers le nord. Hum, dommage de ne pas en avoir parlé avant, j’aurais pu les rejoindre chez eux. Tant pis.
On part donc à deux voitures et je laisserai la mienne au "Run Market" de Ste Marie afin de faire la moitié du chemin et d’éviter qu’ils me ramènent à La Possession ce soir.
La "Kia" en place sur le parking du supermarché, on prend ensuite la direction de St André par la N2 sans trop savoir où aller.
Arrivés à l’embranchement vers la départementale 48 qui mène au cirque de Salazie, l’idée est de suivre la route principale et, vu l’heure, on cherche tout d’abord un coin pour déjeuner.
Avant la petite ville de Salazie, on tombe à 13 h 15 sur le petit snack "Les Lilas" au bord de la route.
L’accueil est très sympa, tout comme le menu proposé et Pascale a toujours le "chic" pour dégoter, involontairement ou non, des petits restos qui ne payent pas de mine en apparence mais qui s’avèrent vraiment bien !
On reste à table un bon petit moment puis à 15 h 15, on reprend notre route, passons la petite ville de Salazie et on s’arrête à proximité de la cascade du Voile de la mariée.
Il y a là un sentier appelé "Ilet aux bananiers" qui mène au pied du site. Christian et Pascale y sont venus la semaine dernière mais le chemin est plutôt caillouteux et je ne suis pas assez bien "chaussé" avec mes sandales pour aller jusqu’au bout.
Cela n’est pas bien grave car, sans aller trop loin, Pascale me signale qu’il y a un endroit sympa sur le parcours qui mérite le coup d’œil.
Tout d’abord, le sentier emprunte une grande passerelle qui enjambe la Rivière du Mât et il vaut mieux ne pas avoir le vertige ! Puis après environ 20 mn de marche tranquille, en passant par l’ilet bananiers et des plantations de chayottes, nous arrivons à une immense cressonnière en terrasses baignée par les sources provenant des montagnes.
Effectivement, cela valait le détour car cet écrin de verdure est vraiment superbe.
Nous n’avons pas le temps de nous balader plus longtemps car j’ai une légère contrainte horaire et je dois porter ma chemise de mariage au pressing avant 18h.
Christian et Pascale me ramènent au "Run Market" et après un bref échange sur le parking, ils me proposent de diner ensemble ce soir dans leur nouveau logement. Pas de soucis.
Je file donc directement vers La Possession, dépose ma chemise au magasin puis m’accorde une petite pause au gîte avant de reprendre la route vers St Denis.
Arrivé dans les faubourgs, je m’arrête à 19 h 30 le long de la N2 au Carrefour du quartier Ste Clotilde afin de faire tout de même quelques courses pour les prochains soirs puis direction La Bretagne, le quartier où logent dorénavant mes amis.
Humm, malgré le GPS, c’est une vrai galère de trouver l’immeuble au milieu de toutes ces petites rues en flanc de montagne.
A 20 h et au bout d’un bon moment à tourner en rond, j’arrive à destination mais … pas facile !
Petit apéro, diner simple et sympa à bavarder mais pas trop tard non plus car demain, on va se lever très tôt et la journée risque d’être très sportive !

De retour à La Possession à 22 h, je ne tarde pas à aller au lit et une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue !

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Mardi 24 octobre 2023.
La Possession – St Denis – Ste Marie – St André - St Benoit - La Plaine Des Palmistes – Le Tampon – Ste Rose.


Le réveil de mon iPhone me sort d’un profond sommeil à 4 h. Arfff ! c’est dur mais … c’est pour la bonne cause.
Mon sac est prêt pour cette journée de randonnée et à 5 h, je prends la route vers St Denis alors qu’il fait encore nuit.
A 5 h 30, je suis sur le parking du "Run Market" de Sainte-Marie et mes deux compères arrivent à 6 h, pile à l’heure pour notre rendez-vous.
Le ciel est nuageux mais a priori, la météo a prévu du beau temps pour l’ensemble de l’île.
Nous prenons de suite la direction de St Benoit par la N2 puis passé le bourg, bifurquons par la N3 vers le centre de l’île.
A 6 h 45, nous faisons un arrêt à la Plaine Des Palmistes pour une pause café à la Boulangerie "Eskal gourmande" et en profitons pour se procurer des sandwichs pour midi.
Nous reprenons notre chemin à 7 h 30 et arrivé à la hauteur de Bourg-Murat, nous empruntons la route du volcan, également connue sous le nom de Route forestière n°5.
C’est l’unique route pour se rendre au Piton de la Fournaise et le paysage change au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude.
Après les pâturages et la forêt, nous traversons un vaste maquis de bruyères puis, au détour d’un virage, nous arrivons à 8 h au point de vue de la Plaine des Sables et là, le spectacle est grandiose. J’y étais venu également en 2009 et cela m’avait fait la même impression.
Devant nous, une étendue désertique à perte de vue s’offre à nous avec, au loin, la cime du Piton de la Fournaise qui se dessine.
On ne perd pas de temps pour une pause photos et à 8 h, nous filons directement vers le Pas de Bellecombe en empruntant la piste poussiéreuse qui traverse la plaine.
Sur environ 5 km, c’est un paysage lunaire tout autour de nous avec un sol recouvert de scories, de roches basaltiques imposantes et de coulées de lave.
Nous atteignons le Pas de Bellecombe à 8 h 15 et c’est là que se termine la route forestière.
Le parking est quasiment complet et il est difficile de trouver une place pour se garer. Nous aurions du arriver peut être beaucoup plus tôt ?
Depuis le belvédère situé à 2354 m d’altitude, nous jetons tout d’abord un œil sur ce paysage époustouflant.
Le Piton de la Fournaise se dresse droit devant nous à une distance d’environ 4 km mais il nous faudra 1,5 km de plus et environ 2 h 45 de marche pour nous rendre au bord du cratère dont l’accès autorisé se trouve sur le flanc Est.
Le piton se trouve campé au milieu de l’enclos Fouqué, la dernière caldeira formée par le volcan. Il est en forme de fer à cheval avec une dimension, tout de même, de neuf kilomètres de large sur treize kilomètres de long !
A 8 h 40, nous sommes prêts et la randonnée démarre par un sentier qui nous mène, après 500 m d’une marche très facile, à un portail métallique, ouvert aujourd’hui, mais qui est bien entendu fermé lors des éruptions.
La descente vers le pied du rempart s’effectue ensuite par un sentier en lacets à hautes marches qui permet d’atteindre la caldeira en contrebas.
A 9 h tapante, nous sommes dans l’enclos et commençons notre périple. Plusieurs sentiers balisés sont proposés, tous menant à des cratères plus ou moins importants mais nous prenons le principal, celui qui est emprunté par la majorité des randonneurs : Le cratère Dolomieu.
De suite, nous contournons par la gauche le Formica Leo, un petit cratère formé en 1753, très facile d’accès mais que nous visiterons à notre retour.
On pourrait ensuite marcher n'importe où mais il est vivement conseillé de suivre les multitudes de points blancs régulièrement peints au sol. Ils s'avèrent d’autant plus très utiles en cas de brouillard !
Notre cheminement sur les coulées de lave, parfois vieilles seulement d’une dizaine d’années, est tout à fait incroyable.
On distingue même la coulée de 2018 qui a laissé une longue couche de gratons gris et noirs.
Lors de cette éruption, le sentier balisé initial qui menait au Dolomieu a été en parti englouti tout comme la formation rocheuse remarquable qui était appelée "La Chapelle de Rosemond".
Sur le nouvel itinéraire que nous empruntons aujourd’hui, les laves sont très différentes, passant des gratons acérés et fragiles à des laves dites cordées.
Après un bon moment à marcher sur le plat, on attaque à 9 h 45 l’ascension proprement dite, toujours au milieu des coulées de lave.
Plus on monte, plus on se rend compte de l’immensité du lieu à commencer par les nombreux petits cratères formés lors des dernières éruptions.
Sur la gauche, on distingue les flancs des Grandes Pentes, un rempart de presque 1000 m de haut où se sont notamment écoulées jusqu’à la mer les laves de 1977 et celles d’avril 2007. Impressionnant.
Après une bonne heure de grimpette suivie d'une petite descente et d'une nouvelle montée, on arrive enfin à 11 h 30 au bord du gouffre situé à 2632 m d’altitude.
Wouah ! Quel spectacle !
Sous nos yeux s’étend le cratère Dolomieu d’une superficie d’un kilomètre de long pour 750 mètres de largeur et environ 350 mètres de profondeur.
D’après des infos glanées sur le web, le cratère était auparavant entièrement rempli des coulées de lave accumulées à sa surface durant des décennies mais il s'est brutalement effondré d’une centaine de mètres au cours de l'éruption d'avril 2007.
Je pensais également voir quelques fumerolles ou sentir l’odeur du soufre comme cela était le cas à la Guadeloupe ou au Nicaragua mais tout est étrangement calme.
A 11 h 45, rien de tel que ce lieu insolite pour casser la croute.
C’est sûr, assis au bord du cratère à gloutonner mon sandwich, il ne faut pas avoir le vertige et surtout bien faire attention à ne pas glisser ! Il est vrai que le lieu est enivrant …
Au bout d’une petite demi-heure, il est temps de repartir et on emprunte le même itinéraire qu’à l’aller.
Il faut tout de même deux heures pour rejoindre le bas du rempart de Bellecombe en ayant, pour ma part, bien fait attention de marcher lentement pour soulager mon genou.
Avant de quitter l’enclos et d’attaquer la remontée vers le plateau, nous nous arrêtons brièvement à 14 h 30 au Fornica Léo.
Ce cratère n’est pas très difficile d’accès et il faut seulement grimper d’une vingtaine de mètres pour arriver au sommet du cratère. Il est si facile d’accès qu’il s’abîme au fur et à mesure des années à force de marcher sur son bord.
La fin du parcours se termine par la montée très raide jusqu’au plateau et arrivons enfin au parking à 15 h. Nous sommes rincés et sur le chemin du retour, nous avons rencontré des randonneurs ayant participés à la "Diagonale des Fous" le week-end dernier. Pour ces derniers, l’ascension du Piton de la Fournaise est une petite promenade et ils nous racontent leur périple. C’est très intéressant mais cela nous conforte dans l’idée que ce n’est vraiment pas pour nous !
Nous faisons une courte pause à l’unique petit bar pour nous rafraichir puis prenons la route à 15 h 30 par le même itinéraire qu’à l’aller.
Maintenant que l’on a un peu plus de temps, on s’arrête 15 mn plus tard pour une pause photo au point de vue de la Plaine des Sables puis Christian me propose de nous arrêter à nouveau quelques kilomètres plus loin au cratère Commerson, tout proche de la route.
Ce cratère volcanique est accroché au sommet d’une falaise surplombant la Rivière des Remparts. Un magnifique belvédère a été installé en bordure du cratère afin d’admirer, en toute sécurité, cette cavité béante profonde de 265 mètres.
On reprend la route à 16 h et on fait une nouvelle pause au belvédère du Nez de Bœuf mais la vue est bouchée par les nuages. Dommage car cela nous aurait fait un beau panorama sur la Rivière des Remparts. J’essaierai d’y revenir la semaine prochaine.
Avant de rejoindre le parking du "Run Market" de Sainte-Marie où j’ai laissé la "Kia", on fait une dernière pause à 17 h à La Plaine Des Palmistes, histoire de boire un verre et de parler des activités et autres balades pour les jours à venir.
De retour à La Possession à 18 h 30 et en regardant dans le frigo, je constate que je n’ai rien à manger pour ce soir.
Malgré la fatigue après cette superbe journée, je repars en voiture à la recherche d’un centre commercial voire d’une superette mais rien d’ouvert dans le secteur.
Alors je pousse jusqu’au "RunMarket" de Savannah. A l’entrée, je pourrais éventuellement aller au resto aux "3 brasseurs" mais je me contenterai de faire quelques courses rapides pour ce soir.
De retour au gîte à 20 h 30, je casse la croûte sur la terrasse et je file au lit de bonne heure.
Avant de m’endormir, je repense à cette journée inoubliable en me disant que l’on a grimpé au sommet d’un volcan parmi les plus actifs au monde.
La bonne nouvelle est que mes genoux ont tenu le coup. C’était un peu culotté de ma part sans entrainement mais c’est très bon signe pour escalader le Canigou au printemps prochain !

Pour demain, il n’est rien de prévu de précis mis à part la visite d’une petite plantation de canne à sucre en milieu de matinée.

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Mercredi 25 octobre 2023.
La Possession – St Denis – St Leu – St-Paul, l'Ermitage-Les-Bains.


Je suis réveillé à 6 h par l’Angélus de la petite église de La Possession. J’ai bien dormi mais je suis courbaturé de partout … Normal !
Ce matin, il est prévu d’aller visiter un petit domaine de canne à sucre, un site agro-touristique situé à St Benoit.
Les visites ont lieu le matin à 10 h 30 et on a convenu avec Christian et Pascale de se donner rendez-vous chez eux à 9 h 30.
Je pars de La Possession à 8 h 30, ce qui me donne largement le temps d’arriver à St Denis mais c’était sans compter les bouchons monstres à l’entrée de la ville.
Je reste coincé presque une heure et demi ce qui m’agace passablement et qui va m’empêcher d’arriver à l’heure.
Je téléphone à Pascale pour qu’elle annule la visite auprès du Domaine mais elle m’annonce peu après que ce dernier est fermé pour les vacances.
Ce n’est pas bien méchant et nous allons bien trouver un autre endroit pour nous poser aujourd’hui.
Arrivé à La Bretagne, je laisse la "Kia" devant l’immeuble où logent mes amis cassagnols puis on prend la route à 10 h 30 vers Rivière des Pluies, un quartier de Ste Marie pour réserver des fleurs au magasin Agrinord, toujours pour le mariage de samedi.
Et maintenant … où aller ?
Sans trop d’idée précise, on décide d’aller vers la côte ouest et de pousser vers St Leu.
L’itinéraire n’est pas trop optimisé car je vais devoir revenir chercher la "Kia" ce soir alors que l’on va passer devant La Possession … Pas grave.
A l’approche de St Leu, on aperçoit un grand nombre de parapentes et à en croire le nombre de clubs au bord de la route, cela doit être le paradis des amateurs de cette discipline !
Nous arrivons à l’entrée de la ville à midi et on se gare devant le petit port de Plaisance.
On en fait le tour puis, vu l’heure, on cherche un endroit pour déjeuner mais ce n’est pas forcément évident car il n’y a pas trop de choix.
On se risque néanmoins sur un petit snack au bord de la mer jouxtant le bar resto "Les Filaos". C’est très rustique mais le cadre est sympa et on se prend tous les 3 une salade de Marlin, le tout accompagné de "Dodos" bien fraîches. Très bien !
A 13 h 30, on se décide à partir et l’idée est d’aller maintenant à la plage vers St Gilles l’Ermitage.
Oui mais sur place … C’est à nouveau la galère pour trouver un endroit pour se garer et un coin à l’ombre sur la plage. Ce n’est pourtant pas le week-end ?
On arrive néanmoins à repérer un emplacement plus ou moins à l’ombre et de profiter tout de même de la mer mais à l’avenir … les plages surpeuplées … c’est définitivement très peu pour moi !
On reste sur la plage jusqu’à 16 h 30 puis Pascale propose de retourner à St Leu afin de rendre visite à Véronique et Claudine, respectivement la mère et la tante de Thomas.
Avec le GPS, on trouve à 17 h le petit "Airbnb" où les 2 sœurs logent et il s’avère que c’était à quelques mètres à peine où nous étions ce midi !
On part tous ensemble à pied au restaurant "Le Lagon", un cadre superbe au bord de plage, pratiquement vide à cette heure mais dont l’arrière salle est l’endroit idéal pour boire un verre avec en bonus une vue imprenable sur l’océan.
Bien installés sur des canapés, on papote bien entendu de la préparation du mariage qui arrive à grand pas tout en sirotant cocktails maisons et ti-Punch.
Tout va bien d’autant plus qu’à 18 h, on a droit à un superbe coucher de soleil sur l’océan indien. Que demander de mieux !
A 19 h 45, il est temps de rentrer mais je suis obligé de revenir à Ste Marie avec Christian et Pascale chercher la "Kia" alors que l’on passe devant La Possession. Dommage, cela a été mal organisé mais ce n’est pas bien méchant.
De retour à La Possession à 21 h 40 je m’aperçois, comme hier, que je n’ai presque rien dans le frigo alors je me contenterai d’un peu de pain de mie et du fromage.

Pour demain, ce sera repos et déjeuner chez Paulette !

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Jeudi 26 octobre 2023.
La Possession – St Denis – Ste Marie.


Je me réveille à 6 h 30 et me lève tranquillement à 7 h. Il fait un très beau temps dehors et j’ai le sentiment de m’être bien reposé.
Comme à l’habitude dorénavant, je prends mon café sur la terrasse et pour ce début de matinée, ce sera grand repos.
Je fais un peu de rangement et me renseigne sur le web afin de chercher une laverie automatique. A priori, il y en a une de l’autre côté de la ville.
Je profite également pour faire un point sur les balades, visites et autres activités pour la semaine prochaine. J’ai fait une petite liste en espérant que j’aurais le temps d’en faire un maximum.
En attendant, j’ai rendez-vous à 11 h à La Bretagne et je pars à 10 h en espérant ne pas avoir des bouchons comme hier !
Alors, pour éviter le front de mer, je change d’itinéraire, je passe par le centre de St Denis et j’arrive à 10 h 35 … avec une demi-heure d’avance sans avoir rencontré qui que ce soit sur la route.
Aujourd’hui, ce sera donc journée tranquille avec un déjeuner chez Paulette, la grand-mère d’Anne, en compagnie d’une petite partie de sa famille.
Nous partons à 11 h, passons tout d’abord chercher quelques samousas pour l’apéro dans une boulangerie puis filons directement à Chiendent.
Cette fois-ci, on ne met pas longtemps pour arriver sur place pour y être venu samedi dernier et on retrouve la petite famille à midi tapante.
Carole et son copain Thomas sont déjà là ainsi que le futur marié et nous faisons également la connaissance de Mélina, la sœur de Carole.
Tout va bien d’autant plus qu’en guise d’apéro, en plus des samousas, Paulette nous a sorti un assortiment de rhum arrangé, bien évidemment fait maison, suivi d’un repas créole tout à fait divin. On se régale d’un cari de poissons et d’un coq massalé le tout accompagné de grains et de riz.
Il fait un temps splendide et la vue sur la mer, la nature et même les cris des oies font de cet après-midi un moment de détente convivial mais à 17 h 40, il est temps de repartir.
A La Bretagne, je récupère la "Kia" et prends la direction de La Possession mais avant de revenir au gîte, je fais un petit arrêt au village de la Grande Chaloupe, situé le long de la route du littoral.
J’ai lu en effet sur le web qu’il y a, sur ce site, des vestiges d’une ancienne ligne de chemin de fer abandonnée, étonnant !
A ma grande surprise il y a effectivement une gare, des voies et même une locomotive stationnée le long d’un quai. La nuit commençant à tomber, je prends bonne note de ce lieu insolite et me promet d’y revenir très prochainement.
De retour au gîte à 19 h, je constate comme toujours que le frigo est désespérément vide.
Et oui, avec toutes ces journées bien remplies, les restos le midi et le fait de rentrer tard le soir, pas facile d’organiser le dîner en solo. Pas grave.
Je file donc faire quelques courses au petit "Leclerc" situé au centre ville de La Possession. Je ne prends pas grand-chose mais cela suffira pour les prochains jours.
La soirée est tranquille malgré le fait qu’il fait très chaud ce soir, surtout à l’intérieur. Je téléphone à Cassagnes, tout se passe bien et je devrais voir mes proprios prochainement car ils viennent d’arriver de leurs vacances.

Pour demain … Rien de prévu d’exceptionnel et je pense qu’il y aura pas mal d’improvisation du côté activités !

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Réunion

Vendredi 27 octobre 2023.
La Possession – St Paul.


Je suis réveillé à 6 h par l’Angélus et je paresse jusqu’à 7 h. J’ai bien dormi et il fait un très beau temps dehors.
Ce matin, rien de prévu jusqu'à 11 h. Christian et Pascale doivent passer me chercher pour rejoindre Carole et Thomas au marché de Saint Paul.
Je profite de ce début de matinée pour aller chercher ma chemise au pressing puis de voir de plus près la gare de La Chaloupe, repérée hier en fin d’après-midi.
Arrivé sur place à 9 h, je découvre avec étonnement qu’il y avait donc une ligne de chemin de fer à la Réunion. D’après les renseignements, c’est le seul endroit où sont conservés les vestiges de la ligne avec la gare, quelques voies et une loco d’époque. L’association "Ti-Train" a tenté de faire revivre la ligne ces dernières années mais qui semble aujourd’hui compromis, vu l’état des infrastructures. Dommage.
Je pars ensuite à 9 h 30 vers les lazarets de la Grande Chaloupe, situés juste à côté, mais sans trop savoir ce que c’est exactement.
A l’entrée le site est désert, excepté une jeune femme à l’accueil qui me propose une visite gratuite quasi privée. Cela ne se refuse pas !
Quelle aubaine car je découvre un autres aspect de l’histoire de la Réunion que j’ignorais totalement.
J’apprends donc qu’après l’abolition de l’esclavage en 1848 et face à l’essor de la culture de la canne à sucre, la Colonie de La Réunion décida de faire appel à une main d’œuvre, cette fois-ci engagée, originaire entre autres d’Inde, de Chine, d’Afrique, de Madagascar et des Comores.
Pour éviter que des maladies contagieuses transitent par les navires provenant de ces pays et ne se propagent dans l’île, les autorités coloniales décidèrent de faire subir la quarantaine à tous les voyageurs et les marchandises débarquant à La Réunion.
La quarantaine consistait donc à isoler un groupe de personnes dans des lieux appelés des lazarets et ce, pendant une période déterminée.
La Colonie érige celui de La Grande Chaloupe en 1860 formé de 2 ensembles distincts : Les lazarets N°1 et N°2 situés à environ 1 km l’un de l’autre.
Grâce aux progrès de la médecine et à la création du passeport sanitaire, la quarantaine disparait en 1936 puis, au fil des années, les bâtiments tombèrent en ruine. C’est seulement en 1998 que les vestiges des 2 lazarets furent inscrits aux titres des monuments historiques et que des restaurations partielles purent avoir lieu.
Le site sur lequel je me trouve est celui du lazaret N°1, seul ouvert à la visite, le second étant resté en état de ruine.
Le lazaret était constitué de plusieurs bâtiments dont 2 dortoirs, une infirmerie servant de pavillon d'isolement, une longère et il y avait également un cimetière jouxtant l’ensemble.
L’ancien pavillon d’isolement héberge aujourd'hui une exposition permanente sur le thème de l’Engagisme et de la quarantaine tandis que l’ancienne longère héberge une autre exposition sur le thème du métissage végétal à La Réunion. Très intéressants.
Les bâtiments les plus imposants sont les 2 dortoirs dont l’un a été entièrement réaménagé pour l’administration et non accessible tandis que le 2ème ne conserve que les murs. Sur 2 niveaux, on accédait au second étage à l’aide d’un grand escalier extérieur toujours en place.
Je finis ma balade par un tour dans le cimetière où se trouvent encore quelques sépultures authentifiées.
La visite a été vraiment très intéressante et je reprends la route à 10 h en direction de La Possession mais avant de rentrer directement au gîte, je pars flâner du côté de la place de l’église, toujours sous un beau soleil.
De retour au gîte, Christian et Pascale passent me chercher comme prévu à 11 h et nous partons en direction du marché forain de St Paul.
On arrive sur place à midi et à la différence de vendredi dernier, c’est aujourd’hui la grosse affluence ! On a un mal fou pour trouver une place pour se garer et cela risque de ne pas être facile de retrouver le reste de l’équipe mais fort heureusement et grâce à nos téléphones respectifs, on retrouve facilement Véronique, Claudine, Carole et Thomas à l’entrée du marché.
Tout va bien et dans un premier temps, on file directement au stand des vanilles repéré vendredi dernier. Arff ..., ce n’est pas si facile de se faufiler à travers les visiteurs et surtout sans se perdre mais on trouve le stand rapidement le long du front de mer et je prends quelques sachets pour la famille et amis.
A 12 h 30, on quitte le marché et on tente d’aller déjeuner au "Happy Days Café", le petit resto où nous étions allés vendredi dernier mais il ne sert plus à cette heure.
Dommage, mais le patron nous indique néanmoins d’aller "Chez Sully", un resto situé un peu plus loin à l’angle des Rues Rhin Danube et Evariste de Parny.
C’est un resto libre-service plutôt familial avec des plats traditionnels et je me prends un cabri massalé avec du riz. Cela ne vaut pas les petits restos de route mais cela fera l’affaire pour ce midi.
A 13 h, mon téléphone sonne et j’apprends que ma demande de retraite a enfin été traitée par ma caisse, après 6 mois de parlementassions ! Je savourerai cette nouvelle à mon retour à Cassagnes !
On sort du resto à 13 h 45 et tandis que les deux sœurs, Véronique et Claudine, repartent vers St Leu, on retourne au marché pour une nouvelle balade. Il y a beaucoup moins de monde que tout à l’heure et j’en profite pour me procurer quelques mangues pour ce soir.
On reste dans les allées jusqu’à 14 h 45 et c’est au tour de Carole et Thomas de regagner leur gîte à Ste Marie.
Je reste donc avec Christian et Pascale et sommes maintenant à la recherche d’un potentiel endroit pour nous balader jusqu’à la fin de l’après-midi.
Pascale a entendu parler du Cap de la Houssaye situé vers la route de St Gilles. Ce n’est pas trop loin alors … Pourquoi pas.
Sur place, il n’y a pas grand-chose à voir mais cela doit être un bel endroit pour observer le coucher de soleil sur l’océan ou même les baleines durant l’hiver austral. Le temps de notre visite, nous apercevons mêmes du haut de la falaise quelques tortues marines.
Il fait très chaud et en revenant vers le centre de St Paul, on s’arrête à 15 h 40 au parking du site de la grotte des premiers français afin de prendre un rafraichissement au petit bar sur place mais, pas de bol, il est fermé.
De l’autre côté de la rue se trouve le cimetière marin et ce sera une bonne occasion d’y faire un tour d’autant plus que je l’avais visité en 2009 et que je souhaitais y retourner.
A l’instar du Père-Lachaise à Paris, le cimetière marin de St Paul est un lieu fleuri, mystérieux, chargé d'histoire et agréable à visiter. On y trouve les sépultures de célébrités, d’anciens colons de l’île Bourbon, des forbans, des grands propriétaires terriens, engagés indiens et chinois, marins au long cours, hommes politiques, célèbres poètes mais aussi d’humbles inconnus.
Dans un but principalement touristique, il y a également le mémorial du célèbre Olivier Levasseur, dit "La Buse", un pirate du XVIIIᵉ siècle qui écuma l'océan Indien et qui fut pendu à Saint-Paul en juillet 1730.
On repart à 16 h 15 et on s’arrête un tout petit peu plus loin au bar-restaurant "Le Palais de l'eau de coco", vide à cette heure-ci, mais avec un cadre très sympa où l’on déguste trois "Dodos" bien fraîches.
A 16 h 30, il est temps de rentrer et mes amis cassagnols me déposent au rond-point situé en bas de mon quartier car j’ai envie de me balader le long de la route avant de rejoindre le gîte et de faire des repérages sur d’éventuels restos et magasins pour la semaine prochaine.
Dans la rue Raymond Mondon, je tombe sur une petite superette et j’en profite pour faire quelques courses et me prendre 4 samousas pour ce soir.
Je suis de retour au gîte à 17 h 30 et c’est dorénavant détente, repos et petite binouze sur la terrasse sous le regard d’une des deux tortues venue me rendre visite.
Ce soir il fait moins chaud, il y a un peu plus d’air et c’est plutôt agréable en revanche, à l’intérieur, c’est étouffant et le ventilateur sera le bienvenu !
Pour le diner, ce sera frugal avec repas froid et les 4 samoussas.

Un film et extinction des feux de bonne heure. Demain, je suis de mariage !

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Samedi 28 octobre 2023.
La Possession – St Gilles – St Paul.


Aujourd’hui, c’est donc jour de mariage.
Je suis réveillé par l’habituel Angélus de 6 h et me lève à 7 h, un peu comme les jours précédents.
J’ai pris le bon rythme maintenant !
La matinée sera tranquille car j’ai rendez-vous à 15 h devant l’église de St Gilles donc … j’ai vraiment tout mon temps !
J’ai néanmoins l’idée d’aller à la laverie automatique du centre ville car, encore une fois, je m’aperçois que le lavage à main n’est pas du tout pratique ni satisfaisant.
Je pars à 9 h 30 et me dirige avec le GPS vers la boutique en question. Tout va bien et le lieu est facile d’accès mais il faut maintenant que je comprenne comment fonctionne ces machines !
Cela devrait être simple mais par chance, une cliente très sympa m’explique rapidement le process et après 45 mn de lavage, je retourne au gîte à 11 h. Mission accomplie !
A 11 h 45, il est temps d’aller casser la croute et je pars cette fois-ci à pied vers le front de mer à la recherche d’un petit resto. J’en avais repéré un lors de mes passages répétés à cet endroit mais, pas de bol … il est fermé.
Je déniche un peu plus loin un autre resto style "buffet créole" et il fera très bien l’affaire. On me sert un poulet aux oignons accompagné d’une "Fischer", une autre bière de la Réunion. Le cadre est tout à fait banal mais en tout cas, le plat est copieux et très bon.
Je retourne au gîte à 13 h 15 et, le temps de me préparer, je prends la direction de St Gilles à 14 h.
Tout va bien et après une demi-heure de route, je me gare devant l’église Notre-Dame-de-la-Paix et retrouve Véronique et Claudine.
Il commence à faire très chaud et en attendant que tout le monde soit réuni, je flâne autour de l’église.
Elle est plutôt moderne et domine le port de Saint-Gilles les Bains. L'intérieur est sobre et éclairé par des ouvertures du dôme central. L'autel est tout aussi sobre et comporte une grande croix qui contraste avec les couleurs pastel du mur.
Il y a des ouvertures de chaque côté vers l’extérieur et la porte d’entrée donne sur l’océan.
La cloche est à l'extérieur dans une tour clocher bâtie au sol et comportant sur chaque face des ouvertures de style gothique.
La famille et amis sont tous réunis dans l’église à 15 h et après la bénédiction, c’est la traditionnelle séance de photos sous un soleil de plomb malgré les nuages noirs qui s’annoncent au loin.
A 17 h, il est temps de rejoindre les hauts de St Paul où se déroulera la soirée. Pascale monte avec moi et me guide pour m’emmener jusqu’à la Villa Laurina, une maison d’hôtes qui organise des évènements comme des mariages et séminaires. Ça grimpe mais nous n’avons pas le loisir d’admirer le paysage car des trombes d’eau s’abattent d’un coup sur la région et c’est un véritable déluge jusqu’à notre point d’arrivée.
Je dépose Pascale à l’entrée et pars me garer au parking en attendant patiemment une accalmie.
Après seulement 10 mn, j’arrive à rejoindre la villa et commence à réaliser qu’il y a eu un petit cafouillage pour cette nuit. A vrai dire, rien n’avait été prévu pour moi côté logement alors on me prépare un petit espace dans un couloir au cas où je ne sois pas en état de repartir !
La pluie a cessé un peu avant 18 h et le ciel est maintenant bien dégagé, ce qui nous permet de découvrir l’extérieur de la villa. Depuis la terrasse panoramique, le cadre est très sympa avec une belle vue sur l’océan et la ville du Port mais le vin d’honneur, qui devait se dérouler ici même, est néanmoins servi à l’intérieur …
Après une nouvelle série de photos, on passe à table vers 19 h 30 et le repas se passe très bien, tout comme la soirée où l’ambiance est très conviviale mais je ne suis pas dans mon élément et je pense de plus en plus à rentrer au gîte. Je ne connais pas grand monde, je ne suis pas danseur et de plus, je n’ai pas trop picolé alors à minuit, je décide de prendre la route malgré qu’elle soit tortueuse et encore glissante.
Un au revoir à Anne et Thomas en les remerciant encore pour leur invitation et en espérant nous revoir ici à La Réunion ou en Métropole.
Je suis de retour au gîte à 1 h du matin en ayant été prudent sur tout le trajet vers La Possession …

Pour demain … Ce sera repos !

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Dimanche 29 octobre 2023.
La Possession – Le Port – St Denis – Ste Marie – Ste Suzanne.


La nuit a été courte car je suis réveillé par l'incontournable Angélus de 6 h mais je me rendors aussi sec jusqu’à 7 h 30 et paresse jusqu’à 8 h 30.
En ce lendemain de fête, rien n’a été prévu et pour ce début de matinée, ce sera détente sur la terrasse.
A 10 h, je me décide tout de même à bouger car en prenant le café, j’ai lu sur le web que l’on pouvait avoir un point de vue sur le cirque de Mafate depuis un lieu appelé "Roche Verre Bouteille". Ce n’est pas trop loin, il fait très beau et cela devrait être une belle balade pour une partie de la journée.
Je pars à 10 h 15, emprunte la route du littoral pendant quelques kilomètres et prends la sortie vers la Rivière des Galets. Je m’engage ensuite sur la D1 mais au bout de seulement 3 km, je fais demi-tour. Il n’y a aucune indication et je ne sais pas trop où je vais. Tant pis, j’étudierai une prochaine fois l’itinéraire plus en détail.
Je redescends donc sur la côte et tout en continuant mon chemin un peu au hasard, je me dirige vers la ville du Port par la N1001.
Je profite pour faire mon premier plein d’essence puis je continue vers le centre ville par une avenue bordée de palmiers. C’est dimanche, les rues sont vides et je me perds un peu dans un dédale de grandes rues, sans pour autant trouver un quelconque centre ville. Tant pis.
Je retourne vers la N1 et décide de revenir tranquillement vers La Possession par l’ancienne route.
Au carrefour de la D1, je tente d’aller vers le point de départ du sentier menant au cirque de Mafate.
Sur place, il n’y a rien à voir et ce n’est pas terrible au niveau stationnement alors je reprends ma route toujours par l’ancienne nationale et m’arrête par curiosité devant le temple Tamoul Pandialé.
Il est 11 h et le temple vient de fermer ses portes mais le gardien me laisse gentiment entrer pour faire quelques photos de l’extérieur. C’est l’un des plus grands temples de la Réunion et ce spectaculaire édifice compte de nombreuses sculptures détaillées et très colorées. C’est très beau.
Je reste un petit quart d’heure puis je continue mon chemin vers le centre de La Possession, toujours par l’ancienne nationale.
Plutôt que de rentrer directement au gîte, je décide de poursuivre ma route vers les hauteurs par la D41, sans toutefois savoir où celle-ci va me mener.
Après seulement quelques kilomètres, je fais finalement demi-tour à la hauteur de l'église de la Ravine à Malheur et je m’aperçois que je n’ai toujours rien prévu pour le déjeuner de ce midi : Resto ou courses au centre commercial ?
Mais … on est dimanche et il y a des tas de vendeurs de poulets grillés le long des rues et ce serait une bonne idée d’en prendre un pour ce midi !
Du coup, je retourne au centre de La Possession et je m’arrête à l’un des stands encore présents pour m’offrir un poulet grillé avec des achards de légumes, une spécialité accompagnant les plats réunionnais.
Je suis de retour gîte à midi et je m’aperçois que c’est la première fois que je me trouve sur la terrasse à cette heure-ci.
Aie ! c’est en plein soleil et je suis contraint de déguster une partie de mon poulet debout dans la cuisine sur un coin de table. Ce n’est pas terrible et, de plus, les fameux achards sont très bons mais malheureusement imbouffables à cause des piments. Je suis obligé de les balancer. Dommage.
Je n’ai rien fait de concret cette matinée mis à part tourner en rond en voiture mais j’espère que l’après-midi sera un peu plus attrayant.
En attendant, je pars faire une petite sieste puis à 14 h, je me décide à sortir et d’aller visiter le centre de St Denis. Il devrait y avoir, en théorie, pas trop de monde en ville.
Je prends la route du littoral et arrivé à l’entrée de St Denis, la route est fermée à la circulation. Mince … moi qui voulais me garer devant le front de mer afin de pouvoir remonter la rue de Paris et de là, me rendre dans le "jardin de l’Etat", je dois maintenant chercher un autre accès.
Après quelques détours, j’arrive près de ce fameux "jardin de l’Etat" mais tout le centre est également fermé car une fête bat son plein dans le parc. Et merde …
Du coup, je quitte la ville et continue sur la N6 puis sur la N2 sans trop savoir où aller.
Au pif, je prends la sortie N°11 en direction de Ste Marie. Apparemment, la route mène vers le Piton des Fougères, un site inscrit au patrimoine mondial et situé à 13 km d’ici mais après quelques kilomètres de montée de route pourrie et un début de pluie, je fais demi-tour. Décidemment, ce n’est vraiment pas mon jour !
Il est 15 h et en redescendant vers la côte, j’ai le temps de contempler tous ces champs de canne à sucre. Il y en a à perte de vue et c’est d’ailleurs en ce moment la campagne sucrière à en voir le nombre de remorques chargées de cannes prêtes à être envoyées aux usines.
De retour sur la N2, je continue ma route un peu au hasard en direction de St André et je prends la sortie vers Ste Suzanne car apparemment, il y une cascade dans le coin mais … j’ai beau chercher, je ne trouve rien.
Lassé de chercher un nouvel endroit où me balader, je décide à 15 h 30 de rentrer à La Possession, sans pour autant me presser. Je repars donc tranquillement par la N2 en faisant un léger crochet par le centre ville de Ste Marie et arrivé à l’entrée de St Denis, la route est toujours fermée à la circulation. La déviation est bien indiquée et j’arrive à 16 h 10 au rond-point situé en bas de mon quartier.
Mais avant de rentrer au gîte, la curiosité m’incite d’aller voir de plus près le "Chemin des Anglais" dont l’accès semble se trouver juste à côté.
Le temps de me garer et je découvre effectivement le départ d’un sentier de randonnée qui, d’après le panneau d’information, s’avère être très intéressant. J’ajouterai cette future balade dans ma liste des choses à faire dans la semaine.
je découvre également à proximité les vestiges de l’ancienne ligne de chemin de fer avec un pont en pierre, des voies cachées par la végétation et même l’entrée d’un tunnel non protégé. Sympa.
Je suis de retour au gîte à 16 h 40 et force de constater que la journée n’a pas vraiment été satisfaisante.
Certes, ce dimanche devait être consacré à la détente mais … aller à la plage, pas question et l’idée de rester allongé sur le lit à regarder des films ne me convenait pas non plus.
J’ai donc passé la journée à me balader en voiture sans but précis et je m’aperçois qu’avec le départ de Christian et Pascale demain pour Mayotte, je vais être un peu seul pour organiser la suite de mon séjour et qu’il va falloir optimiser correctement les journées.
J’ai déjà une sacré liste de tout ce que j’ai l’intention de voir, revoir ou de visiter et il ne me restera plus qu’à planifier le tout !
En vrac, j’ai prévu d’aller aux cirques de Cilaos et de Salazie, faire le tour de l’île, visiter St Denis, la distillerie de Savanna, une plantation de canne à sucre et la Vanilleraie du Grand Hazier. Pour le cirque de Mafate, cela risque d’être compliqué mais je vais me renseigner sur sa faisabilité. Beau programme !
A 18 h, j’appelle Pascale pour organiser notre dernier rendez-vous demain matin. Leur avion est à midi et il a été convenu que l’on déjeune ensemble avant leur départ. Tout va bien.
Je me pose ensuite sur la terrasse avec une petite binouze tout en étudiant la carte du coin. Je constate que j’ai bien fait de ne pas avoir emprunté la D41 jusqu’au bout ce matin car elle menait directement à St Denis par une longue et tortueuse route mais … J’y retournerai !
La soirée reste tranquille avec, pour le dîner, un poulet à finir, un peu de fromage et des fruits. Un repas très sobre mais cela suffira !
Un petit film sur ma tablette et au lit à 21 h 30.

Demain, mis à part la matinée à Ste Marie avec Christian et Pascale, je n’ai rien prévu du tout pour l’après-midi. Il va falloir néanmoins y penser !

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Lundi 30 octobre 2023.
La Possession – St Denis – Ste Marie – St André – St Benoît – Ste Rose – St Philippe – St Joseph – St Pierre – St Louis – St Leu.


Pour une fois, je me réveille une demi-heure plus tard que l’inévitable Angélus. Je me lève à 7 h et débute ma journée avec un café sur la terrasse.
Il fait un très beau temps et je n’ai rien à faire de particulier jusqu’à mon départ pour St Denis. Ce sera donc détente et surtout faire un point sur les balades et visites en prévision des prochains jours, à commencer par cet après-midi !
A 9 h 45, je pars en direction de La Bretagne et après 45 mn de route, j’arrive devant l’immeuble des Cassagnols où ces derniers terminent activement le rangement de l’appart.
Côté organisation, l’idée est d’aller dans un premier temps à l’aéroport ramener leur voiture à l’agence de location puis on prendra le temps ensuite d’aller déjeuner quelque part et enfin, j’irai les accompagner de nouveau à l’aéroport pour leur vol vers Mayotte.
Fin prêts à 10 h 30, on charge les bagages dans ma "Kia" puis nous partons, à deux voitures, vers l’aéroport. A l’agence ADA, tout se passe très rapidement si bien qu’à 11 h 15, nous décidons d’aller nous balader dans le bourg de Ste Marie.
Finalement, après un rapide tour de ville, on cherche un endroit pour se poser pour le déjeuner.
On s’installe au "Poz Dodo", un petit resto à la sortie du bourg de Ste Marie avec seulement quelques tables et ce sera très bien !
Pascale en profite pour appeler Anne pour lui demander si elle souhaitait se joindre à nous. Ca tombe bien car elle est dans le coin, disponible et elle arrivera d’ici une demi-heure. Impeccable !
En l’attendant, on se commande un rougail andouillette accompagné, bien entendu, d’une "Dodo" bien fraîche.
Tout va bien et on serait bien resté à papoter tous ensemble mais Christian et Pascale ont un avion à prendre !
A 12 h 30 et après avoir souhaité à Anne une très bonne continuation dans sa nouvelle aventure, Il est temps de filer à l’aéroport pour y déposer mes compères.
On se retrouvera prochainement à Cassagnes mais je me retrouve dorénavant tout seul pour le reste de la semaine et il va falloir s’y habituer !
Il est 13 h et vu l’heure, je décide d’aller au "Domaine Coco", la petite exploitation de canne à sucre située au sud de St Benoit et qui était fermée mercredi dernier. Il y a une visite à 14 h 30 et j’ai tout mon temps pour m’y rendre.
Arrivé dans le secteur à 13 h 30, soit une heure avant la visite, je pars tout de même repérer l’endroit et … j’ai rudement bien fait !
La sympathique propriétaire m’annonce en effet qu’il n’y a pas de visite aujourd’hui car ils sont en pleine campagne sucrière.
Je réserve tout de même pour jeudi à 10 h 30 et, n’ayant plus rien à faire ici, je reprends la route et décide tout bonnement … de faire le tour de l’île par le sud jusqu’à La Possession.
J’avais déjà effectué cet itinéraire en 2009 et l’excursion de ce côté de l’île avait été plutôt sympa car c’est la partie la plus sauvage, la plus verdoyante, la moins peuplée mais aussi la plus stupéfiante du fait de son exposition sur les flancs du volcan.
A priori, j’ai le temps pour faire la boucle et je me donne comme objectif d’être à 18 h à St leu afin de m’offrir un ti ‘punch sur la terrasse du restaurant "Le Lagon" pour le coucher de soleil. C’est jouable !
C’est donc parti pour cette première et longue balade en solo.
De retour sur la N2, à la hauteur du quartier de St François, je prends la direction de St Joseph et je fais une première pause à 13 h 45 devant la belle église de Ste Anne. Impossible de la louper car son architecture contraste avec toutes les autres églises que l’on peut voir sur l’île.
L’édifice original est de 1857 mais l’église a évolué progressivement vers son état actuel de style baroque avec ses ornements de moulures, ses statues et ses gargouilles en ciment.
De près, on peut admirer les sculptures, ses couleurs originales et les reliefs surprenants que lui donnent effectivement ces moulures.
Je continue ma route et je fais une nouvelle pause à 14 h devant le Pont suspendu de la Rivière de l'Est. Celui-ci a été construit en 1893 et a permis de relier la région Est à celle du Nord, mais surtout pour développer l’industrie sucrière par le transport des cannes sur un pont et non plus par un passage à gué de la rivière.
Il fut même, en son temps, une innovation majeure pour la Réunion car, avec une longueur de 150 m, il était le plus long pont du monde lors de sa livraison !
Le pont suspendu est fermé à la circulation routière depuis 1979 et il est devenu un site touristique que l’on peut traverser à pied mais, depuis 2016, il est en travaux de rénovation et sa réouverture au public est prévue avant la fin de l’année. Dommage.
je reprends mon chemin à 14 h 15 et j’arrive ¼ heure plus tard dans le bourg de Ste Rose. La route a été tranquille depuis le départ de ma balade et le paysage est composé en majorité de plantations de cannes à sucre. La campagne sucrière bat son plein et je croise tout le long de la route des bennes chargées de cannes pour être acheminées dans les "Centres de réception".
A 14 h 45, j’arrive à Piton Ste Rose, un quartier de Ste Rose, et qui mérite une petite visite. En effet, c’est ici que se trouve Notre Dame des Laves, l’église épargnée par la coulée de lave lors de l’éruption du Piton de la Fournaise en avril 1977.
On raconte que la lave contourna l’église sans pénétrer à l’intérieur alors que le village entier était dévasté. Aujourd’hui, le site est l’une des attractions les plus visitées de l’Est réunionnais car la coulée de lave solidifiée qui entoure l’ensemble du bâtiment est toujours présente et restée intacte.
Effectivement, il y a pas mal de monde venu observer ce lieu plutôt insolite mais finalement, il n’y a pas grand-chose à voir ni à faire car l'église en elle même n'a rien d’exceptionnelle.
En revanche, c’est la coulée de lave qui entoure l’édifice et qui s’est arrêtée juste devant l’entrée qui est le plus impressionnant.
Idem pour l’intérieur de l’église, elle est très quelconque mais il y a tout de même une petite exposition qui raconte les événements de 1977 en photos.
je repars à 15 h et poursuis ma route toujours le long des plantations de cannes à sucre et des cocotiers. Vraiment superbe et pourvu que cela dure !
Mais au bout de quelques kilomètres, le paysage change brusquement et je me retrouve dans une étendue sauvage alternant forêt et lave refroidie.
Je suis entré sans le savoir dans une section de la "Route des laves" et précisément dans un espace appelé le Grand Brûlé, situé dans la partie côtière de l’enclos Fouqué. Autant dire que je me trouve en contrebas des Grandes Pentes du Piton de la Fournaise, là où se déversent les plus importantes coulées de lave.
Pendant environ 11 km, la route est jalonnée de panneaux qui indiquent justement les années des dernières coulées, notamment celles de 2002 et 2004.
A 15 h 40, j’arrive le long de la coulée de 2007, la plus importante depuis plus d’un siècle !
Pour celle-ci, des panneaux d’information ont été installés sur un promontoire et un sentier a été aménagé permettant de circuler sur la lave en gratons.
Lors de mon passage en 2009, l’accès était beaucoup plus restreint car la lave était encore chaude par endroit, deux ans après l’éruption !
C’est très impressionnant et à la fois fascinant de se trouver à cet endroit, comme cela l’avait été également lors de l’ascension du volcan mardi dernier.
Je reste jusqu’à 16 h puis continue ma route, toujours en direction du sud de l’île. Après avoir quitté le Grand Brulé et la "Route des laves", j'atteins St Philippe à 16 h 25 et à partir de là, la circulation devient plus dense avec, en prime, une grosse averse après la traversée de la ville.
A l’entrée de St Joseph à 17 h, je me retrouve bloqué dans les bouchons mais ce n’est rien à comparer avec ceux à l’entrée de St Pierre où je reste 45 mn bloqué dans des embouteillages monstres.
De plus, les indications sont tellement mal faites que j’arrive à me perdre et à me retrouver sur le front de mer. Certes, il suffit de longer la côte pour retrouver la route principale mais j’utilise néanmoins le GPS pour me sortir de ce bazar.
Après ½ heure, je suis sur la N1 en direction de St Leu mais, vu l’heure, il sera trop tard pour aller au restaurant "Le Lagon" pour le coucher de soleil. Tant pis et dommage à la fois car il n’y a pas un seul nuage à l’horizon.
Du coup, je continue sur la route des Tamarins et assiste tout de même à un beau coucher de soleil mais … à pleine vitesse !
Alors que la nuit commence à tomber, je fais un arrêt au "Leclerc" de Piton St Leu à 18 h 50 pour quelques courses car le frigo est encore vide pour ce soir ! Pour le peu que j’ai à prendre, j’aurais préféré une petite superette car ce supermarché est immense et c’est l’affluence. Pas grave.
Je suis de retour à La Possession à 19 h 30 et plutôt content de ma journée même si je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais, notamment me prélasser sur la terrasse du "Lagon".
Je me contenterai d’un "Punch" laissé par Christian et Pascale sur ma petite terrasse !
Après un petit dîner tranquille, un film et au lit à 20 h 45.

Demain, ce sera une journée découverte au cirque de Salazie.

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Mardi 31 octobre 2023.
La Possession – St Denis – Ste Marie - St André – Salazie – Hell-Bourg – Grand-Îlet – St Benoit – La Plaine des Palmistes – Le Tampon – St Pierre – St Leu.


Pour une fois, je me réveille avant l'Angélus à 5 h 30 et je me lève à 6 h.
Il fait un très beau temps.
Je prends un petit café sur la terrasse et j’attends patiemment 8 h 30 pour appeler la Vanilleraie du "Domaine du Grand Hazier" afin de réserver une visite pour jeudi après-midi.
Le rendez-vous est ok et à 9 h, c’est le départ pour ma journée du côté du cirque de Salazie.
Comme d’autres endroits à la Réunion, j’avais également fait cette excursion en 2009 mais cela a probablement très peu changé depuis !
Je prends la direction de St Denis et m’engage ensuite par le centre-ville plutôt que de suivre le front de mer. Bien entendu, je me tape ½ heure de bouchons mais une fois de nouveau sur la N2 vers Ste Marie, la circulation devient plus fluide. A St André, je prends la direction de Salazie par la D48 et c’est par une très belle route et sous un beau ciel bleu que je pénètre dans le cirque le long de la Rivière du Mât.
Cette route ne m’est pas inconnue car c’est celle que nous avions emprunté la semaine dernière pour nous rendre à la petite ville de Salazie mais j’ai l’occasion, cette fois-ci, de m’arrêter à plusieurs reprises pour admirer ce magnifique paysage.
La nature y est en effet luxuriante et la verdure omniprésente. La route traverse des gorges couvertes de végétation d’où jaillissent de très belles cascades. Vraiment très chouette !
A 10 h 20, j’arrive dans Salazie et je fais une pause pour une balade dans la petite bourgade. A vrai dire, j’en ai vite fait le tour car la partie la plus agréable se concentre autour de la place de l’église et de la mairie. Je ne reste donc pas longtemps et je reprends ma route en passant devant la cascade du "voile de la mariée" mais … je m’y arrêterai à mon retour.
A partir de là, 2 routes mènent aux confins du cirque, la D52 vers Grand-Îlet et la D48 vers Hell-Bourg. Je compte me rendre à ces 2 quartiers et je choisis de commencer par Hell-Bourg.
J’arrive dans la bourgade à 11 h et me gare très facilement sur un grand parking près du lot Bellevue. L’ennui est que je n’ai pas potassé les choses à voir ou à faire et qui pourrait occuper une partie de ma journée. Du coup, je traine dans la rue principale sans trop savoir où aller mais je fais néanmoins un tour sur les hauteurs, ce qui me permet d’admirer le Piton des Neiges avant qu’il ne disparaisse dans les nuages.
De là où je me trouve, je peux également voir les remparts qui bordent le cirque ainsi que le relief central formé par le Piton d'Anchaing, situé entre Hell-Bourg et Grand-Îlet.
De retour au centre-ville, il y a un peu plus de monde avec un mélange de randonneurs fourbus et de visiteurs venus, comme moi, pour une balade dans ce bourg très calme et très agréable.
Après avoir fait le tour du patelin, je tente de faire une pause dans un commerce qui pourrait servir de quoi m’humidifier le gosier mais il n’y pas grand chose excepté quelques boulangeries qui servent aussi à boire.
J’hésite d’aller à "La Cascade Gourmande" car il y a trop de monde alors je choisis de me rabattre au "Zé-Zen Créole", d’autant plus que c’est beaucoup plus tranquille et qu’il y a une terrasse à l’arrière de l’établissement.
Je me prends une "Dodo" avec quelques samoussas et je reste jusqu’à l’arrivée d’un groupe de randonneurs braillards, visiblement ravis de leur promenade.
Je suis très content de ce petit apéro et pour le déjeuner, j’essaie de trouver un autre coin tranquille mais vu le nombre de touristes dans le centre et les petits restos pris d’assaut, cela m’incite à partir d’Hell-Bourg à midi. J’en trouverai bien un sur la route.
En redescendant vers Salazie, je profite d’une place sur un petit parking aménagé au bord de la départementale pour me garer à 12 h 30 devant la cascade du "voile de la mariée". Le site est très connu car il y a plusieurs chutes d’eau, facilement visibles depuis la route et qui s’étirent sur près de 100 mètres en largeur. Certes, à cette époque de l’année, elles ne sont pas trop impressionnantes mais cela reste un beau spectacle.
Je ne reste pas longtemps et je continue vers Salazie afin d’une part faire le plein de la "Kia" et d’autre part, voir s’il y a quelque endroit pour déjeuner mais … bide. Il n’y a rien de rien mis à part un resto avec seulement 3 tables en plein soleil.
Je reprends donc la route et me dirige vers Grand-Îlet par la D52 et, au lieu-dit Mare à Vieille Place, je tombe à 13 h sur le petit resto "Chez Louna", idéal pour faire une pause.
L’endroit est très sympa et le me prends un cari d'espadon accompagné évidemment d’une "Dodo". Très bien !
Après ce déjeuner fort agréable, je continue ma route et arrive à Grand-Îlet à 14 h.
Je me gare devant la petite église et comme pour Hell-Bourg, je n’ai pas étudié les éventuelles visites ou balades possibles dans la bourgade mais mis à part le ballet des randonneurs qui déambulent dans les rues, il n’y a rien à voir en particulier.
Je visite tout de même la petite église et depuis le parvis, je peux observer les remparts qui bordent le cirque, beaucoup plus abrupts et grandioses que ceux devant Hell-Bourg.
Avant de repartir, je prends une "Dodo" bien fraîche à l’épicerie "Robert" et je reprends la route en direction de Salazie au milieu d’un paysage magnifique.
Il est 15 h 15 quand j’arrive à l’entrée de St André et plutôt que de rentrer à La Possession par le même chemin que ce matin, je décide de prendre plutôt la route par le centre de l’Ile. Avec un peu de chance, je pourrais même aller boire un verre au "Lagon" pour assister au coucher de soleil, loupé hier soir !
Je prends donc la direction de St Benoit par la N2 mais déjà à l’entrée de la ville, je me tape un bouchon pendant près de 20 mn … en plein après-midi !
Je continue tout de même par la N3 vers la Plaine des Palmistes et la route commence à devenir pénible à cause de la circulation. Je me traine par moment à 60 à l’heure et après la campagne, c’est la montée du col de Bellevue. Là, c’est encore plus épuisant et ce n’est plus vraiment une promenade.
Arrivé au col, la descente vers Le Tampon n’est guère plus agréable car passé les villages de Bourg-Murat et la Plaine des Cafres, le trafic est de plus en plus dense. Je ne prends même pas le temps d’admirer le panorama qui ressemble pourtant à un paysage alpin avec ses chalets et ses valons.
Durant les 12 km qui restent pour atteindre le centre ville du Tampon, la circulation est démentielle, à donner le tournis. Les habitations sont dispersées sur les pentes, regroupées en quartiers et j’arrive tout de même à m’apercevoir que ces quartiers portent le nom du kilomètre où ils se situent, ce qui leur donne des termes singuliers tels que le Onzième, le Quatorzième ou le Vingt-troisième. Marrant.
Ce qui est moins drôle, ce sont les bouchons à l’entrée du Tampon puis ensuite à St Pierre qui me bloque pendant plus de 30 mn. Inouïe !
Aurais-je, cette fois-ci, le temps d’arriver à l’heure à St Leu pour le coucher de soleil ? C’est jouable mais il ne faudra pas trainer !
A 17 h20, je quitte St Pierre et après une petite demi-heure de route, j’arrive dans le centre-ville de St Leu. Là, je trouve une place facilement devant la Poste et je file directement au "Lagon" à 18 h.
A ma grande surprise, je retrouve Véronique et Claudine venus prendre l’apéro sur la terrasse du restaurant.
Je les accompagne en prenant, comme la dernière fois, un ti-Punch mais il m’est impossible de me détendre après cet après-midi de route et j’aurais souhaité également savourer ce moment tout seul pour profiter pleinement du spectacle. Tant pis.
Quoiqu’il en soit, le coucher de soleil à 18 h 20 est vraiment superbe même si je l’ai contemplé qu’un petit instant.
Je reste un quart d’heure de plus et je reprends mon chemin vers La Possession. J’avais dans l’idée de passer par l’ancienne route mais après seulement quelques kilomètres, je rattrape la route des Tamarins car cela n’avait vraiment aucun intérêt d’emprunter la route historique … de nuit !
J’arrive au gîte à 19 h 45 et grignote jusqu’à 21 h sur la terrasse en repensant à cette journée.
Je me suis bien baladé dans la matinée avec des paysages vraiment superbes mais le retour par le centre a été un peu gâché par la circulation qui, par endroit, ressemblait au "Périph" d’une grande ville de la métropole !
Concernant une virée vers le cirque de Mafate, j’ai lu qu’il y avait la possibilité de rejoindre le cirque jusqu’au point de départ des sentiers de randonnée à l’aide d’un taxi depuis La Possession. Il y a plusieurs agences qui offrent ce service et cela peut être intéressant. Il suffit de réserver. A voir …
Comme d’habitude maintenant, je visionne un petit film sur ma tablette et au lit à 22 h.

Demain, je vais visiter un autre cirque, celui de Cilaos et ses 400 virages. Ce sera encore de la route mais je pense que cela en vaudra la peine !

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Mercredi 1er novembre 2023.
La Possession – St Louis – Cilaos - L'Étang-Salé.


Je suis réveillé une première fois dans la nuit par la chaleur, une deuxième fois vers les 4 heures par les coqs et enfin par l’inévitable Angélus à 6 heures.
Je me suis néanmoins bien reposé et prêt pour cette nouvelle journée.
Aujourd'hui, c’est la Toussaint. Il fait un très beau temps et la journée devrait être ensoleillée avec une température avoisinant les 29 degrés.
Cependant, j’ai très mal anticipé les réservations dans les lieux que j’ai l’intention de visiter lors des prochains jours. En effet, j’ai bêtement oublié que c’est jour férié et que tout est fermé. J’espère qu’il ne sera pas trop tard demain !
Aujourd’hui, ce sera donc une excursion vers le cirque de Cilaos et ses fameux virages. J’y étais venu à 2 reprises en 2009 et, même si ce n’était pas moi qui conduisais, je me souviens que la route était particulièrement incroyable !
Je quitte La Possession à 9 h 15 et rejoins la route des Tamarins en direction de St Louis.
Tout va bien et à la hauteur de St Gilles, la vue sur le lagon ensoleillé est vraiment superbe. Dommage qu’il n’y aucune aire de repos pour s’arrêter !
J’arrive dans le centre de St Louis à 9 h 45 et je prends ensuite la route de Cilaos par la N5.
Déjà, après quelques kilomètres, le paysage change radicalement et la route serpente dans une vallée profonde bordée de ravins et de remparts verticaux.
Les fameux virages commencent à faire leurs apparitions quand la route devient étroite et délicate.
Il faut klaxonner avant de s’engager et ainsi avertir les véhicules venant en face.
La route est vraiment superbe, les panoramas extraordinaires sur les reliefs alentours et j’arrive à faire de nombreuses pauses même s’il y a très peu d’endroits pour s’arrêter.
Il y a également 3 tunnels où il faut laisser passer le véhicule engagé mais, au premier de l’un d’eux, la circulation est alternée probablement liée au fait qu’il y a affluence aujourd’hui ! C’est férié !
Au passage du dernier tunnel à 11 h 15, la route entre dans la dernière partie du cirque et j’atteins la ville de Cilaos un quart d’heure plus tard.
Je m’attendais à galérer pour me garer mais, coup de chance, j’arrive à trouver une place du premier coup dans un petit parking situé rue Alsace Corre. Impeccable !
J’ai maintenant pas mal de temps devant moi pour me balader et découvrir tranquillement la bourgade.
J’emprunte de suite la rue du Père Boiteau, la grande artère principale menant au centre ville et à l’église Notre Dame des Neiges.
Je m’aperçois que la ville est plus importante qu’Hell-Bourg et, même si la plupart sont aujourd’hui fermés, il y a beaucoup de magasins, des boutiques de souvenirs, des restaurants ainsi que de petits marchés.
Les touristes et les randonneurs se côtoient, ce qui rend la ville plutôt animée d’autant plus qu’à la sortie de la messe, le parvis de l’église est bondé.
A midi tapante, il est l’heure de déjeuner mais ce n’est vraiment pas terrible pour trouver un coin tranquille. Tous les restaurants sont complets et il n’y a pas de petits restos de rue comme j’ai eu l’habitude d’en voir depuis mon arrivée à la Réunion.
Je verrai plus tard mais en attendant, je me pose au "Petit randonneur" pour une "Dodo" bien fraîche avant de revenir vers le parking.
Un peu partout, il y a des affichages qui vantent le vin et surtout les lentilles de Cilaos alors, avant de repartir, je m’arrête au marché couvert pour en prendre 2 sachets. Pour le vin, ce sera pour une prochaine fois !
Je reprends mon chemin vers St Louis à 12 h 30 et je retrouve cette route magnifique mais terriblement tortueuse.
Je me dis qu’il y aura bien un petit resto au bord de la route. Et ben oui !
A 13 h 15, je tombe sur le "Mouton Gourmand", situé au milieu de nulle part et qui propose des brochettes de porc avec des frites. L’accueil est très sympa et le menu copieux ! Impeccable !
Je reste jusqu’à 14 h et reprends à nouveau la route, une véritable aventure à elle tout seule !
Durant les 35 km qui séparent Cilaos et St Louis, je n’ai bien entendu pas compté s’il y avait vraiment 400 virages mais il y en avait effectivement énormément !
De retour dans les faubourgs de St Louis à 15 h, j’essaie de prendre l’ancienne N1 mais j’abandonne au bout de quelques kilomètres dans la ville de L'Étang-Salé. C’est un peu comme à la métropole, les routes historiques existent toujours mais il faut les retrouver !
Je retourne donc sur la route des Tamarins et arrive à La Possession à 16 h. Au gîte, la terrasse est en plein soleil et il n’y a pas d’ombre alors, comme je n’ai pas envie d’aller me balader à nouveau quelque part, je reste en cette fin d’après-midi à l’intérieur avec un petit film et mon copain … le ventilo.
La route m’a bien fatigué et ce sera repos jusqu’à la tombée de la nuit. Comme les deux derniers soirs, je n’ai pas grand-chose à dîner et je me contenterai d’un peu de jambon et de fromage avec une "Dodo". C’est très bien car cela compense les déjeuners du midi très copieux !
A 20 h, je reçois un SMS pour me dire que la visite de demain matin au "Domaine Coco" est annulée. Ca commence mal car je n’ai rien de prévu, pour le moment, durant les trois prochains jours sauf la Vanilleraie demain après-midi. En attendant, j’ai deux réservations à faire demain, l’une à la distillerie du Bois-Rouge, l’autre pour un taxi vers Mafate. En espérant que cela soit bon sinon, il faudra s’occuper !
Comme tous les soirs, un petit film sur ma tablette et au lit à 21 h 30.

Demain, une autre journée de découverte m’attend mais cette fois-ci … beaucoup plus reposante !

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Jeudi 2 novembre 2023.
La Possession – St Denis – Ste Suzanne.


J’ai dormi en pointillé cette nuit sans trop savoir pourquoi et je me lève vers 8 h en prenant dans la foulée un café sur la terrasse.
J'attends patiemment 9 h pour appeler la distillerie du Bois-Rouge ainsi que le taxi pour mon escapade vers Mafate et c’est tout bon pour les deux rendez-vous. Vendredi matin pour la distillerie et samedi matin à 9 h pour le taxi. Impeccable !
Cela me donne dorénavant un aperçu sur l'organisation des trois prochains jours mais pour l’heure, j’ai le temps libre pour la matinée et j’en profite pour aller faire un peu de lessive à la laverie automatique, chercher quelques Euros au distributeur et faire des courses au Lidl de La Possession.
Je suis de retour au gîte à 11 h et je glande jusqu’à midi, heure à laquelle il est temps d’aller déjeuner. Je n’ai pas trop envie de rester sur la terrasse, même s’il n’y a pas de soleil, alors je décide d’aller en voiture au "Vieux Badamier", le petit resto en bas du quartier et qui était fermé la dernière fois.
Sur place, le cadre et l’ambiance sont tout à fait dans le ton du quartier. L’accueil est charmant et le menu tout autant. Je me prends une fricassé de poulet avec du riz et des grains, le tout accompagné d’une "Dodo". C’est très bon et très copieux.
Je reste jusqu’à 12 h 40 et je prends la route vers St Denis et Ste Suzanne pour la visite du domaine du Grand Hazier. Humm, en chemin, le ciel est de plus en plus menaçant et de gros nuages noirs pointent à l’horizon.
J’arrive à 13 h 20 au domaine et je retrouve évidemment une immense majorité de touristes de la Métropole. Tiens ! Je les avais oublié ceux là et cela me change car à force de côtoyer que des Réunionnais depuis mon arrivée, je n’ai plus l’habitude !
La visite commence à 14 h et elle est plutôt bien organisée avec de petits groupes de seulement 15 personnes, d’où la nécessité de réserver à l’avance.
On commence par la visite proprement dite devant des pieds de vanille avec l’explication détaillée des différents plants. On passe ensuite dans les ateliers de préparation avec la présentation des étapes d’échaudage et d’étuvage ainsi que les procédés artisanaux de conservation.
Alors que la visite touche à sa fin, la pluie commence à tomber et on termine par le visionnage d’un petit film de 20mn dans une salle de projection. On nous explique en images toutes les étapes de la production mais aussi l'historique de la culture de la vanille Bourbon à La Réunion. Très bien !
La visite ne dure pas plus d’une heure mais notre guide est très sympathique et les explications sont très claires et bien détaillées.
En quittant la salle, c’est un véritable déluge qui s’abat dans le secteur et on se réfugie dans la boutique en attendant une accalmie car inutile de penser à rejoindre nos véhicules !
J’en profite pour voir les produits proposés à base de vanille et bien entendu des gousses et extraits provenant de la production du domaine. Pour ma part, je ferai l’impasse pour des achats supplémentaires car j’ai déjà fait le plein l’autre jour au marché de St Paul.
A 15 h 10, la pluie continue de tomber mais je peux à présent regagner la "Kia" sans trop me mouiller et continuer mon chemin.
Vu la météo, je décide de rentrer à La Possession sans chercher d’autres destinations pour la fin de l’après-midi.
Je rejoins donc la N2 en direction de St Denis tandis que la pluie recommence à tomber de plus belle dès mon arrivée sur la double voie avec un bouchon monstre à l’entrée de St Denis à 16 h 10.
A la sortie de la ville et comme par enchantement, la pluie a cessé et, avant de rejoindre le gîte, j’ai dans l’idée d’aller jusqu’à la Rivière des Galets afin de faire un léger repérage concernant le point de rendez-vous pour le départ de Mafate, samedi matin. Sur place, ce n’est pas si évident que cela car rien n’est indiqué. Je verrai bien.
Je suis de retour au gîte à 16 h 45 et me prélasse ensuite avec une bonne "Dodo" sur la terrasse jusqu’à la tombée de la nuit.
Pour ce soir, ce sera repos avec un dîner froid puis pour changer … un petit film sur ma tablette et au lit à 22 h 30.

Demain, la visite de la distillerie va me prendre une petite partie de la journée et ce sera très bien.

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Vendredi 3 novembre 2023.
La Possession – St Denis – St André – St Paul.


Je me réveille un peu avant l’Angélus de 6 h et comme la plupart des matins, je me lève à 7 h. Dehors, c’est humide et il tombe une pluie fine. Le ciel est noir sur les hauteurs et gris sur la mer.
Je regarde à tout hasard la météo pour demain sur Mafate et c'est carrément averses orageuses pour toute la journée. Et merde.
Du coup j'annule le taxi et la journée de demain risque d'être longue.
Pour aujourd’hui, ce n’est guère mieux car la météo prévoit un temps pourri sur toute l’île. Pour l’heure, j’ai réservé pour 10 h 45 à la Distillerie de Savanna et à la Sucrerie de Bois Rouge, c’est en intérieur et cela occupera une partie de ma matinée.
Je glande jusqu’à 9 h 30 et je prends la route en direction de St André tandis que le ciel s’assombrit de plus en plus. A St Denis, c’est un véritable déluge qui s’abat sur la ville et c’est avec un mal fou que j’arrive devant le site de Bois Rouge.
Sur place, l’accès est totalement inondé et seuls les camions, tracteurs ou véhicules de hauts gabarits peuvent passer. Arfff ! Je suis obligé d’annuler mon rendez-vous, 100m à peine avant le portail d’entrée.
Dégouté, je décide de retourner à La Possession d’autant plus qu’il flotte toujours abondamment !
Tout au long de la route, la mer prend une couleur marron à l’embouchure des ravines et après 20 mn, j’arrive au gîte à 10 h 30, toujours sous une pluie battante.
Du coup, je n’ai rien à faire d’autre que de rester à l’intérieur et à m’occuper sur la tablette car dehors, c’est un véritable déluge jusqu’à midi.
Profitant d’une accalmie passagère, je décide d’aller casser la croûte au "Vieux Badamier", le petit resto en bas du quartier.
J’y descends en voiture mais arrivé devant l’entrée, il n’y a aucune place pour se garer tandis que la pluie recommence à tomber.
Je ne me laisse pas abattre et je prends l’option d’aller aux "3 brasseurs", un restaurant situé à St Paul, au centre commercial de Savannah.
Comme il fallait s’y attendre, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent tout au long du parcours avec une visibilité quasiment nulle et une vitesse maximale de 50 km/h.
Arrivé au parking du centre commercial à 13 h, c’est un nouveau défi pour trouver une place au plus près de l’entrée et sans trop se mouiller.
Rien à faire, j’arrive trempé dans le resto mais je me console en prenant de la joue de bœuf avec patates et légumes, le tout accompagné d’une "3 brasseurs", la bière de l’établissement. C’est très bien, très copieux et je me régale.
Je sors à 13 h 45 et je profite d’être devant le "Run Market" pour faire quelques courses. La pluie n’a pas cessé un seul instant et c’est à nouveau sous un déluge que je reprends la route vers La Possession.
Après avoir fait le plein de la "Kia", je suis de retour au gîte à 14 h 30. La pluie a cessé mais le ciel est toujours aussi menaçant et, vu la météo, cela ne m’incite guère à sortir de nouveau.
Le temps de réfléchir à ce que je pourrais bien faire, la pluie recommence à tomber et pendant toute l’après-midi, flotte, flotte et encore flotte. Heureusement que j’ai la tablette pour visionner films et documentaires !
Pour ce soir, ce sera dîner froid, à l’intérieur, un nouveau petit film sur ma tablette et au lit à 22 h 30.
Je suis un peu déçu par toutes ces annulations et revers à répétition mais j'ai tout de même eu de belles journées et il me reste encore quelques lieux à découvrir tels que le chemin des Anglais et la balade dans St Denis.

Je verrai demain.

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Samedi 4 novembre 2023.
La Possession – St Paul – St Gilles – St Leu.


Je suis réveillé par l’imparable Angélus de 6 h et je veille cette fois-ci jusqu'à 8 h. Dehors, le ciel est gris et nuageux.
Je ne vais tout de même pas rester à ne rien faire comme les 2 derniers jours, ce serait vraiment dommage !
Je vais donc m’orienter vers des activités plutôt d’intérieur que d’extérieur et il me reste la possibilité d’aller à l’aquarium de St Gilles et, comme me l’a conseillé le proprio, le musée Stella à St Leu.
Pleuvra, pleuvra pas ? Je me décide tout de même d’aller marcher un peu et d’emprunter une partie du chemin des Anglais. Ce n’est pas bien loin à pied et cela occupera ma matinée.
Passé le gué de la ravine et au départ du sentier, j’ai le temps de lire un peu plus en détails le panneau d’information sur ce parcours et j’apprends que cette voie de communication fait partie intégrante du patrimoine de l’île.
En effet, c’est la première voie construite à l’île de la Réunion et elle permettait de faciliter le passage des charrettes à bœufs entre La Possession et Saint-Denis.
Le chemin a été créé initialement en 1730 et il fut pavé en 1767 en pierres de basalte, bordé par endroits de murets de pierres sèches. Il prit le nom de chemin "Crémont", du nom de son ordonnateur.
La voie fut restaurée en 1809 mais 1 an après, les troupes anglaises débarquèrent à La Grande Chaloupe et plus de 3000 soldats empruntèrent le chemin pavé entre La Grande Chaloupe et Saint Denis. C’est pour cela qu’aujourd’hui le chemin porte, à tort, le nom de chemin des Anglais.
Celui-ci est toujours intact et l’itinéraire que j’emprunte est celui entre La Possession et la Grande Chaloupe, la partie la plus longue !
Dès le départ du sentier à 9 h, je me fixe un repli stratégique à 10 h afin de ne pas aller trop loin si la pluie devait commencer à tomber.
La montée est vraiment très abrupte et je suis stupéfait par la qualité et surtout l’état de préservation du chemin avec ses pavés et murettes encore très bien conservés. Je me retrouve en haut de la falaise après une bonne heure de grimpette et même si le ciel est couvert, il y a une belle vue sur la côte. Comme prévu, je fais demi-tour à 10 h précise et la descente vers le point de départ est beaucoup plus rapide, normal.
Je suis de retour au gué de la ravine à 10 h 30 et avant de rentrer au gîte, je profite de la fermeture de l’accès à la N1 pour me balader sur cet axe, interdit aux piétons habituellement.
En effet, suite aux précipitations de ces derniers jours et par mesure de sécurité, la circulation sur la "Route du Littoral", entre la Grande Chaloupe et La Possession, est "basculée" sur les voies de la chaussée côté mer avec 1 voie vers l’Ouest et 2 voies vers le Nord.
Je suis donc seul sur cette bretelle d’accès et cela me permet d’avoir une vue inattendue sur l’ancien pont de chemin de fer et sur la ravine. Très bien !
Je suis de retour au gîte à 10 h 50 et je m’accorde ensuite un repos jusqu’à midi.
La météo étant toujours aussi capricieuse, le choix d’aller cet après-midi à St Gilles puis à St Leu s’impose donc naturellement !
Alors que la pluie commence à tomber, je prends la direction de St Gilles par la "Route du Littoral" et arrivé à l’entrée du bourg, je retrouve les petits stands au bord de la route proposant poulets et brochettes grillés. Ca sent bon et cela donne vraiment envie mais, je me réserve ce midi pour un petit resto en ville.
Avant d’entrer dans le centre ville, je ne résiste pas à faire un petit détour par "Grand fond", le quartier où j’avais passé ces fameuses 3 semaines inoubliables en 2009 avec le centre EDF. Le site a l’air encore d’exister mais semble très calme.
Je ne reste pas longtemps et à 12 h 35, je cherche ensuite une place pour me garer au plus proche de la marina mais … peine perdue. Je repense alors au petit parking de l’église et je trouve une place de suite. Impeccable !
Le ciel est gris noir et je me dirige à 12 h 50 vers des lieux qui me sont maintenant familiers. Il y a tout d’abord l’aquarium, que je visiterai plus tard, la petite marina ainsi que les passerelles en bois permettant de rejoindre le centre ville et la place du marché.
Nous étions venus là le jour de mon arrivée pour commander des fleurs et à cette heure de la journée, tous les magasins sont ouverts, y compris quelques restos.
Je continue ma balade vers le "Forum" afin de trouver un coin plus "local" pour casser la croute mais il n’y a aucun établissement qui correspond avec ceux dont j’ai l’habitude d’aller depuis mon arrivée sur l’île.
Et oui, je suis bien à "Zoreil Land", là où sont concentrés la plus grande majorité des touristes de la métropole et d’ailleurs. Je n'aurais donc que des restos de la métropole alors je reviens sur la place du marché pour me pauser au "Grat' Zam". Je me prends, bien entendu, une "Dodo" bien fraîche avec au menu une daurade, des frites et de la salade. Cela change du menu créole mais le prix est très correct et c’est très bien.
Je quitte la place du marché à 13 h 50 pour l’aquarium, ma première visite de l’après-midi et c’est bien le genre d’endroit où l’on va les jours de pluie. Certes, la météo semble s’arranger mais j’ai néanmoins bien fait d’avoir annulé mon escapade à Mafate pour venir ici.
L’aquarium est agréable et on retrouve la faune et la flore de l’Océan Indien mais en seulement 1 heure, j’en ai fais le tour. Le prix n’est pas très élevé mais il est beaucoup plus petit que tous les aquariums que j’ai pu voir auparavant.
La visite terminée et après une nouvelle balade dans le centre-ville, je quitte St Gilles à 15 h 45 pour prendre la direction de St Leu par l’ancienne route.
L’idée est d’aller maintenant au sud de la ville au musée Stella Matutina.
Humm, sur ma gauche et sur les flancs de la montagne, j’aperçois la route des Tamarins noyée dans un nuage de pluie s’approchant rapidement vers la côte. Ca promet !
Avant même d’arriver à St Leu, le vent s’ajoute aux conditions météos déjà déplorables et à 16 h 30, j’arrive sous des trombes d’eau devant l’entrée du musée.
Là, l’accueil à la billetterie est plutôt désagréable car le musée ferme à 17 h 30 et on me fait savoir qu’il ne reste un peu plus de 45 mn pour le visiter
Les deux personnes au guichet me dissuadent manifestement d’entrer et d’une manière peu aimable mais … J’y vais tout de même.
J’apprends que le Musée Stella Matutina a ouvert ses portes en 1991 et est installé dans l’ancienne usine sucrière du même nom. Il a été entièrement réhabilité en 2011 et rouvert au public en 2015 avec une toute nouvelle configuration.
Dès le départ, les premières salles nous plongent dans l’univers de l’exploitation de la canne à sucre et le développement de cette industrie sur l’île depuis le milieu du XIXème siècle.
Un ascenseur nous invite ensuite à accéder tout en haut du bâtiment et depuis le dernier étage, j’ai une vue plongeante sur l’ensemble de l’usine transformée en musée.
Je m’aperçois d’emblée que le site est très grand et que je ne pourrai, effectivement, pas tout voir en … 45 minutes !
Pour continuer la visite, l’originalité du musée consiste à redescendre vers le rez-de-chaussée en s’arrêtant aux différents espaces d’exposition situés sur 2 plateformes aménagées et reliées par des escaliers.
Chaque espace retrace à la fois l’industrie de la canne mais aussi l’histoire de la Réunion. Tous les objets exposés sont superbement entretenus et mis en valeur.
Le musée consolide également sa vocation industrielle avec la description de l’évolution des techniques sucrières sur près de 200 ans. D’ailleurs, en arrivant au rez-de-chaussée, on découvre les impressionnantes machines restées sur place après l’arrêt de l’exploitation de l’usine.
La visite a été un peu rapide et le musée mérite que j’y revienne lors d’un éventuel prochain voyage à la Réunion !
Il pleut toujours quand je quitte le musée à 17 h 30 et, avant de rentrer à La Possession, je fais un arrêt au "RunMarket" de Savannah afin de faire quelques petites courses pour les deux derniers soirs. Je ne reste pas longtemps et de retour sur la route des Tamarins, c’est de la pluie et encore de la pluie avec, pour changer, un bouchon monstre à la hauteur de la ville du Port !
C’est apparemment toujours à cause des intempéries car un panneau nous informe "circulation basculée sur une voie" mais, comme je commence maintenant à très bien me repérer, je profite d’être tout proche de la sortie vers la Rivière des Galets pour continuer mon chemin par l’ancienne route. Cela me permet de gagner un peu de temps et d’arriver au gîte à 18 h 45. Impeccable !
La pluie a enfin cessé alors je vais pouvoir, malgré l’humidité, rester sur la terrasse pour un dîner froid et je serai accompagné pour l’occasion par 4 matous, visiblement intéressés par des restes de jambon !
Un nouveau petit film sur ma tablette et au lit à 22 h 30.

Malgré la météo pourrie, j'aurai au moins sauvé ma journée ! mais qu’en sera-t-il pour demain ?

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Dimanche 5 novembre 2023.
La Possession – La Montagne - St Denis – Le Port – La Possession, Dos d’Ane.


Je suis réveillé comme d’habitude par l’Angélus de 6 h et je flémarde jusqu’à 8 h d’autant plus qu’il flotte.
Je regarde la météo sur le web et ces crétins indiquent qu’il fait beau et ensoleillé.
Je prends mon café à l’intérieur à cause de la pluie et me demande ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui ?
Vais-je aller tout de même à St Denis comme prévu ou bien ne rien faire ? Mais une fois n’est pas coutume, je vais tenter de faire confiance à la météo sur Internet malgré le ciel gris noir.
Je démarre ma balade à 9 h 15 et plutôt que de prendre la route du littoral, je décide de rallier St Denis par la fameuse D41 et par La Montagne. J’avais commencé à l’emprunter dimanche dernier sans trop savoir où elle allait mais grâce à quelques plans, j’ai compris qu’elle rejoignait également St Denis par cet autre itinéraire.
Il y a environ 25 km pour rejoindre St Denis et la route serpente tout d’abord en montée à travers la forêt avec de nombreux lacets. Le paysage est très sauvage et vraiment superbe malgré la sinuosité de la route.
Avant de partir, j’avais lu sur le web que c’était l’unique route qui reliait La Possession et St Denis avant la construction de la route du littoral mais il était également mentionné que les automobilistes sont contraints de l’emprunter plusieurs fois par jour pour aller travailler lorsque la route du littoral est coupée, notamment en période cyclonique. Là, ce n’est vraiment plus de la balade !
A 9 h 30, j’arrive dans le quartier de La Montagne et un panneau indique une ancienne léproserie située à environ 6 km alors, par curiosité, je quitte la D41 pour aller voir de plus près à quoi cela peut ressembler. Je n’en ai jamais vu !
Je m’engage vers le village de St Bernard en passant par des endroits vraiment isolés avec seulement quelques maisons éparses et j’arrive à 10 h devant le site de la léproserie de St Bernard.
Cette ancienne léproserie a été construite au milieu du XIXème et était destinée à accueillir les malades atteints de la lèpre. Elle a eu ses derniers malades en 1981 et a seulement fermé ses portes en 1982. C’est la dernière léproserie de France à avoir cessé ses activités.
Ce bâtiment historique est aujourd’hui un agréable petit espace artisanal et associatif au centre du village. Les différentes loges, disposées autour d’une cour gazonnée, ont été reconverties par quelques commerces de proximité tels qu’un restaurant, une bibliothèque de quartier et un centre médical.
L’accès semble libre mais tous ces commerces sont fermés car nous sommes dimanche. Néanmoins, au centre de la cour, des panneaux d’information permettent de connaître l’histoire du site au fil des ans. Intéressant.
Je ne reste pas longtemps et je reprends la route à 10 h 20 pour rejoindre la D41.
Le point fort de la descente vers St Denis est la vue superbe sur la ville et la mer depuis le belvédère des Quatre Canons. Le ciel est toujours gris mais le soleil illumine la côte, ce qui rend la vue magnifique et je ne regrette pas du tout d’avoir pris cet itinéraire.
Je continue ma descente sur St Denis pour arriver à l’embranchement de la N6 et le centre ville. Je me dirige directement vers le parc appelé le "jardin de l’Etat" et trouve une place pour me garer très facilement. Contrairement à dimanche dernier, c’est vide et il y a de la place partout.
Tout va bien, le ciel semble se dégager et cela promet une belle balade en ville.
A partir de maintenant, je pars à la découverte de la ville sans trop savoir quel itinéraire je vais emprunter. J’ai fait néanmoins une petite liste des choses à voir ou à faire et tout semble se trouver dans un périmètre concentré entre le parc et le front de mer. C’est très bien.
A 11 h, je commence par traverser le parc sur toute sa longueur jusqu’à la place de Metz et de là, je m’engage dans la rue de Paris, l’axe historique de la ville de St Denis. C’est en descendant cette rue, tout en pente douce vers le front de mer, que se trouvent les bâtiments les plus remarquables avec des demeures datant du milieu du XIXème siècle.
Ainsi, je passe devant les principales habitations telles que les très belles maisons Barbot, Timol, Repiquet et Deramond. Certaines ont été transformées en bâtiments publics ou musées, d’autres semblent à l’abandon mais elles figurent pour la plupart à l’inventaire des monuments historiques.
Dans cette rue se trouvent également l’hôtel de ville ainsi que l’évêché de la Réunion.
J’arrive à 11 h 25 devant la colonne de la Victoire, qui trône juste en face de l'ancien hôtel de ville, puis je continue par l’avenue de la Victoire qui mène vers le front de mer. En chemin, je passe devant la cathédrale de St Denis mais je ne m’y attarde pas car la façade est en travaux et il y a beaucoup trop de monde en raison de la sortie de la messe.
A 11 h 35, j’arrive au bout de l’avenue et me retrouve le long de la N2 qui traverse la ville le long du front de mer. Je reconnais l’endroit car je suis passé sur cet axe en voiture à plusieurs reprises depuis le début de mon séjour sans avoir eu l’occasion de m’arrêter.
En traversant la N2, j’arrive directement devant le Mémorial des engagés et ancêtres indiens avec, au bord de la corniche, de vieux canons tournés vers l’océan. Ces derniers étaient positionnés de manière à dissuader une attaque des anglais par la mer mais, comme je l’ai appris hier, les anglais ont en réalité débarqués en 1810 à La Grande Chaloupe et rejoints St Denis à pieds par le fameux … chemin des anglais.
Je suis sur un lieu appelé le "Barachois". Son nom signifie "petit port sommaire" et à l’origine, il servait d’abri pour les barques et permettait l’embarquement ou le débarquement des marchandises et des voyageurs.
Tout a disparu aujourd’hui et le site est devenu un long parterre bordé de cocotiers offrant un cadre très agréable pour la promenade.
Je longe donc le front de mer pendant environ 200 m et arrive devant de petits snack-bars. Cela tombe bien car il est 11 h 45 et c’est le lieu idéal pour faire une pause déjeuner !
je choisis le "Bassin Bleu" et me prends un cabri massalé avec une "Dodo" bien fraîche. C’est simple et rapide.
Je reprends ma balade à 12 h 15 et me dirige vers la gare routière, toujours le long du front de mer, afin de retrouver l’ancienne gare ferroviaire de St Denis. Ce n’est pas facile car, mis à part quelques rails, il n’y a aucune indication probante sur l’existence d’une infrastructure ferroviaire à cet endroit. Le bâtiment voyageur existe toujours ainsi que sa longère et ils sont tous les deux reconvertis en bar-restaurants.
Finalement, il n’y a rien de bien folichon contrairement à la gare de La Grande Chaloupe alors je reprends ma liste avec les 2 autres choses à voir et continue ma balade dans St Denis.
L’idée est maintenant d’aller vers la grande mosquée que l’on observe un peu partout dans la ville grâce à son haut minaret.
Le GPS de mon téléphone va me guider et à 12 h 30, je commence à remonter le boulevard Joffre pendant environ 200m puis j’emprunte la rue Neuve et la rue du Moulin à vent avant d’atteindre la rue Juliette Dodu.
En ce début d’après-midi, les rues sont totalement désertes et cela ne me dérange pas du tout car j’ai l’impression d’avoir toute cette partie de la ville à moi tout seul !
Je m’engage ensuite dans la rue du Maréchal Leclerc où se trouve la fameuse mosquée mais on ne peut y entrer car c’est l’heure des prières. J’aurais dû me renseigner avant !
Ce n’est pas bien méchant alors je continue ma balade à la recherche du temple indou Shri Maha Kalikambal, situé à l’autre bout de la rue. Avant d’y aller directement, je déambule par les rues Jules Auber, Félix Guyon, Jules Olivier et Ste Anne. Je passe devant les pagodes chinoises Chane et Lisi Tong puis je rattrape comme prévu la rue du Maréchal Leclerc, où se trouve le temple indou. A voir tous ces édifices religieux diversifiés du fait de la présence des différentes ethnies à La Réunion, on est bien sur l’île de toutes les religions où églises, mosquées, temples tamoul et pagodes cohabitent visiblement sans problème.
J’arrive devant le temple indou à 13 h 05 mais il est bien entendu fermé au public et je me dis, une nouvelle fois, que j’aurais dû me renseigner avant !
Ma liste des choses à voir étant épuisée, celle-ci n’était finalement pas bien longue, je me décide de revenir tranquillement vers le "jardin de l’Etat" en remontant la rue St Anne jusqu’à la rue de Paris.
La pluie commence à tomber et je peste contre la météo qui avait pourtant annoncée un beau soleil pour cet après-midi.
L’averse est heureusement de courte durée et après avoir remonté la rue de Paris, je suis de retour dans le parc à 13 h 20. Il est un peu tôt pour rentrer et je n’ai pas envie de prendre la route sans trop savoir où aller alors je pars faire un tour au muséum d'histoires naturelles, situé là même dans le parc.
A l’entrée, on m’annonce que l’accès au musée est gratuit aujourd’hui car c’est le premier dimanche du mois. Certes, le tarif est de 2€ en temps normal et cela ne m’aurait pas ruiné mais c’est tout de même une très bonne intention.
Au rez-de-chaussée, Il y a une exposition temporaire intitulée "Collections collectionneurs", retraçant la constitution du fonds du muséum depuis sa création à travers ses donateurs, anciens conservateurs, particuliers ou institutions.
j’apprends donc que ce muséum a été inauguré à l’été 1855, dans le bâtiment qu’occupaient auparavant le conseil colonial puis le conseil général de la Réunion et qu’il regroupe de riches collections de roches, de minéraux mais surtout d’animaux naturalisés des îles de l’océan indien.
Après l’exposition du rez-de-chaussée, je monte au premier étage qui comporte trois salles où l’on peut découvrir, dans l’une d’elles, une collection unique de lémuriens naturalisés ainsi que la reconstitution d’un cœlacanthe, un poisson préhistorique découvert dans les années 30. Dans une autre salle se trouve des maquettes et des spécimens d'animaux vivant jadis à La Réunion ainsi qu'un squelette d’un dodo (pas la bière, l’oiseau !) venu de l'île Maurice voisine.
Je constate depuis mon arrivée que le muséum est totalement désert et j’ai l’impression, là aussi, d’avoir les locaux pour moi tout seul !
Pour un musée gratuit aujourd’hui, c’est bien dommage que les touristes ne profitent pas de ce lieu vraiment très intéressant !
Je repars à 14 h 30 sous un beau soleil et avant de repartir, je fais une pause à l’unique bar-resto du parc pour me prendre une "Dodo" bien fraîche. La fin de service étant à 14 h, le personnel est très peu aimable, visiblement pressé de fermer. Je ne suis pas le seul client, alors ce n’est pas bien méchant !
Je profite du très beau temps pour me promener une dernière fois dans le parc puis je reprends la route vers La Possession à 15 h.
Sur la route, je me réjouis d’avoir eu le temps de visiter St Denis en me rappelant que c’était l’unique endroit que je n’avais pas visité lors de mon séjour en 2009.
Constatant qu’il est encore un peu tôt pour rentrer au gîte, je continue sur la route du littoral et prends la direction du port de commerce afin de jeter un œil au complexe portuaire. Je passe devant la centrale EDF ainsi que le long du port avant de rejoindre la ville du Port.
Comme dimanche dernier, les rues sont désertes et je me perds une nouvelle fois dans un dédale de grandes rues. Contrairement à la dernière fois, je constate que la ville n’est pas si petite que cela et que le centre-ville est plutôt agréable, vide mais agréable. Il faudrait y revenir en semaine afin de voir la différence mais ce sera pour un prochain séjour !
Vers mon retour à La Possession, il n’est que 16 h alors je tente à nouveau d’aller vers "Roche Verre Bouteille", la route que j’avais empruntée il y a tout juste une semaine et que j’avais rapidement abandonnée.
Au bout d'une demi-heure d'une route très belle mais tortueuse au possible, je passe le petit village de Dos d’Ane et arrive à un parking. Naïvement, je pensais que le belvédère surplombant le cirque de Mafate était à cet endroit mais que nenni. Il faut encore 45 mn à pied pour y accéder.
Ce n’est pas bien grave et de toute manière … il doit y avoir un brouillard qui doit boucher la vue, tout là haut.
Je redescends donc vers la côte en me disant … Mais pourquoi pas demain très tôt ? A voir …
Je suis de retour au gîte à 17 h 30 et la soirée est très tranquille.
Pour ce soir, ce sera dîner froid sur la terrasse, un petit film et extinction des feux de bonne heure.

Demain, en plus de ma balade matinale, ce sera rangement et valise.

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Lundi 6 novembre 2023.
La Possession – La Possession, Dos d’Ane - Le Port.


J'avais mis le réveil à 6 h mais je suis déjà réveillé dès 5 h 30. Il faut dire que j'ai éteint la lumière hier soir à 22 h et j'ai fait ma nuit, pourrait-on dire.
Un café puis je prépare rapidement mon sac et me voici parti vers la Rivière des Galets puis par la D1 vers Dos d'âne.
Il y a personne sur la route et je me dis que les randonneurs doivent être déjà sur le terrain.
J'arrive à 7 h au parking et je constate qu'il y a seulement 3 voitures. Je suis donc très en avance et c'est tant mieux.
Je m’engage sans attendre sur le sentier et au bout de quelques mètres, un premier panneau directionnel indique que le parcours est en fait une boucle dont le départ et l’arrivée se situent ici même. C’est très bien mais suite à l’effondrement d’une partie du sentier, il est également inscrit que l’accès est interdit sur tout le flanc de la falaise. Pas de bol !
C’est d’autant plus navrant car cette portion offrait un panorama magnifique sur le cirque de Mafate depuis le "Kiosque du Cap Noir", un belvédère avec une table d'orientation.
Toutefois, on peut tout de même rejoindre le site de "Roche Vert bouteille" par l’autre versant et uniquement en aller/retour. C’est déjà ça !>
Le début de la balade est plutôt musclé avec une belle montée jusqu’à la crête offrant un point de vue d’un côté sur la rivière des Galets et de l’autre sur le village de Dos-d’âne, sur la mer et La Possession.
Avec le beau soleil qui pointe au dessus du cirque, c’est vraiment très agréable mais bizarrement, je suis toujours tout seul sur ce sentier et le silence du lieu est seulement interrompu par le balai des ULM ou des hélicoptères qui promènent les touristes au dessus de l’île. Je l’avais fait en 2009 et il est vrai que c’était plutôt impressionnant !
Le trajet est finalement court car en à peine 45 minutes, je suis sur la crête. Avant de partir, j’avais lu qu’effectivement cette sortie était idéale pour ceux ou celles qui souhaitent admirer le cirque de Mafate sans trop marcher.
Il y a eu certes quelques raidillons qui ont nécessité des efforts et des petites échelles étaient installées pour éviter des escalades glissantes.
Sur la crête, le panorama est grandiose. Le cirque de Mafate dans toute sa longueur et sa splendeur avec une vue bien dégagée jusqu’au Piton des Neiges. Quelle vue magnifique !
Je reste à contempler le paysage pendant presque un quart d’heure en m’interrogeant toujours sur le fait que je n’ai vu encore personne !
En continuant le sentier en contrebas, j’arrive au pied de la curieuse aiguille de la "Roche Verre Bouteille" mais je ne m’aventure pas plus loin. Le sentier se dirige d’un côté en pente raide vers les îlets de Mafate et de l’autre vers la partie de la falaise éboulée.
Je remonte donc vers la crête en m’accordant de nouveau un long moment de quiétude et de tranquillité devant ce panorama époustouflant.
A 9h, quelques randonneurs arrivent enfin mais des nuages commencent à faire leur apparition depuis la Rivière des Galets et bouchent tout doucement la vue.
J'entame donc mon retour par le même chemin et je croise, jusqu’au parking, un flux incessant de touristes qui montent vers la crête. J'ai envie de leur dire qu’il est un peu tard mais tant pis. Certains montent en sandales et il y a même des parents avec des bébés dans les bras ! N'importe quoi !
De retour à la voiture à 9 h 45, le parking est bondé et des voitures arrivent encore ! Dommage pour eux car ils ne profiteront de rien par là-haut par contre, de mon côté, l’objectif a été atteint !
Je reprends la route vers La Possession à 10 h et il faut maintenant penser à la préparation de mon départ demain matin.
Tout d’abord, je dois nettoyer la "Kia" alors, avant de revenir directement à La Possession, je file vers la ville du Port pour m’arrêter à la première station service équipée d’un lot d’aspirateurs.
Ceci fait, je suis de retour au gîte à 10 h 45 et commence tout doucement à ranger la piaule jusqu’à l’heure du déjeuner.
Comme d’habitude, je n’ai pas grand chose dans le frigo alors je décide à 12 h 15 d’aller en voiture au "Vieux Badamier", le petit resto en bas du quartier.
Pour ce dernier déjeuner local, je me prends un cari de poulet fumé avec du riz et des "grains". Tout est vraiment très bien et cela clôture d’une façon impeccable cette superbe matinée.
En ce qui concerne l’après-midi … rien de plus simple : Film, sieste, finir de ranger le gîte ainsi que de finir de boucler la valise avec en fin d’après-midi, un petit apéro chez mes logeurs jusqu’à 19 h.
Tout va bien et pour ce soir, ce sera un dernier dîner froid sur la terrasse, un petit film et extinction des feux à 22 h.

J’ai mis le réveil pour demain matin de très bonne heure et une longue journée de voyage est au rendez-vous !

 

Mardi 7 novembre 2023.
La Possession – Saint Denis – Sainte-Marie - Aéroport (RUN) La Réunion Roland Garros - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) – Bois-Colombes (92).


J’ai mis le réveil à 5 h mais je suis déjà réveillé depuis 4 h 30 et je confirme que les coqs locaux ont de la voix !
Le temps de prendre un café, de boucler ma valise, de profiter une dernière fois de l’Angélus de 6 h et je prends la route en direction de l’aéroport à 6 h 30.
Comme il fallait s’y attendre, je me prends quelques bouchons à l'entrée de St Denis mais vu mon avance sur l’horaire, ce n’est pas bien méchant et je m’arrête peu après à la station "Vito" de Ste Clotilde pour faire le plein.
Tout va bien et, arrivé à l’aéroport, je dépose la "Kia" au parking réservé aux locations et à 7 h 15, je suis dans l’aérogare.
L’enregistrement des bagages est ensuite très long à cause dune panne des tapis roulants mais encore une fois, j’ai largement le temps et je ne suis pas pressé !
Une fois tout en ordre, je passe le contrôle aux frontières ainsi que des sacs et je suis dans la salle d’embarquement à 9 h.
Je suis dans le Boeing 777 d’Air France à 9 h 30 et décollage à l’heure à 10 h 30.
Pour ce voyage de retour, il y a moins de monde dans l’avion et j’ai la chance de n’avoir personne à côté de moi. Cela va me permettre d’étendre mes pattes !
Les dix heures de vol jusqu’à Paris vont probablement être interminables car je ne suis pas fatigué malgré le fait de m’être levé tôt ce matin.
Dans les premières heures de vol, nous passons au dessus de Madagascar, atteignons le continent africain à Mogadiscio et survolons la Somalie jusqu’au golfe d’Aden.
De temps en temps, je me branche sur la caméra embarquée de l’avion qui permet, en temps réel, de se situer sur la carte tout en visionnant le sol.
Quand le ciel est dégagé, cela me permet de voir les villes, les routes et les paysages notamment la ville de Djibouti puis, plus tard, le désert égyptien ainsi que le Nil.
Le reste du temps, je regarde des films, écoute de la musique au casque et commence à recopier mes notes.
Le vol se passe sans problème et après avoir survolé l’Egypte jusqu’à la Méditerranée puis l’Italie, nous arrivons à 19 h 15 à l’aéroport de Roissy-Charles De Gaulle.
Le voyage a été un peu long mais finalement avec quelques films, de la musique et bien installé, tout s’est très bien passé.
Je passe le contrôle aux frontières, récupère rapidement mon bagage et à 20 h, je suis dans le taxi qui m’emmène à Bois-Colombes.
A 20 h 40, j’arrive à destination et Laurent arrive à son tour de Cassagnes seulement 20 mn après moi. Ça, c’est de la synchro !
Pour ce soir, ce sera dîner tranquille avec la famille et au lit à 23 h.

Demain, promis, ce sera repos mais je m’accorderai tout de même une nouvelle balade dans Paris !

 

3ème étape : Paris.

 

Mercredi 8 novembre 2023.
Bois-Colombes (92) - Paris (75).


Aujourd’hui, c’est donc repos après le long voyage d’hier et la matinée est consacrée … à ne rien faire.
En revanche après le déjeuner, je m’accorde comme prévu une balade dans Paris mais contrairement à celle du 18 octobre dernier, ce sera cette fois-ci une promenade exclusivement à pied.
Vers 14 h, direction la gare de Bécon et pendant le trajet vers St Lazare, j’ai dans l’idée de retourner vers le Louvre et de continuer ensuite selon mon envie mais surtout également selon la météo car le ciel est très couvert avec risque d’ondée.
A la sortie de la Gare St Lazare, je me dirige directement vers la place de l’Opéra par la rue de Rome et la rue Auber. Sur place, l’Opéra est apparemment en travaux car il y a une grande bâche sur la façade de l’édifice. Je continue donc en remontant la grande avenue de l’Opéra et rejoins la rue de Rivoli par la rue de Rohan. Jusque là, la balade a été plutôt banale et je me retrouve au niveau de la Place du Carrousel et de la Pyramide du Louvre.
Je flâne bien entendu à l’intérieur et continue dans la magnifique Cour Carrée que j’avais découverte en octobre dernier !
Où aller ensuite ?
Je choisis de rester le long des quais de Seine et ma balade se poursuit vers le Pont Neuf malgré que le ciel soit de plus en plus gris et menaçant. En espérant qu’il ne pleuve pas, je continue sur le Pont Neuf et m’engage sur la belle Place Dauphine.
Je traverse ensuite le square et rejoins le quai des Orfèvres par la rue de Harlay. A présent je suis le long du petit bras de la Seine, appelé également le bras de la Monnaie et j’ai l’idée de continuer ma balade sur les berges jusqu’au pont St Michel. C’est plus agréable que le quai et surtout beaucoup plus calme. L’escalier au bout de la promenade m’invite à gagner le pont St Michel et je poursuis mon chemin sur l’île de la Cité par le Boulevard du Palais. Je passe devant le Palais de Justice et atteint le Pont au Change peu de temps après. Avant de le traverser, je reste un petit instant au pied de la Tour de l'Horloge, un édifice datant du milieu du XIVème siècle et faisant parti du Palais de la Cité, résidence des rois de France du Xe au XIVe siècle. Toujours aussi imposant !
Après avoir franchi le Pont au Change, me voici sur la Place du Châtelet avec en son centre la fontaine de la Victoire.
Vers 16 h et avant de songer à rentrer, je continue ma balade par l’avenue Victoria en longeant la Tour St Jacques pour arriver sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.
Mon escapade de l’après-midi dans les rues de Paris se termine et il est temps, cette fois-ci, de regagner la gare St Lazare en empruntant la rue de Rivoli jusqu’au Louvre puis, de là, prendre le même itinéraire qu’à l’aller.
En chemin, la pluie tant redoutée commence à tomber. Finalement, ce n’est pas une grosse averse mais j’accélère néanmoins mon allure afin d’éviter d’être trempé. Je repasse rapidement devant l’Opéra et à 17 h 10, j’arrive à St Lazare.
Tout va bien et dans le train qui me ramène à Bécon, je me dis que j’ai passé un bon après-midi peinard et pépère. A renouveler bien entendu !
Je suis de retour à la maison à 17 h 30 et la soirée sera tranquille en famille à raconter mes 2 semaines de voyage.

Demain, c’est le retour à Cassagnes …

Jeudi 9 novembre 2023.
Bois-Colombes (92) - Paris (75) - Sète (34) - Agde - Béziers - Narbonne (11) - Perpignan (66) - Prades - Cassagnes.


Ce matin, pas de pression … j’ai le temps … mon train est à 11 h 45.
La matinée est donc très calme à boucler ma valise et sur les coups de 10 h, je prends le chemin de la Gare de Lyon.
Départ à l’heure et le voyage jusqu’à Perpignan est peinard en réaffirmant à nouveau que le train est une très bonne alternative à l’avion …
A 16 h 50, le TGV arrive en gare de Perpignan, papa est à l’heure pour m’attendre à l’extérieur et nous filons directement à Prades pour aller voir maman à l’hôpital, juste avant la fin des visites.
Tout va bien et, sur la route qui me ramène ensuite à Cassagnes, je me dis que cette pause dans l’Océan Indien a vraiment été bénéfique et que je vais être fin prêt pour reprendre mes activités quotidiennes …

A suivre …

 

J’étais revenu enchanté de mon séjour en 2009 et ce fut pareil 15 ans après.
J’ai passé un excellent séjour et je continue à dire que pour un visiteur de la Métropole, la Réunion reste un endroit vraiment exceptionnel à tous points de vue …

 

A quand le prochain voyage ? Pas évident d’y penser pour le moment !