|
|
Mercredi 6 septembre 2023.
Cassagnes (66) – Perpignan - Aéroport (PGF) Perpignan Rivesaltes Méditerranée – Aéroport (DUB) Dublin (Irlande) – Dublin.
Me voici donc prêt pour ma première balade depuis 4 ans mais l’actualité familiale de ces dernières semaines ne m’a pas vraiment aidé pour organiser ce voyage convenablement.
J’ai tout de même récupéré pas mal d'infos sur le web et trouvé un logement facilement au centre de Dublin. Je vais tenter d'optimiser mes sorties sur place et faire en sorte de profiter pleinement de ces quelques jours.
A midi, je vais déjeuner avec papa et, comme tous les après-midi depuis presque un mois, on part à l’hôpital de Perpignan voir maman à 13 h.
D’habitude nous y allons vers 15 h mais mon avion étant à 17 h, il nous fallait partir un peu plus tôt.
Nous sommes à l’hôpital à 13 h 50 et ne restons que jusqu’à 14 h 35, heure à laquelle papa m’accompagne à la «Llabanère» avant de rentrer sur Cassagnes.
En à peine 15 mn, je suis dans l’aérogare et déjà le panneau d'affichage annonce 45 minutes de retard pour mon vol. Ça commence bien mais ce n’est pas bien méchant.
15 mn me suffisent pour passer les contrôles, la police des frontières et me retrouver dans la salle d’embarquement.
Il me reste ensuite un bon moment avant l’embarquement alors j'en profite pour étudier un plan très succinct dégoté sur le web et relire la liste des choses à faire ou à voir.
A 17 h, c’est l’embarquement et je constate très vite que l’Airbus d'Aer Lingus est plein, presque exclusivement de familles irlandaises rentrant de vacances.
On décolle à 17 h 45 et je discute en vol avec mon voisin et il me raconte un peu ses vacances sur la côte avec sa petite famille. Cela a passé le temps mais force est de constater que mon Anglais laisse vraiment à désirer. Il va falloir que j’y travaille !
Le pilote a rattrapé un peu son retard et on arrive à l’approche de l’aéroport de Dublin avec seulement 20 mn par rapport à l’horaire prévue.
Dans l’aérogare, il n’y a pas grand monde, le contrôle des passeports est très rapide et n'ayant pas de bagages, je file directement vers la station de taxis. Tout est très bien indiqué et mes premières observations depuis mon arrivée sont de voir que tous les panneaux officiels sont bilingues. Ils sont bien entendu en Anglais mais également en Gaélique, la langue officielle de la République d'Irlande et ce, devant l'Anglais.
Un taxi arrive au bout de 10 mn et direction maintenant le centre-ville de Dublin.
Du côté logement, j'ai trouvé un hôtel sur «booking.com» et cela devrait faire l’affaire car bien situé et pas hors de prix.
En route, je discute avec le chauffeur afin de m’accoutumer un peu plus à la langue. Ca va, j’arrive à comprendre presque tout mais c’est surtout mon vocabulaire et la grammaire qui me font vraiment défaut.
Nous ne mettons finalement pas longtemps, à peine 20 mn, pour arriver à destination et le taxi me dépose devant le «Castle Hotel» à 19 h 40.
Tout va bien. La réservation est ok et en regagnant ma piaule, je fais mes premières observations.
Au premier abord, l’intérieur de l’hôtel semble un peu vieillot, le parquet craque sous mes pieds mais après renseignements sur l’histoire de l’hôtel, il s’avère que c’est un bâtiment de style géorgien, c'est-à-dire d’une architecture en vogue dans les pays anglo-saxons entre 1714 et 1830 et à Dublin, beaucoup d’immeubles et de monuments sont de cette époque. L’hôtel a conservé cette architecture ancienne avec de nombreuses décorations intérieures.
Les couloirs et les escaliers sont très beaux ainsi que les pièces au rez-de-chaussée pour se détendre. Sympa.
Je m’installe rapidement et avant d’aller dîner, je vais faire un tour dans la rue principale et jusqu’à
O'Connell Street. Je ne vais pas plus loin et de retour à l’hôtel à 20 h, je file directement au sous-sol où se trouve le restaurant de l’hôtel.
Il se situe dans les anciennes caves aménagées et à l’entrée, il y a le programme des animations pour la semaine.
Je lis qu’il y a des animations tous les soirs et pour ce mercredi, c’est Ray Cox qui interprète de la musique traditionnelle irlandaise et autres reprises.
Avec cette ambiance ultra décontractée, je m’offre bien entendu une «Guinness» en guise d’apéro puis une salade avec du poulet.
Vers les 22 h, je retourne dans ma piaule et ne veille pas trop tard. Demain, une longue journée de balades et découvertes m’attend ! |
|
|
Jeudi 7 septembre 2023.
Dublin.
Je suis réveillé peu après 6 h par un concert donné par les mouettes locales et je réalise dans la foulée que nous sommes près de la mer. Normal donc.
J’ai plutôt bien dormi et en regardant par la fenêtre, je m’aperçois que le ciel est très nuageux. J’ai d’ailleurs lu avant de partir qu’il y aurait des averses et orages durant ces prochains jours mais je me méfie depuis quelques temps des prévisions loufoques diffusées sur le web. Affaire à suivre.
Je n'ai prévu aucun itinéraire précis pour ces 2 jours mais j'ai bien entendu noté les principaux sites et lieux d'intérêts avant de partir.
Parmi eux, il y a bien entendu le musée «Guinness», le château de Dublin, la Cathédrale St Patrick, le Trinity College, la Cathédrale Christ Church, le quartier de Temple Bar et bien d’autres encore. Beau programme mais qu’il va falloir néanmoins optimiser.
En attendant, je descends à 7 h 30 pour le «Breakfast» vers l’autre petite salle de resto appelée «The Old Music Shop Restaurant». Je vais tenter qu’il soit le plus copieux possible afin d’éviter de faire une pause déjeuner ce midi.
Le cadre est sympa, de style Georgien mais du côté buffet, je m’attendais à mieux car il n’est pas trop bien agencé et je peine à retrouver le si renommé petit-déjeuner anglo-saxon. Bref, je m’en contenterai …
De retour dans ma piaule à 8 h, j’enfile ma panoplie du parfait touriste et démarre ma découverte de Dublin. Mon objectif est d’aller vers le centre-ville où se trouvent les principaux quartiers et sites touristiques.
Le ciel est toujours aussi nuageux et l’air très humide.
A 8 h 20, je commence par Parnell Square, la rue que j’ai rapidement empruntée hier soir et après avoir traversé une place où trône en son centre une grande colonne dédiée à Charles Stewart Parnell, je continue par O'Connell Street, la plus grande artère de la ville.
Bien entendu tout est calme à cette heure, y compris dans les rues piétonnes qui avoisinent l’avenue et je ne tarde pas à apercevoir le «Spire», un des principaux monuments et curiosités de Dublin.
Il s’agit d’une sculpture d’art contemporain en forme d'aiguille et dont l'extrémité est illuminée la nuit. Elle fut édifiée en 2003 et du haut de ses cent vingt mètres, elle est l'œuvre d'art la plus haute du monde ! C’est sur, on la voit de loin et ce sera un bon point de repère pour le reste de mon séjour !
Environ 10 mn plus tard, j’arrive sur O'Connell Bridge, un monument historique et emblématique de la capitale irlandaise. Ce pont en pierre enjambe la Liffey, le fleuve qui traverse la ville et il a la particularité d’être plus large que long !
En effet, depuis sa construction à la fin du XVIIIème siècle, il a été transformé à plusieurs reprises jusqu’à sa forme actuelle. La structure a maintenant une longueur de 45 m et une largeur de 50 m, ce qui permet plusieurs voies de circulation ainsi qu’un trottoir.
Je fais une première pause tout en regardant les autres ponts qui se dessinent le long du fleuve mais surtout afin de m’orienter depuis ce point. Il faudrait sérieusement choisir un premier lieu de visite mais pour le moment et sans vraiment de but précis, je choisis de continuer vers les quartiers sud sur Westmoreland Street.
Il faut avouer que le plan récupéré sur le web avant de partir n’est vraiment pas terrible et que cela handicape considérablement mon orientation.
Au bout de cette rue, j’arrive à un carrefour où se trouvent regroupés plusieurs monuments remarquables tels que l’ancien parlement, construit au XVIIIème siècle et l’accès principal du Trinity College. Pour ce dernier, je me le réserve pour demain car une visite importante s’impose.
Par chance, un office de tourisme se trouve au coin de cette place et je m’y précipite afin de me procurer un plan touristique plus détaillé. Impeccable !
Grâce à ce nouveau et précieux document, il est temps maintenant de me diriger vers le centre historique où se trouvent les lieux à voir ou visiter inscrits sur ma liste.
Je m’engage donc dans College Green et continue dans Dame Street à 8 h 40.
D’après mon nouveau plan, le quartier le plus «branché» de Dublin se trouve à proximité et je décide d’y faire un petit saut afin de m’en donner une première idée.
Je prends la Temple Lane et me retrouve dans de petites rues pavées mais vides à cette heure de la journée.
Tous les pubs et boutiques sont fermés mais je note en passant qu’il y a un musée de la musique rock irlandaise et que le très populaire pub «Temple Bar» se trouve juste à côté. Je ne reste donc pas longtemps en me promettant, bien entendu, d’y revenir en fin d’après-midi.
Plutôt que de revenir sur mes pas et de retourner dans Dame Street, je décide ensuite d’aller flâner quelques minutes vers les bords de la Liffey, toute proche.
Depuis le Millenium Bridge, une passerelle pour piétons, je rejoins Grattan Bridge par Wellington Quay, situé à seulement 150 m et de là, je m’engage dans Parliament Street afin de regagner le centre historique.
Tout au bout de cette rue, je me retrouve de nouveau dans Dame Street et juste devant le City Hall, la mairie de Dublin. C’est un beau bâtiment de style géorgien et on peut même le visiter mais je préfère réserver mon temps pour d’autres sites.
Je continue donc sur Lord Edward Street et je ne mets pas longtemps à arriver au pied de la Cathédrale Christ Church, l’un des sites inscrit sur ma fameuse liste.
Pas de chance, il est 9 h et l’ouverture pour les visites ne débutent qu’à 9 h 30. Je pourrais certes attendre une demi-heure mais je préfère continuer mon chemin et rejoindre le château de Dublin, situé à moins de 100 m d’ici.
Je prends Castle Street et arrivé devant l’entrée, je m’attendais naïvement à un imposant bâtiment digne d’un château du Moyen-âge avec des douves, un mur d’enceinte ainsi que des tourelles mais … pas du tout.
La cour intérieure est en fait bordée de bâtiments de style géorgien avec de belles façades néoclassiques du milieu du XVIIIème siècle. La pièce maîtresse de l’édifice est la tour Bedford construite en 1761 et le reste des bâtiments sont également du XVIIIème siècle.
D’après un plan expliquant l’historique du site, il est indiqué qu’il y avait bien à cet endroit une forteresse en bois à l’époque des vikings puis un château féodal en pierre à partir du XIIIème siècle et ce que nous voyons aujourd'hui est le fruit de constructions et de modifications faites depuis des centaines d'années.
Du château médiéval, il ne subsiste que de très rares vestiges et principalement la Record Tower, une tour circulaire qui s’élève encore à l’extérieur avec ses murs en pierre épais et ses portes étroites.
En revanche, l’importance du Château de Dublin à travers le temps est incontestable.
Déjà durant la période viking, il a servi de fort défensif puis pendant les 8 siècles de domination britannique, le château représentait le symbole du pouvoir anglais en Irlande. Tous les représentants du monarque britannique ont eu leur résidence officielle au château. Il a également été le lieu de nombreux événements importants, notamment celui où le Traité anglo-irlandais a été ratifié en 1921, ouvrant la voie à l'indépendance de l'Irlande.
Il est possible de visiter une partie des appartements du château et cela aurait été fort intéressant mais je préfère continuer mon chemin vers d’autres sites prévus dans ma liste.
A 9 h 35, je reprends donc ma balade et je me dirige ensuite vers la Cathédrale Saint-Patrick, ma prochaine destination.
D’après mon plan, le plus simple est de revenir sur mes pas dans Castle Street, de repasser devant la Cathédrale Christ Church puis prendre Nicolas Street et Patrick Street. Ce n’est pas bien loin.
Sans me presser, j’arrive devant la Cathédrale à 9 h 45 et cette fois-ci, je vais prendre un peu de temps pour aller visiter l’intérieur de l’édifice.
A l’entrée et contrairement en France, les plus de 60 ans ont le droit au prix «sénior». Certes, il n’y a qu’un euro de différence mais … autant en profiter !
Je prends un audio guide mais au bout d’un petit moment, je m’aperçois que cela n’est pas l’idéal alors je continue ma visite avec néanmoins l’aide des nombreux panneaux explicatifs disposés dans l’ensemble de la Cathédrale.
Sur l’un des premiers panneaux, j’apprends que la Cathédrale Saint-Patrick est la plus grande église d’Irlande, l’un des monuments religieux les plus emblématiques de Dublin et, de ce fait, une attraction touristique incontournable de la ville.
A l’emplacement de l’édifice actuel, une première église en bois avait été construite au Vème siècle puis à la fin du XIIème siècle, les Normands avait remplacé le site d'origine par un monument beaucoup plus important … La cathédrale a fait ensuite l'objet de plusieurs améliorations et rajouts au XIIIe puis au XVIIe siècle, constituant peu à peu le monument qui existe aujourd’hui.
L’intérieur de la cathédrale est loin d’être austère et est vraiment très riche en sculptures ou ornements en tout genre, notamment le sol qui est composé de dalles polychromes décorées.
Le long des bas-côtés, il y a un grand nombre de bustes, de plaques funéraires et de monuments divers rendant hommage à des acteurs majeurs de l'histoire de l'Irlande.
Parmi ces personnages on trouve Jonathan Swith, doyen de la Cathédrale entre 1713 et 1745 mais également connu comme l’auteur des «Voyages de Gulliver».
Le transept nord abrite d’ailleurs son masque funéraire, sa bibliothèque et quelques objets personnels préservés. Il est en outre enterré à l’entrée de la cathédrale avec sa femme.
Parmi les autres points remarquables de la cathédrale, il y a le chœur de l’édifice avec ses stalles en bois ornées de drapeaux et surplombées d'oriflammes de chevaliers, de casques et d'épées.
On trouve également un curieux objet appelé la «Porte du Chapitre» symbolisant la fin des tensions entre deux comtes locaux au Moyen-âge.
Je reste dans la Cathédrale jusqu’à 10 h 35 puis je prends ensuite la direction du musée de la «Guinness», appelé également le «Guinness Storehouse».
Ce grand établissement se trouve dans le même secteur et est situé à environ 1,5 km. En route !
Je reviens une nouvelle fois vers la Cathédrale Christ Church et prends cette fois-ci la High Street puis Cornmarket Street et enfin entame une longue marche dans Thomas Street.
J’imagine que vu sa notoriété, il est fort à craindre qu’il y ait affluence à l’entrée mais je tente bien entendu d’y aller car c’est également l’un des lieux emblématiques de la ville.
J’arrive devant les bâtiments historiques de la brasserie à 10 h 50 mais je peine à trouver l’entrée du musée proprement dit …
Après renseignement, on me signale qu’elle se trouve de l’autre côté des entrepôts et une fois sur place, je constate qu’il n’y a pas grand monde. Tant mieux !
Comme dans tous ces grands lieux touristiques, il est d’usage dorénavant de réserver en ligne avec un créneau horaire de visite. J’ai donc plutôt de la chance car, sans réservation, j’attends seulement 5 mn pour passer le guichet.
A 11 h 10, je suis dans le hall du rez-de-chaussée où se trouve d’ailleurs la grande boutique de souvenirs et produits dérivés de la marque.
A ce même niveau et sur les premiers panneaux d’information, il y est indiqué l’histoire du site et la présentation du musée.
Ainsi, j’apprends que je me trouve dans un bâtiment construit en 1902 et qui était l’un des grands entrepôts de la marque. Fermé en 1988 à l’exploitation, il accueille depuis 1997 le musée de la «Guinness».
L’histoire de la brasserie débute en 1759 lorsqu’Arthur Guinness, fils de brasseur, décide de louer une brasserie à Dublin pour fabriquer de la bière. Ce vaste musée dédié à la marque s’étend sur sept étages et retrace son histoire, ses méthodes et innovations.
Sa visite est autoguidée et il me suffira de suivre les panneaux d’informations au fur et à mesure de ma balade.
Toujours au rez-de-chaussée, diverses animations nous expliquent dans un premier temps les bases de la fabrication de la bière avec les ingrédients nécessaires à sa composition tels que l’eau, l’orge, le houblon et la levure. Jusque là, rien de nouveau …
Dans les étages suivants sont présentés en grandeur nature de nombreuses machines de l’époque afin de nous faire découvrir les procédés de fabrication. C’est un peu technique mais intéressant.
Si les premiers étages se concentrent sur le produit, les suivants présentent la marque Guinness proprement dite à commencer par le fondateur de la brasserie, Arthur Guinness. On peut ainsi découvrir le bureau du fondateur, ainsi que son vieux fauteuil et des textes officiels signés de sa main.
Plus haut dans les étages sont exposés différents objets tels que d’anciennes bouteilles, des affiches et surtout, un lot important de supports publicitaires à travers le temps.
Rien ne manque à ces étages ni même des boutiques et des restaurants et pour clôturer la visite, j’accède à 12 h 15 à la magnifique terrasse panoramique. Ronde et vitrifiée, elle surplombe Dublin et offre une vue à 360 degrés sur la capitale irlandaise.
Au centre, il y a un bar où une pinte est servie en échange de la présentation de mon ticket. Je me prends une Lager Hop House 13, une bière légère brassée par Guinness et je pourrais m’installer confortablement dans un fauteuil mais inutile d’y penser … Tout est pris !
Du coup, je fais plusieurs fois le tour de la terrasse avec ma peinte en profitant de cette vue incroyable, le ciel et l’horizon étant néanmoins bouchés par les nuages.
A 12 h 50, je quitte le musée et me dirige ensuite vers les quais par Watling Street. J’ai dans l’idée à présent d’aller me balader vers Phoenix Park, sans néanmoins m’y engager trop profondément car, d’après mon plan, il me parait immense ! En effet, car à en croire les indications sur le web, c’est le plus grand parc clos d'Europe. Il regorge de magnifiques demeures, le zoo de Dublin, de splendides paysages et possède même son propre troupeau de daims !
Je n’en verrai bien entendu qu’une infime partie vu mon emploi du temps et ce n’est pas l’objectif de la journée !
Du coup, je reste dans un périmètre autour d’un petit étang et sur un secteur appelé St James.
De là, je peux voir le Wellington Monument et durant ma petite balade, j’ai un aperçu de la tranquillité du lieu, idéal pour la promenade.
Je ne reste donc pas longtemps et après un petit quart d’heure, je reviens tranquillement à 13 h 45 vers les quais de la Liffey.
Pour rejoindre les quartiers sud, je passe le Pont Frank Sherwin et je fais un petit détour par la gare de Heuston, histoire de voir comment elle est foutue. Vu l’heure, j’en profite pour prendre un sandwich ordinaire qui va me caler jusqu’au soir puis je me décide d’aller vers le quartier de Temple Bar.
Pour ce faire, rien de plus simple, il suffit de suivre les quais jusqu’au Millenium Bridge et de là, retrouver ce petit quartier que j’avais rapidement traversé ce matin.
Pendant la petite demi heure de marche, j’ai longé les usines Guiness, flâné le long de la Liffey et admiré les reflets des bâtiments sur l’eau ainsi que les ponts successifs qui enjambent le fleuve.
J’arrive dans le quartier de Temple Bar à 14 h 45 et c’est, bien entendu, un peu plus animé que ce matin.
Je passe au pied du «Wall of Fame», que l’on peut traduire par le mur des célébrités, et qui est en réalité la façade d’un bâtiment où sont affichés les portraits des plus grands noms du rock irlandais. C’est d’ailleurs dans ce bâtiment que se trouve le «Irish Rock ‘N’ Roll Museum Experience» dont j’ai bien l’intention d’aller visiter. Pour un musicien amateur comme moi, c’est presque une évidence !
A l’entrée, deux jeunes très sympathiques m’indiquent que les visites sont uniquement guidées et bien entendu en anglais. Cela risque d’être compliqué mais je tente néanmoins l’expérience !
Il est 15 h et la prochaine visite est dans une heure, ce qui me laisse le temps d’aller flâner un peu dans le quartier, le long de ses ruelles pavées.
Finalement, je me pose au «Crowbar» un pub situé juste à côté et j’y reste jusqu’à l’heure de mon rendez-vous.
Je profite du moment pour relire un peu mes notes, regarder mes photos et déguster une «Hop house 13».
De retour au musée, il y a déjà 8 personnes qui patientent et à 16 h précise, la visite commence en compagnie d’Alan, un guide sympa et dynamique mais avec qui j’ai néanmoins un souci de compréhension malgré ses efforts pour parler lentement.
L’organisation semble bien huilée. On s’installe tout d’abord dans une petite salle de cinéma pour visionner un court métrage racontant l’histoire du Rock irlandais puis le parcours nous emmène tour à tour vers des expositions de guitares ayant appartenus aux plus grands artistes irlandais, un espace de répétition ainsi qu’une autre salle dédiée au célébrissime groupe U2 … évidemment.
La 2ème partie de la visite nous emmène vers les studios de Temple Lane situés dans un autre bâtiment à proximité. On ne peut pas accéder à toutes les salles car ce sont des studios en activité mais Alan nous conduit néanmoins dans l’un d’eux où se trouve une exposition temporaire consacrée à Thin Lizzy, un autre grand groupe irlandais.
Comme depuis le début de la visite, Alan nous donne des anecdotes et des histoires sur les différents artistes ainsi que des impressions personnelles, c’est donc parfois très difficile à suivre !
La visite se termine à 17 h 50 et je suis dans la rue quelques minutes plus tard.
Je m’attendais à un musée au vrai sens du terme avec des collections d’objets et instruments originaux mais c’était plutôt un lieu d’expositions informatives, de divertissement et de l'interaction.
C’était très bien mais je regrette de ne pas avoir tout compris afin de profiter pleinement de la visite !
Cela m’a néanmoins permis de découvrir ou redécouvrir les groupes ou artistes de rock irlandais tels que U2, Van Morrison, Rory Gallagher, Thin Lizzy ou Sinéad O’Connor.
Avant de regagner tranquillement mon hôtel, je fais un léger détour par le Temple bar et constate qu’il est noir de monde. Je pense qu’il est inutile de penser à aller boire un verre à l’intérieur !
Je rejoins ensuite de nouveau les quais, traverse O'Connell Brigde et remonte O'Connell Street pour arriver à l’hôtel à 18 h 45.
De retour dans ma piaule, je note que j’ai fait presque 17 km à pied depuis ce matin ! Pas mal et surtout … sans aucune douleur aux genoux, n’y ailleurs …
A 19 h 30, je descends dans la salle du resto et je prends un «Fish & Ships» accompagné d’une «Guinness», bien entendu !
Comme hier, il y a une animation musicale et pour ce soir, c’est Joe Wynne qui interprète de la musique traditionnelle irlandaise.
Je reste jusqu’à 21 h 30 puis il est temps d’aller se reposer après cette journée bien remplie.
Ma première impression est un peu mitigée. Tout s’est très bien passé mais je n’ai pas découvert les belles demeures et beaux quartiers typiques tant décriés. Je n’ai probablement pas été aux bons endroits alors … A voir demain ! |
|
|
Vendredi 8 septembre 2023.
Dublin.
Comme hier matin, je suis réveillé vers les 6 h par le chant des mouettes. J’ai dormi comme une masse et il est inutile de songer à me rendormir d'autant plus que j'ai encore quelques petits quartiers et sites à découvrir, notamment le Trinity collège et d'autres lieux repérés sur la carte touristique.
En allumant mon téléphone et parmi le flot habituel de nouveaux messages, j’ai celui de mon responsable RH qui me demande en urgence de lui envoyer une attestation concernant mon départ anticipé à la retraite et ce, avant ce soir !
Ok mais … je ne vois pas trop comment je vais m’y prendre sans ordinateur ?
J’appelle le dit responsable au téléphone et on se met d’accord pour régler le problème avec les moyens du bord.
Il m’enverra dans la journée un modèle de lettre que je devrais recopier à la main sur papier, prendre en photo le document et lui envoyer par messagerie … Cela devrait aller …
Je descends à 7 h 30 pour le «Breakfast» et une heure après, je suis fin prêt pour cette nouvelle journée de balade mais qui sera, certes, interrompue par cette fameuse attestation à traiter.
Contrairement à hier, il fait un temps splendide et il est prévu d’aller aujourd’hui sillonner d’autres quartiers notamment ceux un peu plus au sud et d’aller visiter, entre autre, le Trinity College.
Je quitte l’hôtel à 8 h 45 et pour rejoindre de nouveau le centre-ville, je fais un crochet par Church café, un lieu insolite qui, parait-il, mérite un détour.
Ce n’est pas très loin et je commence ma balade en m’attardant devant le Rothunda Hospital, la maternité la plus vieille du monde datant de 1749. A l’aide de mon plan, je prends Parnell Street pendant environ 500 m, bifurque dans Jervis Street et arrive devant le lieu à 9 h 10.
Pas de bol, mais il fallait s’y attendre, le bar est fermé à cette heure matinale et n’ouvre qu’à 10 h.
Je ne vais évidemment pas attendre qu’il ouvre mais je me promets d’y revenir dans le courant de la journée ou lors de mon retour à l’hôtel, en fin d’après-midi …
Je rejoins ensuite les bords de la Liffey et traverse le fleuve par Ha'penny Bridge, une passerelle pour piéton datant de 1816 et entièrement en fonte.
Rien ne presse avant d’aller visiter le Trinity College alors je fais une rapide pause le long des quais afin d’élaborer ce que je pourrais éventuellement faire avant d’y aller.
Hier, j’avais zappé la visite de la Cathédrale Christ Church et ce serait une bonne idée d’y retourner ce matin d’autant plus qu’elle se trouve à deux pas.
Je traverse de nouveau Temple Bar, vide comme hier à la même heure, et de là je rejoins Dame Street par Essex Street puis continue par Lord Edward Street jusqu’à ma destination.
J’arrive devant la Cathédrale à 9 h 30 tapante, juste à l’heure pour l’ouverture au public. Impeccable.
Après m’être acquitté des 9€ d’entrée, je découvre dans la brochure que ce site médiéval est tout aussi incontournable que la Cathédrale St Patrick. Elles datent toutes les deux du Moyen Âge et Christ Church est la plus ancienne des deux cathédrales de la ville.
Commencée au XIème siècle, elle a néanmoins été reconstruite puis modifiée au fil des siècles jusqu’à aujourd’hui et le bâtiment actuel est un mélange d’architecture médiévale et du XIXème siècle.
En effet, l’église a subi de nombreuses modifications, aussi bien extérieures qu’intérieures notamment à partir de 1562 où la voute de la cathédrale s’est effondrée endommageant considérablement le lieu.
Malgré la reconstruction au cours du XVIIème siècle, le site est resté ensuite à l’abandon pendant très longtemps et était pratiquement en ruine au début du XIXème siècle. Le site a été restauré dans sa quasi-totalité entre 1871 et 1878.
L’intérieur de la cathédrale n’a donc rien de bien particulier mis à part, bien entendu, une partie de son architecture médiévale d’origine ainsi que quelques caractéristiques intéressantes.
En revanche, la cathédrale abrite une crypte du XIIe siècle, l'une des plus anciennes et des plus grandes de toutes les îles Britanniques.
Comme toutes les cryptes médiévales que j’ai eu la chance de visiter, l’atmosphère est toujours aussi particulière, remplie d’histoire et de mystères. Comme à chaque fois, je suis plongé dans l’obscurité avec seulement quelques faisceaux de lumières permettant de découvrir les principaux témoignages du passé.
Cette crypte de déroge pas à la tradition et contient de nombreux mémoriaux, monuments funéraires et autres éléments historiques d’importance.
De retour dans la nef à 10 h 10, je tente ensuite d’aller visiter le musée des expositions vikings de «Dublinia» dont l’entrée se situe de l’autre côté de la cathédrale et reliée par un pont couvert. Original.
Encore une fois, pas de bol car il est fermé pour maintenance. Dommage.
Je quitte donc la cathédrale et me dirige à présent vers Trinity College.
Pour y aller, ce n’est pas bien compliqué car il me suffit de reprendre Lord Edward Street et Dame Street pour arriver à destination.
Je suis devant l’entrée de Trinity College à 10 h 40 et il fait un temps splendide …
L’accès au parc et à la cour sont ouverts à tous, étudiants comme au public, mais si l’on veut accéder à des lieux spécifiques comme la vieille librairie, il faut bien entendu s’acquitter d’un billet d’entrée.
Il y a plusieurs options : Une visite totale avec guide, visite simple autoguidée de la vielle librairie et visite simple du campus.
Je choisi la totale en espérant que le ou la guide puisse parler distinctement afin de profiter au mieux de la visite. Pas gagné !
Il est 10 h 50, la prochaine visite guidée est prévue à 11 h 30 et le rendez-vous est fixé devant le grand campanile central. J’ai donc un peu plus d’une demi-heure pour aller me balader dans le campus, sans toutefois m’éloigner trop loin.
J’ai également le temps de lire dans la brochure, en français, que le collège originel a été bâti au XVIème siècle et qu’il est le plus grand d’Irlande.
Une véritable ville dans la ville ! D’une superficie de 19 ha, le campus universitaire est composé de parcs, de stades où se mêlent bâtiments modernes et édifices anciens dont certains datent de la fondation de l’université.
Au rendez-vous de 11 h 30, nous sommes un bon nombre présent pour la visite et la jeune guide est plutôt dynamique. Mais pas de bol, et là aussi il fallait s’y attendre, la majeure partie des autres touristes sont anglo-saxons et la guide commence son discours en parlant très vite !
De plus, elle nous dit qu’elle est américaine alors avec son accent en prime, je décroche fatalement au bout de quelques minutes. Dommage.
Je continue tout de même avec le groupe en tentant de chopper ça et là quelques mots d’explication mais … en vain !
J’arrive néanmoins à comprendre que la visite se bornera uniquement autour de quelques bâtiments comprenant le «Museum building» et la vieille bibliothèque. Il faudra que je m’en contente !
On commence donc par longer le bâtiment abritant la vieille librairie puis nous restons un petit moment devant le «Museum building». Bien entendu, je continue à ne rien comprendre de ce que la guide raconte mais dans ma brochure en français, je lis que ce musée abrite le département de géologie depuis près de 160 ans. Ce bâtiment a été construit entre 1853 et 1857 et s'inspire de l'architecture byzantine de Venise avec plus de 108 chapiteaux sculptés richement décorés.
Rien que le tympan au-dessus de la lourde porte principale du bâtiment est imposant par sa taille et surtout par sa décoration.
Nous avons, ensuite, la possibilité de rentrer à l’intérieur et le hall d'entrée abrite de grands piliers, des balustrades et des rampes construites en marbre.
C’est très beau, surtout ces fameux piliers de style byzantin, mais nous n’en verrons pas plus car l’accès au musée n’est pas autorisé aux non-étudiants.
On se dirige ensuite vers «College Park», le plus grand espace vert du Campus servant de parc de détente mais également de terrain de rugby. La guide nous explique des tas de choses à son sujet et qui semblent fort intéressantes mais dont je ne comprends pas le traitre mot. Un couple de français est également avec nous et, chose rassurante pour moi, ils ne comprennent rien du tout non plus !
La dernière étape de la visite, ou plutôt ce qui devenu pour moi une balade accompagnée, est celle de la vieille bibliothèque, la «Old library».
Là, nous entrons dans un endroit assez fantastique où une première pièce est consacrée au «livre de Kells», un manuscrit décoratif du VIIIe siècle magnifiquement calligraphié et enluminé par les moines de l’époque.
Il est exposé, bien entendu, avec toutes les sécurités d’usage et il n’y a pas d’autorisation pour le photographier. Normal.
En revanche, dans une autre petite pièce adjacente, des panneaux d’informations sont heureusement à notre disposition pour nous décrire en détails ce précieux ouvrage.
A l’étage supérieur, la principale et la plus grande salle de la vieille bibliothèque, est sans nul doute la plus impressionnante.
Celle-ci s’étend sur 65 mètres de long et fut construite entre 1712 et 1732.
La salle rassemble des milliers d’ouvrages de toute époque et les livres occupent la totalité de la pièce sur 2 étages. Le plus caractéristique est cette odeur de vieux grimoires qui vient me chatouiller les narines dès mon arrivée.
Le bois y est omniprésent jusqu’au plafond voûté. Des étagères aux rambardes, tout est boisé, issus d’essences précieuses de chêne. Des échelles sont d’ailleurs disposées un peu partout pour pouvoir accéder aux étagères supérieures.
Dans l’allée centrale d’autres manuscrits et objets sont exposés dans des vitrines avec, parmi eux, une harpe du XVème siècle fabriquée en chêne et en saule ainsi qu’un exemplaire de la Proclamation de la République d’Irlande de 1916, particulièrement rare et chère aux irlandais.
Enfin, des bustes en marbre bordent la totalité de la longue salle. Il s’agit d’une collection qui a débuté en 1743 et chaque sculpture représente un grand Homme ayant contribué à l’Histoire ou à l’élévation de la pensée du Monde Occidental. Ainsi on y trouve des hommes de toute époque, de toute nationalité, des penseurs, des philosophes, tels que Platon, Cicéron ou Aristote mais aussi des artistes, et des révolutionnaires irlandais.
Hormis le monde, c’est un peu dommage qu’une partie des étagères soient vides mais des panneaux d’information nous expliquent que c’est à cause de la rénovation des ouvrages. Malgré tout, cela ne gâche heureusement pas ce lieu exceptionnel.
A 12 h 45, la visite est terminée et je quitte Trinity College dans la foulée en me promettant d’y revenir si je repasse par là un jour car c’est tout de même un site intéressant.
Je continue donc ma balade et je me dirige à présent vers le sud de la ville pour rejoindre Grafton Street, une rue en grande partie piétonnière qui est un des grands axes commerçants de Dublin.
Effectivement, c’est bien dans ce secteur que l’activité de Dublin se concentre. Il y a un monde fou dans la rue principale et celles adjacentes ne sont pas moins bondées, remplies de pubs, bars et autres magasins.
En prime, il y a des artistes de rue tous les 100 m rendant l’atmosphère encore plus festive.
Tout au bout de la rue se trouve le Saint Stephen’s Green, le plus connu des parcs du centre de Dublin.
Ce parc a été créé en 1664 par la municipalité de Dublin avec pour objectif de vendre les terrains autour de ce nouveau jardin. De ce fait, le long des rues entourant le parc s’alignent de nombreuses belles maisons géorgiennes, souvent en briques rouges, dont beaucoup sont ornées de ces fameuses portes colorées symboliques de Dublin.
Eh oui … depuis hier je n’arrête pas de les voir ces célèbres portes, avec leurs devantures colorées sans cesse différente d’une maison à l’autre ainsi que leurs poignées et heurtoirs en laiton typiquement issues de l’art Géorgien.
A 13 h 30, je me décide d’aller faire un tour dans le parc.
Le parc actuel s’étend sur près de 9 hectares et est un lieu de promenade très prisé, en particulier à l’heure de la pause déjeuner. Il possède un lac artificiel peuplé de nombreux canards, alimenté par une petite cascade et on y trouve également un kiosque à musique, des bassins, des fontaines, des statues et bien sûr des arbres et arbustes, des fleurs et du beau gazon vert envahi au moindre rayon de soleil ! Et c’est bien le cas aujourd’hui !
Il fait très chaud en ce début d’après-midi et les pelouses sont envahies par les promeneurs se prélassant autour d’un déjeuner ou tout simplement pour se reposer.
Pour ma part, je me contente d’une petite promenade pendant une dizaine de minutes autour du bassin principal et du kiosque puis je reprends mon chemin peu après.
A 14 h et à peine de retour dans Grafton Street, je reçois le fameux message de mon responsable RH avec, en pièce jointe, un modèle de lettre à recopier sur papier libre et c’est plutôt … urgent !
Evidemment, je n’ai aucune feuille de papier sur moi mis à part ma liste des choses à faire dont le dos est plus ou moins raturé.
Mais évidemment, il est important que j’envoie ce courrier alors, arrivé à la hauteur de Harry Street, je m’installe au «Bruxelles bar», le premier pub à ma disposition.
Accompagné d’une petite binouze, je tente de recopier le texte sur mon unique feuille mais … rien à faire.
Il ne me reste plus qu’à retourner à l’hôtel en quête de quelques feuilles vierges et je ferai le nécessaire sur place.
En chemin, je tombe sur un magasin de reprographie et je me risque de demander au gérant s’il peut me céder 2 ou 3 feuilles en A4, ce qu’il me donne gracieusement. Impeccable !
De retour à l’hôtel à 14 h 40, je m’applique à écrire correctement et sans rature cette satanée mais néanmoins primordiale lettre puis je l’envoie par téléphone après l’avoir photographiée.
Tout va bien et la réception est ok !
Après ces petits contretemps administratifs, je repars en balade à 15 h 15 et je me décide de revenir au centre ville par Church café, le lieu insolite fermé ce matin.
Je repars dans O'Connell Street puis m’engage dans Mary Street, une rue piétonne et très commerçante pour arriver à Church Café à 15 h 30.
A l’intérieur, effectivement, c’est plutôt atypique !
Cette ancienne église, fermée en 1964 et en état d’abandon, a été transformée en bar-restaurant tout en conservant ses voûtes, ses fenêtres et ses boiseries. Le résultat est plutôt bluffant et une visite des lieux s’impose !
La première réaction pour un touriste tel que moi est de prendre des photos de ce magnifique endroit et de s’y balader. Le bar principal trône en ovale au centre de l'église et un orgue magnifique est toujours positionné en hauteur. On en prend plein la vue puis je gagne ensuite l’étage supérieur où se trouve la partie restaurant surplombant le bar principal. Il parait même qu’il y a une boite de nuit dans les sous-sols !
Avant de repartir, je m’accorde bien entendu une pause au bar pour déguster une petite binouze. Cette fois-ci, je me prends une «Harp», une bière blonde irlandaise.
je constate, depuis mon arrivée hier, que l’immense majorité des gens paye en carte de crédit ou par téléphone, très peu en cash. Ici aussi, quand je sors mon billet pour payer, le serveur s’en étonne … Intéressant. De plus, pour les paiements en carte, il faut réclamer systématiquement le ticket car on ne le donne jamais par défaut. A savoir.
A 16 h, je continue mon chemin et décide de retourner vers Temple Bar ainsi que vers Graford Street, ma flânerie dans ces quartiers en ce début d’après-midi ayant été perturbée par l’administration.
Dans le quartier de Temple Bar, c’est la foule et à l’entrée du Temple Bar Pub bondé, je tente de me frayer un chemin pour me faufiler à l’intérieur.
L’ambiance est incroyable mais inutile de songer à m’asseoir quelque part et commander une boisson ! C’est peine perdue !
Je ne reste donc pas longtemps et rejoins Dame Street à 16 h 20 puis arrive à l’entrée de Trinity College 5 mn plus tard. Il fait toujours aussi beau et, avant de retourner dans Graford Street, je m’attarde dans les rues avoisinantes sans but précis pendant environ 20 mn.
Une fois dans Graford Street, il y a encore plus de monde qu’en début d’après-midi et les artistes de rue sont encore plus nombreux.
Je remonte de nouveau cette grande rue et à l’angle de Saint Stephen’s Green, je rentre par curiosité dans le «Stephen’s Green Shopping Centre» qui, parait-il, est le plus beau centre commercial de Dublin. Il a été construit entre 1985 et 1988 et dans un style supposé rappeler les centres commerciaux du 19ème siècle. Il s’étend sur 3 niveaux et il faut admettre que c’est vraiment très beau et que la verrière qui domine l’ensemble du centre commercial est plutôt impressionnante.
A 17 h, je constate que j’ai barré pratiquement toutes les lignes de ma liste des choses à faire ou à voir alors, vu l’heure, il ne me reste plus qu’à revenir tranquillement à l’hôtel sans pour autant emprunter le chemin le plus direct.
Je m’engage donc dans les petites rues du quartier et déambule tour à tour dans Johnson Place, William Street, la petite traverse de Castle Market pour arriver ensuite dans Drury Street.
Ces petites rues sont très animées avec de nombreux pubs à tous les coins de rue généralement embellis par des enseignes en fer forgé et des tonneaux trônant devant les entrées.
Je prends ensuite Exchequer Street puis Wicklow Street pour rejoindre de nouveau à 17 h 10 le haut de Graford Street et ses artistes de rue.
Il ne me reste plus qu’à rentrer par O'Connell Street, toujours sans me presser et je suis de retour à l’hôtel à 18 h pour un repos bien mérité !
A 19 h 15, il est temps d’aller dîner d’autant plus que je n’ai pas déjeuné ce midi et que j’ai grand faim !
Habitué depuis deux soirs à être peinard dans la salle du resto, je me rends compte que nous sommes vendredi et il y a vraiment beaucoup de monde. La plupart ont réservé leur place et je dois aller m’installer dans le fond de la salle. Pas grave.
Je me prends une «Guinness» en guise d’apéro et au menu pour ce soir, une salade de betteraves avec fromages et noix puis du bœuf, le tout accompagné d’un verre de vin australien mais … sans pain, évidemment.
Tout va bien mais les convives autour de moi sont extrêmement bruyants. Il n’y a que six tables dans la petite salle mais le boucan est insupportable si bien que je n’arrive même pas à entendre le gars qui joue dans la salle principale.
Du coup et néanmoins un peu fatigué de cette nouvelle longue et belle journée, je remonte à 20 h 30 dans ma piaule. Une petite vidéo sur ma tablette et au lit à 22 h 30.
Demain, c’est le retour à Cassagnes. |