Sumatra, Indonésie.

 

28 décembre 2013 au 15 janvier 2014.

 

A peine passé les fêtes de Noël et me voici parti pour une nouvelle aventure. Cette fois ci, je retourne dans le sud-est asiatique avec au programme un réveillon du jour de l'an en Malaisie, un séjour dans l’île Indonésienne de Sumatra et pour finir, un détour par la Mégapole de Kuala Lumpur.

Rien de tel pour bien commencer l’année !

 

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(25 pages)

Galerie photos
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Samedi 28 décembre 2013.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) – en vol …


Je me lève ce matin à 7 h et termine tranquillement de préparer les bagages.
Ce n’a pas été si simple car Pascaline m'a remis un sac supplémentaire pour Jean-Phi et la famille mais lors de mon enregistrement en ligne hier soir, je lis que deux sacs, c’est 75 € supplémentaires !
Du coup, j’ai dû faire un seul sac au lieu de deux et fatalement, mon gros sac est archi bourré ainsi que mon sac à dos. Il va falloir faire avec jusqu’à Sabang … dans 4 jours !
Derniers préparatifs et taxi à 13 h pour me conduire à l’incontournable aéroport de Blagnac.
Arrivée rapide 15mn plus tard puis enregistrement des bagages.
Je demande confirmation pour le supplément d’un 2ème bagage et effectivement, c'est exact.
22,9 kg, ça passe juste, mon sac est énorme mais au moins je n'en ai qu'un à me trimbaler.
Contrôles puis c'est la longue attente de deux heures dans l'aérogare.
Comme d'habitude, c'est le stress habituel pour une si lointaine destination et quelque part inédite.
15 h 25. Embarquement et décollage à 15 h 55 pour Roissy.
Arrivée à l'aéroport Charles de Gaulle sans problème à 17 h 25 puis direction de suite au Terminal 2E, porte K30.
Il n'y a, pour l'instant, pas grand monde et j'attends patiemment mes compères en provenance de Marseille.
Une fois réunis, on s'occupe avant l'embarquement, une petite bière au bar et embarquement à 19 h 10.
A bord du Boeing 777 d'Air France, je suis mal installé et mon emplacement est inconfortable au possible.
Il n'y a pas de siège devant moi, ce qui est bien pour mes pattes mais le reste n'est pas terrible du tout. Il faudra s'en contenter.
Décollage à 19 h 40 et c'est parti pour 12 heures de vol.
Après le repas servi à bord, je regarde un petit film puis tente, difficilement, de piquer un somme. Pas gagné.

Nous survolons Budapest, la Crimée et je constate sur la petite télé que le chemin est encore très long avant d'arriver !

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Dimanche 29 décembre 2013.
En vol ... Aéroport (KUL) Kuala Lumpur (Malaisie) - Aéroport (PEN) Penang - Georgetown.


J'ai mal dormi, en pointillé, mal au dos, fatigué mais finalement, la traversée a été moins interminable que prévue. Ça ira mieux plus tard !
Nous avons survolé l'Iran, tout le nord de l'Inde, le golfe du Bengale et c'est enfin l'arrivée sur l’aéroport de Kuala Lumpur, en Malaisie, à 14 h 45 heure locale.
Me voici donc à nouveau dans ce grand aéroport que j’avais emprunté lors de ma première visite en Indonésie et comme la fois précédente, nous prenons un petit aérotrain qui nous emmène vers le terminal principal.
Contrôle d’immigration récupération des bagages sans problème puis nous trouvons très facilement l'accès pour le bus qui doit nous amener au LCCT, le Low Cost Carrier Terminal, l’autre grand Terminal de l’aéroport de Kuala Lumpur.
On change un peu de monnaie puis, pour 2,50 Ringgits Malais, soit à peine 0,55 €, nous prenons le bus pour arriver au terminal à 16 h 45, situé à environ 20 km du terminal international.
Il fait une chaleur étouffante et avec un ciel couvert alors, on ne traine pas dehors et partons de suite faire enregistrer les bagages puis vers 17 h 45, on s'offre un rafraichissement dans l'un des bars de l’aérogare.
On y reste un petit moment pour se reposer surtout que l'on a le wifi gratuit pendant 3 h, ce qui nous permet d'envoyer quelques messages.
Tout le monde est un peu fatigué de cette longue étape, mais il faut se remuer et nous partons ensuite juste à côté manger un petit morceau dans un self, le "taste of Asia".
Je prends un "Chicken Rice", un poulet avec du riz, puis on se dirige tranquillement vers les contrôles et la salle d'embarquement.
Je commence à me rendre compte du lieu où je suis, à des milliers de kilomètres de la maison et de Cassagnes, en route pour 15 jours de dépaysement total.
Puis, c’est l’attente habituelle entrecoupée de petites balades avec Brahim dans les rayons de magasins.
On embarque à 21 h 10 dans l'Airbus A320 d’Air Asia, avec une demi-heure de retard, Il pleut et on traine un peu avant le décollage puis c'est parti pour une heure de vol à destination de l'île de Penang.
Je somnole durant tout le trajet, pas grand-chose à voir ni à faire et nous arrivons à l'aéroport à 22 h 20.
Récupération des bagages et on prend un ticket de taxi pour nous rendre au "Noble", notre hôtel pour les trois prochaines nuit.
Ce n’est pas la première fois que je vois ce système de ticket. A San José, au Costa Rica, c’était le même principe. On paie avant la course à un guichet, un peu comme le bus ou le métro. C’est pratique, sans surprise et c’est surtout pour éviter que le chauffeur se balade avec de l’argent sur lui !
On découvre l'ile de Penang la nuit, beaucoup plus moderne que je ne me l'imaginais.
Arrivés au centre ville de Georgetown, la ville principale de Penang, le chauffeur tarde à trouver la "Lorong Pasar", la rue de l'hôtel et de là commence une galère de presque une heure à tourner en rond dans la vieille ville. Enervement, lassitude, le chauffeur n'est visiblement pas à la hauteur mais finalement, après s'être enfin décidé à demander son chemin, il nous amène à destination vers minuit.
On s'installe dans nos chambres et je constate de suite qu’elles sont très rudimentaires.

Fatigué, je pars me coucher à 0 h 40 en me disant que demain ... Il fera jour !

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Plaque auto Malaisie
(Penang)

Lundi 30 décembre 2013.
Georgetown - Batu Feringgi.


Je me suis mal endormi, normal à cause du décalage horaire et l'excitation du voyage.
De plus, je me suis trainé un léger mal au crâne qui a persisté pendant un bon moment.
J’ai pris un cachet en plein milieu de la nuit et tenté à nouveau de m'endormir mais j’avais également le nez bouché car il faisait trop chaud.
Pas terrible comme première nuit mais en ce petit matin … tout va bien !
Le ciel est couvert et l'air un peu frais et c'est pour moi la température idéale. Je crains que cela ne dure pas !
J'ai le temps maintenant de voir d'un peu plus prés l'hôtel. Ce n'est effectivement pas le grand standing, loin de là, mais c'est plutôt familial et idéal pour les routards de passage. Le grand avantage et de taille, c’est que l’on est en plein centre ville et qu’il n’y a rien de mieux comme hôtel dans le coin.
En regardant les prises de courant, je constate d’emblée que je n'ai pas pris le bon adaptateur pour brancher mes appareils. Il va falloir s’en procurer un mais cela ne devrait pas être très difficile.
Vers 9 h 30, tout le monde est réuni et on part tous ensemble découvrir le quartier et par la même occasion prendre le petit-déj.
Nous sommes dans le quartier appelé "Little India", la petite Inde, où se trouve, comme son nom l’indique, une très forte communauté Indienne. Nous aurons l’occasion de nous y promener plus tard.
On arrive rapidement sur la rue Chulia, "Lebuh Chulia" en Malais, une grande avenue qui traverse la ville de part en part et située toute proche de l’hôtel.
Nous tombons de suite sur le "Mugshot", un petit bar où l’on prend dehors un café et des viennoiseries locales puis retour rapide à l'hôtel et début de notre balade dans le vieux centre de Georgetown.
Question visite de la ville, j’ai noté avant de partir les principaux centres d’intérêts et sites qui méritent le détour dans Georgetown et les environs immédiats.
En fonction du temps, on choisira au mieux …
Pour commencer tranquillement la journée, on décide d’aller tout d’abord vers le bord de mer par la Jalan Masjid Kapitan Keling, une grande rue menant vers le front de mer.
On longe le "city hall", la mairie de Georgetown et faisons une première pause sur une grande esplanade, près du monument aux morts de Penang.
Il commence à faire chaud mais le ciel est toujours aussi couvert et brumeux empêchant de voir clairement le continent qui se dessine néanmoins au loin.
Nous rejoignons ensuite un peu plus loin le fort Cornwallis.
Construit par les Anglais, ce fort date de la fin du XVIIIème et était destiné au départ à défendre la ville contre les pirates puis plus tard durant les guerres Napoléoniennes.
On peut s’y arrêter et le visiter mais on préfère profiter de la matinée et poursuivre notre chemin.
Nous passons au pied de la grande horloge monumentale érigée à l’occasion du jubilée de la reine Victoria en 1897 puis continuons notre balade par la Lebuh Pantai, une autre grande avenue et retournons ensuite dans "Little India" via la Lebuh Bishop, la Lebuh Penang et enfin la Lebuh Pasar, appelée également Market street.
Là, nous sommes vraiment plongés dans la vie trépidante indienne avec tous les commerces, enseignes et populations à la plus grande joie des filles qui s’arrêtent pratiquement à toutes les échoppes.
Arrivés de nouveau sur la "Chulia", on entre dans un petit temple chinois appelé le Han Jiang et érigé en 1870 par des membres de la communauté Teochew, venue de Chine.
Puis de l’autre côté de la rue, on souhaitait entrer dans le temple indou de Sri Mahamariamman, à l’angle de Lebuh Queen et inscrit sur notre petite liste des lieux à visiter, mais celui-ci est fermé.
Nous filons directement en direction de la Lebuh Cannon vers un autre édifice chinois inscrit lui aussi sur notre liste : La Khoo Kongsi qui signifie la "maison du clan Khoo".
La "Kongsi" est un édifice typique de l'organisation des clans chinois logeant plusieurs familles dans un ensemble communautaire. Ici, c’est en l’occurrence la famille Khoo établie en Malaisie depuis de nombreuses générations.
Le site est très touristique et très connu.
Des spectacles, sons et lumières y sont régulièrement organisés et il est vrai que vu d’extérieur, cette immense demeure d’architecture traditionnelle chinoise est vraiment superbe.
A l’intérieur, la majeure partie de la maison a été transformée en musée avec ses meubles d’antan, ses riches décorations ainsi que souvenirs familiaux.
On reste sur le site une bonne heure puis on s’accorde à nouveau une petite pause à l’ombre.
En regardant le minaret d’une mosquée toute proche, je me dis qu’il est toujours aussi étonnant pour nous occidentaux, de voir ce mélange de cultures et d’édifices religieux différents dans un espace relativement proche. Il y a en effet un temple indou, des mosquées ainsi que des bâtiments de familles chinoises et un peu plus loin une grande église.
Pour le déjeuner, nous retournons dans la "Chulia" et nous choisissons un petit resto spécialisé dans les nouilles, le "Yeap noodles".
Il ne faut pas oublier que les nouilles constituent l'un des principaux aliments de base en Asie et que l’on en trouve sous toutes formes de recettes. C’est le cas ici.
Retour à l'hôtel puis sieste pour Michèle, Pascaline et Brahim tandis que je retourne me balader autour du quartier car je ne me lasse jamais de ces lieux et vies de rues que je n’ai pas l’habitude de voir.
A 15 h 30, on se retrouve pour un café dans l’incontournable "Chulia".
Il fait toujours aussi chaud et le ciel est toujours aussi couvert mais avec quelques éclaircies à travers les nuages. Pas de ciel bleu et très humide.
L'après midi est consacrée à la visite de deux temples et pagodes bouddhistes situés proche l'un de l'autre et à la périphérie de la ville.
Pour s’y rendre, nous devons prendre le bus. Après renseignements, c’est le N°101 mais il nous faut maintenant chercher un arrêt. Pas facile d’autant plus que l’on ne sait pas dans quelle direction aller.
Enfin l’arrêt trouvé et la direction à prendre, le bus ne tarde pas à arriver mais une fois dedans, il faut faire l'appoint obligatoirement, pas de monnaie et l’argent tombe directement dans un coffre.
C’est sans nul doute pour éviter que le chauffeur ne se fasse braquer, l’argent étant inaccessible ! Pratique sauf si l’on n’a que de gros billets !
L'autre souci est de savoir quand descendre ? Il n’y a pas de plan du réseau et toujours aucun nom de station aux différents arrêts.
Finalement, on s'en sort plutôt bien grâce au conducteur qui s’arrête au bon endroit.
On visite tout d’abord le premier temple qui porte un nom qui ne s’invente pas, le Wat Chayamangkalaram. C’est un temple thaï dont la particularité est d'avoir, dans sa pagode, la statue d'un bouddha couché de 33 m. Ce n’est pas le plus grand au monde mais il s’y rapproche.
Le deuxième temple, Birman cette fois ci, appelé Dhammikarama est situé juste en face et nous y restons également un petit moment, le temps de se promener dans son agréable jardin comprenant un temple renfermant un immense Bouddha debout d’un peu plus de 8 m, plusieurs pagodes et de nombreuses statues entourés de bassins peuplés d’énormes poissons.
Question météo, il ne pleut pas mais le ciel et très nuageux et il fait toujours aussi chaud !
Entre temps, Pascaline a lu sur une brochure qu'il y avait un marché de nuit sur la côte, dans le prolongement de la ligne de bus, et qu'il faut absolument y aller. Gloups !
Ça sent un remake du marché d'Anjourna en Inde où j’étais resté presque 3 h à attendre et cela ne me plait guère mais soit !
On reprend donc le bus 101 et arrivons en fin d'après midi et après une bonne demi-heure de route à Batu Feringii, une station balnéaire située au nord de l’île.
Pas de trace d'un quelconque marché alors on se laisse tenter par la grande plage toute proche et de flemmarder assis sur le sable, à regarder la mer.
Malheureusement, cela ne dure pas longtemps car ce sont des trombes d’eau qui s’abattent soudainement nous poussant à chercher un endroit pour s’abriter.
La pluie et la nuit qui commence à tomber, tout nous incite dorénavant à rentrer direct à l’hôtel.
On trouve rapidement l'arrêt de bus et à l'intérieur de celui qui nous ramène à Georgetown, toujours ce foutu problème d'appoint et un nouveau souci et de taille ! La clim.
Elle est à fond, gelée et nous sommes trempés jusqu'aux os.
Si j’arrive à ne pas chopper froid, ce sera un miracle !!
Dernier détail, on ne connait pas du tout notre arrêt, il fait nuit noire et c'est un véritable déluge dehors !
On tente une sortie lors d'un arrêt dans ce que l'on croit être le centre ville mais que nenni.
Nous sommes apparemment loin de l'hôtel, un peu paumé et il flotte toujours autant.
Finalement, en demandant à droite et à gauche et grâce au sens de l'orientation de Brahim, on arrive à l'hôtel sans encombre.
Séché et changé je m’offre une pause bière avec Brahim, la première, puis il est l’heure d’aller diner.
Etant dans le quartier indien, on choisi de rester dans le coin et de manger … Indien.
Nous optons pour le "Krsna Restaurant", dans Market Street et je prends un succulent Masala Dosa, plat traditionnel Indien par excellence.
Le plat est composé d’une galette à base de farine de lentilles noires, roulée et garnie d'un mélange de pommes de terre, le tout bien entendu très épicé et que je vais devoir déguster à la façon indienne, c'est à dire sans couvert et sans assiette, servi sur une feuille de bananier.
J'y arrive sans trop de mal puis c’est le retour à l'hôtel après avoir trainé tous ensemble dans "little India" pour digérer.

Je ne tarde pas à me coucher mais comme hier soir, décalage horaire oblige, difficile de trouver le sommeil.

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Mardi 31 décembre 2013.
Georgetown - Air Itam.


Vers 2 h du matin, un violent mal au ventre me sort du lit et m'incite à gagner rapidement les toilettes les plus proches. Ça commence mal.
De retour dans la chambre, impossible de trouver le sommeil, encore en plein décalage horaire et cherchant une raison à ce brutal réveil. Probablement le resto d'hier ? Alors prudence dorénavant.
A 8 h, je me réveille avec le bruit extérieur et plus de mal de ventre et pas de symptômes non plus sur un éventuel coup de froid. C'est toujours cela de gagné pour commencer cette dernière journée de l'année. Par contre, je serais bien resté quelques heures de plus à flemmarder pour finir ma nuit perturbée.
Rendez-vous tardif à 10 h puis petit-déj chez l'indien d'hier. Personnellement, je me méfie et je ne prends qu'un café accompagné d'une brioche achetée dans un magasin un peu avant.
Aujourd'hui, nous avons décidé d’aller visiter le Kek Lok Si Temple, situé à 8 kilomètres à l'ouest de Georgetown.
On doit à nouveau prendre le bus et après renseignements, c'est le N°203 qui va nous y amener.
Dedans, il n'y a personne contrairement à hier mais il fait toujours aussi froid !
Je n’ai pas trop la forme sans savoir si ce sont les conséquences de ma cagade de cette nuit, la fatigue ou bien autre chose. Affaire à suivre.
Nous arrivons dans la ville d’Air Hitam ou Ayer Itam puis traversons la Jalan Thean Teik, une grande avenue qui nous amène vers le temple.
A l’approche du site, je constate que nous entrons dans la communauté Chinoise vus les enseignes des commerces et les décorations des maisons.
Kek Lok Si est le plus grand temple bouddhiste de Malaisie.
Il est situé en haut d’une colline et pour y accéder, on doit tout d’abord emprunter un long couloir de marches, couvert, et bordé de petits magasins pour touristes.
On passe ensuite un petit bassin où s’entassent des tortues de toutes tailles avant d’arriver à l’entrée du temple proprement dit.
De là, on peut accéder à divers édifices tout aussi colorés et superbes les uns des autres.
Il y a plusieurs petits temples ainsi que plus loin, une très grande pagode octogonale de 7 à 8 étages.
On se contente de rester au centre où règne un sentiment de paix et de sérénité malgré les touristes.
Puis, pour accéder enfin au sommet du site, nous prenons un funiculaire et nous arrivons sur une grande esplanade goudronnée où trône l’immense statue de la déesse "Kuan Yin", haute de 30 mètres et élevée en 2002.
Ici aussi, il y a un espace pour les fidèles, nullement gênés par les touristes.
L’esplanade offre une vue panoramique superbe sur Georgetown mais, comme hier, la brume et le ciel couvert empêchent de voir clairement le paysage au loin.
Vers 14 h, on décide de redescendre et avant de reprendre le chemin du retour, on se pose dans un bar pour boire un verre et déjeuner.
Nous sommes tentés par le "kim hai thong cafe" qui a la particularité, toute asiatique, d’avoir ses petits "stands" où l’on peut choisir son plat en fonction des photos affichées.
Il y en a pour tous les goûts et je me risque pour un plat simple avec du riz avec des crevettes. Pas mauvais.
Retour ensuite vers la rue principale et c’est maintenant une longue attente, sous une chaleur étouffante, pour reprendre le bus N°203 pour Georgetown.
Arrivée à l'hôtel à 17 h pour une pause rafraichissement et surtout une petite sieste avant la soirée.
Il est 19 h quand on décide de chercher où aller car rien n’a été finalement prévu pour cette soirée de Réveillon.
On part tout d'abord dans le quartier boire une bière bien méritée au bar "Monaliza", la première tous ensemble depuis notre arrivée.
On nous a parlé de la "Gurney Plaza" et du "Gurney Paragon Mall", un lieu qui pourrait être intéressant pour finir l'année. Pourquoi pas.
En attendant, on continue de se balader dans la "Chulia", Michèle et Pascaline ne résistant pas à s’arrêter devant un stand et prendre un petit encas composé de poissons et légumes fris.
Vers 20 h, on prend à nouveau le bus 101 et arrivés à "Gurney Plaza", on s’aperçoit que nous sommes dans un grand centre commercial avec de multiples restos et magasins mais qui ferment tous les uns après les autres.
Un peu plus loin, l'ambiance semble être là car il y a un monde fou ainsi qu’une scène avec de la musique "Live".
Un resto, le "Chicago", nous tend les bras et ce sera impeccable pour le dernier diner de l’année.
Pas d’apéro, pas de grand festin et ce sera tout de même un bon poulet frites accompagné d’une bière pour chacun.
A 23 h, on quitte le resto pour se retrouver le long de la grande rue longeant la mer. Il y a un monde fou, la plupart des gens assis sur les parapets.
Un peu plus loin, il y a une autre scène avec également beaucoup de monde, que des Asiatiques et on décide de se poser là, d’écouter le groupe et d’attendre gentiment le compte à rebours pour 2014.

 

7 – 6 – 5 – 4 – 3 – 2 - 1
"Bonne année 2014".

 

Contrairement en France, les Asiatiques ne se souhaitent pas la bonne année avec de grandes embrassades mais en revanche, ils manifestent bruyamment l’évènement avec "vouvouzela" et autres trompes.
On ne reste pas longtemps sur place. Il n’y a pas grand-chose à faire d’autre que de regarder les feux d’artifices au loin et demain, la journée va être longue et loin d’être reposante alors on se décide de rentrer.
Je reçois un coup de téléphone de France. Ce sont les parents qui me souhaitent la bonne année malgré qu’il ne soit que 17 heures à Cassagnes !
Nous voici donc en 2014. Cela fait tout drôle d'être ici, un peu déboussolant de passer la nouvelle année sept heures avant la France, en tee-shirt et par 25°.
Pour le retour, aucune autre solution que de prendre un taxi et vers 0 h 50, nous voici à nouveau dans la "Chulia". On constate qu'il y beaucoup d'occidentaux et qu’apparemment, ils sont pratiquement tous restés ici mais on ne regrette pas notre choix.

Au lit à 1 h 10. Demain, on part vers l’Indonésie !

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Mercredi 1er janvier 2014.
Georgetown - Aéroport (PEN) Penang - Aéroport (BTJ) Banda Aceh (Indonésie, Sumatra) - Banda Aceh - Keuneukai, Pulau Weh.


J'ai mis le réveil à 7 h du matin afin de souhaiter, par la pensée, une "bonne année" aux fêtards cassagnols.
Hé oui, il est minuit pile à Cassagnes mais pour ma part, je me rendors aussi sec pour me lever cette fois ci vers 8 h 30.
Je retrouve tout le petit monde dans le hall et nous partons prendre un café au "Mugshot", le petit bar où l'on a été le premier matin.
Puis ce sont les valises à ranger, le règlement des chambres, le taxi et direction l'aéroport.
On y arrive à 11 h 10. Il fait un temps splendide avec un beau soleil.
En attendant l'enregistrement des bagages, on patiente devant un café tandis que Pascaline règle quelques soucis de boulot à distance.
Un peu de stress, normal et toujours un peu déboussolé d'être ici, le premier janvier, à l'aéroport en route vers l'Indonésie tandis qu'au même moment à Cassagnes, il est 5 h du matin et que le réveillon se termine !
Cela fait très bizarre comme impression mais original !
Enregistrement un peu long puis c’est l’habituelle attente jusqu'à l'embarquement à 13 h.
Notre avion est un ATR 72 à hélice de la compagnie Firefly.
Décollage à l’heure et c’est le survol du détroit de Malacca avec une arrivée à 14 h heure locale, après 1 heure 40 de vol, à l'aéroport de Banda Aceh, en Indonésie.
On paie le visa de 25$ puis contrôle immigration et récupération des bagages rapides. Il faut dire que nous sommes dans un petit aéroport et qu’il n’y a pas forcément beaucoup de touristes qui débarquent dans la région.
A la sortie, Jean-Phi nous a fait la surprise d’être venu nous chercher. Cela va nous faciliter grandement les choses car on se serait débrouillé, certes, pour aller chez eux mais là … c’est impeccable.
Il est venu avec une grande voiture mais malheureusement, elle est visiblement encore trop petite avec tous les bagages. De plus, elle devait servir pour nous rendre à Medan puis Toba donc, il va falloir trouver un autre moyen pour les déplacements prévus en fin de semaine prochaine.
Il commande donc une autre voiture et direction la zone portuaire où se trouve le ferry pour nous rendre sur l’île de Weh.
C'est Jean-Phi qui conduit et c'est un nouveau dépaysement qui s'annonce après Penang.
Il fait une chaleur étouffante et surtout très moite.
Ici, c’est beaucoup moins moderne que la Malaisie et c’est un changement radical de décor.
On traverse rapidement la ville de Banda Aceh et arrivons au port alors que la pluie commence à tomber.
Nous sommes à environ 15 km au nord-ouest du centre-ville de Banda Aceh dans un lieu appelé Uleh-leh, le nouveau port déplacé après le tsunami de 2004.
En attendant l'heure de départ, on part manger un morceau dans l'un des petits restos locaux du terminal.
Comme il fallait s’y attendre, on est d’emblée plongé dans la vie Indonésienne avec déjà les pratiques des restos populaires. J'en avais eu un tout petit aperçu à Bali, dans les Masakan Padang, mais maintenant c'est du concret.
Il n’y a pas de menu, c’est le système des buffets indonésiens. Chacun va chercher ce qu’il a envie de manger puis va s’assoir quelque part. Le patron est tout de même là pour ravitailler les plats, servir le riz, surveiller et encaisser en fonction de ce que l’on a pris.
Pour une première immersion, je prends simplement du riz et du poisson.
La pluie a été de courte durée et nous prenons le ferry express à 16 h pour environ 30 minutes de navigation vers l'île de Weh ou "Pulau Weh" en Indonésien.
A l'arrivée, on prend un nouveau taxi, un grand cette fois ci, qui nous emmène vers Paya Keuneukai, le village de Jean-Phi.
Assis à l'avant de la voiture, je découvre l'île et constate qu'elle est nettement plus grande que je ne me l'imaginais !
Il a visiblement beaucoup plu récemment et le ciel est toujours très couvert avec de nombreux nuages noirs.
A mi-chemin, on fait une pause afin de déguster quelques gâteaux locaux et de souffler un peu.
Le changement de décor par rapport à ce matin et hier soir a été un peu brutal. Il va falloir que je m’acclimate un petit peu mais cela ne devrait pas être difficile à voir le sourire et la gentillesse des gens.
Nous reprenons la route et arrivons enfin à destination vers 18 h.
On retrouve Riza et Marley et on fait une première pause bière en sachant d’emblée que cela ne sera pas forcément évident de s’en procurer facilement sur l’île.
Question hébergement pour cette nuit, la maison de Jean-Phi n’est pas assez grande pour loger tout le monde alors je pars m’installer avec Michèle dans la maison de Jacky, un copain de Jean-Phi qui est en France en ce moment.
Il y a deux grandes chambres, pas de clim malgré la chaleur, le strict minimum à tout niveau alors c’est clair, on va un peu camper mais ce n’est que pour une nuit.
Après avoir défait ma valise, pris une petite douche réparatrice et remis à la famille le contenu du sac supplémentaire ainsi qu’une bouteille de "Quézac", remplie … de rhum, je commence cette fois-ci sérieusement à profiter de ce nouvel endroit.
On se boit une autre petite bière puis à la nuit tombée, Jean-Phi me propose d’aller chercher du poisson pour le diner au port de pêche du village. Excellente idée !
Ce soir, on mange chez Jacky car il y a une grande terrasse et ce sera donc deux gros beaux poissons au menu et préparés par Riza.
Tous très fatigués par cette journée bien remplie, on part se coucher alors qu’un bel orage et un véritable déluge s’abat sur le village.

Demain, on déménage à nouveau !

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Jeudi 2 janvier 2014.
Keuneukai - Gapang - Iboih.


Je me réveille tranquillement à 8 h 35 avec une petite cagade mineure pour commencer la journée.
Il fait un beau soleil cette fois-ci mais toujours avec un ciel voilé.
Nous sommes donc dans l’île de Weh à l’extrême nord de Sumatra.
L'île se dresse dans la mer d'Andaman, à la limite entre les grandes profondeurs de l'océan Indien à l'ouest et les eaux peu profondes du détroit de Malacca à l'est.
Weh est entourées d'îles plus petites, telles que Pulau Klah, Pulau Rubiah, Pulau Seulaku pour ne citer que les plus proches et Pulau rando, plus au large.
Sa plus grande ville se nomme Sabang et Jean-Phi habite dans l’un des petits villages de pécheurs situés sur la côte sud de l’île.
Les infrastructures touristiques sont bien développées par rapport au reste de Sumatra surtout vers Sabang et le nord-ouest de l’île mais il ne faut pas oublier que nous sommes en Indonésie et plus particulièrement dans la province d’Aceh où la loi islamique est très stricte.
Pour les femmes, il est interdit de se mettre en maillot de bain, de porter des tenues courtes ou des tee-shirts sans manche dans les lieux publics, dans la rue et même sur les plages.
Cependant, il existe des endroits où la tenue légère est tolérée notamment dans les lieux touristiques.
Pour nous les gars, cela ne pose pas de problème hormis quelques autres petites règles à respecter ne serait-ce que de ne pas boire d’alcool devant les villageois.
En observant les alentours, les maisons du quartier sont relativement récentes et ont la particularité d'avoir les toits peints en bleu.
Jean-Phi nous explique que ce sont toutes des maisons reconstruites par les ONG suite au tsunami de 2004.
Une fois tout le monde réuni chez Jean-Phi, on fait un "Débriefing" sur le planning des prochains jours. C’est à la fois facile et un peu compliqué.
Explication : Jean-Phi va monter un "business" à Iboih, l’endroit où nous allons passer les prochains jours. Mis à part le "Marley", son bateau de promenade, rien n’est vraiment prêt et vu les moyens de locomotion pour se déplacer dans l’île, il faut organiser et optimiser les déplacements.
Un premier café puis on prépare le matériel à emmener à Iboih tels que palmes, masques, tubas et gilets de sauvetages.
Nous avons le temps avant de partir et nous profitons du beau temps pour aller prendre un café au bord de la plage dans un petit bar.
Jean-Phi nous raconte les évènements du 26 décembre 2004 où il était ici même à 8 h 35 du matin quand la vague est venue ravager la côte. Il s’en est fallu de peu car tout le monde a pu se réfugier sur les hauteurs et il n’y a eu que de gros dégâts matériels, rien à comparer avec Banda Aceh, frappée de plein fouet.
De retour à la maison, je prépare mes affaires pour 3 jours, peut être plus, en fonction du planning que l’on décidera par la suite.
Il fait très chaud et on attend patiemment midi la voiture qui va passer nous chercher et nous emmener à Iboih.
En route, je découvre à nouveau le paysage luxuriant composé essentiellement de cocotiers, de palmiers et de forêts très denses.
Pause déjeuner à Gapang puis arrivée au centre du petit village d’Iboih vers 14 h.
C’est ici que commence l’un des lieux touristiques de l’île, réputé pour ses eaux claires, ses "spots" de plongée et ses magnifiques récifs et fonds marins.
Pour accéder aux gîtes, il faut emprunter un petit sentier, à pied et à travers bois.
Les filles décident d’y aller par le chemin tandis que nous autres prenons un bateau à moteur pour amener tout le matériel et les bagages au ponton de la "Yulia Guesthouse", le complexe hôtelier où nous allons être hébergés.
L’arrivée est rapide et nous découvrons le site.
Tous les bungalows ont une terrasse avec vue sur le bras de mer situé entre Iboih et l’île de Rubiah, juste en face.
Je m’installe dans l’un d’eux et constate que le confort est très sommaire mais il y a tout de même une douche et une moustiquaire. Question sanitaire, bof. Pas de glace, pas de lavabo ni de chasse d’eau mais un bac avec récipient … Va falloir s’adapter !
On se donne rendez-vous au bar-restaurant que l’on nommera "Yulia" puis on s’offre une première baignade en reconnaissance.
L’endroit n’est pas terrible pour entrer et sortir de l’eau mais il y a l’air d’avoir effectivement de beaux récifs et de beaux poissons. Je verrai plus tard si je peux trouver un autre endroit et un meilleur accès.
De retour au bar et devant un coca, on continue d’établir un planning pour les prochains jours.
On est en vacances, certes mais on doit tout de même organiser au mieux le séjour.
A 16 h, on commence donc par une petite balade avec Brahim et les filles vers le village afin de faire quelques achats ainsi que pour repérer les lieux.
On y retrouve Jean-Phi un peu plus tard et on décide d’aller boire une bière mais c’est impossible, ici, au village …
Il nous propose d’aller dans un endroit plus tranquille, chez une amie qu’il connait. Là, comme chez lui, on nous sert des "Bintang", la marque de bière Indonésienne, qui ont été importées et commandées spécialement pour une faible minorité de gens de l’île.
On retrouve ensuite les filles au "Olala Cafe", un bar sympa situé à mi chemin entre nos bungalows et le village.
Là, fatalement pour boire une bière, il faut que le serveur se débrouille, aille les acheter discrètement chez l’une de ses connaissances pour nous les revendre après. Compliqué, n’est-ce pas !
On profite d’être bien installé pour décider du planning de demain qui promet d’être chargé !
Retour au bungalow puis diner chez "Yulia", avec petit apéro rhum-coca, bière et fin de soirée tranquille.

En rentrant dans ma chambre, je confirme que c’est un peu "spartiate" mais je vais m’adapter avec les moyens du bord ! Pas de soucis.

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Vendredi 3 janvier 2014.
Iboih - Sabang - Keuneukai.


Un véritable déluge s’est abattu encore cette nuit et avec les branches d'arbre tombant sur le toit, cela a contribué à ce que je dorme en pointillé.
Par contre, au levé du jour, tout est calme et la vue sur la petite île de Rubiah depuis mon lit est très sympa. Je vois même passer tranquillement un singe sur la rambarde de la terrasse.
Je retrouve tout le monde chez "Yulia" vers 9 h et on finalise le planning de la journée.
Nous devons tout d'abord aller chercher quelques millions de Roupies à Sabang, la principale ville de l’île, puis retourner à Keunekai pour aller mettre à l’eau le bateau de Jean-Phi et enfin revenir sur Iboih.
Pour cela, nous avons décidé d’y aller en moto et en scooter.
1ère étape : Aller tout d’abord à Sabang. Jean-Phi a sa moto et nous louons un scooter supplémentaire que je vais conduire jusque là-bas.
Il y a 25 km tout de même pour y arriver et je suis en vigilance orange tout le long vus mes antécédents avec la moto !
Tout se passe très bien et la route est superbe !
Arrivés à Sabang, on se rend à la banque puis on s’offre un petit café dans un bar sur le port.
En ville, je constate que la loi islamique est bien appliquée. Presque toutes les femmes portent le foulard et des vêtements amples permettant de couvrir les bras et les jambes.
Cela n’empêche pas les jeunes d’être maquillées et de porter des jeans ou des vêtements à la mode.
2ème étape : Keunekai.
Je laisse Brahim et Jean-Phi partir devant car je ne roule pas vite et je parcours les 16 km, tranquille et tout seul. Vraiment super.
Arrivé à Keunekai, je retrouve Jean-Phi et Brahim qui ont commencé à sortir le moteur Yamaha de 40ch du garage. Avant l’effort, on s’autorise une petite bière avec la consigne de la boire à l’intérieur et non dehors.
Ensuite, le but est d’emmener le moteur au port de pêche et de le monter sur le bateau.
Mais auparavant, il faut mettre le dit bateau à l’eau.
Arrivés sur place, pas si simple car il est sur cale et on doit le transporter à l’aide de rondin vers le quai et sous une chaleur accablante.
Finalement, on arrive au bout d’une bonne heure à réaliser l’opération avec l’aide de quelques villageois.
Il est presque 13 h, l’heure de déjeuner mais il fait tellement chaud que nous préférons rester prendre un rafraichissement, un thé glacé, plutôt que de manger un morceau. Ce sera pour ce soir …
3ème étape : Retour à Iboih, tout seul, comme un grand, tandis que Jean-Phi et Brahim prendront le bateau à moteur.
La route est superbe le long de la mer et je commence à maitriser un peu plus l’engin en restant néanmoins très vigilent sur la route, en veillant à la circulation et autres surprises.
Tout à l’air facile jusqu’au moment où c’est la panne sèche. Et merde !
Je pousse un peu, il y a des côtes et des pentes mais fort heureusement, je n’étais pas bien loin du village et je m’en sors plutôt très bien !
De retour chez "Yulia", je papote avec Michèle et Pascaline, le temps d’attendre les matelots en provenance de Keuneukai.
Le bar est une zone en plein air qui surplombe les fonds marins. L’eau est si claire qu’en regardant de près, on peut même voir des poissons multicolores parmi les coraux.
En revanche, je constate également la présence de quelques bestioles particulières que j’avais observées aux Antilles en novembre dernier : Des "lionfish" !, ces fameux poissons asiatiques venimeux dont la piqure est très douloureuse. Il y en a partout !
Je me passerai donc de me baigner dans les parages et surtout faire du PMT, tant pis.
Vers 16 h, arrivée de Jean-Phil et Brahim avec le bateau. Apparemment, le moteur a bien démarré et le bateau va bien …
A peine ½ heure plus tard, Jean-Phi nous propose une séance de pèche un peu plus en mer avec le bateau à moteur. Super idée et c’est ok pour Pascaline, Brahim et moi.
Dans la zone, on ne prend que deux mérous mais Jean-Phi nous dit que ce n’est pas la bonne heure et que l’on y reviendra plus tard, plus tôt le matin.
Au retour, à la tombée de la nuit et afin d’y déposer le matériel de pêche, Jean-Phil fait un détour par le "Marley", son autre bateau, plus grand, celui qui doit lui servir pour les promenades en mer.
Au moment de m’y agripper, la petite houle le fait dévier, je glisse et me tape violemment le côté gauche sur le bord en bois du bateau … Ouah aie !
Le choc me fait perdre mon souffle et s’en suivent des sueurs et une grosse douleur dans les côtes. Et merde, manquait plus que cela …
De retour à terre, je m’allonge sur l’un des "transats" et reste un petit moment à récupérer.
Au bout d’une heure, ça va mieux mais j’ai toujours mal du côté gauche.
Je reprends des couleurs au moment de nous mettre à table. Quelle guigne tout de même et on peut dire que la journée a été plutôt intense !
Ce soir, ce sera relâche. Pas de petite bière, ni de bavardage.

Retour au bungalow, une petite douche et au lit avec repos forcé en espérant que cela ira mieux demain ou du moins que cela n’empirera pas !

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Samedi 4 janvier 2014.
Iboih - Sabang.


Comme il fallait s’y attendre, la nuit a été très pénible du fait de mes douleurs. J'ai mal partout du côté gauche et je suis très inquiet pour la suite des évènements.
J'arrive douloureusement à me sortir du lit à 8 h et il est prévu de se retrouver tous chez "Yulia" vers 9 h pour une balade en mer toute la journée.
Ma première réaction est de ne pas y aller et de rester seul toute la journée.
Je rejoins tout le monde avec cette idée dans la tête mais au fond de moi, je me dis que ce serait vraiment dommage de ne pas profiter de la journée, malgré tout, surtout que je n’ai pas mal en permanence.
De plus, Pascaline me dit qu'il serait judicieux de faire une radio pour être fixé et Jean-Phi rajoute qu'il y a un hôpital à Sabang où nous allons aujourd’hui encore.
C’est donc ok pour moi, de plus il fait très beau et une balade en mer est toujours agréable.
Pour monter sur le "Marley", Jean-Phi me prends au passage sur la petite plage du village pour éviter la descente par le ponton.
Pas facile, mais j’arrive à monter à bord des deux bateaux sans trop de douleurs puis cap vers Sabang.
La navigation n’est pas très longue et nous arrivons au port, à quai, ce qui est impeccable pour moi !
De suite, je pars avec Jean-Phi pour l’hôpital en "Betchak", un vélomoteur-taxi avec un siège sur le côté ressemblant à un side-car, tandis que mes compères partent en ville faire quelques emplettes.
Arrivés à l’hôpital, pas grand monde et heureusement que Jean-Phi est là pour me servir d’interprète.
En me voyant, les infirmiers font la grimace car le matériel de radiologie n’est pas trop adapté à ma taille ! Bref, apparemment, d’après les radios et les toubibs, rien de cassé mais cela reste néanmoins pénible.
Je paye le tout en liquide, radio et toubib, pour 150000 Roupies, soit environ un peu moins de 10€ puis on part déjeuner au "Murah Raya", dans la Jalan Perdagangan, un petit resto typiquement indonésien que Jean-Phi connait bien.
Ici, il s’agit d’un autre type de Masakan Padang. C’est également un buffet indonésien mais le serveur nous apporte tout l’assortiment sur la table dans des petits bols. Paniqué de devoir tout payer, Jean-Phi me rassure et m’explique que seuls les bols touchés sont facturés !
Il me fait gouter un peu à tout et c’est vrai que je me régale avec poissons, poulets accompagnés de riz, bien sûr, mais aussi de croquettes de patates, oignons et autres légumes épicés.
Tour à tour, les filles et Brahim nous rejoignent, mangent un morceau puis on part tous se balader dans la rue, s’arrêter dans des magasins entre deux petites averses, le temps de s’acheter des tee-shirts et autres souvenirs.
Vers 14 h, il est temps de repartir. Retour au port à bord du "Marley" puis navigation vers une petite plage sur l’île de Rubiah.
Les filles font un peu de baignade autour du bateau mais pour ma part, je n’y vais pas. J’ai un peu peur d’être dans l’eau et que je ne puisse pas nager !
Avant de rentrer directement à nos bungalows, Jean-Phi nous propose à nouveau une petite séance de pêche, tous ensemble. Cette fois-ci, on prend 3 poissons dont 1 mérou que nous allons emmener chez "Yulia". Ce soir au menu, ce sera donc poissons frais !
De retour au ponton du "Yulia", les acrobaties pour monter sur le quai sont fatalement douloureuses. Ça promet car c’est le seul endroit pour débarquer et il va falloir trouver un moyen pour éviter un effort trop important …
Puis avant l’apéro et le succulent repas qui nous attend, je pars flemmarder dans ma piaule. Un peu de lessive, un peu de rangement et douche rafraichissante.
Par contre, pas de possibilité de s’allonger, pas grand-chose à faire mais j’arrive à m’adapter à l’endroit, tant bien que mal.
Il fait très bon ce soir et comme prévu chez "Yulia", on s’offre un bon rhum-coca suivi des 3 poissons que l’on se partage … Miam !
Des Français sont arrivés ce soir, complétant le lot de touristes occidentaux très nombreux ici.
Avant de partir me reposer, Jean-Phi me convainc de venir avec eux demain matin pour aller pécher à la fraîche.
Retour au bungalow à 22 h avec toujours cette difficulté de se coucher …
Je mets le réveil à 5 h 30 !

Mais tout dépendra bien évidemment de mon état demain matin ?

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Dimanche 5 janvier 2014.
Iboih.


La nuit a encore été pénible mais c’est surtout au lever que les choses deviennent difficiles.
Les douleurs sont abominables au niveau du thorax mais une fois debout, ça passe rapidement.
Je me prépare rapidement et je rejoins Brahim et Jean-Phi, tous les deux agréablement surpris que je me sois décidé à venir.
Il fait presque nuit, le jour commence à se lever tout doucement et c’est, parait-il, l’heure idéale pour aller à la pêche au mérou.
Arrivé dans la zone de pêche, c’est vrai que cela mord souvent !
On prend au total 11 poissons dont effectivement plusieurs mérous. Personnellement, je n’en prends que deux mais je suis tout de même très content de moi. L’essentiel est de participer à ces bons moments !
Retour à 8 h 30 chez "Yulia" pour une pause café et petit-déj avec tout le monde.
Pour la suite, Jean-Phi nous propose d’aller à nouveau sur l’île de Rubiah mais cette fois ci vers une petite plage peu fréquentée et avec un petit resto.
On a emmené tous nos poissons péchés ce matin que l’on va tenter de faire griller sur place.
Arrivés sur place, on cherche un petit endroit pour s’installer. Pas facile car il y a beaucoup de monde, normal … C’est dimanche.
J’essaie de me baigner mais comme il fallait s’y attendre, impossible de rester sur le ventre à nager. Du coup, je barbotte avec tout le monde.
Vers 13 h, on s’installe cette fois-ci devant le "Peune Edenn", un petit établissement qui fait à la fois location de bungalow pour les plongeurs et petit bar-restaurant. C’est ici que nous faisons griller les poissons et surtout les déguster à table tous ensemble.
Quel régal ! moi qui adore le poisson et cuit de cette façon, c’est que du bonheur.
Après ce festin, c’est baignade et sieste pour les uns et farniente pour moi et ce jusqu’à 15 h, heure à laquelle on se décide de partir sur le "Marley" pour une nouvelle séance de pêche.
Nous ne sommes que quatre, Michèle, Riza et Marley ayant voulu rentrer au "Yulia".
Après une petite heure de pêche sans aucune touche, je vois Brahim faire la grimace … En jetant la ligne, l’hameçon s’est pris dans le doigt et s’est enfoncé jusqu’au bout. Ouah !
C’est alors le retour en urgence ... mais comble de malchance, le moteur fait des siennes et nous avons grand peine à rentrer.
Une fois à terre, Jean-Phi et Brahim partent au dispensaire pour enlever l’indésirable objet toujours accroché au doigt de Brahim … que de soucis !
Je rentre au bungalow et m’accorde une petite pause tranquille sur la terrasse.
C’était sans compter la présence d’un macaque qui est venu s’approcher de moi, suivi par un autre plus gros et très agressif.
Sapristi. Ne cherchant pas trop à réfléchir, je cours me réfugier dans le bungalow pourchassé cette fois-ci par 3 nouveaux primates, aussi agressifs les uns que les autres. Là, ça devient inquiétant car dès que je tente de sortir, ils essaient de m’attaquer à nouveau. Gloups !
Le bruit a fait sortir mes voisins qui ne savent pas quoi faire non plus. Un pécheur en contrebas me fait signe de prendre un balai pour les effrayer mais le dit balai est de l’autre côté de la terrasse !
Après trois tentatives de sorties échouées, les voisins me disent que les singes sont partis mais je ne suis toujours pas rassuré.
Je file tout de même chez "Yulia" en ayant pris soin de me munir d’un gros bâton … au cas où !
Là, je rejoins toute l’équipe ainsi que Brahim arrivé avec un gros pansement au doigt mais, lui aussi, rassuré !
Tout est bien qui finit bien mais quelle fin de journée !
On en rigolerait presque maintenant d’autant plus que Michèle et Riza nous racontent qu’elles aussi ont été attaquées sur leur terrasse par les 3 mêmes singes.
Pour ce soir, nous ne restons qu’à quatre et décidons d’aller au "Olala Café" pour changer un peu.
L’endroit est sympa mais forcément pas de bière et je me suis fait avoir dans ma commande car il n’y a presque rien à grignoter et le peu qu’il y a dans l’assiette est trop épicé, voire pour moi immangeable.
Avec la fatigue de notre journée, on ne reste pas longtemps à discuter.
De retour au bungalow, je n’ai pas trop envie de rester sur la terrasse à recopier mes notes comme je le fais un peu chaque soir et même si il n’y a rien à craindre au niveau macaques !
Comme il n’y a pas de lampe de chevet non plus, ce sera également extinction des feux sans lecture.

Avec mes douleurs qui me tiraillent toujours le côté, le moral est en berne malgré le lieu et la bonne humeur générale. Ça passera !

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Lundi 6 janvier 2014.
Iboih.


Je me réveille vers les 7 h et le lever est encore plus pénible que les autres jours.
Les douleurs sont intenses, pire qu'hier et même en étant debout.
De plus, étant plus grand que la moyenne au niveau taille, je continue à me prendre plusieurs fois le haut des portes, ce qui d’une part accumule les bosses sur la tête et d’autre part résonne dans l’abdomen.
Le moral en prend un coup et je continue fatalement à m'inquiéter.
De plus, la batterie de mon téléphone s’est déchargée cette nuit, d’un coup, ainsi que mon iPad. Tout déconne dans les matériels électroniques. Est-ce l’humidité ? Pas impossible.
Je file prudemment au bar vers 8 h et constate néanmoins que les douleurs diminuent doucement tout en faisant des gestes lents.
Cela ne doit donc pas être forcément bien grave mais la situation est tout de même malgré tout handicapante.
J'arrive le premier au bar et commande un café en attendant mes compères.
Me voyant encore avec ces douleurs, Jean-Phi me persuade de prendre enfin un anti inflammatoire et je me commande un Mi Goreng, composé de nouilles frites, d’un œuf , un peu de poulet, des oignons et des légumes, pour accompagner le médoc. Un régal et typiquement indonésien.
On décide d’aller ensuite sur une petite plage un peu plus au nord. Là, parait-il, c’est très tranquille et il y a un petit resto sympa au milieu de deux petits complexes hôteliers et de bungalows.
Jean-Phi nous y emmène en bateau et reste un petit moment avec nous.
On discute du planning, chargé, pour les prochains jours sans trop avoir calé quoique ce soit, puis c’est détente absolue le long de la plage et à l’ombre des arbres devant le petit bar-restaurant le "Bixio Cafe".
Jean-Phi repart avec Marley pour rejoindre Riza qui repartent à Keuneukai avant nous. Il viendra nous rejoindre plus tard dans l’après midi.
On ne reste donc que tous les quatre et c’est pour moi un contraste saisissant par rapport à ce matin. L’anti-inflammatoire a fait son effet et les douleurs ont pratiquement disparu mais ce n’est pas encore gagné pour autant car dès que je bouge un peu trop fort, ça me rappelle à l’ordre !
Nous sommes tellement bien que nous restons ici même pour déjeuner.
Je prends à nouveau un Mi Goreng avec du poulet, toujours aussi bon.
L’après midi est consacré à ne rien faire du tout hormis une légère balade à pied derrière la plage et le long de la route avec Brahim tandis que Pascaline et Michèle sont allé visiter le complexe hôtelier de part et d’autres de notre petit coin.
Repos donc jusqu'à 16 h, heure à laquelle Jean-Phi vient nous chercher.
Retour au ponton du "Yulia", on dépose Michèle et Pascaline puis partons Jean-Phi, Brahim et moi au village pour boire un thé glacé et surtout tenter de voir le mécano pour le moteur en panne.
Je profite pour aller retirer une poignée de Roupies à l'ATM (Automated Teller Machine) puis on décide de rentrer en faisant un détour par le "Marley", histoire de boire tout de même une petite bière !
Il aurait vraiment été dommage de ne pas venir. Repos, calme, paysage au soleil couchant, instants privilégiés que j'arrive à savourer sans problème.
A la nuit tombée, il est temps de repartir car Pascaline et Michelle ont réservé et commandé le repas de ce soir chez une dame qui propose des petits repas à la demande.
On retrouve les filles au "Olala Cafe" puis on file chez la mamie en question dans son restaurant appelé tout simplement "Mama mia" et qui nous a préparé du carry de poisson.
Petit apéro rhum-coca sorti du sac puis je manque de me bruler la bouche avec le piment dilué dans la sauce qui accompagne le poisson !
Il pleut à verse pendant le repas et on reparle cette fois ci plus sérieusement du planning des prochains jours. Il a été décidé de prendre le bus de nuit, mercredi soir, pour rejoindre Medan.
Jean-Phi va se charger de prendre les billets.

Vers 22 h, on décide à rentrer puis au lit de suite en espérant que demain, je pourrai me lever un peu plus facilement que ce matin !

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Mardi 7 janvier 2014.
Iboih - Keuneukai.


Je me réveille vers les 5 h 30 et fais une tentative pour me relever sans douleur. Je constate avec joie que j'ai beaucoup moins mal qu'hier. C'est presque gagné !
Encore un peu fatigué, je m'allonge à nouveau et réussis à me mettre sur le côté, bon exploit !
Levé à nouveau à 7 h, je prépare cette fois ci mes deux sacs à dos pour le retour de cet après midi.
Il fait beau, il y toujours beaucoup de nuages mais le soleil arrive tout de même à passer à travers.
Vers 7 h 30, je file chez "Yulia". Il est un peu tôt et je suis le premier arrivé.
Je profite de mon avance pour regarder les infos et mes derniers messages sur mon iPad tout en prenant un café accompagné d’un délicieux et copieux Mi Goreng.
Une fois tout le monde réuni, on discute ensemble des différentes possibilités de s’occuper au moins jusqu’à midi car aujourd’hui, pas grand-chose de prévu mis à part de rentrer sur Keuneukai en fin d’après midi.
Rien de concret ensemble donc du coup pour ma part, je décide d’aller faire un tour au fameux Km0, le point habité le plus au nord de toute l’Indonésie.
Jean-Phi m’accompagne avec le bateau vers le village et m’aide à nouveau pour la location d’un scooter.
Me voici donc parti tout seul pour 8 km au milieu de la campagne et la forêt.
Je prends un peu d’essence au passage pour éviter qu’il m’arrive la même mésaventure que la dernière fois et après un peu moins d’une demi-heure, j’arrive à la pointe nord de l’île.
Là, se trouvent quelques boutiques de souvenirs et une poignée de touristes en grande majorité indonésiens.
Je suis le seul occidental et forcément, ça attise la curiosité. Tout le monde me fait de grands sourires, des étudiantes me prennent en photo avec elles ainsi qu’une famille entière.
Je ne reste pas longtemps et je retourne à Iboih par le même chemin.
Ma hantise est de trouver ces affreux macaques sur la route.
Jean-Phi m’a prévenu qu’il faut avoir l’habitude pour les chasser mais qu’au pire, il n’y a rien à faire d’autre que de faire demi-tour ou d’attendre qu’une voiture arrive mais ne surtout pas s’arrêter ni de passer en force.
J’arrive à Iboih sans avoir, fort heureusement, rencontré d’éventuels primates et je retrouve ensuite tout le monde très facilement dans le village tout en se donnant rendez-vous plus tard chez "Yulia" pour un dernier "débriefing".
On devait repartir en bateau jusqu’à Keuneukai en passant par des grottes et une petite plage puis déjeuner quelque part, en chemin mais finalement, vu le ciel gris et orageux, on change d’avis.
Jean-Phi va réserver un taxi pour 17 h et nous avons tout l’après-midi de libre.
Nous décidons tous de partir sur l’île de Rubiah pour déjeuner puis d’y passer le reste de l’après-midi à ne rien faire.
Il y a beaucoup de monde du côté où nous accostons.
C’est dans cette partie de l’île que se concentrent les restaurants et les activités aquatiques et j’avais effectivement remarqué, depuis notre arrivée, les va-et-vient des petits bateaux amenant ici les gens de la plage d’Iboih vers Rubiah.
Il y a essentiellement des touristes indonésiens venus passer la journée sur l’île.
On voit beaucoup de jeunes, de familles et le plus amusant est de voir flotter au dessus de l’eau, tous ces petits gilets rouges les uns à côté des autres avec un moniteur en tête et hors de l’eau.
En effet, les indonésiens ne sachant pas nager, ou presque, on les voit barboter dans l’eau avec leur gilet rouge en tentant de regarder sous l’eau avec un masque et un tuba. Les femmes, jeunes et moins jeunes, sont bien entendu couvertes de la tête au pied.
Pour déjeuner, on choisit le "Alfatin Cafee" et je prends un Fish vegetable, c'est-à-dire du poisson avec des légumes, tout simplement.
Vers 14 h, on part de l’autre côté de l’île, là où nous étions dimanche et il n’y a personne, normal.
On se balade sur ce petit bout de terre tranquille.
Rubiah a une superficie de 17 hectares. A l'époque coloniale, l'île était le siège d'un hôpital psychiatrique et un lieu de quarantaine pour les pèlerins musulmans de La Mecque.
Il n’en reste plus grand-chose.
Le site pourrait être très sympa avec ses nombreux cocotiers, ses petites plages et bungalows mais dommage qu’il y ait autant de détritus partout. C’est un véritable dépotoir, il y a aucune poubelle et apparemment, ce n’est pas le problème des résidents.
Après deux petites heures à flemmarder, nous rejoignons Jean-Phi au ponton principal et retournons pour une dernière fois chez "Yulia" chercher nos affaires.
Je commençais à m’habituer à ce petit coin sauvage, à mon bungalow et à tout ce qui va avec mais nous avons d’autres coins à découvrir.
On prend le bateau également pour une dernière fois pour la petite plage du village.
Là, Jean-Phi est allé le stationner pendant ces quelques jours d’absence et nous attendons patiemment le taxi près de la plage en observant la vie qui s’agite autour de nous.
Le grand van arrive, on charge tous les bagages et prenons la route direction Keunekai.
Le ciel est toujours aussi couvert et on continue de penser que nous avons bien fait de prendre la route et non pas le bateau.
Après un peu plus d’une demi-heure, nous arrivons à destination puis, avec Michèle, nous partons de suite nous réinstaller à nouveau chez Jacky.
Le programme jusqu’à ce soir est très simple : Calme et repos.
Jean-Phi est parti à Sabang en moto pour payer le bus et avant de partir, il nous a annoncé que nous aurons du poisson frais au menu pour ce soir. Miam !
Pour patienter, je fais du rangement provisoire dans mes bagages au son du Muézin qui appelle à la prière puis je pars avec Pascaline et Michèle pour tenter d’aller boire un thé au bar près de la plage.
Il commence à faire nuit et le bar en question est fermé.
On reste tranquille à papoter dans le noir mais, lassés, on retourne tranquillement à la maison.
Jean-Phi ne tarde pas à rentrer de Sabang avec le poisson pour ce soir récupéré au port et il nous explique qu’effectivement, tout est fermé car la plupart des gens sont à la mosquée.
A l’approche de l’heure pour se mettre à table, on fait cuire les poissons au barbecue et grill avec des noix de coco en guise de feu. Original.
On mange comme la dernière fois chez Jacky et je me régale à nouveau de poisson grillé.
La soirée est très tranquille et on ne veille pas tard.
Avant de me coucher, je constate que le lit est bas, le matelas très fin et il y a une barre en bois en travers.
C’est exactement le même pageot que le premier jour mais … J’étais moins abimé !

Ça promet !

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Plaque auto Indonésie
Aceh (BL)

Mercredi 8 janvier 2014.
Keuneukai - Banda Aceh.


Un léger mal au ventre m’a obligé de me lever en pleine nuit.
De plus et comme prévu, avec le lit pourri et mes douleurs qui persistent tout de même, la nuit a été plutôt agitée mais au petit matin, réveillé au son du coq, cela va beaucoup mieux.
Avec Michèle, on part tous les deux boire un café au petit bar de la plage puis Pascaline, Brahim et Jean-Phi viennent nous rejoindre tour à tour.
C’est le repos et la tranquillité. On n’a rien envie de faire, seulement papoter et regarder la mer.
Pour s’occuper la matinée, Jean-Phi nous signale qu’il y a la possibilité d’aller vers un volcan mais pas facile de s’y rendre car il n’y a aucun moyen de locomotion autre qu’une seule moto ou bien quelques heures à pied.
Du coup, on continue à ne rien faire et ça repose !
De retour à la maison, on prépare tranquillement nos bagages et on attend patiemment le taxi qui doit passer nous chercher à 13 h 30.
Le départ du ferry est à 14 h 30, nous avons le temps et nous rejoignons en à peine une demi-heure l’embarcadère par la côte sud.
Sur "l’express", comme à l’aller, on se trouve en classe économique et sur le pont mais contrairement à l’autre jour, il fait très chaud et le soleil est bien présent !
Après 40 mn de traversée et s’être fait copieusement arrosé du fait de la mer agitée, nous voici arrivé au terminal de Uleh-leh.
Il est bientôt 15 h 30 et nous avons grand faim !
On retourne donc au petit resto populaire de la dernière fois avec son petit buffet typique indonésien.
Il nous faut ensuite rejoindre l’agence de la compagnie de car "Putra Pelangi" d’une part pour confirmer notre départ de ce soir et d’autre part y déposer les bagages pour éviter de se les trimbaler toute la fin d’après-midi.
Pour cela, Jean-Phi nous fait prendre un "Labi-labi", un mini bus typique local de 10 places maxi qui nous emmènera au centre ville de Banda Aceh.
Arrivés sur place et après avoir déposé les bagages, on se retrouve dans la chaleur moite de la ville avec le monde, la circulation et le bruit.
Tandis que les filles partent de suite faire les magasins, Jean-Phi nous propose à Brahim et moi d’aller plutôt nous balader vers un lieu qu’il connait bien pour y avoir travaillé, à savoir le port de pêche de Banda Aceh.
Pour y aller, nous prenons un "Betchak", ces fameux taxis ressemblant à un side-car avec chacun 2 places.
Nous traversons et empruntons de larges rues dans une circulation forcément très dense.
Arrivés au port, Jean-Phi nous explique que c’est ici, ainsi que dans les rues que nous avons empruntées, qu’il y a eu le plus de dégâts lors du tsunami de 2004.
Tout a été reconstruit et il ne reste plus aucune trace de ce qu’il s’est passé ici, il y a 9 ans.
On s’offre une petite balade le long des quais, les pécheurs étant tous intrigués de nous voir ici nous promener puis retour à nouveau en "Betchak" à l’agence pour

18 h.
On retrouve tout le monde puis on file boire un "jus" dans un petit stand proposant des jus de fruits frais. Je ne prends rien et reste assis tranquillement avec tout le monde.
En regardant les quelques photos que j’ai prises, je constate que l’intérieur de l’objectif de mon appareil photo a pris la poussière ou autre chose.
Impossible de nettoyer et une balafre est présente sur toutes les photos prises depuis l’arrivée en ville. Dommage pour la suite !
Ce soir nous prenons donc le car en direction de Medan.
Après avoir récupéré les bagages, on prend trois "Betchak" pour nous conduire à la gare routière située à environ 8 km.
Il nous faut environ 20 mn pour rejoindre l’endroit à travers les rues, la circulation, en pleine nuit et surtout avec un moyen de locomotion des plus inconfortables !
Arrivés à la gare routière vers 19h, tous trempés de sueur, fatigués de notre après-midi et surtout abrutis par le bruit des rues, la chaleur et la circulation après le calme de ces derniers jours.
On a une bonne heure avant le départ et on remarque qu’il y a des toilettes et des douches. Dans quel état ?, mystère.
Michèle s’y précipite et Jean-Phi y va également tout de suite après. A son retour, il nous conseille d’aller chez les dames car chez les hommes, c’est immonde !
J’hésite un peu mais étant donné que je suis tout moite qu’il n’y pratiquement aucune femme qui utilise les lieux, pourquoi se priver et ça fait effectivement du bien !
A son retour, Michèle nous raconte qu’elle s’est trompée, qu’elle est allée chez les hommes et qu’effectivement … c’était bien crade.
A 20 h, on embarque dans le grand car Mercédès aménagé spécialement pour le transport de nuit.
Les sièges sont grands, confortables et inclinables. On a des couvertures et il y a la télé, des WC et même un coin fumeur.
Départ à 20 h 25 et c’est parti pour plus de dix heures de route vers Medan.
Dés le début, le chauffeur conduit comme un abruti et prend les virages à vive allure.
Ça va être "sport" pour s’endormir ! Moi qui pensais me reposer, ce n’est pas forcément gagné !

Maintenant, il n’y a rien d’autre à faire que de regarder la télé et de voir la route défiler en attendant d’essayer de dormir un peu …

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Jeudi 9 janvier 2014.
Medan - Perbaungan – Tebing Tinggi – Permatang Siantar - Parapat – Tuk-Tuk, Samosir.


Quelle nuit et quel voyage !
Visiblement, le chauffeur devait faire la course ou devait participer à un concours de celui qui arriverait le premier à Medan !
A chaque virage, à chaque freinage, on était secoué comme des cocotiers un jour de cyclone, même en étant allongé.
Les sièges étant néanmoins confortables, je n’ai pas ressenti de douleurs et ai dormi néanmoins quelques heures.
Par contre, une odeur d'urine épouvantable s'était répandue dans tout l'habitable rendant le trajet un peu plus épique.
Bref, nous arrivons à Medan de nuit, à 6 h du matin, indemne, mais en ayant à peine dormi.
Jean-Phi nous confirme que les chauffeurs de bus en Indonésie sont de véritables tarés et casse-cou. On le saura pour la prochaine fois !
On part de suite prendre un café dans un petit bar puis le petit van 10 places que Jean-Phi a réservé à l’avance ne tarde pas à arriver. Il a tout prévu ce jean-Phi !
On quitte à présent Medan au petit jour et on continue sur la grande route qui traverse l’île de Sumatra du nord au sud.
La circulation devient infernale avec son lot de voitures, motos et gros camions japonais.
Ça rappelle Bali mais heureusement que je ne conduis pas dans cette arène d’autant plus que le ciel est aujourd’hui très couvert et qu’une petite pluie ne tarde pas à tomber.
La fatigue me gagne et mes paupières sont lourdes après ma courte nuit mais j’essaie de rester éveillé afin de profiter un maximum de ces nouveaux paysages et de la vie des villes et des champs.
On traverse successivement la petite ville de Lubuk Pakam et Perbaungan puis avant d’arriver à Tebing Tinggi, on laisse la grande route et filons vers le sud pour Permatang Siantar.
Tout au long de ce tronçon, on longe de larges étendues de champs de palmiers à huile.
A l’approche de la ville de Permatang Siantar, il ne pleut plus mais le ciel reste toujours couvert de nuages plus ou moins noirs.
Après 3 h 30 de route, il est temps de s’arrêter pour une pause déjeuner. On choisit un petit masakan Padang tranquille, puis on repart pour à nouveau environ deux heures de route.
A partir de la petite bourgade de Tiga Balata, on commence à voir beaucoup plus d’églises que de mosquées. Nous sommes en pays "Batak", une ethnie vivant dans cette partie du nord de Sumatra.
La grande majorité des Bataks sont protestants d’où cette concentration d’églises et surtout de stèles funéraires disséminées un peu partout le long des maisons et villages.
Nous arrivons enfin en vue du lac Toba, immense.
Le taxi nous arrête à un grand parking où l’on a une vue panoramique sur cette partie du lac. En effet, le lac Toba mesure plus de 100 km de long sur 40 de large, autant dire que l’on en verra qu’un petit bout.
Le lac Toba, "Danau Toba" en Indonésien, occupe un gigantesque cratère formé il y a plus de 70000 ans par l’éruption d’un volcan.
Une grande surface de ce volcan s’effondra après l’éruption formant une caldeira qui se remplit d'eau, créant ainsi le lac Toba.
Le lac se trouve à 900 m d’altitude et la majeure partie de son centre est occupée par la presqu’île de Samosir, résurgence du fond du cratère provoquée par la pression et la poussée du magma.
C’est sur cette presqu’île que nous allons passer les 3 prochains jours.
Nous reprenons la route et arrivons dans la ville de Parapat, terminus de notre périple en voiture.
Le taxi nous dépose devant le départ des ferries reliant la ville à la presqu’île de Samosir.
L’essentiel des infrastructures touristiques se concentre sur la péninsule de Tuk-tuk et Jean-Phi nous a réservé des chambres au "Samosir Cottages".
La traversée en petit ferry à moteur est assez longue mais originale, dommage que la vue soit légèrement obstruée par le brouillard et que la pluie ait recommencé à tomber nous obligeant à rester à l’intérieur du bateau plutôt que sur la passerelle, avec le bruit du moteur et l’odeur de gasoil.
Ce n’est pas bien méchant et nous arrivons à 13 h 30 au quai de notre hôtel, toujours sous la pluie et après avoir fait des arrêts à d’autres hôtels.
Certains ont l’air vraiment luxueux. On ne connait pas le nôtre. Ce sera la surprise !
Nous ne sommes pas déçus, nos chambres sont très bien et le site doit être superbe … sans cette foutue pluie.
Je m’installe rapidement et, à peine une demi heure plus tard, on se retrouve tous au bar pour une première bière bien méritée.
Le lieu est fort sympathique, calme, peu de monde et vers les 16 h, je repars dans la chambre pour ranger la valise cette fois-ci correctement, prendre une petite douche presque chaude avant de rejoindre à nouveau tout le monde au bar-restaurant.
Seul bémol : Pluie, pluie et encore pluie avec en prime une température m’incitant à ressortir ma polaire du fond de mon sac !
On reste à discuter jusqu’à la fin de l’après-midi tout en vidant quelques "Bintang" et sans trop pouvoir aller se balader dans les alentours.
Ce soir, ce sera dîner sur place et après la fatigue de la nuit précédente et de la route aujourd’hui, au lit de bonne heure avec toujours cette difficulté de se coucher, même sur un bon lit …
La pluie a cessé mais il fait toujours aussi frisquet.

Au programme demain : Balade sur l’île de Samosir.

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Vendredi 10 janvier 2014.
Tuk-Tuk – Simanindo – Pangururan.


Réveil à 6 h avec toujours ce foutu mal sur le côté gauche et cette difficulté à se remuer dans le lit.
Ayant entendu mes compères dehors, Je me lève à 8 h et les rejoins tranquillement pour le petit-déj.
Je me prends un Mi Goreng mais je préférais celui de chez "Yulia".
On discute du planning de la journée et on décide rapidement de louer une voiture avec chauffeur pour nous emmener dans les principaux centres d'intérêt de l'ile.
C’est l’hôtel qui organise tout et après avoir tout de même pris un plan et un dépliant touristique, on prend le départ à 10 h et empruntons la seule grande route qui fait le tour de Samosir.
On découvre le paysage. Il y a d’un coté le lac et de l’autre, une falaise haute de plus de 700 m, immense et verdoyante. Entre les deux, ce sont les rizières, les villages et ces fameuses maisons bataks, si particulières et immédiatement reconnaissables avec leurs toits cambrés et leurs façades obliques richement ornées. La plupart ont la couverture des toits en tôle ondulée mais elles étaient jadis en chaume, en roseaux ou en planchettes de bambous. Le chauffeur nous dit qu’il en existe encore.
On découvre également les églises. Elles ont pratiquement toute l’inscription "HKBP" sur la façade. Cela signifie "Huria Kristen Batak Protestant" qui se traduit par Église chrétienne protestante Batak.
Redoutables guerriers, les Bataks sont restés isolés dans leurs montagnes et n’ont pas été influencés par les colonisateurs successifs, ni par l’Islam. Ils étaient détenteurs d’une civilisation originale au système judicaire sophistiqué et ont été convertis au protestantisme luthérien au milieu du XIXème par des missionnaires allemands.
Les églises ont également la particularité d’avoir le clocher pointu, du même style que les églises du nord des Alpes et de la région rhénane, en Allemagne. Normal.
Seul le fronton des porches reprend le style traditionnel des maisons avec toutefois des représentations ressemblant à des visages grimaçants.
Enfin, comme aperçu tout le long de la route en arrivant sur Toba, on voit partout de petites stèles funéraires dans les champs et autour des maisons.
Le chauffeur m’explique qu’il n’y a pas de cimetière à l’échelle communautaire comme chez nous.
Les tombeaux sont familiaux, effectivement en bord de route, parfois isolés, au milieu des rizières ou le plus souvent directement à côté de la maison.
Ils sont chacun plus ou moins décorés, portant une simple croix ou bien souvent surmontés d’une représentation miniaturisée de la maison traditionnelle, parfois d’une église et même des représentations d’ancêtres grandeur nature.
C’est vrai qu’il y en a de très beaux, d’autres très simples mais on ne peut pas les louper !
Après une petite heure, on s’arrête dans le village de Simanindo.
C’est ici que se trouve le musée du peuple Batak et de plus, on arrive juste à l’heure pour une démonstration de danses bataks.
Nous y laissons les filles et Marley tandis que Brahim, Jean-Phi et moi partons en balade dans le village et sur le petit port.
Nous avons largement le temps de profiter du lieu. Toutes les maisons du village sont bien entendu de style Batak et cela nous permet de voir de plus près ces curieuses bâtisses, elles aussi bien décorées. Jean-Phi discute avec l’un des habitants et il nous dit que ces maisons ne sont pas forcément très anciennes. Trente ans tout au plus mais reconstruites toujours au même endroit et de la même façon.
Après une bonne heure à flâner dans les rues en attendant les filles et après être aller boire un petit café, nous reprenons la route et arrivons à l’heure du déjeuner dans la ville de Pangururan, le centre administratif de la presqu’île de Samosir.
Jean-Phi demande au chauffeur un resto traditionnel plutôt que pour touristes et il nous en dégote un.
Ici, c'est chrétien donc l'alcool et le porc sont autorisés.
On prend donc du cochon mais Riza ne mange pas grand-chose car elle est musulmane. Elle se contente de prendre une soupe de nouilles préparées, pas terrible.
Pour nous autres, c'est effectivement traditionnel, surtout le porc, très fort, mais je n'ai pas trop confiance car mes intestins sont légèrement en dérangement depuis ce matin et je n'ai pas envie que cela n'empire.
On reprend ensuite la route et on fait un arrêt rapide devant la superbe église de la ville, de style Batak. On a le temps cette fois ci d’admirer la façade et ses étranges peintures colorées représentant des animaux ou autres ?
Nous filons ensuite vers un lieu où se trouvent des sources d’eau chaude, situées sur l’autre rive et au pied d’un petit volcan, lui aussi éteint.
L’une de ses coulées de lave a formé un isthme qui relie, ici même, la grande presqu’île de Samosir à la terre ferme.
C’est par ce petit bras de terre que nous accédons rapidement au site.
Tout est aménagé pour profiter de ces eaux. On peut également se baigner dans une grande piscine mais cela ne me dit rien et je reste seul avec Riza à boire un coca, d'autant plus qu'il commence à pleuvoter.
De retour vers Tuk-Tuk, on fait un nouvel arrêt au village d’Ambarita, dans un lieu appelé stone chairs, les fauteuils ou chaises en pierre.
A peine entrés sur le site, il commence légèrement à pleuvoir mais nous restons tout de même pour observer ces curieuses sculptures en pierre.
C’est ici, sur la place de cet ancien village traditionnel et autour d’un cercle de fauteuils en pierre, que se rassemblaient jadis le roi ainsi que les chefs de villages afin de faire des conférences, juger les criminels ou décider du sort des ennemis capturés.
Pour la petite histoire, avant leur christianisation, les bataks étaient réputés comme étant cannibales. Les condamnés, parfois même des missionnaires, étaient donc sauvagement exécutés dans une cour attenante et … mangés.
La pluie continue de tomber, nous obligeant cette fois-ci à nous réfugier tous à l'intérieur d'une maison batak transformée en musée. Fatalement, vue la hauteur du plafond et ma taille, je me prends un violent coup sur la tête. Aïe ! Le choc me fait une entaille dans le cuir chevelu mais cela n’a pas l’air bien grave.
Je découvre tout de même maintenant comment était foutu l’intérieur de ces maisons.
Il y fait très sombre, peu de fenêtres, une seule grande pièce où une famille ou peut être plusieurs devait vivre.
Puis c'est au tour de mes intestins, cette fois ci, de me jouer un tour. Ils ont dû en avoir assez d'attendre et je file illico vers des toilettes providentielles.
La pluie tombe de plus en plus, un véritable déluge, alors on décide à rentrer à l'hôtel plutôt que de continuer.
On arrive à l'hôtel à 17 h 30 et, pour ma part, plus de soucis d’intestins. Tout va bien !
Pour patienter jusqu’au dîner, on se pose au bar, descendons quelques "Bintang" et on regarde machinalement la pluie au dehors.
Elle tombera sans discontinuer tout au long de la soirée et une partie de la nuit.

J’espère qu’il y aura au moins une accalmie pour demain sinon ... la journée va être très longue !

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Samedi 11 janvier 2014.
Tuk-Tuk – Tomok – Simanindo.


Le bruit de la pluie sur le toit a laissé place en ce petit matin, au silence et au chant des oiseaux.
Comme à l'habitude maintenant, j'ai toujours du mal à remuer et les douleurs sont constantes malgré m'être badigeonné d'un baume acheté hier dans une petite échoppe.
Je me lève à 7 h, néanmoins bien reposé et je croise Michelle lors de ma petite balade matinale près du bungalow.
Il ne pleut pas, le ciel est légèrement couvert mais pas menaçant ... Pour le moment.
Petit-déj puis on commence à parler tous ensemble du planning de la journée.
L'idée est de louer un scooter et d'aller se balader vers Tomok et au delà.
Vers 9 h 30, le soleil fait une timide apparition et reste finalement bien présent, ce qui nous permet, Brahim et moi, de faire quelques photos du site.
L’idée du scooter est donc retenue sauf pour Michèle.
Elle n'est pas du tout à l'aise avec ces machines, encore moins que moi et renonce à venir avec nous.
On part donc à trois bécanes en direction de Tomok vers 10 h 30.
Jean-Phil, Riza et Marley sur une, Brahim et Pascaline sur une autre tandis que je reste seul avec la mienne car il m'est impossible de prendre quelqu'un avec moi, voulant rester concentré sur la route, comme à Sabang.
Déjà, dès le départ, je fais gaffe car la route est pourrie jusqu'à la sortie de la péninsule.
Tout se passe très bien et nous arrivons à l’entrée du village de Tomok, à environ 5 km de l'hôtel.
Les échoppes s’étendent à perte de vue et attendent la visite du premier touriste de la journée.
Nous restons un bon moment à nous balader dans le marché et grâce aux conseils avisés et l'aide de tout le monde, je m'achète deux chemises sympas.
Il fait très beau et très chaud malgré le temps toujours incertain.
A 12 h 15, on s’accorde une pause déjeuner dans un resto halal, le "Islam Murni", pour que Riza puisse enfin manger quelque chose !
On reprend ensuite la route et partons sur les hauteurs de la presqu’ile en direction de Permonangan.
La route est défoncée, je redouble de prudence, me concentre mais cela en vaut la peine car un super panorama sur le lac et la région s'offre à nous.
Nous profitons pleinement de ces instants et faisons quelques pauses photos.
A l’une d’elles et en voulant récupérer mon sac à dos posé à terre, je fais un faux mouvement et crac !, je ressens une violente douleur à l'endroit où j'avais tapé il y a une semaine. Sapristi, Ça allait mieux la journée et j'ai dû à nouveau me déchirer quelque chose.
Arrivés au pied d'une cascade, nous faisons demi-tour pour revenir tranquillement à Tomok.
Au retour et à chaque nid de poule, je perçois cette fois ci douloureusement les imperfections de la route.
Au centre ville de Tomok, on s'arrête à nouveau pour aller voir les tombes de plusieurs rois dont celui de Sidabutar qui adopta le christianisme.
Pour accéder au site, il faut emprunter une allée étroite bordée de boutiques de souvenirs.
Le lieu, entouré d’une muraille en pierre, semble sacré car on nous tend à l’entrée une écharpe traditionnelle que l’on doit porter durant la visite.
On n’y reste pas très longtemps puis vers 15 h, après une pause rafraichissement le long de la muraille, nous décidons de continuer notre balade pour aller de nouveau vers Simanindo.
C’est à nouveau une longue route de plus de 24 km, toujours avec la même concentration au niveau de la circulation.
Arrivés sur Simanindo, il n’y a finalement pas grand-chose à faire alors, nous reprenons tout ensemble le chemin du retour vers Tuk-Tuk.
La route est longue mais toujours aussi sympa. Je laisse les deux autres scooters partir devant car je roule beaucoup moins vite qu’eux et on se retrouve tous devant l’hôtel vers les 17 h.
Puis, une fois réunis au bar devant une bonne bière, tout le monde s'accorde à dire que nous avons passé une superbe journée et que le beau temps a été finalement au rendez-vous.
Petit pause dans ma chambre avant d’aller dîner.
Je me passe à nouveau du baume sur mes côtes et sur le côté gauche en espérant ne pas trop galérer pour cette nuit.
Pour ce samedi soir, il est prévu de rester à nouveau ici d'autant plus qu'il y a un groupe de musique traditionnelle.
On ne veille pas trop et après la soirée musicale, au lit à 22 h 30.

Demain, on reprend la route.

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Plaque auto Indonésie
Medan (BK)

Dimanche 12 janvier 2014.
Tuk-Tuk - Parapat – Pematang Siantar – Tebing Tinggi - Perbaungan - Medan.


Ce matin, j’avais peur d’avoir encore plus mal que les autres jours pour me lever du fait de mon faux mouvement d’hier mais finalement, c’est moins pénible que prévu.
En regardant par la fenêtre, je constate que le ciel est très couvert et le lac est agité.
On n’aura eu seulement qu’une journée de beau temps.
Nous nous retrouvons tous au bar-restaurant à 7 h 45 pour le petit-déj puis c’est le rangement des valises, règlement des notes et vers 10 h 30, le petit ferry arrive devant le débarcadère de l’hôtel pour nous prendre au passage.
Il y a du vent, un peu de pluie, il fait même un peu frisquet m’obligeant à remettre ma polaire.
Pendant le trajet qui nous ramène à Parapat, je me dis que c’est encore un endroit qui aurait mérité que l’on y reste un ou deux jours de plus pour se reposer et profiter du calme de la région.
On n’a pas été gâtés par le temps mais cela n’a pas du tout gâché ces trois jours. On a bien géré le tout et c’est l’essentiel.
Arrivés en ville, on part directement se poser à la terrasse d’un petit bar pour boire un café.
Jean-Phi a commandé un taxi qui doit arriver vers midi ce qui nous donne un peu de temps pour chercher un ATM avec Brahim pour renflouer nos porte-monnaie quasiment vides.
Après avoir arpenté les rues de la ville, aucun distributeur mais Jean-Phi nous signale qu’il en aura sans problème à notre arrivée à Medan.
A midi tapante, le taxi arrive, je monte une nouvelle fois devant et nous prenons la route vers Medan par le même itinéraire qu’à l’aller.
Le ciel est toujours couvert avec quelques légères éclaircies.
Passé la ville de Tebing Tinggi, on rejoint la grande route reliant le nord et le sud de Sumatra puis on s’arrête pour déjeuner dans un petit Masakan Padang, typique, local, avec des clients tous étonnés de nous voir débarquer ici.
De retour sur la route, on reprend le rythme de la circulation infernale avec son lot de camions, motos, voitures qui doublent n’importe où, dans les virages, sans visibilité mais … ça passe.
Vers 17 h, on arrive dans Medan et filons directement vers notre hôtel, le "Danau Toba" situé dans la Jalan Imam Bonjol, en plein centre ville.
Là, ça change du tout au tout par rapport à nos 15 derniers jours. Quel luxe !
Je m’installe confortablement dans ma grande chambre et je constate qu’il n’y a pas de serviettes mais qu’à cela ne tienne, j’en fais pars à la réception.
A partir de là, je ne sais pour qu’elle raison, tout part en vrille.
J’ai envie de me changer, prendre une douche mais les serviettes n’arrivent pas. Pendant près d’une heure, je relance sans arrêt, je m’énerve mais rien à faire, à croire que les réceptionnistes le font exprès et qu’ils se foutent de moi.
Entre temps et pour patienter, j’essaie de me connecter à la Wifi et bien entendu, cela ne marche pas et bizarrement, on me dit que tout est normal ailleurs.
Dire que Brahim et Jean-Phi sont partis se baigner dans la grande piscine et que je suis là à m’énerver pour pas grand-chose !
Lassé, j’essaie de les rejoindre mais impossible de les retrouver. Je cherche tout le monde dans tout l’hôtel, dans les chambres, au bar, au resto, partout mais sans succès, à croire qu’ils sont partis en ville sans me le dire !
Au bout de ¾ d’heure, tout est bien qui finit bien. Je retrouve enfin Brahim, la wifi remarche un peu et miracle, on m’a apporté un lot de serviettes !
Fatigué et irrité par tout ce manque de sérieux de la part d’un si grand hôtel, je n’ai pas envie de sortir mais Jean-Phi propose d’aller manger en ville, dans un quartier populaire qu’il connait bien.
Ce serait évidemment dommage d’y renoncer !
Michèle est restée à l’hôtel et nous voici donc parti avec les incontournables "Betchak" vers Kuliner Pagaruyung, une rue où se concentre un grand nombre de petits restaurants.
On s’installe et je me prends de la soupe chinoise, des brochettes toujours trop épicées, le tout accompagné d’une "Bintang" bien méritée.
On reste un bon petit moment à papoter et à profiter de notre dernière soirée en Indonésie.
Vers les 21 h 30, retour en "Betchak" vers l’hôtel, toujours en se faufilant entres les voitures et au milieu d’une circulation aussi dense qu’à l’aller.
Avant d’aller se coucher, Jean-Phi commande quelques bières pour trinquer à ce beau séjour passé tous ensemble. Il est vrai que le dépaysement a été total, nous en avons bien profité mais pour nous quatre, ce n’est pas encore tout à fait fini car il nous reste encore quelques jours à passer en Malaisie avant le retour.

Un "au revoir" à la petite famille puis au lit à 22 h 30 car demain, c’est réveil à 4 h 30 !

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Lundi 13 janvier 2014.
Medan - Aéroport (KNO) Medan Kuala Namu - Aéroport (KUL) Kuala Lumpur (Malaisie) - Kuala Lumpur.


Réveil comme prévu à 4 h 30 du matin.
Je n’ai pas trop mal dormi dans ce grand lit malgré toujours mes douleurs sur le côté mais je me suis tout de même reposé.
Mon sac est rapidement bouclé puis à 5 h 30, je descends tranquillement retrouver tout le monde au petit-déj, y compris Jean-Phi qui est également venu prendre le café avec nous.
On ne traine pas et après un petit quart d’heure seulement, on charge les bagages dans un taxi, un nouvel "au revoir " à Jean-Phi puis direction le nouvel aéroport de Medan, ouvert tout juste en juillet dernier.
Arrivée à 6 h 15 à l’aéroport, enregistrement des bagages, contrôles, attente habituelle et embarquement dans un A330 d'Air Asia puis envol à l'heure pour Kuala Lumpur à 8 h.
Après un peu plus d’une heure de vol, nous arrivons à destination à 10 h 05, heure locale, au terminal des "Low cost", celui là même où nous avions décollé pour nous rendre à Penang.
On passe les contrôles d’immigration, on récupère les bagages puis on cherche le meilleur moyen pour nous rendre au centre ville. Il y a plusieurs solutions mais le taxi semble plus pratique que le bus et pour un prix de 100 Ringgits, soit 22€.
Comme à Penang, on paie au guichet et on prend un taxi en présentant le ticket.
Il faut environ ¾ d’heure pour nous rendre au centre ville, où se trouve notre hôtel.
On prend une grande autoroute, très peu chargée et à l’approche de la grande métropole qu’est Kuala Lumpur, on aperçoit au loin les "Petronas", les deux grandes tours jumelles qui furent, pendant un temps, les plus hautes du monde.
En regardant tout autour, on voit de suite que les infrastructures sont modernes, les routes sont larges et en bon état.
Il fait un très beau temps mais le chauffeur nous signale, malgré tout, qu’il pleut tous les jours depuis une semaine et que cela risque de continuer encore ces jours-ci. On verra bien !
On arrive au centre ville et le taxi nous dépose devant l’hôtel Corona Inn, dans une petite rue appelée Jalan Tong Shin.
Avant de repartir, le chauffeur nous propose de réserver de suite avec lui le retour pour demain et pour la même somme.
Pour nous, ça ne change rien mais pour lui, cela évite les intermédiaires !
Accueil sympa mais longuet à la réception puis on s’installe ensuite tranquillement dans nos chambres. La mienne est petite mais confortable et ce n’est que pour une nuit.
Afin de bien profiter de l’après midi, on s’est laissé une demi-heure et on s’est tous donné rendez-vous dans le hall de la réception.
Nous commençons tout d’abord par aller déjeuner et pour cela, nous n’allons pas bien loin car notre hôtel est tout proche d’un lieu très connu, très populaire et incontournable à Kuala Lumpur pour sa cuisine de rue, la Jalan Alor où est concentré un grand nombre de restaurants et de stands.
On y mange pratiquement de tout et sous toutes ses formes, dehors sur une terrasse le long de la rue ou bien à l’intérieur.
On choisit l’un d’eux, le "Xin Ji", un resto chinois typique où les plats sont présentés sous forme de buffet. Je me prends du poulet avec du riz, le tout avec des légumes et une petite bière chinoise pour accompagner le tout.
A table, on discute du planning de cet après-midi et on décide tous de rester ensemble quitte pour moi, à suivre les filles dans les marchés et les magasins, chose que je n’aime pas faire mais pour une fois … je peux faire un effort !
Pascaline propose d’aller tout d’abord dans "Chinatown", le quartier chinois. Elle souhaite faire quelques achats pour elle et pour Patrice.
Ce n’est pas très loin, nous avons un plan alors nous décidons d’y aller à pied.
On l’avait déjà remarqué depuis notre arrivée en ville, mais à l’approche de Chinatown, les rues sont de plus en plus remplies de lampions rouges et jaunes. Il en a partout au dessus de nos têtes.
Eh oui, dans un peu plus de 15 jours, le 31 janvier cette année, c’est le nouvel an chinois et à cette occasion, la métropole Malaisienne se teint de rouge flamboyant avec de nombreux lampions et marionnettes. Cette année, ils fêtent le cheval.
Arrivés en plein cœur de Chinatown, on emprunte une grande rue appelée Petaling Street.
Çà ressemble plutôt à un grand bazar avec énormément d’échoppes en tout genre et où l’on trouve de tout.
Pascaline tente de trouver un petit sac de voyage pour elle, sans résultat mais en revanche, elle trouve des lots de pinceaux pour Patrice.
On continue à se balader au milieu de ces grands immeubles qui côtoient des façades anciennes pour arriver quelques minutes après devant Pasar Seni, également appelé Pasar Budaya ou Central Market.
C’est un marché couvert construit en 1888, l’un des plus vieux bâtiments de la ville.
A l’intérieur, il y a beaucoup de magasins mais plutôt orientés produits artisanaux ou d'art.
Pour ses achats, Pascaline cherche également des accessoires pour son ordi mais ici aussi, rien du tout, y compris pour son sac.
Avant de sortir, on nous conseille à l’accueil d’aller dans le quartier de Bukit Bintang et dans un magasin appelé "Plaza Low Yat". Il ajoute qu’il y a des bus gratuits pour s’y rendre.
On trouve effectivement le bus gratuit et le fameux magasin au milieu des buildings.
Ouah ! c’est plus qu’un magasin, c’est un véritable palais sur 5 étages regroupant des boutiques de téléphones, portables, tablettes et autres. Très impressionnant.
Nous sommes dans l’un de ces immenses centres commerciaux à l’anglo-saxonne, appelés "Malls" que l’on trouve dans les grandes métropoles Américaines et Asiatiques.
Il y a un monde fou, on s’y perdrait presque et Pascaline y trouve son bonheur …
L’accueil des vendeurs y est également particulièrement impressionnant, à l’asiatique, tout pour que le client soit satisfait.
Vers 18 h, je décide de rentrer à l’hôtel pour une pause tout en se donnant rendez-vous tout à l’heure pour aller diner.
Resté fort longtemps dans le "mall" sur-climatisé, une fois dehors, je me prends en pleine figure la chaleur étouffante et moite de cette fin de journée. Ça sent l’orage ou est-ce tout le temps comme ça, me dis-je ?
Une fois dans la chambre, c’est farniente, un peu de télé, un peu de web et toujours mal au côté gauche quand je m’allonge.
Après seulement une petite demi-heure, la pluie commence à tomber puis c’est un véritable déluge qui s’abat sur la ville. Le chauffeur de Taxi ne s’était pas trompé !
On a rendez-vous pour 19 h 30 à la réception et pour aller diner dans le quartier mais … avec ce qui tombe ?
On décide tout de même à tenter de retourner, pas très loin, dans la Jalan Alor et munis chacun d’un "K-way" protecteur.
Sur place, on choisit rapidement un resto, ce qui n’a pas été forcément facile car ils sont tous bondés à l’intérieur, normal.
Attablés dans une grande salle, on se prend une bière chinoise et je regarde les cuisiniers qui s’affairent derrière leurs "woks", un des ustensiles de cuisine de base de l'Extrême-Orient, destiné à faire frire ou sauter des aliments à la manière d'une poêle mais de façon plus rapide.
Ce soir, je me prends une pleine assiette de nouilles, un peu grasses, mélangées avec les habituels petits légumes.
Il n’a pas arrêté de pleuvoir pendant le diner mais en sortant du resto, la pluie a enfin cessé alors, plutôt que de rentrer tout de suite, on se pose la question d’aller se balader afin d’apercevoir ces fameuses "Petronas" illuminées la nuit.

Fatigués de notre journée bien remplie, on renonce et vers 22 h 30, retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

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Plaque auto Malaisie
(Kuala Lumpur)

Mardi 14 janvier 2014.
Kuala Lumpur - Aéroport (KUL) Kuala Lumpur.


J’ai mis le réveil à 6 h 30, histoire de profiter de cette matinée.
Je prépare mon sac tranquillement et vers 8 h, je pars me balader tout seul dans le quartier pour une petite heure.
Je ne vais pas bien loin et je longe la ligne avec ces curieux monorails perchés sur leur support en béton.
A la station "Bukit Bintang", je suis au plein centre d’un carrefour où se dressent de part et d’autre des buildings avec des panneaux dynamiques publicitaires géants installés sur les façades. Ça rappelle des images de New York, Hong Kong ou Singapour mais cela ne ressemble en rien à ce que je peux connaître en France.
A 9 h, je rejoins l’hôtel pour un petit-déj avec tout le monde puis Pascaline négocie avec la réception pour garder une chambre toute la journée et jusqu’à ce soir. C’est tout bon.
Dehors, il fait très beau, quelques nuages mais le soleil est bien présent.
Puis, comme prévu, on se divise en 2 groupes. Les filles veulent retourner dans les magasins tandis que Brahim et moi préférons, et de loin, nous balader au centre ville avec l’idée d’aller, entre autres, voir de plus près les fameuses "Pétronas".
Avant de partir de Toulouse, j’avais lu que l’on peut monter tout en haut des tours jumelles mais il faut réserver la veille. En revanche, on peut avoir une vue panoramique de la ville également depuis la "KL Tower", appelée aussi "Menara KL".
C’est par là que nous allons donc commencer notre promenade.
Arrivés au pied de la grande tour, sur une butte au milieu d’un parc, je me laisse tenter pour monter au sommet.
Les touristes peuvent accéder à une plateforme d'observation panoramique située à 276 m du sol, et également monter au niveau supérieur qui intègre un restaurant tout aussi panoramique.
Je me contenterai de la première plateforme !
Je laisse Brahim qui n’a pas souhaité monter et j’accède via un ascenseur à l’étage panoramique.
Ouah, effectivement cela vaut le coup d’œil. J’ai une belle vue d’ensemble de toute la ville et des environs mais les "Petronas" sont dans un mauvais angle et on n’en voit qu’une partie. Ce n’est pas bien grave et le reste n’est déjà pas si mal !
Après une petite demi-heure, je redescends et retrouve Brahim vers 11 h 15.
On se dirige ensuite vers les "Petronas" avec l’aide du plan et des indications fléchées.
A la hauteur de la station de monorail "Raja Chulan", on emprunte une passerelle totalement incroyable pour nous.
C’est un passage au dessus des rues adjacentes, long d’une centaine de mètres, réservé aux piétons, surveillé, climatisé, avec des intersections et des panneaux indicateurs sur les directions à prendre.
Par ce couloir, on arrive facilement au Kuala Lumpur City Center (KLCC), pratiquement au pied des "Petronas" et accédons dans un grand parc verdoyant avec de petits lacs et des bassins.
Là, nous avons effectivement une vue imprenable sur ces célèbres tours que nous prenons en photos sous tous les angles. Il faut en profiter car pour le moment, le temps est encore beau avec du soleil mais pas forcément pour longtemps.
La chaleur est en revanche étouffante puis on continue notre balade en cherchant un chemin pour accéder dans l’une des tours. On se retrouve dans un nouvel immense "Mall", le Suria KLCC, un des plus populaires pour les touristes et qui se trouve à l’intérieur même des tours.
Un gigantesque cheval cabré trône à l’entrée nous rappelant que c’est bientôt le nouvel an chinois. Ici aussi, tout est de couleur rouge partout avec des lampions chinois et des décorations sous toutes ses formes.
Il y a des magasins à n’en plus finir, sur plusieurs étages, surtout de parfums et produits de luxe.
Continuant notre balade, on se retrouve successivement, et à plusieurs reprises, à l’extérieur du centre, sur le parvis de l’entrée principale des tours jumelles puis à nouveau dans le "Suria".
Avec cette chaleur et cette moiteur, on cherche un endroit pour se poser et boire une petite bière mais rien à faire, aucun bar ni petits restos n’en vendent ce qui est normal, quelque part. Il ne faut pas oublier que nous sommes tout de même dans un pays musulman ! On se contentera donc d’un coca !
Puis, ce sont mes intestins qui commencent à remuer. Il y a avait longtemps ! Sont-ce les nouilles grasses d’hier soir ? Fort possible.
On décide ensuite à rentrer tranquillement vers l’hôtel pour retourner éventuellement vers le quartier chinois, en sachant que nous avons largement le temps.
Arrivés au pied de la station "Raja Chulan", on choisit de prendre le monorail jusqu’à la station d’"Imbi".
Je découvre le système des tickets-jetons fort pratique et économique.
On nous vend un jeton au guichet qui sert pour l’entrée et la sortie. Jusque là, rien de nouveau mais au moment de sortir, le jeton est récupéré pour alimenter le guichet et est réutilisé pour un autre client. Astucieux !
La particularité du monorail est un peu comme le métro aérien à Paris. On voit les rues "d’en haut" avec le silence en plus.
On descend donc deux stations plus loin puis à la sortie, on se retrouve devant un autre centre commercial, le "Berjaya Times Square" et on y entre par curiosité.
Sapristi ! Dire que l’on pensait avoir vu hier puis ce matin ce qui se faisait de plus grand en matière de centre commercial mais on était loin du compte !
Le building démesuré comporte 10 étages de boutiques en tous genres, des dizaines d’escalators à en donner le vertige, une véritable ruche où se croisent une multitude de gens.
En prime, nous tombons même par hasard, quelque peu éberlués, sur un véritable parc d’attraction en plein centre commercial. Irréel !
Un grand huit, un bowling, des salles de jeux, des restaurants et des galeries à ne plus en voir le bout.
Ici aussi se côtoient des femmes radicalement différentes les unes des autres. Il y a celles avec le foulard islamique en tailleur, talons et maquillée, celles totalement voilées accompagnées par leur mari mais également des jeunes malaises ou chinoises en short très court, limite maillot de bain, une tenue qui serait presque déplacée en France dans les magasins ou en ville. Incroyable.
Vers 15 h, on décide de faire une pause ici même pour grignoter un morceau et on choisit un petit self pour un poulet frites coca.
Puis c’est le retour cette fois-ci vers l’hôtel sans aller à "Chinatown" mais en passant néanmoins par la Jalan Alor histoire de prendre une bière chez un chinois.
Dans l’unique chambre d’hôtel, on retrouve Michèle et Pascaline, toutes les deux dans le noir car Pascaline a été malade tout l’après-midi et se repose tant bien que mal. Comme moi, elle a dû manger hier soir quelque chose d’indigeste …
Du coup, Michèle n’a pas pu aller se balader alors je lui propose de l’emmener avec moi et lui montrer, en partie, le circuit que l’on a fait aujourd’hui avec Brahim. On se contentera d’aller seulement vers le KLCC, les "Petronas" et un retour par le monorail. Ce sera un peu rapide, certes, car il est 17h et il faut rendre la piaule à 18 h30 mais ce sera mieux que rien !
Après cette visite express, retour à hôtel à 18h15 puis c’est le moment du rangement et de se préparer cette fois-ci au grand retour vers l’Europe.
Pascaline va beaucoup mieux et nous attendons patiemment l’heure du départ.
Comme convenu, le taxi passe nous chercher à 20 h puis direction l'aéroport de Kuala Lumpur.
Arrivés après une petite heure de route, on enregistre les bagages et c’est les attentes habituelles avant l’embarquement.
Pour patienter, j'ai échangé quelques euros ce qui nous permet de grignoter un peu dans un self et de boire un verre puis nous prenons enfin le petit train pour nous amener vers le terminal d'envol.
Nos avions respectifs, l’un pour eux vers Marseille, l’autre pour moi vers Amsterdam sont à peu près à la même heure mais au panneau d’affichage, il est annoncé que mon vol est retardé de 3/4 d'heure. Pas grave.

Un "au revoir" aux Cassagnols et à Michèle puis c’est à nouveau l'attente dans la salle d’embarquement.

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Mercredi 15 janvier 2014.
Aéroport (KUL) Kuala Lumpur - Aéroport (AMS) Amsterdam Schiphol (Pays-Bas) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Plaisance du Touch - Toulouse.


Quelle journée mais quelle fatigue ! Je suis fourbu.
Ce n’est pas plus mal car je vais pouvoir m’endormir rapidement en espérant que mes côtes ne me feront pas trop souffrir.
J’embarque à 0 h 15 dans le Boeing 777 de la KLM avec 45mn de retard puis décollage, repas servi à bord et extinction des feux.
Le vol est longuet, inconfortable bien entendu mais j’arrive tant bien que mal à somnoler en écoutant de la musique dans les écouteurs.
Sur les 12 heures, j’ai tout de même dormi en pointillé et avant d’arriver sur Amsterdam, je me regarde un film.
Arrivée vers 7 h 15 à l’aéroport de Schiphol avec les 45 mn de retard mais j’ai largement le temps avant d’attraper le vol de Toulouse.
Il fait 4° dehors et la pluie commence à tomber.
Je prends un café et un croissant dans un bar, servis par une serveuse désagréable qui me rappelle que je suis de retour en Europe … Il va falloir s’y ré-habituer !
Je déambule ensuite dans les couloirs du terminal à pas faire grand-chose. Il y a la wifi, ce qui me permet de m’occuper un peu jusqu’à 9 h 45, heure à laquelle j’embarque dans l’avion pour Toulouse.
Départ à l’heure à 10 h 20 sous la pluie et arrivée sur Toulouse à midi tapante.
Je retrouve l’irremplaçable Dédé accompagné de Jacky, venus tous les deux gentiment me chercher.
On file ensemble à Plaisance et après un bon déjeuner et avoir commencé à raconter mes tribulations, je pars retrouver mes pénates vers 15 h.
Voilà, mon aventure asiatique est terminée.
Quel voyage ! Il va falloir revenir tout doucement, très doucement à la réalité en profitant encore des bons moments passés dans ces contrées lointaines.
Un grand merci à Jean-Phi, Riza et le petit Marley pour leur accueil ainsi qu’à Pascaline, Brahim et Michèle pour m’avoir emmené avec eux dans leurs bagages !

A la prochaine !

 

Epilogue.
A mon retour en France et le week-end suivant, mes douleurs ne se sont pas atténuées, surtout la nuit alors j’ai finalement décidé d’aller consulter un toubib.
Après une nouvelle radio, c’est sans appel et j’ai bien une belle fracture de la côte 11, une "flottante" ainsi qu’une tout petite sur la 10.

Comme quoi … j’ai passé tout mon séjour avec cet handicap mais … qui n’a en rien gâché ce magnifique séjour.