|
Dimanche 6 décembre 2015.
Cassagnes (66) - Millas - Perpignan - Barcelone (Espagne).
Me voici donc exceptionnellement à Cassagnes pour débuter ce dernier grand voyage de l'année.
Contrairement à ce qui avait été décidé initialement, la prudence nous a incités à partir un jour plus tôt afin d'être sur place à l’aéroport dès le lundi matin.
Avec les bagages et 5 personnes, il a été convenu de prendre deux voitures et de les laisser à l’aéroport de Barcelone le temps de notre séjour. Brahim s’est occupé des réservations et a profité d’une offre de réduction pour le parking le plus proche et à l’abri. Impec.
Je rejoins la petite équipe et à 15 h, c’est le départ. Patrice est avec moi tandis que Laure, Pascaline et Brahim occupent la 2ème voiture.
On prend la route par Millas et Perpignan puis c’est l'autoroute A9 direction l'Espagne.
Suite aux attentats de novembre dernier, la frontière est contrôlée un peu plus que d'habitude.
Dans notre sens, c’est plutôt fluide par contre de l’autre côté, c'est bien bloqué et sur plusieurs kilomètres !
Après une courte pause vers 17 h sur l’aire d’autoroute d’El Montseny, nous traversons Barcelone et approchons de l’aéroport à la nuit tombante.
Brahim se paume un peu avec le GPS pour arriver au "Best Western Hotel Alfa Aeropuerto", notre hôtel pour cette nuit. Le quartier est plutôt industriel et aucune rue n’est bien entendu indiquée mais à 18 h 45, après quelques détours et hésitations, on finit tout de même par le trouver !
On s’installe rapidement et à peine 20 mn plus tard, on se rejoint tous au bar afin de savourer une bonne bière pour notre premier jour de vacances.
Le restaurant n’ouvrant que très tardivement, on décide de grignoter sur place une portion de pizza mais qui ne s’avère pas terrible du tout. On aurait du attendre et tenter le menu du resto, plus alléchant. Tant pis.
De retour dans la chambre à 21 h 50, je regarde sur ma tablette les résultats du premier tour des élections Régionales et vers les 23 h, j’éteins la lumière. Demain, une longue journée nous attend.
|
|
Lundi 7 décembre 2015.
Barcelone - Aéroport (BCN) Barcelone - El Prat - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - En vol ...
Je suis réveillé dès 5 h 20 du matin mais je me lève tranquillement à 6 h 30.
La nuit a été agitée et j’ai dormi en pointillé, normal avant ce genre de voyage lointain.
Nous avons rendez-vous à l’accueil pour 7 h 30 puis c’est le départ 10 mn après avec les deux voitures sans prendre de café ni de petit-déj.
Nous avons largement le temps de rejoindre l’aéroport mais comme hier soir, ce n’est pas évident de circuler et de sortir de la ZUP. A 8 h 15, on arrive à l'aéroport Terminal 1 et on laisse la voiture au parking principal.
Tout va bien mais lors de l'enregistrement, un problème survient avec les billets de Laure et Patrice.
En effet, ils n'ont pas de billets de sortie de la Thaïlande de moins de trois mois et il n’est donc pas possible d’embarquer ! Galère.
Pascaline se démène pour téléphoner à une collègue pour qu’elle réserve en urgence deux billets d’avion mais le plus difficile est de récupérer sur Internet les preuves d’achat et avec les problèmes de connexion Wi-Fi dans l'aérogare, la pression monte !
Bref, tout s'arrange mais avec ce contretemps, nous sommes à 9 h 30 dans le hall d'embarquement et plus le temps de flâner. Embarquement à 9 h 45 dans un Airbus A320 d'Air France et décollage à 10 h 15.
Après 1 h 20 de vol, nous arrivons à Paris, terminal 2F puis une fois débarqués, on file directement vers le Terminal 2E.
Là, on retrouve les Marseillais sans problème puis c’est l’attente habituelle avant l’embarquement à bord d’un Boeing 777 d’Air France.
Je suis bien installé, presque confortablement et prêt pour passer ce long moment dans l’avion.
Départ avec 1/2 heure de retard à 14 h 30 et c'est parti pour 11 heures de vol.
|
|
|
Mardi 8 décembre 2015.
... En vol - Aéroport (BKK) Bangkok-Suvarnabhumi (Thaïlande) - Aéroport (DMK) Bangkok-Don Muang - Aéroport (URT) Surat Thani - Surat Thani.
Comme la plupart d'entres nous, je n'ai pas beaucoup dormi et j’ai passé le plus clair de mon temps à visionner des films et série TV.
Entre deux épisodes, j’ai regardé la carte et on a survolé successivement l'Europe de l'Est, la mer Noire, la mer Caspienne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde et le golfe du Bengale.
Pour finir, un peu de musique en survolant les côtes de Birmanie et nous arrivons à l'aéroport international de Bangkok à 7 H 15, heure locale. Il y a 6 heures de décalage donc il est 1 h 15 du matin pour nous et la journée ne fait que commencer !
On passe l’immigration sans problème et récupérons nos bagages rapidement.
Il nous faut maintenant rallier l’autre aéroport de Bangkok, celui pour les vols domestiques et il existe une navette gratuite, un "Shuttle bus" pour nous y conduire.
Après une petite pause, nous embarquons à 9 h dans le bus et départ à 9 h 20.
Nous voici donc en Thaïlande, dans la périphérie de Bangkok et il fait un temps superbe.
La fatigue me gagne, normal, mais plutôt que de fermer les yeux et piquer un roupillon, j’ai envie de voir et d’observer cette nouvelle contrée.
On prend l'autoroute et sur tout le parcours, il y a beaucoup de buildings, de constructions nouvelles notamment une ligne de chemin de fer aérienne et un trafic routier surchargé.
Nous arrivons au bout d'une heure à l'aéroport Don Muang qui est en fait l'ancien aéroport international de Bangkok et qui a été remplacé en 2006 par le nouvel aéroport international de Suvarnabhumi, celui même où nous sommes arrivés ce matin.
Après l’enregistrement des bagages au comptoir d’Air Asia, on file manger à 11 h 15 un morceau au resto "Meefann". Je prends ma première soupe aux nouilles et crevettes avec un peu de salades cuites. Pas mauvais.
Nous partons ensuite vers les éternels contrôles puis c’est la pause dans le hall d’embarquement à 12 h 45.
Là, la fatigue me gagne sérieusement, normal après une nuit presque blanche et je pique du nez en attendant l’embarquement vers 14 h.
Après le décollage à 14 h 25, je m’endors illico comme d’ailleurs tous mes compères et nous arrivons sans problème à 15 h 35 à l’aéroport de Surat Thani, sans avoir vu le temps passer.
La récupération des bagages est très rapide et pour rejoindre notre hôtel pour cette nuit, il n’y a que le taxi. Nous prenons deux voitures et nous voici partis pour le centre ville situé à environ 20 km de l’aéroport.
La route est très bonne à travers la campagne et nous arrivons au bout de 30 mn à l'hôtel "Palm Garden Resort" dans Pohkhuntale Road, une rue avec quelques commerces.
On s’installe rapidement et je constate que ce sera très bien pour la nuit. Simple, correct et ... avec la clim et la Wi-Fi !
A 17 h 30, un peu de web puis on se donne rendez-vous dans le hall pour une balade aux alentours.
Nous remontons la rue et tombons sur le "Diamond Market", un marché couvert où l’on vend de tout principalement des fruits, des légumes et poissons.
Tandis que les filles font faire les magasins le long du marché, nous filons directement vers un petit bar appelé le "Playyard" et que nous avions repéré en chemin tout à l’heure. On s’installe à l’intérieur et évidemment, on commence par goûter aux bières locales. Il y en a 2 principales : la "Leo" et la "Singha".
Les jeunes serveuses sont intimidées car apparemment il n’y a pas beaucoup d'occidentaux dans le coin et elles n’ont visiblement pas l’habitude d’en voir autant en même temps.
Les filles nous rejoignent peu après et vers 19 h 45, on se décide à partir manger un morceau.
Dehors, je retrouve cette moiteur, les senteurs et l'humidité tout comme à Bali.
On constate à nouveau que nous n'avons croisé aucun touriste ni d’occidentaux en général.
Près de l'hôtel, on choisit un petit resto très local avec les tables et la cuisine pratiquement dans la rue et tout inscrit en Thaï.
Les serveurs ne parlent pas un mot d'Anglais mais le menu est heureusement bilingue ce qui me permet de prendre un poulet grillé au basilic. Un peu épicé mais pas mauvais.
De retour à l'hôtel, un peu de web et à 21 h 30, je ferme la lumière.
Demain, c’est la dernière étape avant notre destination finale.
|
|
|
Mercredi 9 décembre 2015.
Surat Thani - Donsak – Na Thon (Koh Samui) - Thong Sala (Koh Phangan) - Haad Than Sadet.
Je me réveille à 0 h 45 avec un très léger mal au ventre suivi d’un séjour rapide aux toilettes.
Hier soir, j'ai manqué à mes devoirs de prudence sur le changement d’alimentation et la sentence a été immédiate. Ce n'est heureusement qu'une alerte mais toutefois une bonne mise en garde pour le reste du séjour !
J’ai mis le réveil à 6 h 30 et je paresse un peu pour me lever vers 7 h 15 afin de ranger ma valise tranquillement.
Dehors, il pleut un peu mais c’est de courte durée et j’attends patiemment Patrice pour l’accompagner boire un café à l'accueil. Perso, avec mes premiers dérangements, je ne prends rien et me contente d’un petit biscuit.
Puis à 9 h 30, on se rejoint tous dans le hall pour aller prendre un petit-déj dans un petit bar situé juste à côté. Je ne prends qu'une banane parmi celles que Brigitte a achetées non loin de là et me sert de plusieurs tasses de tisane gentiment offertes par le jeune serveur.
Comme hier, aucun touriste, aucun occidental à part nous. Il est très difficile de se faire comprendre que ce soit à l'accueil de l'hôtel, dans ce bar et même ensuite pour commander un taxi.
Néanmoins, tous font un grand effort et sont vraiment très gentils.
A cette heure, il fait déjà une chaleur moite et étouffante. Ça promet !
Nos deux "Songthaew", de petits taxis collectifs typiques, arrivent enfin pour nous conduire au terminal bus mais ce n’est pas sans mal car encore une fois, avec la barrière de la langue, il a été difficile de faire comprendre aux chauffeurs où nous voulions aller.
Nous arrivons à 11 h pile aux bureaux de la compagnie de ferry "Lomprayah".
Brahim s’occupe de suite des papiers puis on nous donne à chacun une pastille à coller sur notre vêtement. Les oranges sont pour Koh Phangan, les bleues sont données aux personnes à destination de Koh Samui.
Puis, c’est le départ à 11 h 15 en minibus direction l'embarcadère situé à Donsak, à environ une heure de route.
Nous y arrivons à 12 h 15 puis nous y restons à peine 15 mn et embarquons directement dans le ferry. A l’intérieur, c’est très confortable et on peut se balader également sur le pont.
Après 1 h 15 d’une traversée agréable, nous faisons un court arrêt à Koh Samui puis reprenons la mer pour à nouveau 45 mn.
A 14 h 25, c’est enfin l’arrivée à Koh Phangan, au Raja Ferry Port.
Il fait un temps magnifique et après la récupération de nos bagages, nous sommes accueillis par Gérard, notre contact, qui se trouve être un très bon ami de Jean-Philippe, le fils de Patrice et Laure.
C’est lui qui s'est occupé de nous réserver les logements et il va nous accompagner à Haad Than Sadet, lieu de notre séjour, situé à l'Est de l'île.
Il est venu en moto mais avec les bagages et nous 8, il a demandé l’aide d’un copain qui possède un "pick-up", ces véhicules reconnaissables à leur espace ouvert à l'arrière.
Je m’installe derrière avec Brahim, Bernard et les bagages tandis que le reste de l’équipe monte à l’intérieur sauf Pascaline qui a choisi d’aller avec Gérard sur sa moto.
Le port se situe près de Thong Sala, la ville principale et le centre économique de l'île.
A la sortie, il y a pas mal de circulation car nous croisons une manifestation pacifique à propos des problèmes de Dengue sur l’île ainsi qu'un grand défilé de chars.
A notre arrivée, nous avons vu effectivement des panneaux annonçant qu’un festival appelé "Colormoon festival 2015" avait lieu en ce moment. Cela doit avoir un rapport !
Avec quelques détours et arrêts divers, nous mettons presque une heure pour arriver à 16 h au "Mai Pen Rai Bungalows", terme de notre périple qui a déjà commencé dimanche.
Nous découvrons notre lieu de villégiature pour ces 11 prochains jours.
La plage n'est pas idyllique mais elle est bordée de cocotiers et apparemment tranquille.
Il n’y a aucun commerce hormis un bar-resto qui fait également office d'accueil.
Côté bungalows, ils sont le long de la plage et dans les rochers. Le mien est très bien et très simple avec le strict minimum du même style que j'ai pu avoir dans mes derniers séjours en Asie : Pas d'eau chaude, lavabo minuscule mais avec quelques meubles et une terrasse. Il n’y a pas de clim, normal, mais un ventilo qui marchera, sans nul doute, en permanence !
Je m’installe tranquillement et en voulant faire fonctionner mon ventilo, je constate qu’il n’y a pas d’électricité. A 18 h, le courant arrive et ce sera la première petite particularité à laquelle il faudra s'habituer. Il n’y a de l'électricité que de 18 h à 4 h du matin et de 11 h à 16 h.
A 18 h 30, c’est le premier apéro tous ensemble et Gérard est resté avec nous pour nous expliquer deux ou trois bricoles pour notre séjour et nous faire un point géographique.
Koh Phangan est une île très réputée située dans le Golfe de Thaïlande, dans le Sud-Est du pays.
Elle est surtout mondialement connue pour accueillir tous les mois la Full Moon Party, un immense rassemblement de jeunes, parfois plus de 20000 en haute saison, pour faire la fête sur la plage de Haad Rin. Elle est donc une destination idéale pour les routards de tout poil que l’on appelle des "Backpackers" et qui souhaitent faire la fête, s’amuser ou faire de nouvelles connaissances.
Koh Phangan se situe entre deux îles qui attirent de nombreux touristes : Koh Samui au sud et Koh Tao au nord. L’île s’étend sur une surface de 168 km², la ville principale est Thong Sala et le pic culminant atteint 630 mètres d’altitude.
A l’aide d’une carte, il nous montre ensuite les principaux lieux à voir et à faire. Le "hic" est que nous sommes très éloignés de tout et il faudra trouver des moyens de locomotion pour 8 personnes si nous voulons bouger ...
Il nous enseigne quelques mots en Thaï comme bonjour, merci et nous donne la signification de quelques termes lus ici et là : "Koh" est une île, "Haad" la plage et "Wat" un temple bouddhiste.
Pendant l’apéro, un orage éclate avec une grosse averse jusqu'à 19 h puis une fois la pluie calmée, nous partons à 20 h 15 pour notre premier diner au resto-bar.
L'endroit est sympa, simple et tranquille.
Nous nous installons un peu à l’écart autour d’une grande table pour 9 personnes.
Je prends un "Pad Thaï", des nouilles frites avec du poulet, un plat traditionnel thaï. Très bon.
De retour dans ma piaule à 21 h 30, je m’installe pour la nuit et branche le ventilo. Je commence à regarder un petit film sur ma tablette mais épuisé, je ferme la lumière à 22 h 30.
|
|
|
Jeudi 10 décembre 2015.
Haad Than Sadet – Thong Sala - Chaloklum.
Je me réveille tranquillement à 6 h 20.
J'ai dormi comme une masse, pas encore bien reposé mais tout va bien.
Dehors le soleil brille déjà et il y a un beau ciel bleu. La terrasse donne sur la plage et la mer est à
30 m à peine.
A cette heure-ci, il n’y a personne et je profite pour aller me balader très brièvement au bord de l’eau. A 7 h, je retrouve Patrice et l’accompagne au bar-resto prendre un petit café mais pour ma part, je ne prends qu'un toast avec de la confiture.
Nous ne restons pas longtemps et de retour à la piaule, je constate qu'il y a beaucoup d'humidité et des bestioles un peu partout.
Je laisse donc le linge dans la valise plutôt que sur les étagères et évite surtout de laisser trainer les affaires par terre.
A 9 h 45, tout le monde est réuni au bar-resto et pour aujourd'hui, il a été décidé de louer les deux Jeep disponibles, ici même en location, pour une grande balade et une première exploration de l'île.
Brahim et moi sommes volontaires pour conduire ces deux véhicules.
Ici, on roule à gauche et le volant est à droite. Je connais ce type de conduite mais dès les premiers kilomètres, je constate que la jeep est pourrie mais il n'y a heureusement pas trop de circulation.
Nous filons tout d’abord à Thong Sala pour retrouver Gérard à son bureau. Il tient une agence immobilière pour clients très fortunés mais dès l’arrivée sur son parking, la jeep de Brahim tombe en panne. Ça commence bien !
Gérard appelle notre hôtel et un réparateur est prévu dans moins de 30 mn. Impec.
En attendant, la plupart vont faire quelques courses tandis que je reste avec Brahim et Gérard à l'agence, au frais. Gérard en profite pour nous montrer quelques villas luxueuses à vendre. Boarf, ça ne me fait pas trop rêver.
La réparation de la jeep ne prend pas longtemps. La batterie s’était déchargée probablement à cause de cosses mal serrées.
On prend à nouveau la route et filons vers le nord de l’île par la côte. On s'arrête à plusieurs reprises notamment au bungalow de Gérard, là où il habite.
A 14 h, on atteint Chaloklum, un village de pêcheurs situé à la pointe extrême de l’île. C’est dans ce patelin que nous allons déjeuner et nous choisissons rapidement dans la rue principale le "Nong M Seafood". L’accueil est très sympa et nos tables sont disposées sur une terrasse avec vue sur la plage et la mer. Je prends cette fois-ci un bon poisson grillé.
On reprend la route vers 16 h pour Haad Than Sadet après avoir pris un petit café dans un bar.
En chemin, on s’arrête visiter un gîte pour Patrice et Laure. En effet, ils restent 3 mois à Koh Phangan, ils n’ont pas de logement pour le moment et ils ont peu de temps pour trouver quelque chose de bien.
La réservation est ok pour ce gîte et on profite pour se balader le long de la plage qui ressemble plus à une mangrove qu’une belle plage de sable blanc !
On y reste presque une heure puis c’est le retour à la nuit tombante aux bungalows.
Après notre balade d’aujourd’hui, on constate que l'île est finalement assez grande.
Avant de repartir dans nos bungalows respectifs, on s’offre avec Brahim une petite bière pour "fêter" notre expérience commune de la conduite en Thaïlande.
Cependant, l’expérience avec les deux jeeps n’est plus à refaire, non pas à cause de la conduite, mais les véhicules étaient vraiment pourris voire dangereux.
De plus, je préfère de loin me faire conduire afin d’apprécier le paysage plutôt que de se concentrer sur la route.
Une fois dans mon bungalow, un peu de lessive et détente jusqu’à l’apéro à 20 h sur la terrasse de Patrice et Laure suivi du diner au bar-resto de la plage. Pour ce soir, je reprends, comme à midi, du poisson grillé mais cette fois au curry.
De retour à la piaule à 22 h, je constate qu’il n’y a pas d'eau et pas de lumière non plus dans la pièce. Ce n’est pas bien méchant et je m’installe pour la nuit sous la moustiquaire, je branche le ventilo, un petit film et extinction des feux rapidement.
|
|
|
Vendredi 11 décembre 2015.
Haad Than Sadet - Tong Nai Pan Noi.
J’ai dormi à nouveau comme un loir et le ventilo a fonctionné toute la nuit, comme hier.
A 6 h, le courant est coupé et en me levant à 7 h 45, je m’aperçois qu’il n’y a toujours pas d'eau ce matin.
Détente jusqu'à 8 h 45, heure à laquelle je pars avec Patrice prendre un café.
Toute la bande nous rejoint petit à petit et on discute des choses que l'on pourra faire dans le coin aujourd’hui. Après concertation, ce sera repos et glander toute la journée ici.
Nous faisons connaissance avec nos premiers varans, des "Monitor Lizards", qui nagent dans la rivière et le long des cuisines. Ils ont l’air inoffensif mais vu leur taille, leurs dents et leurs griffes, je n’irai certainement pas barboter dans l’eau près d’eux.
En milieu de matinée, on s'offre notre première baignade mais l'eau n'est pas très claire. On s'en contentera.
De retour dans la piaule, je constate que rien ne sèche, ni le carrelage, ni le linge sur la terrasse et tout est humide. Il va falloir que je m’organise en conséquence pour éviter de faire trop de lessive.
A 11 h 45, on se donne rendez-vous au bar pour grignoter mais, au même moment, Pascaline a besoin absolument pour son boulot d’une connexion Wi-Fi fiable alors que celle du bar est plutôt capricieuse.
On décide donc tous d’aller vers un village situé à environ 12 km plus au nord et Pascaline demande à l’accueil un moyen pour s’y rendre.
Pas de soucis et c’est le gérant lui-même qui nous y emmène, au prix standard.
Départ à 13 h, bien installés, assis à l'arrière du "pick-up" et nous arrivons 15 mn plus tard à Tong Nai Pan Noi, une petite station avec pas mal de commerces, bars et restaurants. il y a aussi la plage mais avant de se précipiter dans les vagues, on décide d'aller d'abord déjeuner. A 13 h 45, on choisi le "@t home", un petit resto sympa où nous sommes très bien accueillis, comme toujours.
Vers les 15 h, au moment même où nous sortons et partons à la plage, une grosse pluie stoppe nette toute envie d'aller se baigner.
Du coup, tous vont dans un institut de massage tandis que Brahim et moi préférons aller boire une bière au "Rasta Baby", un bar branché reggae alors que la pluie continue de tomber de plus belle.
Il pleut pendant une bonne demi-heure, il y a des nuages noirs partout et toujours cette chaleur humide et étouffante. Je commence à me dire que ce n'est décidément pas un climat pour moi !
Pour notre retour à Than Sadet, nous avons rendez-vous à 17 h avec un taxi de style "pick-up". Comme à l’aller, je m’installe à l’arrière avec cinq autres et nous regardons d’un air inquiet le ciel toujours un peu nuageux en espérant que la pluie ne tombe pas à nouveau pendant nos 15 mn de trajet.
Arrivés à destination et avant que le soleil ne se couche, je pars avec quelques uns visiter le "Silver Cliff", un autre "resort" situé un peu plus haut sur la colline. De là haut, la vue est très sympa mais les bungalows de l’hôtel ont l’air plus vétustes et difficiles d’accès. Nous sommes mieux en bas !
A 18 h, le courant arrive mais je n’ai toujours pas de lumière dans la pièce. Le néon semble HS et je le signalerai plus tard à l’accueil. En attendant, c’est pause et apéro avant d’aller diner.
Au resto et pour changer un peu, on prend une table au centre et au milieu de tout le monde.
Là, pas d'air, une chaleur inouïe, la musique forte et mes compères extrêmement bruyants. Il n’en a pas fallu davantage pour me déclencher une crise de panique avec en prime une grande difficulté à respirer.
Grâce à un bon ventilo sur le pif, ça passe très rapidement comme à chaque fois que je manque d’air quelque part.
A 22 h, retour dans la piaule, un petit film et extinction à 23 h.
Demain, il est prévu d'aller faire un nouveau tour de l'île.
|
|
|
Samedi 12 décembre 2015.
Haad Than Sadet - Tong Nai Pan Yai – Baan Madeua Whan – Mae Haad - Koh Ma - Haad Salad - Haad Yao - Thong Sala.
Réveil ce matin à 7 h 45. J’ai très bien dormi malgré la chaleur mais j’avais heureusement le ventilo dirigé en permanence sur moi.
On a donc loué un "pick-up" pour la journée et il ne faut pas trainer car nous avons rendez-vous à
9 h à l'accueil.
C'est un jeune couple qui va nous conduire et nous montrer les principaux centres d'intérêts de Koh Phangan. Lui c'est Félix, un allemand, elle c'est Elona, une Biélorusse qui se font quelques sous pour compléter leurs maigres économies.
Pas de petit-déj ce matin et après une rapide description de notre itinéraire, départ à 9 h 15 pour notre balade de la journée.
Patrice et Laure ne viennent pas avec nous et du coup, on reste seulement à 4 à l’arrière.
Nous partons dans un premier temps en direction du nord pour faire le plein en essence mais arrivés au village de Tong Nai Pan Yai, on fait demi-tour car la station service est fermée.
Pour partons donc vers le sud jusqu'au bord de mer, traversons Thong Sala puis filons à nouveau vers le nord jusqu'au parc national de Than Sadet.
Nous effectuons un premier arrêt à 10 h 30 aux Phaeng Waterfalls. Ce sont des cascades mais qui, à première vue, ne sont pas très spectaculaires. Par contre, Félix nous invite à prendre un sentier qui grimpe au "Domsila Viewpoint".
La pente est très raide par moment mais une rampe en corde nous aide pour cette ascension.
Vu le relief, Francis s’arrête et reste avec Félix tandis que nous continuons la grimpette.
Tout en haut, la vue sur un bon quart de l'île est superbe d’autant plus que le ciel est bien dégagé et qu’il y a de belles couleurs.
Après une bonne heure, nous reprenons la route et partons juste à côté, au Wat Madeua Whan où se trouvent quelques temples et un bâtiment spécialement dédié aux crémations.
Parmi les temples, l’un est situé sur les hauteurs et l’accès s’effectue à partir d’un long escalier gardé par des têtes de dragons gigantesques.
L’endroit est calme, paisible, semble un peu abandonné et la vue est très sympa depuis le haut de l’escalier.
Nous reprenons ensuite la route toujours vers le nord, atteignons Chaloklum puis arrivons à 12 h 30 à Mae Haad.
La plage est située juste en face de Koh Ma, une île déserte minuscule reliée par un ban de sable quand la mer est basse. La grande plage où nous sommes est bordée de cocotiers, quelques bungalows et un petit bar-resto. Il y a fatalement pas mal de monde mais ce n’est pas non plus la cohue. C’est très bien.
Il fait un temps superbe et on commence à se disperser.
Francis veut aller dans un salon de massage, Pascaline et Elona restent sur la plage tandis que Brahim, Brigitte et Bernard partent explorer l’île alors que la mer est tout de même un peu haute.
La traversée est tout à fait possible mais avec mon sac à dos, je renonce à y aller de peur de le tremper. Je retourne donc sur la plage et cherche en vain Pascaline et Elona. Pas grave, je fais une pause tout seul au bar et me commande une "Singha" en attendant le retour des trois explorateurs.
A 13 h, je retrouve toute l'équipe et cette fois-ci, je fais un rapide aller-retour vers l’île en compagnie d'Elona puis au retour, on décide tous d'aller déjeuner à un autre endroit.
Félix nous emmène vers 14 h à Haad Salad, situé à quelques kilomètres plus au sud. L’endroit est vraiment sympa avec une belle plage de sable blanc bordée de petits restos et bungalows.
Parmi les restos, Félix nous emmène au "Dubble Duke", avec une terrasse et vue sur mer. Je prends du "Masaman chicken", un plat Thaï avec poulet, pomme de terre et sauce au curry mais avec du lait de coco. C’est bon mais un peu écœurant pour moi à cause du lait, dommage.
Nous partons ensuite prendre le café à 15 h 30 sur une autre plage située pas très loin à Haad Yao.
Là aussi, le lieu est sympa toujours avec ses petits restos et bungalows le long de plage, considérée d’après les guides comme la meilleure sur la côte Ouest de Koh Phangan.
Nous reprenons ensuite la route pour rejoindre Thong Sala à 16 h. Félix nous emmène directement près du port où a lieu le "Colormoon festival" avec de nombreux petits stands et un marché.
Nous avons une heure avant de repartir et après avoir fait un tour rapide au marché, nous partons nous balader dans la rue principale pour faire quelques achats notamment une carte de téléphone pour Pascaline.
A 17 h, retour vers Haad Than Sadet mais juste avant d’arriver, Félix nous emmène sur les hauteurs pour nous montrer un petit bar insolite appelé "Hide on High". Il est niché sur le flan de la colline, juste au dessus de nos bungalows et a une vue panoramique imprenable sur la mer.
Effectivement, l’endroit vaut le détour, calme, isolé et pittoresque à souhait.
On se commande bien évidemment une bière et profitons tous de ce petit moment de détente.
A 18 h 30, à la nuit tombée, nous repartons vers les bungalows puis c’est la pause, repos, bavardage et racontons notre journée à Pat et à Laure.
Comme chaque soir maintenant, c’est l’apéro tous ensemble puis diner au bar-resto avec pour moi du poisson au curry.
Retour à la piaule vers 22 h avec un petit film avant de me reposer les yeux.
Demain ... Rien de prévu et rien à faire de particulier.
|
|
Dimanche 13 décembre 2015.
Haad Than Sadet.
Je suis réveillé à 6 h par une grosse pluie, impossible de me rendormir alors j’en profite pour flemmarder pendant plus d’une heure à bouquiner.
Je me lève tranquillement à 7 h 15 puis c’est détente à recopier mes notes sur la terrasse.
Vers 8 h, on se rejoint tous devant le bungalow de Pat et Laure puis on file prendre le petit-déj au bar-resto.
Aujourd’hui, rien de prévu ni rien à faire mais on se décide néanmoins de partir en reconnaissance à pied vers le "Hide on High", le petit bar d’hier soir situé sur les hauteurs car on a dans l'idée d'aller y diner à l’occasion.
A 10 h, on attaque l’ascension.
Ouah ! Pas facile. Avec les escaliers au départ puis une côte très raide avant d’arriver, le tout en pleine chaleur, on a tous du mal à avancer mais au bout de 20 mn, on arrive enfin au sommet pour un rafraichissement bien mérité.
L’endroit est toujours aussi sympa mais contrairement à hier, c’est en plein soleil. Normal.
Je prends un bon jus de fruit et la plupart s'installe là où il peut.
Pas de chaises, pas de tables, pas d’ombre, j’arrive à trouver tout de même un petit recoin mais je m’ennuie un peu. Rien à faire et très mal assis sur un rocher alors je décide de repartir tout seul mais dès les premiers mètres de descente, vlam !, je glisse sur les cailloux et me prends une gamelle. Ce n’est pas bien méchant, pas de bobo, mais du coup je préfère attendre tout le monde avant de continuer. La descente est ensuite pour moi périlleuse et très difficile à cause de mes genoux, ma cheville et le fait surtout d’être en sandalette !
Retour au bungalow à 11 h 30 avec toujours ce climat chaud et humide. Du coup, il est très facile pour tout le monde de s’offrir une bonne baignade suivie d’une pause sur la plage.
J'essaie de paresser et je commence à me dire que c’est dommage que l'endroit soit si isolé. Pour bouger, c'est véhicule obligatoire et surtout assez cher pour 8 personnes. Il n’y a aucun commerce et pas de possibilité de balades à pied le long de la plage.
A 13 h 30, on part déjeuner au petit resto et je prends un "Pad Thaï". On reste à table un bon moment et on constate qu’aujourd’hui il y a un peu plus de monde que d’habitude.
Ce sont surtout des gens qui sont venus par la route mais également par bateau !
Questionné à ce sujet, le gérant de notre "resort" nous annonce que la haute saison vient à peine de commencer. Il va y avoir un peu plus de touristes et par ailleurs, un nouveau bar ainsi que plusieurs bungalows viennent d’ouvrir sur la plage ce matin. Ils ont même placé des décorations de Noël ainsi qu’un sapin près de l’accueil !
Il fait toujours un très beau temps, un peu moins chaud et même avec un peu d'air.
Vers 15 h, toujours à glander devant le bar, on croise Félix qui nous propose d’aller visiter un autre "resort" abandonné, sur la plage de "Thong Reng", de l'autre côté des rochers.
Ce n’est pas très loin mais en chemin, j'ai un mal terrible au genou droit du fait de la descente très raide ce matin avec mes sandales. Il fallait s’y attendre !
Arrivés sur place, quel dommage de voir que tout a vraiment été laissé à l'abandon. Les bungalows, les bars ainsi que les restaurants sont en ruine et cela devait être en prime un site vraiment super. La petite plage est aujourd’hui tranquille et fatalement non nettoyée d'où un amoncellement inouï de détritus au pied des cocotiers.
C'est dans ce genre de lieu sauvage que l'on s'aperçoit que la mer est une véritable décharge géante et que les problèmes de pollution sont loin d’être résolus !
De retour à notre plage, je fais une tentative de Palme Masque Tuba (PMT), histoire de m’occuper un peu mais rien à faire, je ne vois pas à 20 cm tellement l'eau est trouble. Tant pis.
Vers 16 h 30, je retourne dans ma piaule, un peu de lessive et repos puis à 18 h tapantes, j'entends le gros groupe électrogène se mettre en marche. C’est l’heure de la lumière !
Ce soir, nous avons la visite de Gérard qui est venu nous faire un petit coucou. Bavardage et apéro
tous ensemble puis diner au bar-resto de la plage. Ce soir, je ne mange qu'une salade de fruit. Je n’ai pas trop faim et j’ai souhaité surtout changer un peu.
Une dernière bière avec Brahim, Pascaline et Gérard puis retour dans ma cahute à 22 h 30.
Je m’installe tranquillement pour la nuit sous ma moustiquaire, un petit film et extinction rapide des feux.
La journée a été très calme. Pour celle de demain, il est prévu d’aller faire un tour en ville.
|
|
|
Lundi 14 décembre 2015.
Haad Than Sadet - Thong Sala.
Réveil à 6 h 30. J’ai bien dormi cette fois-ci et mieux reposé qu'à l'habitude. Normal.
Hier soir Gérard nous a fait un peu peur sur le fait que la Dengue était très virulente sur l'île.
Bizarre, malgré les produits anti-moustiques avec lesquels je me badigeonne copieusement, je me retrouve avec des tas de piqures sur les jambes ... A surveiller.
Il fait toujours un très beau temps ce matin et je profite de ce petit moment tranquille pour recopier mes notes et regarder les vagues depuis ma terrasse.
Vers 9 h, réunis au bar, on décide rapidement de notre emploi du temps pour la journée.
Hier soir, en discutant avec le gérant, Pascaline et Brigitte ont appris qu’un taxi de style "pick-up" part tous les matins à 10 h pour Thong Sala. C’est bien mais l’inconvénient est qu’il revient à 14 h.
Départ donc à 10 h et arrivée 45 mn plus tard près du centre ville.
D’emblée, on pensait aller faire un tour au "Colormoon festival" mais ce dernier est terminé depuis hier soir et tout est rangé. Pour ma part, ce n’est pas un drame dans la mesure où les marchés ne m’intéressent guère.
Du coup, on part tous se balader en ville et chacun se disperse rapidement en se donnant tout de même rendez-vous à 12 h 30 devant l’entrée du "Pantip Market".
Il n’y a pas grand-chose à faire dans la bourgade alors j’accompagne Brahim pour quelques achats rapides et j’en profite pour me procurer une petite ceinture.
Puis, pour patienter, on fait une pause bière au "Beck’s beer bar" où l’on retrouve également Patrice et Bernard.
Vers 12 h 30, on se retrouve donc au "Pantip Market" qui est en fait un espace de restauration avec de petites échoppes ambulantes à l’extérieur ainsi que d’autres stands dans un petit hall avec également tables et chaises pour déjeuner.
Parmi les stands, je choisis le "Cha cha restaurant" et commande un "Pad Thaï" au poulet. On reste tranquillement ici jusqu’à 13 h 30, heure à laquelle on rejoint le lieu convenu avec notre taxi.
Départ comme prévu à 14 h et retour à Haad Than Sadet pour 14 h 45.
En arrivant, je fais une pause rapide au bar pour regarder le résultat des élections mais c’est sans grand intérêt.
Il fait encore très beau aujourd’hui ce qui nous incite d’aller faire trempette dans les vagues jusqu'à 15 h 30 mais je n’ai pas trop envie de rester ensuite sur la plage à lézarder.
Alors, je retourne dans ma piaule, un peu de lessive, quelques cartes postales à écrire et le reste de l’après-midi tranquille.
A 17 h, Pascaline, Brahim, Brigitte, Bernard accompagnés de Gérard, qui est venu nous rejoindre et Cécile, une touriste rencontrée ici, retournent au "Hide on High" pour y passer la soirée.
J'ai décliné l'invitation car cela ne me dit rien de manger par terre et surtout à cause de mon genou pour la redescente. Je reste donc pour la soirée en compagnie de Pat, Laure et Francis.
On commence par un apéro au rhum-coca puis diner tous les quatre au bar où je prends un poisson au curry.
Je reste un peu seul ensuite pour regarder ma messagerie, les infos et envoyer quelques photos.
Il n’y a pas grand monde, c’est tranquille et la musique en fond sonore est très calme tout comme l’a été notre journée mis à part notre petite balade en ville.
Retour dans mon antre à 21 h 30 avec un petit film pour terminer.
Demain, il est prévu d’aller faire un tour à pied vers les cascades toutes proches. A suivre.
|
|
Mardi 15 décembre 2015.
Haad Than Sadet.
Une légère cagade m’a réveillé dans la nuit, probablement à cause du curry d’hier soir et je me suis mal rendormi ensuite.
De plus, il a fait une chaleur terrible et mon seul salut a été le ventilo que j'ai du orienter cette fois-ci carrément sur le pif afin d'éviter de suffoquer.
Je me lève vers 6 h 45 et paresse ensuite sur la terrasse jusqu’à 8 h, heure à laquelle Patrice me rejoint pour aller prendre un café.
Il fait encore un très beau temps aujourd’hui et la matinée est consacrée ... à ne rien faire.
Puis à 11 h 30, c’est le départ pour notre balade à pied jusqu'à la première cascade appelée "Phu Daeng Waterfall".
Il a été convenu de prendre les quelques fruits que les filles ont acheté hier et que l’on irait les manger au bord de la rivière.
Pour arriver au pied de la cascade, cela n’a pas été si facile que cela car la route était très pentue et nous marchions en pleine chaleur.
En revanche, sur place, le site est très sympa avec un enchainement de petites et moyennes cascades. L’endroit est désert et après avoir dégusté nos pastèques ainsi que de succulentes mangues, on s’éternise et je décide de repartir tout seul vers mon bungalow à 14 h.
La petite équipe me rejoint peu après et je m’offre avec Brahim une baignade pendant un bon moment.
De retour au bungalow, je glande encore un peu jusqu’à 17 h et Patrice me propose une partie de Scrabble avec Laure. Pourquoi pas.
On y joue pendant une bonne heure avant d’attaquer le traditionnel apéro tous ensemble sur la terrasse de Patrice et Laure.
Il fait moins chaud, même l’humidité a diminué et le linge sèche un peu mieux. C’est bon signe ...
Bernard continue à avoir de grosses piqures aux jambes et elles ne ressemblent pas à celles de moustiques. Après renseignements cet après-midi, il s’avère que la plage est farcie de "sandflies", ses fameuses mouches de sable invisibles et qui provoquent piqures et démangeaisons terribles. Pour ma part, pas de démangeaison mais c’est donc l'explication sur les traces de piqures qui m’inquiétaient un peu ces jours-ci.
Pour les occupations, on constate encore une fois que nous sommes trop isolés pour bouger quelque part ou même pour aller dîner à un autre endroit.
Alors, vers 19 h 45, nous partons à notre bar-resto habituel avec pour moi un "Pad Thaï" au poulet. C’est toujours pareil, certes, mais c’est simple, copieux, très bon et sans surprise car tous les autres plats sont très épicés.
Après avoir regardé rapidement les infos sur le web, je retourne le dernier vers ma piaule puis petit film et fermeture tablette à 22 h 30.
Pascaline et Brigitte sont heureusement là et se débrouillent tant qu’elles peuvent pour nous trouver des idées ou des choses à faire ou à voir. Demain ... c’est donc balade quelque part.
|
|
|
Mercredi 16 décembre 2015.
Haad Than Sadet – Mae Haad – Bottle Beach - Thong Sala.
Ce matin, j'ai mis le réveil à 6 h 15 pour tenter d'assister au lever de soleil sur la mer. Je retrouve Brigitte qui a eu la même idée que moi mais il y a vraiment trop de nuages. Tant pis, je reviendrai demain matin et c’est détente jusqu'à 8 h 15.
Aujourd’hui, c’est donc balade et nous sommes réunis au bar pendant le petit-déj pour discuter de la journée mais le temps de se décider, le taxi "pick-up" qui vient chaque matin à 10 h est déjà parti.
Ce n’est pas bien méchant d’autant plus que celui-ci nous aurait conduits comme l’autre jour seulement à Thong Sala.
Les filles commandent un autre taxi pour 10 h 30 et on prend cette fois-ci un "Songthaew", ces fameux taxis collectifs et très répandus à Koh Phangan. Ce n’est pas la solution la plus économique pour voyager sur l’île mais ils s’avèrent très pratiques surtout quand on est plusieurs !
Dans ces taxis il y a de temps en temps le chauffeur et une femme à côté, généralement la sienne, pour l’intendance que ce soit pour gérer les arrêts et les règlements.
Notre chauffeur et sa femme sont très gentils et ils acceptent, évidemment, de nous balader pour la journée et là où on le souhaite.
On décide de rejoindre Mae Haad, la belle plage tout au nord car on a dans l’idée de prendre là-bas un "taxi-boat", un bateau-taxi, pour une escapade à Bottle Beach, une plage très peu accessible par véhicule.
En cette fin de matinée, le ciel est très couvert et il ne fait pas beau temps.
Arrivés sur place à 11 h 30, Pascaline demande de suite un bateau-taxi pour nous emmener sur la plage isolée. Ces bateaux traditionnels sont appelés des "Longtail boat", c'est-à-dire des bateaux à longue queue, caractéristique du fait de leur très long arbre d’hélices, d’où leur nom.
Vue la météo, j’hésite à y aller mais quitte à être là, autant partir se balader en mer !
Après 15 mn à longer la côte, nous arrivons à 12 h 15 devant la plage de Bottle Beach, également appelée Haad Khuad.
Le lieu est très sympa, tranquille avec quelques bungalows et bars-restaurants mais dommage que le ciel soit si menaçant. Avec un beau soleil, le coin serait vraiment idyllique.
On s’offre bien entendu une baignade prolongée mais un vent d’orage balaie soudainement la plage et nous incite à plier bagages.
Le ciel menace de plus en plus et notre pilote, fort sympathique, nous recommande de ne pas trainer pour rentrer. Le temps de boire une bière rapidement et nous voici repartis pour 15 mn en mer, toujours à longer la côte à bord de ce curieux bateau.
De retour sur la plage, nous retrouvons le reste de l’équipe et à 15 h, il est tout de même temps d’aller casser la croute.
Suite aux conseils de Patrice et Laure, nous choisissons le "Sun Shine Restaurant", situé à la sortie de la plage mais l’attente est interminable, près d'une heure pour être servi.
On est un peu agacé, moi le premier mais on n’a pas le choix. Tous les ingrédients sont frais et les cuisiniers font apparemment de leur mieux pour s’activer.
A 17 h, nous repartons avec notre couple et leur taxi et rejoignons Thong Sala pour faire quelques courses rapides.
Avant de repartir pour Haad Than Sadet, nous faisons un détour au sauna aux herbes, dans l’enceinte du Wat Pho, afin de prendre des renseignements sur les ouvertures du centre. On y fait également des massages et quatre d’entre nous ont envie d’y retourner avant notre départ, dimanche prochain.
Sur le chemin du retour et juste à la sortie de Baan Thaï, on voit plein de marchés sur le bord de la route. Aïe, pour les filles, c'est la réaction naturelle immédiate et il fallait fatalement s'y attendre, elles planifient déjà un retour sur place pour y passer la soirée.
Arrivés aux bungalows à la nuit tombante, nous remercions nos taxis et il n’est pas impossible que l’on refasse appel à eux lors d’une prochaine balade.
Ce soir, le moral est un peu en berne à cause d’un tas de petites choses mais tout va bien. A 9 h, Gérard vient nous rendre visite et après le traditionnel apéro, on part tous diner au bar resto habituel. Nous n’avons pas le choix et heureusement que tout est bon et correct. Ce soir, je me prends un poulet frit avec de l’ail puis retour dans ma cahute avec un petit film avant extinction de la lumière.
Demain, il n’est pas prévu de bouger.
|
|
|
Jeudi 17 décembre 2015.
Haad Than Sadet.
Je me suis réveillé tout seul à 6 h mais mal dormi et en pointillé toute la nuit.
Vue l’heure, je profite pour voir si le lever de soleil sera mieux qu'hier matin. Effectivement, il est un peu caché par les nuages mais j'arrive tout de même à faire quelques clichés sympas.
Aujourd'hui, donc rien de prévu ni rien à faire, alors je paresse sur la terrasse à ne pas faire grand-chose jusqu’à ce que Patrice me fasse un coucou pour aller prendre ensemble un petit café au bar de la plage.
Nos compères nous rejoignent les uns après les autres et c’est à nouveau détente à ne rien faire entrecoupée d’une petite visite aux varans.
A 10 h, je retourne à ma piaule et je paresse à nouveau.
Brahim est revenu également vers son bungalow et on profite tous les deux de ces moments d’oisivetés pour commencer à étudier l'itinéraire pour nous rendre à l'hôtel à Bangkok.
Cela semble un peu compliqué mais on arrive tout de même à élaborer un plan de route pour arriver à destination.
Après avoir rejoint tout le monde à nouveau au bar, on décide d’aller cet après-midi à Tong Nai Pan Noi, la plage située 10 km plus au nord mais en attendant, l’ensemble de l’équipe choisit de retourner au "Hide on High", le bar sur la colline mais ce sera sans moi. J’ai encore le souvenir de la terrasse au soleil, pas de chaises pour s'asseoir et surtout la redescente très pénible. Alors, je reste à notre bar de la plage, regarde les infos sur le web tout en écoutant la musique. Il ne fait pas trop chaud et tout est calme.
Pour déjeuner, je prends une simple salade de fruits, puis vers 13 h, le ciel se charge de nuages noirs et une violente averse s’abat sur la plage obligeant tout le monde à venir s’abriter à l’intérieur.
C’est alors la cohue afin que tous les gens assis à l’extérieur trouvent une place pour s’asseoir. Il y a beaucoup trop de monde pour moi alors à la fin de ma salade, je me sauve au bungalow.
Je retrouve Laure restée seule sur sa terrasse à se reposer. On papote un moment puis je pars dans ma piaule pour bouquiner et m’occuper pendant que la pluie continue à tomber par intermittence.
A partir de 14 h 30, c’est le retour des promeneurs et la météo ne semble pas s’arranger. Le vent s’est levé et la mer commence à être agitée.
Pour la plage, à Tong Nai Pan Noi, c’est plutôt compromis et c’est bien dommage car cela nous aurait permis de bouger un peu. Tant pis.
On annule donc la virée et Patrice me propose de jouer au Rami, ce qui me rappelle les longues parties à Cassagnes ou à Paris quand j’étais gamin avec Laurent et ma grand-mère.
On y joue jusqu’à 16 h, heure à laquelle on rejoint tout le monde au bar.
La température a baissé, la mer est déchainée avec de grosses vagues et gros vent.
Jusqu’à 19 h, j’alterne le bungalow, bavardage avec Patrice et Laure et le bar avec le reste de l’équipe. Cela a été une journée à ne vraiment rien faire avec de plus une météo capricieuse. On verra demain !
Au diner le soir, je me prends un poisson puis de retour à 22 h dans ma tanière, un petit film et extinction de la tablette.
|
|
|
Vendredi 18 décembre 2015.
Haad Than Sadet - Thong Sala - Baan Tai.
Il a encore bien plu cette nuit et je me lève tranquillement à 7 h avec le sentiment de m’être toutefois bien reposé.
Le ciel est toujours aussi couvert, la mer tout aussi déchainée qu’hier et de grosses vagues viennent taper sur la plage.
À 7 h 45, la pluie se remet à tomber à nouveau et vu l’état de la mer, il faut espérer que tout cela se calme avant notre départ dimanche !
Comme chaque matin vers 8 h 15, je file au bar avec Patrice pour prendre notre café puis, petit à petit, l’ensemble de l’équipe se regroupe et on discute de notre journée.
Certains ont envie d’aller au Wat Pho pour des massages, d’autres veulent aller faire quelques courses en ville mais le plus important est d’imprimer nos cartes d’embarquement et l’agence de Gérard dispose de tout le matériel pour cela.
Les filles réservent donc le même taxi que mercredi pour 12 H 45 et en attendant l’heure, on s’occupe comme on peut. Il y a du vent, de la pluie et la mer est de plus en plus démontée. Inutile de penser à rester sur la plage et encore moins de se baigner.
Je reste donc sur la terrasse de Patrice et Laure en compagnie de Brahim, Pascaline et Bernard. On profite pour échanger et copier nos photos et regarder machinalement les jeunes qui, entre deux averses, nettoient la plage parsemée d’immondices provenant du large.
A 12 h 45 tapante, notre couple et leur taxi sont au rendez-vous et 45 mn plus tard, nous sommes au centre ville de Thong Sala.
Ici, c’est la côte Ouest, il n’y a pas de vent et la mer est calme mais le ciel est toujours aussi gris et très couvert.
On fait quelques courses rapides et on part déjeuner comme l’autre jour au "Pantip Market". Je prends un "Pad Thaï" mais cette fois-ci aux légumes. Pas mauvais.
Puis comme prévu, chacun se disperse ensuite pour vaquer à ses occupations et on se donne rendez-vous à 15 h à un endroit donné.
Quatre d’entres nous vont se faire masser au Wat Pho tandis que je reste avec Brahim, Pat et Laure afin de rejoindre Gérard à son agence.
Là, nous restons un bon moment pour imprimer les cartes d'embarquement et patienter le temps que les autres reviennent. Il n’y a pas grand-chose à faire hormis de se balader dans le quartier et de voir l’ambiance de rues.
Dans cette ville, il n’y a aucun lieu à visiter, aucun site ancien, aucun monument, rien qui en vaille la peine, que des magasins, des restaurants et des bars. C’est vraiment dommage.
Au retour de nos quatre "massés" vers 17 h 15 et avant de se diriger vers le fameux marché de nuit aperçu l’autre jour, on part faire les boutiques dans la grande rue commerçante appelée Taladkao Road. Bien entendu, c’est une corvée pour moi et je suis un peu obligé de suivre afin de ne pas s’éparpiller.
Puis à 18 h 30, c’est le rendez-vous avec notre taxi pour cette fois-ci partir vers Baan Tai, une petite ville de la côte sud où sont installés de nombreux restos et bars à putes tout le long de la route.
Le marché en question est en fait une sorte de petite foire où l’on vend bien entendu de tout mais il y a également des stands de jeux, des stands pour manger et même un grand podium pour un groupe de musique.
L’ensemble n'est pas bien grand et on en fait vite le tour, ce qui me permet de ne pas bougonner trop longtemps.
On s'arrête tout de même boire une petite bière devant le podium et on prend tous une "Léo" avec un appareil à pression portable. C’est très original, j’en avais déjà vu à Penang, en Malaisie et je ne me souviens pas en avoir vu ailleurs !
Vu l’heure, on n’a pas le temps de rester manger ici et on décide donc de rentrer vers 20 h 15 avec notre taxi. De retour aux bungalows, on part diner de suite au bar-resto en compagnie de Gérard qui nous a suivi avec sa moto.
A table et ne souhaitant pas me retrouver avec un plat trop épicé, je prends un éternel "Pad Thaï" au poulet. Toujours aussi bon et copieux.
La soirée reste très tranquille et je rentre tout seul dans ma cahute à 21 h 45.
Demain, c’est notre dernière journée sur l’île et on devrait aller se balader quelque part, si la météo nous le permet !
|
|
Samedi 19 décembre 2015.
Haad Than Sadet – Haad Son.
Je me réveille à 4 h 40 avec une violente cagade mais comme pour les autres, aucun mal au ventre et aucune suite. Tant mieux !
Avant de me rendormir, j’entends la pluie tomber pendant une bonne demi-heure. Ça promet pour la journée ! et vers 7 h 30, heure à laquelle je me lève et mets le nez dehors, je constate que la mer est toujours aussi mauvaise et le ciel toujours aussi gris.
J’ai prévu ce matin de commencer à faire mon sac. En effet, on a l’intention d’aller se balader quelque part une partie de l'après midi ainsi qu’en début de soirée et comme je n’ai toujours pas de lumière dans la pièce, cela risque d'être compliqué avec ma simple lampe frontale ! De plus, on part demain matin avant le lever du jour donc je n’ai pas vraiment le choix.
Je glande jusqu'à 8 h 45 puis je pars avec le groupe au bar pour payer la note d'hier, boire rapidement un petit café et je retourne à mon bungalow à 9 h 30 pour attaquer mon rangement.
En moins d'une demi-heure, le plus gros est fait et je retourne au bar avec tout le monde pour discuter ensemble de notre emploi du temps de la journée.
Vu l’état de la mer, il n’est vraiment pas possible de se baigner ici alors les trois Marseillais décident d’aller en taxi vers une autre plage sur la côte ouest, là où la mer est plus tranquille. On les rejoindra dans l’après-midi.
Pascaline apprend également qu’un couple d’amis avec leurs enfants arrivent aujourd’hui même sur l’île et leur hôtel est situé pas très loin de l’endroit où les Marseillais comptent aller. Ce sera une occasion pour elle de les retrouver ...
En attendant, je m’offre une pause au bar avec Brahim jusqu'à l’heure du déjeuner.
Tout va bien malgré le temps un peu pourri. Il fait toujours un peu frais, du vent, la mer agitée et le ciel gris. Cela ne donne pas envie de bouger même s’il ne pleut plus.
A table, je prends un poulet avec du riz puis retour au bungalow pour bouquiner et somnoler sous la moustiquaire.
15 h, c’est l’heure du rendez-vous fixé avec notre couple habituel et leur taxi pour nous emmener rejoindre les Marseillais. Ils sont très en retard, presque 1 heure alors du coup, on se balade près de la rivière et découvrons le pavillon du roi avec quelques inscriptions.
Le bâtiment n’a rien d’extraordinaire mais on apprend qu’ici, depuis plus d'un siècle, de nombreux rois siamois ont visité ce lieu et gravé leurs noms sur les immenses rochers qui ornent les abords. J’en compte 4, aidé bien entendu grâce à quelques explications indiquées sur des panneaux.
Notre couple arrive à 16 h puis après presque une heure de route, nous voici rendu à Haad Son, la plage où se sont installés nos Marseillais.
L’endroit est très sympa mais on ne s’attarde pas et on rejoint comme prévu les amis de Pascaline dans un "resort" situé juste à côté. Là non plus, on ne s’éternise pas et une fois les présentations faites, on part tous ensemble, soit 14 personnes, boire un verre au "Golden Rock", un bar situé pas forcément très loin mais très difficile à trouver.
D’après quelques infos recueillies, le lieu a la particularité d’avoir une terrasse avec une vue superbe sur la mer et surtout pour le coucher de soleil !
Avec une "Singha" bien fraîche, pas trop mal installé, on attend le spectacle pour 18 h mais manque de pot et il fallait s’y attendre, le soleil est bien caché même si on le devine un peu derrière les gros nuages.
A la nuit tombée et après avoir raccompagné les amis de Pascaline à leur hôtel, on reprend la route avec notre taxi vers Haad Than Sadet.
Il est 19 h 45 quand nous arrivons aux bungalows et avant d’attaquer l’apéro, je profite de quelques instants pour envoyer un SMS à ma cousine Magali. Elle a 40 ans aujourd’hui !
Vers 20 h 45, nous partons au bar-resto pour notre dernier diner tous ensemble à Koh Phangan. Comme à midi, je prends du poulet avec du riz puis retour au bungalow.
Ma valise est quasiment prête mais la nuit va être plutôt courte !
|
|
|
Dimanche 20 décembre 2015.
Haad Than Sadet - Thong Sala - Na Thon (Koh Samui) - Donsak - Aéroport (URT) Surat Thani - Aéroport (DMK) Bangkok-Don Muang - Bangkok.
J’ai mis le réveil à 4 h mais je me lève sans difficulté et finis tranquillement mon sac.
Tout est prêt, l’équipe est au complet et notre sympathique couple et leur taxi vient nous chercher à 5 h 30.
Après environ 45 mn de route, nous arrivons au port et retrouvons Gérard devant l’embarcadère venu pour nous dire au revoir.
En attendant le ferry, le jour commence à se lever et le soleil peine à percer au milieu d’un ciel très nuageux. Il ne pleut pas et de ce côté de l’île, il y a très peu de vent et la mer est calme. Tant mieux !
A 7 h 15, le ferry de la compagnie "Lomprayah" arrive en provenance de l’île de Koh Tao et nous embarquons après avoir fait nos "au revoir" à Patrice, Laure et Gérard.
A bord la fatigue me gagne, normal et je somnole pendant toute la traversée jusqu’à Koh Samui.
On fait une courte pause puis le ferry repars et je roupille cette fois-ci pour de bon jusqu’à notre arrivée au port de Donsak à 9 h.
Nous sommes ici sur la côte Est et c’est une autre histoire pour descendre car la mer est plutôt agitée ! mais tout se passe très bien.
A terre, il y a beaucoup de monde et des cars attendent les voyageurs, c’est compris dans le billet, pour nous emmener dans différentes directions, que ce soit à Phuket, Krabi, à la gare de Surat Thani ainsi qu’à l’aéroport et c’est notre cas.
Le car est plein et à 9 h 25, c’est le départ vers l’aéroport de Surat Thani situé à environ une bonne heure de route.
En chemin, j’ai de nouveau envie de piquer un roupillon mais j’essaie de garder les yeux ouverts afin de regarder le paysage mais aussi la circulation et la route en général qui diffère beaucoup de chez nous.
Nous arrivons à destination à 10 h 45 puis une fois à l’intérieur de l’aérogare, l’enregistrement des bagages se fait rapidement mais il nous faut ensuite patienter pendant presque 1 h 30.
Alors, on s’occupe. Certains vont grignoter un morceau ou bien vont faire quelques boutiques situées dans le petit aérogare. Pour ma part, j’essaie de me reposer car une violente migraine m’a pris soudainement et mes cachets sont bien entendu dans mon gros sac parti dans la soute.
Puis, c’est enfin l’embarquement, décollage à 13 h 30 avec 10 mn de retard puis après une petite heure de vol, arrivée à l’aéroport Don Muang de Bangkok.
La récupération des bagages est très rapide. Je prends un cachet pour ma migraine et, dés la sortie, une personne de l’office du tourisme nous propose un taxi pour aller directement à notre hôtel. On choisit finalement cette option plutôt que de s'embêter avec le train puis un autre moyen de transport.
Nous voici donc de retour dans la périphérie de Bangkok et c’est à nouveau les grands axes routiers avec une circulation déjà importante en ce milieu d’après-midi.
A 16 h 30, nous arrivons à notre hôtel, le "New Siam II", situé dans Thanon Phra A-Thit et tout proche du fleuve Chao Phraya. Après avoir récupéré nos clefs, on se donne rendez-vous pour 18 h dans le hall et je m’installe tranquillement dans ma nouvelle piaule. Elle est très bien mais je constate de suite qu’elle est assez bruyante à cause de la VMC (la ventilation mécanique) qui semble déréglée. Affaire à suivre.
Ma migraine commence heureusement à s’apaiser puis, réunis dans le hall de l’hôtel à l’heure convenue, nous partons pour une première balade dans le coin.
Nous sommes sur l’île artificielle de Ko Ratanakosin, le berceau et centre historique de Bangkok. Notre quartier se nomme Banglamphu et la partie où nous nous trouvons est plutôt considérée comme le rendez-vous des "Backpackers" du monde entier venus pour s’amuser mais également trouver presque tout à bon marché dans les nombreuses boutiques de souvenirs.
A 18 h 30, nous commençons à nous balader dans la rue de l’hôtel et via une allée perpendiculaire déjà bordée de restos, nous plongeons dans Soi Rambuttri. Là, ce n’est que bars, boutiques et restos mais la rue n’est pas très large et donne une atmosphère plutôt agréable.
En revanche, dès le début, je commence à m’agacer car qui dit boutiques dit arrêt tous les 20 mètres, piétiner et attendre un bon moment avant de repartir à nouveau.
Toujours dans Soi Rambuttri, on fait une pause bière à 19 h 20 au bar du "Sakul House". Déjà, c’est le défilé des vendeurs pour nous proposer des objets multiples et variés. Vu la concentration de touristes ici, c’est presque logique d’être sollicité mais ils ne sont pas chiants et toujours avec le sourire !
On voit également des vendeuses Akha (peuple montagnard originaire de Chine) qui harcèlent, gentiment, le moindre passant dans l’espoir de leur vendre leurs grenouilles en bois ...
On cherche ensuite un coin pour grignoter mais ce n’est pas si facile car il y a des restos partout et le choix est conséquent.
Nous remontons Soi Rambuttri, prenons Chakrapong Road et déboulons dans Thanon Khao San, la rue sans doute la plus animée du quartier, avec un florilège de restos, de bars bruyants et de boutiques en tout genre. Que de monde ! Nous n’avions encore rien vu et c’est effectivement ici que la majeure partie des jeunes routards se retrouvent.
On essaie de se frayer un chemin et surtout de ne pas se perdre de vue dans cette rue bondée.
On voit partout des stands de barbecue qui cuisent les brochettes à la demande ainsi que des grills où dorent poulets entiers, cuisses de poulet, poissons et même ... des sauterelles, coléoptères, scorpions et autres insectes. Pouah !
Il y aussi de petites cuisines ambulantes, qui proposent des tas de plats comme le traditionnel "Pad Thaï". On hésite à s’arrêter à l’une d’elles mais finalement, vers 20 h 30, on se pose au "Is Orange", un resto parmi tant d’autres mais qui ne s’avère vraiment pas terrible.
Le bruit et le monde n’arrangent rien avec toujours en prime un défilé ininterrompu de vendeurs qui se relaient les uns les autres pour nous vendre tout et n’importe quoi, y compris des scorpions grillés.
Sur le chemin du retour, l’ambiance est encore montée d’un cran. Toujours dans Thanon Khao San, la musique sort de tous les bars et c’est à celui qui mettra le son le plus fort. C’est très bien pour tous ces jeunes mais plutôt fatiguant pour nous autres alors on préfère revenir dans Soi Rambuttri, beaucoup plus tranquille !
La plupart de mes amis décide de trainer encore dans les boutiques alors je rentre avec Brahim tranquillement au rythme des musiques sortant là aussi des bars.
Je suis dans ma piaule à 22 h 30. Un peu de télé pour voir les infos puis je tente de m’endormir avec les boules "Quiès" car la VMC est vraiment insupportable et me résonne dans la tête.
Je suis crevé de cette journée mais tout va bien. Après cet après-midi et cette soirée pour nous mettre dans l’ambiance, demain on part cette fois-ci en visite.
|
|
|
Lundi 21 décembre 2015.
Bangkok.
La VMC s’est arrêtée vers les 4 h du matin, ce qui m’a permis de finir la nuit sans les boules "Quiès". Je me réveille tranquillement à 7 h et nous nous retrouvons tous ensemble à 8 h 30 pour un petit-déj au petit resto de l’hôtel.
Je me prends un "Big Breakfast" avec œuf, bacon, toasts et café. Ce n’est pas le "Breakfast" anglais traditionnel mais cela me calera pour la longue journée qui nous attend.
Aujourd’hui, c’est donc une première journée de balade et nous avons l’avantage d’avoir l’hôtel idéalement situé à proximité du centre historique de Bangkok. Il fait un temps magnifique et c’est un nouvel atout qui va nous permettre d’aller à pied vers tous les lieux incontournables à visiter dans ce périmètre.
On choisit donc de commencer par le Wat Phra Kaew et le Grand Palais, les plus proches.
A 9 h 15, on emprunte Thanon Phra A-Thit, la rue de notre hôtel, traversons l’Université de Thammasat et découvrons les bords du fleuve Chao Phraya.
Bangkok n’étant pas très loin de son embouchure, environ 50 km, le fleuve est assez large à cet endroit.
On s’aperçoit de suite qu’il y a une activité maritime très importante vu le balai incessant des petits, moyens et gros bateaux, notamment ceux pour passer d’une berge à une autre. Il est d’ailleurs prévu d’emprunter ce moyen de transport dans la journée !
Nous continuons ensuite sur Thanon Maha Rat et nous nous arrêtons un bon moment au marché des amulettes.
L’endroit est très pittoresque et le marché est situé à l’intérieur d’un dédale de stands couverts. On y trouve toute une gamme de talismans très prisés des collectionneurs, des moines, des chauffeurs de taxi et en général, de tous ceux exerçant des métiers à risques.
C’est immense et je fais le tour par curiosité sans vraiment m’arrêter tandis que la plupart s’éternise dans les rayons. On continue ensuite tranquillement notre chemin, trop tranquillement car à nouveau comme hier, je m’arrête et piétine en permanence afin d’attendre tout le monde.
A l’approche de l’enceinte du Grand Palais dans Thanon Na Phra Lan, on rencontre des types qui nous disent que c’est fermé. La première réaction serait d’être déçu mais on l’a lu avant dans plusieurs guides : ce sont des escrocs qui, prétextant que le site est fermé, proposent aux touristes et moyennant finances, de les emmener dans d’autres lieux beaucoup plus chers.
Nous arrivons devant l’entrée du site à 11 h, bien ouvert, mais c’est une foule compacte qui nous attend. Quelle cohue pour s’approcher ! d’autant plus qu’il faut faire également la queue au vestiaire pour récupérer une chemise ou un "sarong" pour ceux qui, comme Bernard et Brahim, n’ont pas de pantalons !
Avec la chaleur en plus, on décide d’emblée d’y revenir demain à l’ouverture et d’aller directement au Wat Pho, appelé également Wat Phra Chetuphon, le plus ancien et le plus grand temple bouddhiste de Bangkok.
Il n’est pas très loin mais une petite promenade à pied le long de la muraille est nécessaire pour rejoindre le site.
Nous empruntons Thanon Sanam Chai puis Thanon Thai Wang et nous arrivons devant l’entrée du temple à 11 h 20.
Là, il y a bien moins de monde mais tout est relatif car le Wat Pho est tout de même considéré comme un site incontournable à visiter à Bangkok.
Le temple actuel a été érigé en 1789 par Rama 1er, le premier roi de la dynastie Chakri et toujours régnante aujourd'hui.
En plus d’être un temple important, il héberge également l'une des plus anciennes écoles publiques du pays ainsi que l'école officielle de massage traditionnel thaïlandais.
Le monument le plus visité est le bouddha couché situé dans le sanctuaire principal. Achevé en 1848, il est moulé en plâtre sur une armature de brique et doré à la feuille. Il reste le plus imposant de la capitale avec ses 46 m de long et 15 m de haut.
Dans le bouddhisme, la position couchée du bouddha est celle précédant sa mort et l'atteinte du nirvana, point de libération du cycle des réincarnations.
J’en avais déjà vu un à Penang, également impressionnant mais moins long et moins beau que celui-ci.
Ses pieds sont incrustés de nacre mais toute cette partie est en restauration en ce moment donc pas possible de s’y attarder. Dommage.
On reste presque une demi-heure dans le sanctuaire puis, après regroupement au dehors, on se disperse afin de visiter le reste du site.
Quelle merveille pour nos yeux d’occidentaux ! Les premières structures qui dominent l’ensemble sont quatre grands stupas, ou chedis en Thaï, avec leurs architectures particulières et leurs flèches hautes et fines. Ils sont recouverts de céramiques décorées et leurs formes ainsi que leurs couleurs sont toutes différentes. Ils rendent hommage aux 4 premiers rois de la dynastie Chakri, Rama 1er à Rama IV.
Dans une autre partie du temple et entouré par une enceinte, se trouve le sanctuaire central appelé le boht ou ubosot en Thaï qui signifie la salle d’ordination.
Avant d’y pénétrer, on se promène tout autour avec des coins de verdure ou de repos tels que des fontaines agrémentées de statues en pierre. On y trouve également une multitude de petits stupas, 91 au total, qui recèlent les cendres de membres moins illustres de la famille royale. C’est très reposant d’autant plus qu’il n’y a pas foule et que le lieu s’y prête volontiers !
Pour accéder au boht, quatre salles accueillant une représentation du Bouddha (des viharns) et servant de porte d’entrée sont disposés aux quatre coins cardinaux de l’enceinte. Des galeries intérieures reliant les quatre constructions abritent 394 autres bouddhas dorés.
Dans le boht, il y a des fresques superbes le long des murs mais ce qui est le plus remarquable est le piédestal à trois niveaux qui contient à sa base les cendres du roi Rama 1e et sur lequel trône un Bouddha en position de méditation.
Que de bouddhas mais que de belles architectures. Cela valait vraiment la peine de venir.
On reste dans ce superbe endroit jusqu’à 13 h 30 puis on décide de continuer notre balade pour un autre temple situé de l’autre côté du fleuve Chao Phraya.
En à peine 15 mn, nous sommes sur les quais et devons prendre un petit ferry pour effectuer la traversée. C’est l’affluence mais il y a beaucoup de bateaux pour relier les deux rives ainsi que d’autres, plus petits, pour des promenades sur le fleuve.
Il fait un temps toujours aussi superbe avec un beau ciel bleu et la petite croisière de quelques minutes sur le fleuve est très agréable.
Arrivés sur place, nous voici donc au pied du Wat Arun, le "Temple de l’aube" et il figure parmi les emblèmes de la Thaïlande et de Bangkok. C’est le 3ème temple le plus sacré de la capitale avec le Wat Pho, visité ce matin et le Wat Phra Kaeo, que l’on devait faire également ce matin mais que l’on verra demain.
Un peu d’histoire locale.
Après la destruction par les Birmans d'Ayutthaya, la première capitale du Royaume du Siam, un général du nom de Taksin se fit couronner roi en 1767 et installa sa capitale à Thonburi, là où nous nous trouvons. Le Wat Arun était alors un petit temple et il le transforma en édifice royal.
Plus tard, en 1782, un autre général du nom de Chakri prit le pouvoir et se fit couronner roi du Siam sous le nom de Rama 1er, premier roi de la dynastie des Chakri, puis il transféra sa capitale à Bangkok, de l’autre côté du fleuve.
A partir de son règne, les rois successifs du Siam feront bâtir puis agrandir de nombreux temples et monuments parmi lesquels le Wat Arun au milieu du XIXème siècle.
L’ensemble du site est caractérisé par son somptueux prang central, une tour sanctuaire de style Khmer haute de plus de 80 mètres et 234 mètres de circonférence.
D’après le guide, on peut monter sur la terrasse supérieure, rarissime pour un temple bouddhiste, mais pas de bol, c’est fermé au public en ce moment. Dommage, cela nous aurait donné une belle vue panoramique de ce côté-ci de la ville.
On se contentera donc du premier étage et d’admirer les bâtiments couverts de fragments de porcelaine multicolore. C’est vraiment très beau d’autant plus que la lumière du soleil se reflète sur l’ensemble des tours.
Le temple comprend également quatre petits prangs à chaque angle qui abritent chacun des statues de Nayu (la divinité du vent) à cheval.
Il fait très chaud et on tente de trouver un endroit pour se poser, boire un verre et déjeuner mais il n’y a aucun resto ni même une échoppe ambulante.
On décide donc de repartir, reprendre le ferry, déjeuner et continuer notre balade en ville.
De retour de l’autre côté du fleuve, il est 15 h et on choisit d’aller déjeuner dans un petit resto près du ponton. L’ambiance est celle des restaurants de rues mais avec un peu plus de tables et de chaises ainsi qu’une serveuse dynamique. Je prends un éternel "Pad Thaï" mais je ne m’en lasse pas.
Vers 15 h 30, nous reprenons notre chemin et nous avons dans l’idée maintenant de rejoindre à pied "Chinatown", le quartier chinois de Bangkok.
On prend Thanon Maha Rat puis la très commerçante Thanon Chakraphet.
Toute cette partie m’est très pénible car encore une fois, je ne fais que piétiner pour attendre tout le monde. C’est encore pire que ce matin. J’ai beau faire des efforts mais je n’arrive vraiment pas à me balader à cette lenteur !
Après être passé devant un petit temple, le Wat Liap, nous continuons dans Thanon Chakraphet et faisons une pause au "India Emporium", un grand centre commercial du quartier indien.
Je fais le tour rapidement et ressort à la chaleur en attendant tout le monde.
Puis, arrivés dans ce qui pourrait être "Chinatown", on se perd un peu dans ce dédale de petites rues et tout semble fermé.
On n’arrive pas à trouver ce que l’on cherchait au départ, c'est-à-dire les innombrables marchés et restaurants de rues. Les enseignes géantes lumineuses écrites en Chinois auraient pu nous guider alors ... sommes-nous au bon endroit ? Les filles se renseignent, c’est bien ici, mais rien de bien concret.
Du coup, on abandonne le projet chinois et la plupart décide d’aller au marché de nuit de Saphan Phut situé pas très loin d’ici et vers le "Memorial Bridge". Cela ne m’enchante guère mais tant pis.
Malgré la carte et les plans, on cherche également en vain ce fameux marché mais il reste introuvable. Le soleil déclinant, on décide à 17 h 45 de s’arrêter au "One river view", un bar avec une terrasse donnant sur le fleuve. L’endroit sera idéal pour boire une petite bière tout en regardant le trafic maritime toujours intense et d’assister au coucher de soleil ... sur la ville.
Nous restons au bar jusqu’à 18 h 30 puis tout en continuant notre chemin, on tombe un peu par hasard sur un marché aux fleurs absolument incroyable. Un dédale de stands immense où l’on ne vend ... que des fleurs, de toutes sortes et de toutes les couleurs.
Puis pour notre retour à l’hôtel, on décide de prendre un "Tuk Tuk", ces fameux taxis tricycles à moteur que l’on trouve un peu partout en Asie et bien entendu ici à Bangkok. Ils sont un peu plus grands qu’en Inde et ce type de transport reste toujours aussi sympa.
A 19 h, nous sommes à l’hôtel et après une pause pour se rafraichir et se changer, on se retrouve dans le hall à 20 h pour aller diner dans le quartier.
On reste dans Soi Rambuttri mais on met presque une heure pour se décider d’un endroit pour se poser. Finalement, on s’installe au "Madam Musur", un resto avec un très beau cadre et très accueillant.
A table, on discute du planning pour demain mais chacun hésite et personne n’est vraiment unanime sur des visites ou balades à faire. Perso, je décide d’aller au Palais Royal dès l’ouverture, seul s’il le faut, quitte à se retrouver à l’hôtel à une heure donnée.
En lisant le guide, Brigitte constate que le lundi, tout est fermé dans "Chinatown" et qu’il est donc normal que l’on ait rien vu mis à part le marché aux fleurs.
A 22 h, je retourne avec Francis à l’hôtel tandis que le reste de la joyeuse équipe continue dans les boutiques.
Un peu de Web, un peu de télé et pour ce soir, pas de VMC bruyante ... Pourvu que cela dure !
|
|
|
Mardi 22 décembre 2015.
Bangkok.
J’ai mis le réveil à 6 h 30 afin d’être prêt à l’heure pour notre balade matinale.
A 7 h 30, je suis au petit resto de l’hôtel et constate que finalement tout le monde est là.
Nous sommes quatre à aller visiter le Palais Royal tandis que Pascaline et Francis resteront dans le coin. On se donne tous rendez-vous à 13 h dans le hall de l’hôtel.
On part à 8 h tapante et on file directement à pied jusqu’à l’enceinte du Palais. Sans courir et en marchant tranquillement, on arrive devant l’entrée principale à 8 h 30 tout en ayant préalablement rencontré les mêmes escrocs qu’hier nous disant que c’est fermé.
L’ouverture du site se fait presque dans la foulée et comme nous l’avions pensé, il y a très peu de monde et nous passons au guichet très rapidement. Impeccable mais il ne faut cependant pas trainer car dans un peu plus d’une heure, ce sera probablement la foule comme hier.
Nous voici donc à l’entrée du site le plus visité et le plus touristique de Bangkok.
Le nom de Wat Phra Kaeo, ou temple du bouddha d’Émeraude, désigne un ensemble architectural immense qui renferme le temple proprement dit du Wat Phra Kaeo mais également le Palais Royal et d’autres édifices situés dans l'enceinte du complexe architectural sacré.
A peine entrés dans l’enceinte et pour être certains d’être seuls dans ce lieu, on file directement vers le boht principal, celui du bouddha d’Émeraude.
Pour la petite histoire, ce bouddha a été sculpté au XVème siècle et après de multiples péripéties, il fut ramené en 1778 par le général Chakri, futur Rama Ier, après la prise de la ville de Ventiane (Laos). La statue fut installée dans le Wat Arun à Thonburi, là où nous étions hier après-midi, puis trouva enfin sa place en 1784 dans la chapelle où nous sommes.
Ce Bouddha est au centre de la dévotion royale et populaire, on ne peut faire de photos à l’intérieur et le silence est de rigueur dans cet espace sacré.
La statue ne mesure que 60 cm de haut et est en pierre de jade plutôt qu’en émeraude. Elle est présentée dans une cage de verre, sur un autel de 11 m de haut et reposant sur un piédestal en or.
Le bouddha possède plusieurs costumes d'or et de pierreries qui sont changés solennellement par le roi lui-même suivant les saisons.
A part nous, il n’y a pas grand monde, seulement quelques employés du site reconnaissables à leurs badges et venus se recueillir avant que la foule ne pénètre dans le sanctuaire.
Tout l’ensemble rend le lieu impressionnant d’autant plus qu’au pied de l'autel s'amoncellent d’innombrables présents royaux ou populaires richement décorés et colorés.
On ne reste pas longtemps puis on continue notre balade dans le temple.
Le ciel est couvert, dommage pour les photos mais on profite tout de même du lieu presque entièrement vide ... du moins pour le moment.
Hormis le sanctuaire principal abritant le bouddha d’Émeraude, les autres monuments du temple sont tout aussi somptueux.
Parmi eux et l’un à côté de l’autre, il y a tout d’abord le "Prasat Phra Thep Bidon", le panthéon royal gardé par deux stupas dorés puis le "Phra Mondop", la bibliothèque sacrée fermée au public, conservant les manuscrits sacrés du bouddhisme et enfin le "Phra Si Ratana", le grand stupa doré.
Ces trois monuments sont vraiment superbes par leur forme, leur architecture et leurs couleurs mais il reste également d’autres petits chefs-d’œuvre tels que la fresque monumentale de Ramakian racontant l’épopée d’un ancien roi ainsi que la maquette géante du temple d'Angkor au Cambodge. Deux autres éléments du temple vraiment très beaux.
Nous sortons ensuite de l’enceinte du temple pour accéder au Grand Palais.
Là, le style est très différent avec des bâtiments plus récents et des jardins à la Française. Le roi n’y réside plus depuis 1946 et l’ensemble du Grand Palais est utilisé aujourd'hui pour les cérémonies officielles.
Le bâtiment principal est le Palais Chakri Mahaprasat appelé également "Grand Palace Hall". Il a été construit par les Anglais en 1882 et chaque aile du bâtiment est surmontée d'une coupole pointue à plusieurs étages très décorés.
Nous déambulons tranquillement devant ce bâtiment imposant tandis que le ciel commence à se dégager. Des groupes entiers de touristes, chinois pour la plupart, arrivent par blocs entiers. Il est donc temps de partir mais auparavant, nous avons droit à la relève de la garde et nous visitons rapidement le Dusit Mahat Prasat situé juste à côté. Edifié en 1789, c’était l’ancienne salle d'audience reconvertie en espace de cérémonie des obsèques royales. Seul un trône est en place au milieu de cette immense salle.
Puis, en cherchant à revenir à nouveau dans le Wat Phra Kaeo, un gardien nous refuse l’entrée car apparemment, on ne peut circuler d’un site à un autre librement mais seulement dans un sens.
Avec un peu d’insistance de la part de Brigitte, il nous laisse passer mais de retour à l’intérieur, c’est l’affluence. Une véritable marée humaine bruyante a pris possession des lieux, surtout des chinois qui bousculent tout le monde. Cette cohue monstre nous incite à sortir du site sans plus attendre !
Nous y sommes restés presque 2 heures et nous aurions pu même visiter un musée dont le prix était compris dans le ticket mais nous l’avons cherché en vain, même en demandant autour de nous !
Une fois dehors, nous ne tardons pas à nous disperser. Brigitte et Bernard vont faire à nouveau les boutiques tandis que je retourne vers l’hôtel avec Brahim.
Nous avons tout le temps avant notre rendez-vous et après une pause rapide, nous partons à 11 h pour une petite balade du côté de Soi Rambuttri.
La rue est beaucoup moins animée que le soir, normal, mais les bars, magasins et autres échoppes sont bien ouverts. On profite pour s’acheter des tee-shirts et bien entendu, on s’offre une petite bière bien fraîche au bar "Macaroni Club".
A 13 h, nous retrouvons Brigitte et Bernard à l’hôtel mais Pascaline et Francis manquent à l’appel.
Ils arrivent au bout d’une heure mais Pascaline nous explique qu’elle a eu un petit souci avec son boulot et elle a du régler le problème à distance. Pas facile mais tout est rentré dans l’ordre et nous sommes tous fin prêts pour aller déjeuner.
On retourne donc dans Soi Rambuttri et comme hier soir, on a du mal à se décider pour trouver un resto. A 15 h, on choisit finalement le "Siri Suvan" et je me prends ... un "Pad Thaï" !
Pendant que j’envoie un SMS à Isabelle pour ses 50 ans, on discute également de notre activité pour cette fin de journée.
Vu l’heure, nous décidons de rejoindre à nouveau "Chinatown" mais par un autre chemin que celui d’hier afin de découvrir d’autres quartiers.
C’est Brahim, plan en main, qui va nous guider et à 16 h, nous commençons par rejoindre la Soi Damnoen Klang Nuea, une rue qui nous amène jusqu’au monument de la Démocratie. Ce mémorial, au centre d’une place immense, a été construit en 1940 afin de célébrer l’avènement de la démocratie obtenue au Siam 8 ans plus tôt. Le nom de Siam a été changé en 1939 par celui de la Thaïlande.
De là, nous empruntons la Ratchadamnoen, une grande avenue où trônent des portraits géants du roi et de la famille royale.
Déjà à Koh Phangan, nous avions vus ces portraits dans les rues ainsi qu’au bord des routes mais nous avions surtout remarqué tous ces innombrables fanions jaunes accrochés un peu partout dans les rues et dans les lieux publics. De même, beaucoup de gens portaient des vêtements jaunes et ici à Bangkok, c’est encore plus marquant.
Nous avons eu enfin l’explication et il s’agit tout simplement de la commémoration de l’anniversaire du roi qui se déroule chaque année au mois de décembre.
Le jaune représente la couleur du lundi, le jour où le roi est né et c’est par respect pour lui que le jaune est arboré quasiment partout au mois de décembre.
Dans cette rue, nous faisons une pause d’environ un quart d’heure au centre d’art contemporain car il y a une exposition temporaire de toiles et de sculptures d’artistes thaïlandais qui méritait un petit détour.
Puis en continuant notre chemin, toujours sur la Ratchadamnoen, nous arrivons à l’entrée du Wat Ratchanatda School ainsi que devant le Pom Mahakan, l’un des deux anciens forts encore en place sur les 16 qui défendaient jadis Ko Ratanakosin, le centre historique de la ville.
Côté rythme de marche, c’est nettement mieux qu’hier et tout va bien.
On passe ensuite au dessus de l’un des grands canaux que compte la ville et que l’on appelle un "Khlong". Des balades en bateau sur ces "Khlongs" font partis des attractions touristiques de Bangkok mais nous n’aurons pas assez de temps pour nous offrir ce type de croisière. Tant pis.
Nous prenons Thanon Boriphat, une rue qui longe le canal et nous nous arrêtons au pied du Mont d’Or à 17 h. Une pause s’impose après cette longue marche depuis une heure.
Le Mont d’Or est une colline artificielle édifiée dans l'enceinte du Wat Saket, un temple situé à 75 m d’altitude, tout en haut de la colline.
Personne n’est vraiment décidé à y grimper mais j’ai envie de voir si le panorama sur la ville vaut le coup d’œil ou non. Pour accéder au sommet, il faut emprunter un escalier d’un peu plus de 300 marches et le chemin est bordé de statues, de sculptures, de clochettes ainsi que d’un gros gong.
A l’entrée, un panneau nous demande de ne pas enlever nos chaussures, ce qui particulièrement étonnant étant donné que c’est généralement l’inverse qui est demandé aux visiteurs.
Depuis les fenêtres, j’ai effectivement une belle vue sur Bangkok mais le ciel est très couvert et l’effet souhaité n’est pas concluant à part des buildings au loin et des temples qui dépassent ça et là. Je ne reste donc pas très longtemps et au bout d’une petite demi-heure, je rejoins mes amis en bas de la colline.
Nous reprenons notre chemin vers "Chinatown" et Brahim continue à nous guider d’une façon impeccable. Pour ne pas filer directement vers le quartier chinois, nous repassons le "Khlong", empruntons Thanon Bamrung Meuang et arrivons à 17 h 45 dans un quartier pittoresque rempli de magasins de Bouddha. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les formes.
Toujours sur Thanon Bamrung Meuang, on déboule ensuite sur une place où trône un monument original. C’est le Sao Ching Cha également appelé Giant Swing ou balançoire géante.
Ce gigantesque portique servait autrefois de jeu pour les fêtes rituelles séculaires du Wat Suthat, un grand temple situé juste en face. Les jeux ont été abolis en 1935 suite à de trop nombreux accidents et la balançoire, restaurée, a été placée à cet endroit.
On prend ensuite Thanon Siri Phong puis on longe le grand parc de Rommaneenat pour arriver vers 18 h 30 dans Thanon Yaowarat.
Nous sommes bien dans "Chinatown" à en voir toutes les enseignes lumineuses géantes écrites en caractères chinois.
Nous remontons cette rue incroyable ou abondent les restos de rue ainsi que de multiples boutiques en tout genre.
Dans les rues adjacentes, plus petites, il y a également des restos de rue dans tous les recoins. On tente de s’asseoir à l’un d’eux mais il y a foule un peu partout. Pas facile.
L’idée de départ était de rester ici pour ce soir mais vu le monde et la queue à chaque resto, on décide de rentrer vers notre hôtel. Comme hier soir, on prend un "Tuk tuk" et arrivons au "New Siam II" à 19 h 10. Après une pause pour se rafraichir, on se retrouve à 20 h dans le hall et on se prépare pour aller diner.
Plutôt que de perdre du temps à chercher un resto, Brigitte et Francis nous proposent d’aller au "Shoshana", un restaurant israélien que le guide conseille. Pourquoi pas.
Il est situé dans Thanon Chakraphatdi Phong tout proche de Thanon Khao San, donc pas très loin.
Sur place, l’endroit est calme et pour le dernier soir à Bangkok, on commande évidemment de grandes "Singha" et pour l’occasion, je me prends simplement un poulet frites mais bien copieux.
Avant de rentrer, qui dit dernier soir, dit encore boutiques pour la plupart d’entres nous. Evidemment, cela ne me concerne pas et je décide de rentrer tout seul à l’hôtel pour me reposer les pattes après cette journée de marche.
Un peu de web, un peu de télé et extinction des feux à 23 h.
Demain, la journée risque d’être longue, très longue !
|
| |
Mercredi 23 décembre 2015.
Bangkok - Aéroport (BKK) Bangkok-Suvarnabhumi - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Aéroport (BCN) Barcelone - El Prat (Espagne).
Je me suis réveillé tout seul à 4 h 45 mais j’ai très mal dormi à cause de la chaleur et du bruit incessant de la VMC. De plus, dès que je mettais la clim, elle faisait un bruit d'enfer et il n’était pas non plus possible de mettre les boules "Quiès" de peur de ne pas entendre la sonnerie du réveil.
Ce n’est pas bien méchant, je me reposerai plus tard puis une fois la valise bouclée, je retrouve toute l’équipe dans le hall à 6 h tapante. Le taxi est à l’heure et c’est le départ vers l’aéroport.
Déjà des bouchons et, en regardant machinalement les panneaux sur la route, je m'aperçois que le chauffeur se goure de direction et nous conduit au mauvais aéroport.
Effectivement et après confirmation, il partait bien vers Don Muang, l’aéroport pour les vols domestiques.
Il n’y a pas de panique de notre part car on a largement le temps devant nous et cela démontre, encore une fois, l’importance de prendre beaucoup d’avance sur l’horaire effectif !
Nous arrivons cette fois-ci à 7 h au bon aéroport, immense et ultramoderne.
L’enregistrement des bagages est très rapide ainsi que les contrôles. Tout va bien puis c’est l’éternelle attente avant l’embarquement. Pour patienter, je fais un peu de change pour écouler ma monnaie thaïlandaise puis on passe tous un bon moment dans un café.
On embarque à 9 h 20 puis envol pour Paris à 10 h 20.
Comme à l’aller, le trajet va être interminable mais avec la série de films à disposition, j’ai de quoi m’occuper.
Entre deux films, je regarde le plan de vol et on survole successivement l’Inde, Bombay puis la mer.
Plus tard, en allant me dégourdir les pattes, je jette un œil par le hublot arrière et je vois un paysage magnifique composé d’une étendue désertique jaune foncé à perte de vue avec quelques hautes montagnes également visibles de l’autre côté de l’appareil.
En rejoignant ma place, je regarde l’écran télé et la carte. Nous venons d’atteindre le sud de l’Iran et sommes un peu au nord de la ville de Bendar Abbas.
Après une petite série télé, je regarde à nouveau la carte. Nous sommes toujours au dessus de l’Iran, cette fois-ci au nord du pays et à la frontière avec l’Arménie. Depuis le hublot, la vue est toujours aussi impressionnante avec ce relief de montagnes enneigées.
Nous survolons ensuite simultanément l’Est de la Turquie, la mer Noire, Bucarest, l’Europe de l’Est, l’Autriche et arrivons à l’aéroport de Roissy comme prévu à 17 h.
Une fois débarqués, ce sont les contrôles habituels, la douane, l’immigration puis la très longue attente avec les Marseillais jusqu’à 20 h 30. J’essaie de dormir un peu sur les sièges inconfortables mais ce n’est vraiment pas possible.
Nous sommes tous dans la même salle d’embarquement et un peu avant l’heure, nous quittons les Marseillais avec de grands "Au revoir" et prenons place dans l’Airbus pour Barcelone.
Envol à 21 h et arrivée sans problème à l’aéroport d’El Prat à 22 h 35.
La récupération des bagages est très longue, plus d’une demi-heure, puis il nous reste encore un dernier effort avant d’arriver à destination.
Comme prévu, on récupère les deux voitures situées dans le parking principal et on quitte l’aéroport à minuit pile.
|
| |
Jeudi 24 décembre 2015.
Aéroport (BCN) Barcelone - El Prat (Espagne) - Perpignan (66) - Millas - Cassagnes.
Vu l’heure, la traversée de Barcelone se fait sans problème et l’autoroute jusqu’à la frontière est quasiment vide. Au Perthus, comme à l’aller, des contrôles ont lieu systématiquement pour toutes les voitures mais aucun souci pour passer.
Nous arrivons à 2 h 30 du matin à Cassagnes, fatigués bien sûr mais beaucoup moins que je ne le craignais.
Après ce Bangkok-Cassagnes, une bonne nuit de sommeil et une longue sieste dans l’après-midi vont être nécessaires avant d’attaquer le Réveillon ce soir !
A la prochaine !
|
Voici donc un nouveau voyage à l’autre bout du monde qui se termine.
Encore un immense merci à Pascaline et Brahim pour m’avoir emmené avec eux dans leurs bagages ainsi qu’aux Marseillais pour leur éternelle bonne humeur …
Brahim et Pascaline se sont chargés de la totalité des réservations et ils ont très bien assuré !
Pour moi, ce séjour aura été complètement différent des autres, très calme et reposant.
Notre plage à Koh Phangan était un peu trop isolée et cela n’a pas été facile de trouver des occupations et des activités mais le dépaysement et les bons moments ont été bien présents. C’est ce qui compte !
Pour l’avenir, autant l’année 2015 s’est achevée avec un bilan de nombre de voyages assez exceptionnel, autant 2016 sera très certainement une année de très grand repos.
Affaire à suivre ...
L'ensemble des photos ont été prises par et Brahim, Bernard et Philippe.