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Jeudi 14 mars 2019.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac – Aéroport (LPL) Liverpool-John Lennon (Grande-Bretagne, Angleterre) – Liverpool.
Après une journée tranquille au boulot, je rentre vers 17 h à la maison et termine de préparer mon sac. Il n’y a pas grand-chose à faire et en à peine une demi-heure, tout est prêt.
Je pars des Amidonniers à 18 h et il me faut à peine ¼ heure pour arriver au parc N°5. La navette arrive aussitôt et je suis dans l’aérogare à 18 h 25.
Il y a un monde fou pour les contrôles et c’est bien la première fois que je fais la queue pour les passer.
En revanche, personne pour le contrôle des passeports bien que nous ne soyons pas dans l’espace Schengen.
Arrivé dans la salle d’embarquement à 19 h 05, je me prends un sandwich mais je n’ai pas le temps de le finir car on nous appelle déjà pour embarquer si bien que je suis à 19 h 20 dans l’airbus d’Easyjet.
L’avion n’est pas plein et il y a, bien entendu, essentiellement des Anglais.
On décolle à 19 h 55 et on arrive deux heures plus tard à l’aéroport de Liverpool rebaptisé John Lennon. Cela me met tout de suite dans l’ambiance !
Pour la petite histoire, l’aéroport a été inauguré dans sa nouvelle version en 2002. Il est orné d'une statue en bronze de John Lennon dans le hall. Au plafond, est peinte la devise de l'aéroport : Above us only sky («Au-dessus de nous, rien que le ciel») tirée des paroles de sa chanson «Imagine». Sur l'allée centrale située en face du terminal, trône également un sous-marin jaune géant en référence à la chanson «Yellow Submarine».
C’est nul doute un concept d’aéroport très différent par rapport à ce que j’ai pu voir lors de mes nombreuses escales tout au long de mes voyages. Il a la particularité d’avoir un thème spécifique sur ce groupe musical légendaire des années 60 et qui a fait, sans le vouloir, la renommée de la ville.
Il est 21 h 05 heure locale et une fois passé le contrôle aux frontières, je file directement à la sortie pour prendre un taxi.
Côté hébergement et depuis mon séjour à Cardiff, j’ai pris l’habitude maintenant d’aller dans la chaîne d’hôtel «Travelodge» lors de mes balades au Royaume-Uni. C’est sympa, correct et pas de surprise.
Après une petite demi-heure de route, le taxi me dépose devant l’hôtel situé à l’angle de Exchange Street East et de Chapel Street.
A l'accueil et au moment où je cherche ma sacoche noire contenant tous les documents, stupeur … elle a disparu et je me rends compte aussitôt que je l’ai laissé dans le taxi !!! Mais quel abruti !
J’énumère un par un les papiers et blêmi au fur et à mesure : Carte bleue, permis de conduire, carte grise, carte vitale, etc …
La jeune réceptionniste a compris mon problème et ne sait pas trop quoi faire pour m’aider. Elle appelle un de ses collègues et ce dernier tente de trouver une solution.
Il a l’air plutôt pessimiste car retrouver un taxi venant de l’aéroport et sans le nom de la compagnie … c’est peine perdue.
On cherche ensemble sur le web les différents types de taxi, les couleurs et les tailles.
Néanmoins, il va tenter d’appeler toutes les compagnies locales et lancer un appel à l’aéroport.
En attendant, il me propose une bière, au frais de l’hôtel et m’incite à me calmer … pas facile lui dis-je !
De plus, il faut qu’il demande également à son manager s’il veut bien m’attribuer une piaule car pas de moyen de paiement, pas de liquide pour payer l’hôtel et pas de papiers. Tout va bien !
En sirotant nerveusement ma bière, j'imagine les emmerdes pour appeler la banque et celles en perspective à mon retour pour les papiers.
Une demi-heure plus tard, le réceptionniste m’annonce que c’est bon pour la piaule. Au moins, je peux passer la nuit.
Je m’installe et j’attends, 1 heure, 2 heures. Je fais des allers-retours à la réception et toujours rien.
A ma 3ème visite, le jeune me fait comprendre qu’ils ont trouvé le taxi mais qu’il ne pourra venir que lorsqu’il aura fini son service …
Nouvelle attente interminable.
A 0 h 30, n’en pouvant plus, je retourne une ultime fois à la réception. Dans le couloir, je croise le réceptionniste et il m’annonce fièrement que le taxi est devant l’entrée de l’hôtel !
En bas, je retrouve en effet le chauffeur qui me raconte qu’après moi, une dame s’est assise sur mon sac et lui a remis.
Je lui règle la course avec mes quelques Pounds que j’avais heureusement sur moi et le remercie chaleureusement ainsi bien entendu que le jeune réceptionniste.
Dire que tous les échanges se sont faits exclusivement en Anglais avec en prime, tenter de comprendre mes interlocuteurs avec leur très fort accent local …
De retour dans ma chambre à 1 h du matin, je peux enfin respirer mais impossible de m’endormir tout de suite.
Demain … il fera jour ! |
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Vendredi 15 mars 2019.
Liverpool.
J’ai mis la sonnerie de mon téléphone à 7 h mais je suis réveillé beaucoup plus tôt, toujours un peu secoué par ma mésaventure d’hier soir.
Tout est bien qui finit bien mais le séjour aurait vraiment pu tourner au vinaigre !
En regardant par la fenêtre, le ciel est gris noir, c’était prévu et j’entends les mouettes me rappelant que nous sommes près de la mer.
A 7 h 30, je descends dans la salle de resto pour un breakfast typiquement britannique.
Comme la dernière fois à Londres, je me gave de saucisses, œufs, beans (haricots) et bacon afin de profiter un maximum de la journée et éviter de m’attarder ce midi pour le déjeuner.
Pour la balade d’aujourd’hui, j’ai déjà prévu un petit itinéraire, les choses à faire et à voir avec en fin de soirée, un petit concert au mythique «Cavern Club».
Je commence mon parcours à 8 h 35 et file directement vers le front de mer par Chapel Street. Ce n’est vraiment pas loin et j’y suis en à peine 10 mn.
Me voici donc au bord de la Mersey, un fleuve long d’à peine 110 km et qui se jette, ici, à Liverpool dans la mer d’Irlande. Le fleuve a donné son nom au «Merseybeat», un courant musical des années 60, très marqué par l'identité de Liverpool. Plus généralement, le terme «beat», accolé au nom du fleuve, est employé pour désigner une nouvelle façon de jouer le rock'n’roll au Royaume-Uni, largement inspiré des artistes américains de l'époque. Ce fut d’ailleurs le cas d’un jeune groupe local qui utilisera ce terme de «beat» pour créer son propre nom de scène à Liverpool : «Beatles», un jeu de mot formé à partir de «beat» et de «beetle», signifiant scarabée en anglais.
Le décor étant planté, le but de ma visite à Liverpool est donc de suivre les traces de ce groupe légendaire à travers les rues, bars et les lieux de la ville. Cela ne devrait pas manquer !
Mais mis à part la partie musicale, les autres attraits de Liverpool sont plutôt nombreux notamment sur l’industrie, l’architecture et surtout l’histoire maritime de la ville.
Avant de partir, j’ai noté quelques points intéressants à visiter tels que d’aller flâner du côté des anciens docks et, pour commencer, déambuler sur les vieux quais de la Mersey.
Je ne vais pas bien loin pour trouver mon premier témoignage du passé et je tombe de suite devant un mémorial, celui dédié «Aux héros de la salle des machines de la marine».
Il se présente sous la forme d’un grand obélisque et rend hommage aux hommes qui ont travaillé dans les salles des machines d’innombrables navires tout au long de l’histoire. A l’origine, il avait été érigé en l’honneur des marins du «Titanic».
Juste à côté, il y a le terminal moderne pour les croisières ainsi que pour les ferrys vers l’île de Man mais ce n’est rien à comparer à ce qu’il y avait, ici jadis.
En effet, je me trouve à l’entrée du Port marchand de Liverpool, qui joua un rôle important dans l’essor de l’Empire britannique. Il devint le principal point de passage des mouvements migratoires, notamment des esclaves et des émigrants d’Europe du Nord vers l’Amérique. La ville fut également la pionnière du développement de la technologie portuaire moderne, des systèmes de transport et de la construction de bâtiments.
Le centre historique et les bassins du port marchand témoignent du développement de l’un des grands centres du commerce mondial aux 18ème et 19ème siècle, ainsi qu’au début du 20ème siècle.
Il y a plusieurs zones à commencer par le quartier appelé Pier Head et durant des siècles, le long des quais qui s’étirent devant moi, les navires chargés de marchandises, de matières premières et de passagers partaient d’ici, reliant Liverpool aux Amériques, à l'Afrique et au-delà.
Plus tard, des paquebots somptueux des lignes transatlantiques étaient amarrés le long de ces long quais avec ses immenses infrastructures d’embarquement pour les voyageurs. Aujourd’hui, tout a disparu laissant place à une large esplanade.
Le Pier Head englobe également un joyau historique du front de mer de Liverpool qui incarne l'héritage maritime de la ville. C’est un ensemble de trois bâtiments distincts, appelés Three Grâces, classés au patrimoine mondial de l’Unesco. On ne peut pas les louper car ils dominent l’ensemble de l’esplanade.
Il y a tout d’abord le Royal Liver Building, le plus emblématique des trois bâtiments, qui abrite le siège de la Royal Liver Friendly Society, une importante société d’assurances maritime.
Le 2ème est le Port of Liverpool Building, qui abritait la direction des Mersey Docks.
Enfin, le Cunard Building, l'ancien siège de la Cunard Line et l’une des plus célèbres compagnies maritimes de l'Histoire avec dans sa flotte de prestigieux navires tels que le «Lusitania» et le «Queen Mary». D’ailleurs, pas très loin, se trouve également un ancien bâtiment abritant le siège social de la White Star Line, l’autre célèbre compagnie maritime qui comprenait notamment dans sa flotte le malheureux … «Titanic».
En plein milieu du Pier Head trône une statue d'Édouard VII datant de 1921 et un peu plus loin … tiens ! quatre autres statues en bronze inaugurées en 2015 représentants les fameux Beatles grandeur nature avec au pied, une plaque commémorative. C’est clair, ces quatre gaillards vont être omniprésents un peu partout dans la ville !
A 8 h 55, je continue à longer les bords de la Mersey et je passe devant un grand bâtiment moderne abritant le musée de Liverpool. Il est d’ailleurs prévu que j’aille y faire un tour avant la fin de mon séjour.
D’autres mémoriaux et stèles bordent le long du front de mer principalement pour honorer les marins qui ont perdu la vie pendant la seconde guerre mondiale et ils sont nombreux …
Le plus important est le Mémorial naval de Liverpool, qui commémore près de 1400 hommes de la marine marchande britannique morts en service actif au sein de la Royal Navy pendant la guerre et dont la sépulture est inconnue.
Les noms des victimes sont inscrits sur 25 plaques de bronze disposées autour du mémorial.
Parmi les nombreuses autres plaques commémoratives de Pier Head, on trouve celles en hommage aux marins norvégiens, polonais, chinois, néerlandais et belges ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’une autre sur le paquebot «Lancastria», coulé en juin 1940 devant les côtes françaises faisant plus de 4000 victimes.
Je poursuis mon chemin jusqu’à l’extrémité de la promenade du front de mer et ce ne sont pas les vestiges historiques qui manquent à partir de cet endroit !
Parmi eux, il y a le bâtiment du pilotage construit en 1883 et qui servait à diriger les navires entrants et sortants de la baie. Il fut en service jusqu’en 1978 !
Juste à côté, un autre témoignage de la guerre, la 1ère, celui de l’une des hélices du paquebot «Lusitania», torpillé par un sous-marin allemand.
A 9 h 05, je suis à l’entrée du Royal Albert Dock, constitué d’un immense bassin entouré de bâtiments les plus anciens du Port marchand.
Ici se trouvaient donc les docks, c'est-à-dire les grands entrepôts de marchandises du port.
Les bâtiments actuels ont été construits en 1846 mais les anciens docks constituaient déjà au 18ème siècle un important centre d’échanges avec les Amériques notamment avec des produits coloniaux variés (sucre, tabac, café...) mais aussi d’Esclaves.
A partir du milieu du 19ème siècle, le port devint l’un des plus moderne au monde avec des avancées technologiques majeures voire révolutionnaires pour l’époque.
Le Royal Albert dock est aujourd’hui l'une des plus importantes attractions touristiques de Liverpool. L'Unesco l'a même inscrit sur sa liste du patrimoine mondial en 2004.
Plusieurs musées y sont installés, comme le Merseyside Maritime Museum et The Beatles Story, (Etonnant !). On y trouve également de nombreuses galeries, des restaurants, des hôtels et la grande salle de spectacle M&S Bank Arena.
Il est un peu tôt car tout est fermé à cette heure alors j’en profite pour repérer les lieux pour la visite des deux musées que j’ai prévu de faire demain.
Je fais le tour du bassin et j’en sors à 9 h 20. J’y reviendrai probablement un peu plus tard dans la journée.
En attendant, dans mon itinéraire de la journée, j’ai prévu d’aller maintenant vers Penny Lane une rue immortalisée dans l’une des chansons des Beatles.
Elle est située à environ 6 km et plutôt que de chercher à prendre un bus, je décide d’y aller malgré une météo incertaine.
Je lance l’application de navigation sur mon téléphone et à 9 h 40, c’est parti …
Tout d’abord, je longe la grande avenue du front de mer puis je remonte Upper Parliament Street.
A 10 h, j’emprunte Smithdown Road pendant un bon moment, un quartier à la fois populaire et proche de la grande université de Liverpool.
Après avoir quitté la rue principale et malgré le plan sur mon téléphone, je me plante dans les rues adjacentes. Au lieu de Greenbank Road, je prends la Greenbank Drive et je me retrouve ensuite dans Greenbank Lane !
Au total, trois rues portant le même nom mais avec des suffixes différents. Ce n’est pas bien méchant et à 10 h 40, j’arrive enfin dans Penny Lane.
Comme il fallait s’y attendre, c’est une rue tout à fait banale au milieu de tant d’autres qui se ressemblent à la seule différence qu’elle a été rendue célèbre dans le monde entier grâce à une simple chanson sortie en février 1967.
Penny Lane est ainsi devenu un lieu de visite incontournable pour les fans du groupe. Les plaques de la rue ont été régulièrement volées et il a donc fallu les placer de plus en plus haut, les fixer plus solidement ou protéger les plus anciennes.
Je remonte la rue et j’arrive à 11 h 05 à Smithdown place.
Déjà, les paroles de la chanson sont inscrites sur la façade du Penny Lane Wine Bar, un pub situé dans Penny Lane, juste avant d’arriver sur la place.
Pour parler de la fameuse chanson, elle a été construite comme une visite guidée autour de la rue, mettant en scène plusieurs personnages ou lieux ayant existé ou non.
Paul McCartney raconte dans l’un de ses interviews : «On avait passé nombre de nos années à arpenter cet endroit. Penny Lane, c'était le dépôt où je devais changer de bus pour aller depuis chez moi jusqu'à chez John et chez beaucoup de mes amis. C'était un grand terminal d'autobus qu'on connaissait tous très bien. J'ai chanté dans le chœur de l'église St Barnabas, juste en face ».
Je ne reste pas très longtemps et j’en profite pour retirer quelques billets au distributeur puis de regarder ma carte.
Je pourrais ensuite poursuivre mon chemin jusqu’à Strawberry Field, un autre lieu rendu célèbre dans une chanson du groupe, mais c’est un peu trop loin pour s’y rendre à pied.
Du coup, à 11 h 20, je reprends ma route et le but est à présent de rejoindre tranquillement le centre-ville.
J’emprunte de nouveau Smithdown Road sur toute sa longueur et arrivé dans Upper Parliament Street, j’aperçois une petite sculpture représentant un chariot à bagages avec l’inscription «Edge Hill».
Mais oui ! avant de partir j’avais lu quelque part que Edge Hill était un site historique très célèbre. En effet à 300 mètres à peine d’ici, se trouvait l’ancienne gare de Edge Hill où s’était déroulé le 15 septembre 1830 le voyage inaugural de la première ligne commerciale de chemin de fer au monde entre Manchester et Liverpool.
Le site originel a aujourd’hui disparu mais il reste quelques rares vestiges d’époque néanmoins interdits au public.
Je continue dans Upper Parliament Street et à 12 h, je bifurque dans Catharine Street puis dans Canning Street pour arriver à 12 h 10 devant la cathédrale anglicane de Liverpool.
L’édifice a l’air plutôt imposant et une petite visite s’impose.
A l’entrée, je lis dans les dépliants en français que l’édifice a été construit principalement au 20ème siècle, entre 1904 et 1978. La cathédrale est donc plutôt … récente.
En revanche, c'est la sixième plus grande église au monde et la plus grande église anglicane de Grande-Bretagne. Rien que ça !
A l’intérieur, tout est très grand, très beau mais comme tout édifice récent, elle n’a pas la richesse et la splendeur des cathédrales gothiques du Moyen Age d’autant plus que les églises anglicanes sont plutôt très austères. Cela reste une belle construction et, bien entendu, elle méritait bien un détour.
A 12 h 25, je quitte la cathédrale et reprend mon chemin vers le centre-ville.
Je reviens dans Canning Street, remonte dans Hope Street jusqu’à une autre Cathédrale, cette fois-ci catholique. C’est la Métropolitaine du Christ-Roi de Liverpool et une petite visite s’impose également.
Déjà, de l’extérieur, c’est plutôt surprenant mais à la fois impressionnant au niveau architectural. En effet, le dôme a la forme d’un grand chapiteau dont la structure en béton évoque un «tipi» indien.
Comme elle a été construite entre 1962 et 1967, on peut aisément constater qu’elle ne ressemble en rien aux cathédrales traditionnelles.
On y entre par un grand escalier et l’intérieur est tout aussi impressionnant.
Il y a une grande nef circulaire, entourée de neuf chapelles. L'aspect le plus saisissant est peut-être l'utilisation des vitraux, qui partent du sol et reflètent des nuances bleues et violettes.
Dans la tour centrale en forme d'entonnoir et composée elle aussi d'une multitude de vitraux, les fenêtres diffusent un kaléidoscope de couleurs dans tout l'intérieur. Très surprenant !
Il y a également des œuvres d'art religieux sur les murs avec un autel en marbre blanc situé au centre de la cathédrale. Visite très courte mais intéressante !
Je reprends mon chemin à 12 h 45 et descend directement vers le centre-ville par la Mount Pleasant puis Ranelagh street.
A 13 h 05, je suis dans Church Street, une longue rue piétonne et commerçante puis je cherche la direction de Mathew Street, rebaptisée pour pas mal de monde «Beatles Street». C’est dans le «Cavern Quarter» et je n’ai pas beaucoup de difficulté pour m’orienter car tout est très bien indiqué sur les panneaux touristiques, à croire que ce lieu est très connu … Ah bon, c’est étonnant !
A peine 5 mn plus tard, j’arrive dans Mathew Street, la célèbre rue devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de musique pop/rock en général et … des «Beatles» en particulier.
Finalement, c’est une toute petite rue étroite bordée de bâtiments de briques, qui passerait totalement inaperçue au milieu de ses voisines si elle n’était pas dédiée au groupe.
Certes, il n’y a pas grand monde à cette heure de la journée et j’en profite, pour m’imprégner du lieu, pour faire un petit tour dans le quartier pendant une petite heure.
Les bars, pubs et restaurants sont bien entendu très nombreux et ils portent, pour la plupart, des noms évocateurs en référence à leurs succès tels que «St Peppers» ou «Rubber Soul».
A 13 h 30, je fais une pause au «Cavern Pub» situé juste en face du «Cavern Club», un autre lieu emblématique du quartier puis après une binouze locale bien fraiche, je continue ma balade.
Pendant ce petit tour dans le quartier, je m’aperçois que la batterie de mon téléphone est à plat.
Le GPS m’a été bien utile pour me guider dans les rues ce matin mais fatalement, cela m’a bouffé la batterie. Du coup, à 14 h, je retourne tranquillement dans ma chambre d’hôtel afin de recharger l’appareil.
Je reste environ 30 mn dans la piaule puis je reprends le même chemin que ce matin le long de Pier Head sous un beau soleil.
Je suis à l’entrée des docks à 15 h 20 et il y a beaucoup plus de monde que ce matin !
Je pensais zapper le déjeuner vu le copieux breakfast de ce matin mais une petite faim me gagne, probablement du fait de mes quelques kilomètres de marche ce matin.
Il est trop tard pour déjeuner et trop tôt pour le dîner mais j’oublie que nous ne sommes pas en France et les restos, ici, servent à toute heure de la journée.
Du coup, je m’accorde une petite pause, ce qui reposera également mon genou qui commence à me faire des misères et, de plus, cela remplacera mon dîner de ce soir …
Je m’installe au «Revolution Albert dock» et je me prends un «Fish and chips» avec une binouze bien fraîche. Ce n’est pas très original mais ce sera très bien !
La météo est toujours aussi capricieuse car après une petite accalmie vers 15 h, ce sont à nouveau les nuages noirs et la pluie à l’extérieur.
J’ai donc le temps de finir mon copieux déjeuner puis à 16 h 10, je sors du resto et retourne à l’hôtel pour une pause après ma balade de la journée.
De retour dans ma piaule, je m’allonge un petit moment pour me reposer mais attention … il ne faut surtout pas que je m’endorme car la journée n’est pas finie !
En effet, ce soir, je retourne dans Mathew Street car j’ai réservé ma place pour assister à un concert au «Cavern Club».
A 18 h, je pars de l’hôtel et je file directement dans Mathew Street. Ce n’est pas bien loin via les rues transversales et là, l’ambiance est bien différente de ce matin ! Les bars sont cette fois-ci tous ouverts et la musique commence à sortir de la plupart des pubs.
A 18 h 30 j’entre, ou plutôt descend, dans le «Cavern Club», situé dans les caves du bâtiment.
L’endroit est pittoresque mais ce n’est pas le lieu exact de la mythique salle de spectacle où se produisaient les «Beatles» à leur début car l’établissement original a été démoli au début des années 70 et n’existe plus aujourd’hui. Peu après, sous la pression des fans et des associations, la salle a été reconstruite juste en face avec, en partie, les mêmes pierres que le site original.
Aujourd’hui, le «Cavern Club» est scindé en deux salles distinctes :
La salle «voûtée», qui est une reconstitution de la salle historique et qui accueille en priorité les groupes reprenant la musique des Beatles.
La salle «moderne», appelée Cavern Lounge, avec une scène plus grande et une sonorisation récente. Elle accueille des groupes de tous styles et c’est d’ailleurs dans cette salle où aura lieu le concert de ce soir.
Avant que les portes de la salle de concert ne s’ouvrent, j’ai le temps de descendre deux ou trois bières et d’assister à des petits concerts de groupes dans la salle «voutée». Sympa !
A 20 h tapante, les portes de la salle de concert s’ouvrent et au programme pour ce soir, un concert du groupe «The Cavern Club Beatles», quatre types de Liverpool qui reproduisent à la perfection à la fois le «look» et le son des Beatles.
La petite salle est comble, le spectacle est vraiment super et la ressemblance avec les «Beatles» est impressionnante, jusqu’à même avoir les mêmes voix !
A 23 h 30, je sors du «Cavern club» et avant de regagner l’hôtel, je ne résiste pas à l’idée d’aller m’imprégner de l’ambiance qui règne dans les pubs environnants.
Je n’ai que l’embarras du choix car de toute part, la musique se diffuse dans la rue mais pour ce soir, je vais être raisonnable et me contenter seulement de l’un d’eux.
Il est minuit tapante et je choisis le «Wall of Fame» pour une dernière binouze avant de repartir.
Wouah, le lieu est bondé, il y a un groupe qui joue et je renonce à me frayer un chemin jusqu’au bar. Ce n’est pas bien grave, la journée a été très bien remplie et il est temps d’aller se reposer.
Je suis de retour dans ma chambre à 0 h 30 et demain, une autre journée de découvertes musicales ou culturelles m’attend ! |
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Samedi 16 mars 2019.
Liverpool.
Ce matin, je fais une petite grasse matinée jusqu’à 8 h. En effet, vue la météo pourrie annoncée, la journée sera consacrée à la visite des principaux musées. Ils ouvrent tous à 10 h ce qui me laisse un peu de temps !
Je descends pour le Breakfast à 8 h 55 et comme hier, je me goinfre d’œufs et bacon accompagnés de saucisses et haricots. Cela devrait me caler pour la journée afin d’éviter de faire une pause déjeuner ce midi.
Dehors, il tombe des hallebardes avec du vent par rafale. Ça promet !
Mais … miracle, la pluie s’arrête au moment où je mets le nez dehors avec toutefois toujours le vent frais soufflant par bourrasque.
Ce n’est pas bien méchant car, à priori, je n’aurai pas de grands trajets à faire à pied aujourd’hui. En effet, tous les musées sont situés autour des docks et à 10 h tapante, je file directement au Beatles Story, l’un des deux musées à Liverpool dédié … au Beatles !
A peine 20 mn plus tard, je suis dans l’Albert Dock et plus précisément devant le pavillon Britannia, là où se trouve le musée.
Je ne sais pas trop à quoi m’attendre mais très vite, je découvre que le musée est composé de différentes pièces, que l’on emprunte de façon chronologique depuis les débuts du groupe, leur histoire et leurs chansons.
Les salles sont très belles, avec de beaux décors et des centaines d’objets et de souvenirs mais les premières salles sont plutôt «muettes», sans musique de fond qui pourrait nous mettre encore plus dans l’ambiance.
Le musée est néanmoins très sympa avec des reproductions d’anciens lieux tels que le studio d’Abbey Road et surtout le fameux «Cavern Club», reproduit à l’identique comme dans les années 60.
Il y a également des salles dédiées aux tournées mondiales ainsi qu’à leurs principaux albums, des photographies inédites et des paroles originales écrites à la main … Là en revanche, il y a de la musique de fond !
La dernière partie du parcours nous entraine dans un espace consacré à John Lennon et son fameux piano blanc sur lequel il a composé sa chanson «Imagine».
Tout a été très bien puis à 12 h 40, je quitte le musée et, comme prévu, je zappe le déjeuner pour profiter de mon temps mais m’accorde néanmoins une pause bière au «Lunyalita», toujours dans les docks.
Je ne reste que 10 mn et à 12 h 50, je file directement au musée maritime sous une pluie battante.
Heureusement que le site n’est pas bien loin, juste de l’autre côté de l’Albert Dock et surtout … principalement sous abri !
A 13 h 15, je suis à l’entrée du musée maritime et, déjà, je m’aperçois que la visite va s’avérer instructive !
En effet, un plan m’indique que le musée s’étend sur quatre étages avec des thèmes aussi variés les uns que les autres sur l’histoire maritime de Liverpool.
Je monte directement au 1er étage et commence ma visite à 13 h 25 par une galerie majeure constituée d’images d’archives et d’objets divers sur l’histoire tragique du paquebot «Lusitania», torpillé par un sous-marin allemand au large de l’Irlande le 7 mai 1915, causant la mort de près de 1200 personnes.
Puis je continue au même étage par une galerie consacrée à la Bataille de l’Atlantique et le rôle crucial de Liverpool pendant la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, je termine par une exposition sur les navires marchands et des marins, véritables piliers de l’économie britannique, qui ont transporté marchandises et passagers en temps de paix comme en temps de guerre au cours des trois derniers siècles.
Je m’aperçois que je suis resté une heure à cet étage et à 14 h 25, je continue vers le second étage consacré en sa totalité au célèbre mais malheureux «Titanic». La galerie retrace l’histoire inédite du paquebot ainsi que celle de la compagnie White Star Line avec des gravures en couleur d’époque et des objets de la compagnie. On y explique la vie à bord des trois navires de la White Star Line et une immense maquette du «Titanic» trône au milieu de la salle.
Bien entendu, une partie de la galerie est consacrée au naufrage avec les listes entières des passagers, officiers et membres d’équipages avec, pour certains, quelques photos.
A 15 h 30, je continue ma visite et atteint le 3ème étage consacré exclusivement au Musée international de l’esclavage.
J’apprends qu’en effet Liverpool avait été jadis la plaque tournante de la traite des esclaves vers les Amériques et la collection des objets du Musée sont directement liés à l'histoire de l'esclavage transatlantique. Ils témoignent du rôle de Liverpool dans ce commerce, de la vie dans les plantations et des instruments d'asservissement et de châtiment.
Avant de partir, je reviens au rez-de-chaussée et termine cette magnifique visite par une exposition consacrée au front de mer de Liverpool qui retrace toute son histoire, des anciens docks à la revitalisation actuelle, et présente notamment des photos historiques de l’ensemble du port.
A 16 h 15, je sors du musée et je constate que j’y suis resté presque trois heures, un record !
J’ai été incroyablement surpris par la richesse de son contenu avec ses milliers d'objets et d'expositions associés à l'histoire sociale et commerciale du port de Liverpool.
Je continue ensuite vers le Liverpool museum, situé à proximité.
A 16 h 20, j’arrive devant ce nouveau musée mais on me signale à l’entrée que celui-ci ferme à
17 h. Mince ! et c’est plutôt dommage car j’ai lu que le site était plutôt, lui aussi, exceptionnel …
En effet, inauguré seulement en 2011, le musée est consacré en sa totalité sur l’histoire de Liverpool en proposant différents sujets allant de l’architecture locale à l’histoire maritime en passant par les transports et l’évolution de Liverpool à travers les siècles.
Je n’ai donc qu’une demi-heure avant la fermeture alors je me réserve pour l’exposition temporaire consacrée à John Lennon et sa femme Yoko Ono, normal !
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le thème de l’exposition n’est pas dédié au musicien mais plutôt à l’artiste qui, après sa séparation avec les Beatles en 1970, a participé avec sa femme au mouvement avant-gardiste du début des années 70.
Ainsi, la galerie propose aux visiteurs des objets personnels, des œuvres d'art et l’exposition met surtout en valeur leur notoriété et leur influence au service pour la paix et des droits humains dans le monde entier. Intéressant …
A 16 h 45, il me reste à peine un quart d’heure pour visiter le reste du musée et je n’aurai bien entendu pas le temps de tout voir vu le nombre impressionnant de salles.
Alors, je vais au plus vite et me dirige vers la galerie des transports où trône la magnifique locomotive «Lion» datant de 1839. Elle a été sauvée du ferraillage et constitue l’une des pièces maîtresses de la collection du Musée.
Après quelques minutes avant la fermeture, je passe rapidement devant les dernières expositions et sors du musée un peu frustré de ne pas en avoir visité la totalité. Ce sera pour une prochaine fois !
A 17 h et pour continuer mon après-midi, je file directement dans le quartier de la «Cavern» afin de tester l’ambiance des pubs en cette fin de samedi après-midi. Et je suis loin d’être déçu !
J’entre tout d’abord au «Eric’s bar» à 17 h 25 tandis qu’un groupe joue sur scène. Il y a un monde fou et je peine à arriver près du bar situé de l’autre côté du pub.
Après une petite binouze, je continue un peu plus loin vers le «Rubber Soul» à 17 h 45. Impressionnant !
De la musique partout, des espaces, des bars à tous les étages et une ambiance incroyable.
Là aussi, je me prends une chope et à 18 h, je prends la direction de l’hôtel tout proche.
En chemin je m’arrête une dernière fois au «Harrison’s bar» sur John’s Street, attiré par un autre groupe qui joue également dans un coin du pub. Ça n’arrête pas !
Une ultime petite bière puis je rentre à l’hôtel avec toujours de la musique plein la tête.
Le temps de me rafraichir dans ma piaule et je descends pour le dîner sur place à 19 h 30.
Enfin un peu de repos après cette belle journée de découvertes sur l’histoire de la ville !
Avant de retourner dans ma chambre à 21 h, je réserve le taxi pour demain matin et la fin de la soirée est très tranquille devant la télé.
Demain, c’est le retour vers la France. |