Escapade au Costa Rica.

 

15 au 31 décembre 2005.

Avec Philippe, Isabelle, Chloé, Clément, Patrice, Laure et Christophe.

L'idée vit le jour en ce début d'année 2005 entre les familles Caffin et Peypoch.
Laure et Patrice devaient rejoindre pour quelques mois leurs fils Christophe qui habite le Costa Rica depuis environ 4 ans. C'est à cette occasion qu'ils proposèrent à la petite famille Peypoch de passer les vacances de Noël ensemble sur la côte Pacifique.
Je ne pris part au voyage qu'un peu plus tard. Patrice et Laure m'invitèrent également pour profiter de cette formidable opportunité. Aventure grisante en perspective.

 

Les préparatifs :

Christophe habite le petit village de Nosara, sur la côte Pacifique du Costa Rica. C'est à environ 200 km au nord-ouest de la capitale, San José.
Il est prévu de louer un 4x4 pour assurer la partie intérieure du pays plutôt que l'avion. C'est moins onéreux et cela nous permettra d'une part de découvrir le pays et d'avoir surtout un moyen de locomotion sur place. A Nosara, on logera dans le Ranchero de Christophe, jouxtant de quelques mètres leur maison.
Pas de possibilité d'avoir en France des "Colones", monnaie Costaricaine, mais le "Dollar" est accepté pratiquement partout.

Mais le Costa Rica, c'est où ? me dit-on régulièrement et qu'est-ce qu'il y a à faire là-bas ?
Pour tout savoir sur le sujet >>> Le costa Rica

Les mois s'écoulent et en ce début décembre, tout est prêt pour le départ.
Laure et Patrice partent la semaine avant nous le 7 et on se donne rendez vous pour le 15 .... là bas.

 

Le voyage :

Mercredi 14 décembre 2005.
Philippe, Isa, Clément et Chloé arrivent de Cassagnes à Toulouse le soir vers 18h. Pour eux, c'est la première étape.
Le soir, resto à Toulouse. Bistro Romain, place Wilson, pour l'occasion avec Emilie, la nièce d'Isa et une copine de cette dernière. On campe un peu dans l'appart mais ce n'est que pour une nuit.

 

Jeudi 15 décembre 2005.
Réveil à 3h30. Oups, c'est un peu tôt mais nous devons être à l'enregistrement pour 5h05 à Blagnac.
Le taxi est réservé et il nous attend à l'heure, à 4h45, devant le bâtiment.
A Blagnac, le guichet pour récupérer les billets n'ouvre qu'à 5h30. On aurait pu dormir un peu plus longtemps ! Donc attente puis enregistrement des bagages.
Départ pour Roissy par l'Airbus de 7h05.

 

Roissy : Transfert vers le terminal 2A et en transit pour le vol de 10h50 pour Caracas (Vénézuela).
On commence à sentir la fatigue.
Un gros 747 d'Air France nous emmène à destination et au bout de 8h de voyage, nous arrivons à Caracas à 15h30, heure locale.
Transfert immédiat vers l'Airbus de la TACA et départ pour San José (Costa Rica) à 16h40.
Après 2h30 de vol, nous voici à l'approche de San José. L'aéroport international se situe à Alajuela, à environ 20km de la capitale. La nuit commence à tomber.
A terre, les formalités douanières et récupérations des bagages se font sans histoires et il nous faut maintenant gagner l'hôtel qui nous a été recommandé par Laure et Patrice.
Celui-ci se trouve à 10mn de l'aéroport dans la même ville d'Alajuela.
On prend un taxi et dans la discussion, le chauffeur comprend que nous envisageons de louer un 4x4 pour notre voyage de demain et celui-ci nous emmène vers les bureaux de locations de voitures. Il nous propose des véhicules peu adaptés à notre séjour. La fatigue aidant, on décide de rallier le Guaria Inn, notre hôtel. Demain, il fera jour et Philippe préfère de loin un Toyota plutôt qu'un Suzuki.
Sur le chemin qui nous mène à l'hôtel, on découvre la ville, de nuit. Les maisons sont illuminées de guirlandes électriques. On voit bien que c'est bientôt Noël ici aussi, mais la température à l'extérieur ressemble plus à une nuit d'été à Cassagnes !!
On s'installe à l'Hôtel et le soir on part souper dans un charmant petit resto à quelques rues à peine, "La Mansarda". Accueil super mais Clément et Chloé sont exténués et dorment à table. Nous, on arrive à tenir le coup mais on n'est pas mieux question fatigue !!.
Avant d'aller se coucher, on regarde machinalement du haut de notre balcon les bus et taxis qui passent. Ca y est, on est arrivé, se dit-on !. Une bonne nuit de sommeil car la journée de demain va être également longue !!!

 

Vendredi 16 décembre 2005.

Le réveil a été un peu bruyant à cause des passages incessants des bus et voitures matinaux.
Un bon petit déjeuner et le bus Toyota vient nous chercher pour nous accompagner aux locaux de location. On repère les lieux pour revenir à l'hôtel tout à l'heure.
On loue un Toyota "Prado" et après un bref passage par l'hôtel pour récupérer les bagages, nous voici partis.
C'est Philippe qui prend le volant le premier et je le guide avec la carte. Départ par la Panaméricaine, grand axe routier qui traverse toute l'Amérique Latine. Patrice nous a bien recommandé avant de partir de faire gaffe car elle est très fréquentée par des gros "Trucks" Américains à la limite de leurs possibilités !! On passe San Ramon puis Esparza et l'on s'arrête à un petit restaurant histoire de boire un verre et de se dégourdir les pattes. L'endroit est charmant et près d'une rivière.
On repart peu après et c'est moi qui prend le volant. La route se poursuit tranquillement. On découvre les paysages qui se succèdent, petites montagnes, vallées, forêts.
On quitte la Panaméricaine pour une route plus calme et également très bien entretenue.
Nous passons le pont Amistad et arrivons dans la péninsule de Nicoya.
Site web en anglais mais qui décrit bien la région : La péninsule de Nicoya
Puis, c'est la ville de Nicoya qui s'approche. Il est presque 12h30 et après avoir traversé la ville, on s'arrête à la sortie dans un petit resto. Là aussi, accueil charmant et des gens gentils comme tout.
Après une petite collation, on confirme la route à prendre et c'est reparti.
Humm, question route, ça commence à se dégrader. Je vise tant bien que mal pour éviter les nids de poule et les crevasses qui se multiplient.
Après quelques kilomètres, on laisse Samara et on quitte le bitume pour la piste.

 

Sur la piste avant Nosara ...

 

Nosara : 28 km. On approche ! mais ce dernier tronçon est assez piégeu, donc prudence.
On a rendez-vous au "Café de Paris". Le voici !. Ca y est, on est enfin arrivé.

Petit café pour nous et Coca pour les enfants puis Isa part téléphoner chez Christophe. Manque de pot, pas de carte téléphonique donc pas de possibilité de prévenir de notre arrivée. Pas grave, on va attendre. A peine notre café terminé et on voit Patrice arriver tout souriant. Impeccable. Il fait une chaleur pas possible et on a l'air un peu ridicule avec nos "jeans". Ici, la mode, c'est plutôt bermuda et tee-shirt large. Normal.

Allez, direction le Ranchero pour s'installer et pour se "poser" enfin.
On suit Patrice et la piste nous emmène à quelques kilomètres sur les hauteurs et en pleine forêt.
Laure est là et on s'installe. Christophe et Francella, sa copine arrivent un peu plus tard et tout le monde est enfin réuni !

 

La maison de Christophe, vue du Ranchero ...
... et le Ranchero vu de la maison de Christophe.

 

Le séjour :

Dans nos bagages, on avait emmené avec nous, 4 bouteilles de Champagne, du chocolat et du foie gras. C'est pour Noël, tout cela, mais ce soir, c'est spécial et l'apéro est au champagne !!
Nelson, un "Tico" ouvrier de Christophe est de la fête également.
Après souper, on rencontre nos premiers visiteurs. Un Tatou vient tout près chercher à manger.
La fatigue commence à nous gagner et on va se préparer pour notre première nuit.
Moustiquaire quasiment obligatoire pour nous qui n'avons pas l'habitude des nuits Tropicales. Aucune fenêtre et volets, bien sûr et contact direct avec la nature.
De ce fait, des recommandations importantes nous sont faites de la part de Christophe, Patrice et Laure à savoir : Aucun vêtements par terre ni chaussures, bien regarder partout avant de mettre les pieds par terre au lever, etc .. En un mot être en vigilance permanente. Nous logeons au milieu de la forêt et l'essentiel est d'être prévenu.
Malgré la fête du vendredi soir au 'Tropicana Disco-Bar" situé au bourg du village, je ne mets pas longtemps à m'endormir.

 

Samedi 17 décembre 2005.
On est réveillé par des cris d'animaux, genre gros chiens. Non, non, ce sont les singes hurleurs qui sont tout proches. On les appelle également Mono Congo ou Howler Monkey, en anglais. Impressionnant !.
Tout aussi impressionnant, le gros scorpion noir gros comme la main qui sort de dessous le lit !!
Ouaps, je le prends dans la pelle et attend de le faire voir aux autres. Bahh.
Après un petit déjeuner café-tartines, on part tous ensemble à la playa Guionès. Superbe mais aucune ombre. Première baignade en plein mois de décembre dans le Pacifique. Irréel. Clément s'initie au surf et nous, on profite des vagues.
Au fait, c'est l'anniversaire de Clément aujourd'hui.
Le midi, déjeuner au resto "La Luna". Endroit charmant et on repère la Playa Pelada, toute proche et avec un peu plus d'ombre qu'à Guionès.

 

L'après midi, repos et course au supermarché local ... à Nosara-village.
Vu le nombre de convives à table tous les jours, on a décidé de faire une cagnotte commune et c'est moi qui tient la caisse.
Pendant 3 jours, Christophe et Francella ne seront pas parmi nous car Christophe doit renouveler son visa touristique et pour cela il doit faire un aller-retour au Nicaragua et y rester 2-3 jours, par principe.
Pendant le souper le Tatou est de retour afin de grappiller quelques nourritures près du Ranchero.

 

On prépare le souper du soir ...

 

Dimanche 18 décembre 2005.

Comme prévu la veille, on file à Playa Pelada. Il y a quelques endroits ombragés et juste devant le resto "La Luna". Au programme : Repos, baignade, bain de soleil, balade le long de la plage. J'admire les Pélicans qui viennent tournoyer au dessus de l'eau et plonger pour choper du poisson.

 

Pélican au dessus de la plage.
Un petit coin d'ombre à Playa Pelada.

 

On déjeune à "La Luna" et Christophe nous appelle. Il est en panne à la frontière et il va tenter de faire réparer sa voiture mais il n'est pas exclu d'aller le chercher si complication. Une petite balade vers le nord et vers le Nicaragua ... Pourquoi pas.
Puis l'après midi .... rien. C'est bon quelques fois de ne rien faire, de discuter autour d'un bon café, de savourer le moment et admirer le paysage.
Le soir, avec Patrice et Philippe, on décide de se faire une balade sur les hauteurs. Au passage, on s'arrête afin de prendre en film et en photos quelques singes dans les arbres. Plus haut, on assiste à un magnifique "Sunset" sur le Pacifique ... Vraiment super.

 

Sunset sur le Pacifique ...

 

Souper tranquille et soirée impeccable.

 

Lundi 19 décembre 2005

Aujourd'hui, petite excursion pour Playa Ostional à 10 km.
Ce n'est pas très loin mais c'est quand même l'expédition avec traversée de rivières à guet et piste défoncée.
Cette plage est célèbre et réputée pour la concentration exceptionnelle des tortues de Ridley qui viennent pondre par milliers.

 

Sur la piste vers Ostional.
Balade sur la plage Ostional.

 

L'endroit est classé parc national mais ce n'est pas la période "d'Arribadas", donc aucune tortue sur la plage mais de gros vautours bien gras qui attendent un dîner éventuel.
Un site web parmi tant d'autres pour en savoir plus >>> Ostional Wildlife Refuge
On en profite tout de même pour une petite baignade mais comme pour Guionès, aucun point d'ombre.
Philippe et Isa tentent de téléphoner en France ... sans résultat.

 

Téléphone public dans la campagne

 

On retourne pour déjeuner à Playa Pelada et on change de resto. Pas terrible.
L'après midi est consacrée au repos et à la baignade à Playa Pelada.
Christophe rentre cette après midi. tout est OK.
Le soir, c'est dîner avec tout le monde.

 

Carte des plages fréquentées pendant le séjour
image : Site web de Nosara

 

Mardi 20 décembre 2005
Cette nuit, il y a eu du bruit du côté de la maison de Chris.
Au départ, dans notre sommeil, on pensait à des animaux qui se battaient au loin. Il n’en était rien.
En fait, le frigo a été "attaqué" par quelques Pizotes en mal de nourritures.
Explication : Les Pizotes sont des mammifères, genre Racoon, qui vivent dans la forêt. Il sont peu farouches et viennent souvent roder autour de la maison.

 

Pizote au Costa Rica

 

Ils sont capable d’ouvrir le frigo situé dehors et de dévaliser le contenu. C’est ce qui est arrivé cette nuit et Christophe a eu un mal fou à les chasser car ils peuvent néanmoins être dangereux en bande "organisée".
D’habitude, il met toujours un fauteuil devant le frigo pour les dissuader mais là, oubli. Résultat, une partie des victuailles envolée.
Après avoir écouté les exploits des Pizotes de cette nuit, comme hier, direction Playa Pelada.

 

Playa Pelada.

 

Clément fait un peu de pêche tandis que nous autres profitons des vagues et de la mer.
Chloé et Patrice nagent dans les petites crevasses. Baignade et repos jusqu'à midi.
Pour le déjeuner, retour à "La Luna" avec Christ et Francella pour cette fois.

 

L'équipe presque au complet à "La Luna"
Patrice, Chloé, Isa, Laure, Francella, Chris et Philippe.

 

L'après midi est consacrée à quelques courses puis vers les 16h, il est prévu d'aller pêcher et s'offrir un "Nightfishing" sur la plage.
Côté organisation, c'est Christophe qui s'occupe d'aller chercher quelques sardines pour l'appât.
Nous, on suit et Clément s'active à préparer sa canne. Laure a apporté la sienne également.

Des copains de Christophe viennent nous rejoindre. Il s'agit de Pierre, sa femme et leurs 2 fils.
Clément est déçu, pas de sardines. On allume un grand feu sur la plage tandis qu'au crépuscule, Christophe continue sa pêche, en vain.

 

Christophe continue sa pêche.
Sunset sur le Pacifique.

 

Pas de sardines alors on se rabat sur quelques Bernard-l'ermite qui pullulent dès la nuit tombée. On les cherche avec nos torches, cela fera l'affaire et ce sera mieux que rien.
Clément est bredouille et Christophe chope une murène. Il l'a rejette à l'eau avec les précautions d'usage rapport aux morsures.
Peu après, c'est Patrice qui sort un gros mérou. Clément a une prise mais elle s'échappe. Ce sera tout pour ce soir.

 

Aidé par Pierre, Clément a une touche.
Belle prise !

 

Une fois rentrés au Ranchero, les filles et Christophe préparent le poisson et dégustation pour le souper.

 

Le poisson a fini dans les assiettes

 

Mercredi 21 décembre 2005.
Hier soir, j'ai oublié mon sac, là haut, chez Chris. Je pars le rechercher et bien entendu, je l'avais laissé par terre et ça n'a pas loupé. En le secouant légèrement, un énorme scorpion noir se détache et tombe sur le sol. Bouarkk. !
Aujourd'hui, Laure et Isa veulent aller à Nicoya. Laure a besoin d'ustensiles divers pour la maison tandis qu'Isa veut faire quelques boutiques. 60 km mais il faut bien compter 1h30 pour y aller !!.
Je me dévoue pour les accompagner. Ca ne me dérange pas, ça me permettra de bouger un peu et voir du pays.
C'est parti pour la piste et la route défoncée.
Nicoya est la plus proche ville commerçante. Que des boutiques au centre ville. Il fait très chaud et on cherche l'ombre et la climatisation des magasins.

 

Rue de Nicoya - Photo : www.nicoyapeninsula.com

 

On déjeune tous les 3 dans un petit resto du centre ville, puis c'est le retour vers Nosara.
Sur le trajet et avant d'attaquer la piste, je fais le plein et on arrive vers les 15h à Nosara.
A peine arrivés, on nous signale que l'on retourne ce soir à la pêche mais moins longtemps qu'hier.
Clément était frustré de n'avoir rien pris hier soir. De retour à Pelada, Christophe pêche un gros lot de sardines cette fois ci et les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
A peine une demi d'heure et Clément sort un Red Snapper, succulent d'après Christophe.
Puis c'est au tour de Christophe d'avoir une touche. Il fait nuit noire et bien sûr, on ne voit rien. "C'est un gros !!". Il lui faudra au moins 20 mn pour sortir le bestiaux et de s'apercevoir que c'est une raie Manta qui est accrochée. Il casse volontairement la ligne et on s'en retourne avec néanmoins une belle prise pour ce soir.

 

Comme la veille ...
... un grand feu sur la plage !

 

Jeudi 22 décembre 2005.

Aujourd'hui réveil un peu plus tôt que d'habitude car nous partons 2 jours en excursion.
Destination, le volcan Arenal situé dans la chaîne de montagnes au centre du pays. Un grand nombre de volcans sont encore en activités au Costa Rica et Arenal est le plus connu.
Francella nous a réservé un hôtel à La Fortuna, bourgade située au pied du Volcan.
C'est au tour de Philippe d'avoir une désagréable surprise sous son sac laissé par terre cette nuit.
Un gros scorpion noir s'échappe devant nous et une fois de plus, un coup de savate.
Départ une fois de plus vers Nicoya par la piste et la route toujours aussi défoncée.
On rejoint la Panaméricaine via le Pont Amistad et direction la ville de Canas, vers le nord.
Le tronçon de la Panaméricaine est lui aussi en piteux état. Des nids de poule à faire peur et tous les véhicules, y compris les "Trucks" Américains, obligés de faire du slalom pour éviter les trous. Pittoresque !!
18 km plus loin, on prend la direction de Tilaràn. Là, la route semble être bonne et nous gagnons la ville sans problème. Au bourg, on s'arrête boire un verre dans un bar typique et je constate que le pneu arrière droit est sous gonflé. Crevaison lente.
On continue néanmoins notre route et on s'arrête pour midi dans un charmant (encore un !) petit resto au bord de la route. Accueil tout aussi charmant et la proprio nous propose même de nous servir d'Internet. Sympa. Isa en profite pour envoyer un message à la famille Duchand, à Latour.
Les enfants dégustent un bon Casado, plat traditionnel composé de riz, haricots rouges ou noirs, salade et viande.
Avec Philippe, on s'affaire à changer la roue du Toy et le chauffeur d'un car de tourisme, qui s'était arrêté déjeuner également, nous propose son aide.
Dans la discussion, il nous signale qu'un garage est ouvert à moins d'un km pour réparer le pneu. De plus, il nous le conseille vivement car après, la route est très mauvaise !. Pour que quelqu'un d'ici nous le dise, ça doit être cocasse !
On fait réparer la roue au garage indiqué et on reprend notre route.
Celle-ci est effectivement encore plus défoncée que ce que l'on aurait pu imaginer. On fait des pointes de 20 à l'heure pour éviter les crevasses. La pluie se met même à tomber ce qui nettoie un peu le Toy !.
Nous contournons le grand lac artificiel d'Arenal et distinguons au loin le pied du volcan.
Enfin, La Fortuna.

 

Route avant Fortuna et les sources d'eaux chaudes

 

On trouve l'Hôtel "Villa Vista Arenal" facilement et on s'installe. Il est 16h et on discute de ce que l'on va faire.
Une escapade vers le volcan est tentante mais un peu risquée surtout que la nuit ne va pas tarder à tomber. Ce sera pour demain. On se rabat vers les sources d'eaux chaudes aperçues sur la route en arrivant.
La première est à $25 l'entrée et par personne. Ce sera sans nous. En revanche, on continuant un peu, un autre organisme propose l'entrée pour $8. C'est ok.
Nous entrons dans un lieu incroyable où se mélangent le cours d'eau naturel de la rivière et des bassins aménagés où l'on peut barboter.

 

Dans les sources d'eaux chaudes ...
... vraiment un très bel endroit.
Les vapeurs d'eau partout ...
Baignade assurée en pleine forêt.

 

La température avoisine les 35° et un panneau de signalisation situé un peu haut indique que plus en amont, elle est à 67° ! En tout cas, on y reste un petit moment et on rencontre 2 touristes canadiens qui font quelques photos de Chloé. Moi, je me prends une grosse épine dans le pied qui me fera boiter pendant toute la soirée.
Il fait presque nuit et on décide de rentrer à l'hôtel, puis d'aller souper. C'est l'anniversaire d'Isa ce soir. 40 ans et au Costa Rica, Sympa, non !!.
Une bonne nuit de sommeil, sans moustiquaire ! car demain, une longue journée nous attend.

 

Vendredi 23 décembre 2005
La nuit a été un peu agitée suite aux trombes d'eau qui se sont abattues sur le bungalow.
Mais où est le volcan ce matin ?. Un brouillard épais recouvre toute la campagne.
Que faire, attendre un hypothétique éclaircissement ? Vu le temps, ça m'étonnerait que ça se lève. Tant pis, on décide de repartir sur Nosara, un peu déçus de n'avoir pu voir le volcan.
Le voici ...  au moins en carte postale ...

 

 

Sur la route, un panneau indique un herbarium ainsi qu'un Serpentarium. Humm, on va s'y arrêter, au moins on ne sera pas venu pour rien. Entrée $5 et la visite nous entraîne à travers la forêt Tropicale humide et au milieu d'une végétation caractéristique de la région.
Les serpents sont enfermés dans des cages et on peut donc voir ces fameux "Fer-de-Lance" qui rodent dans la forêt autour des maisons à Nosara. Vaut mieux les voir comme cela que dans le jardin !

 

Balade dans la forêt Tropicale
La famille Peypoch au complet

 

Après cette rapide balade, on reprend notre chemin par la route défoncée. C'est moi qui conduit et Philippe en profite pour filmer les zig-zag des autos devant nous ! Idem sur la Panaméricaine car c'est tout aussi incroyable.! On passe le pont Amistad et un peu plus loin sur la route, Police !!
Diable, ils font signe de s'arrêter. 84km/h au lieu de 40 ! Damned, je me suis fait choper au radar !
Isa est heureusement là pour traduire. Moi, j'en mène pas large et ne discute pas. Après quelques recommandations d'usage, il nous laisse partir sans PV. Sympa, le gars.
Du coup, je lève le pied car la signalisation est au sol et on ne voit rien venir.
On s'arrête déjeuner dans un petit resto au bord de la route puis on reprend notre chemin. Nicoya, Garza et enfin Nosara.

 

Le pont Amistad, sur la route ...
Chloé et Clément. Le petit resto au bord de la route.

 

Sur la route ...

 

On raconte nos mésaventures à toute l'équipe, brouillard, pas de volcan, radar et épine dans mon pied qui me fait toujours aussi mal. Eux nous racontent les leurs. Christophe s'est fait piqué cette nuit par un gros scorpion et ses parents ont cassé le pare-brise de son 4x4 ... Côté piqûre, c'est passé car malgré leur allure, ces bestioles ne sont pas venimeuses mais la réparation du Mitsu va être plus compliquée car bien sûr, ici, pas de pièces détachées de ce genre.
En fin d'après midi, après m'avoir enlevé mon épine, je pars faire quelques courses, poster les cartes postales et faire un tour au Cyber Café situé en bas de chez Christophe. Parfois, je vais au "Café de Paris" mais celui-ci est beaucoup plus sympa.
Au retour, il fait nuit noire et au sommet du chemin qui mène au Ranchero, j'entends un "Crac" en dessous de la voiture. Gasp !, qu'est ce que c'est ?. Je sors du Toy et constate que c'est sur une planche de surf que j'ai roulé. Bon sang, mais quelle idée de mettre une planche en plein milieu du chemin et sans visibilité !!. Philippe vient me rejoindre car le bruit s'est entendu d'en haut.
Planche foutu et c'est celle à Nelson !. Ce dernier se fait enguirlander par Chris car il l'avait prévenu que j'allais revenir ..
Je suis effondré. Pour Nelson, le surf est toute sa vie et je lui ai cassé son matériel. Je fais une tronche pas possible à table et tout le monde compatit. Avec Chris, on décide de se cotiser et de lui payer une nouvelle planche. Tout le monde est d'accord. Je mettrai bien sûr plus que les autres. Ce sera en quelque sorte son cadeau de Noël et ses étrennes.
Pendant le repas, un triste épisode émeut la plupart d'entres nous, surtout les enfants.
L'un des chats de Christophe, malade depuis quelques jours, est pris subitement de convulsions et agonise devant nous sans que l'on puisse faire quoi que ce soit.
La soirée se termine donc plutôt tristement et nous partons au lit.
Assez d'émotions pour aujourd'hui.

 

Samedi 24 décembre 2005

 

César est bien triste tout seul maintenant

 

Aujourd'hui, nous allons à Playa Guionès mais de l'autre côté, plus au sud par rapport où nous étions le premier jour. La partie nord est plutôt pour les surfeurs, là, c'est beaucoup plus calme.
L'endroit est tout aussi superbe et il y a des points d'ombre.

 

Playa Guionès - Côté sud
Playa Guionès - Pas grand monde sur la plage !!

 

Dans l'eau, en plongeant dans les vagues et en regardant le ciel, on a du mal à réaliser que ce soir, c'est le réveillon de Noël !!
On feignante jusqu'à midi et direction Playa Pelada pour déjeuner à "La Luna". Ca devient une habitude maintenant !. Faut dire que les gens sont sympa, le cadre est idéal et c’est bon.
L’après midi est consacrée en bonne partie aux courses pour ce soir.
4kg de langouste ont été commandés car nous serons 14 ce soir à table : Pierre et sa famille viendront nous rejoindre ce soir ainsi que Nelson.

 

Quelques courses pour ce soir ...
... au "Super Nosara".

 

De retour des courses, on prépare la table, montons les chaises et tout le monde participe.
Nelson prépare le grill et à la nuit tombante, les langoustes commencent à griller.
Un repas de Noël à la Tropicale, sur la terrasse, en tee-shirt et bermuda. Fait trop chaud pour s’habiller. On sort les bouteilles de champagne, le foie gras a été liquidé depuis longtemps de même que les chocolats.
Musique, danse, percus, la soirée se termine vers les 1h du mat. Un dernier petit café et au lit. En tout cas, une super soirée.

 

A table !!
Langoustes grillées au menu. Miam !
Tout le monde se régale ...
C'est tout de même Noël, donc guirlandes !
Bûche de Noël !! Commandée au "Café de Paris"
Nelson, Clément et Philippe.

 

Dimanche 25 décembre.
On se lève bien sûr un peu plus tard que d’habitude. On a pas (trop) abusé sur l’alcool.
Après le petit dèj sur la terrasse, je fais un peu de vaisselle et que vois-je soudain s'aventurer un peu plus loin ... Un Pizote solitaire qui vient chaparder quelques croûtons de pain jetés hier soir. Je le surveille de près car je ne connais pas ce genre d'animal, tout inoffensif qu'il ne parait. Je mets le fauteuil devant le frigo au cas où ses petits copains décideraient de venir le rejoindre puis direction Playa Pelada.

 

Sur la route ...

 

Dire que c’est Noël et que je suis en train de plonger dans les vagues et nager tranquillement dans l'océan Pacifique. Incroyable non !
Avec Philippe, on fait la planche et on se dit que l’on a quand même de la chance. En France, ça doit cailler !.
A midi, ben …. "La Luna", comme d’habitude et l’après-midi est consacrée à ne rien faire. Hamac, lecture, café et discussion.

 

Un peu de compagnie pendant le déjeuner ...

 

La journée s’est passée tranquillement car un peu fatigués de notre Réveillon.
Nelson a trouvé une planche d'occasion et il en est très content. Tant mieux, tout s'est arrangé.
Chris nous signale que Pierre souhaite que l'on aille au resto tous ensemble ce soir.
L'endroit est, parait-il, super avec vue sur la mer et piscine.
Humm, Pierre a réservé le resto à la "Française", c'est-à-dire pour 20h. Question vue, on ne verra rien car il fait nuit et la piscine pendant que l'on mange, pas terrible.
De plus, on est tous un peu fatigués de notre soirée d'hier, alors on préfère rester tous ensemble et décliner l'invitation.
Du coup, côté souper pour ce soir, cela va être un peu léger. Chris propose de commander une Pizza à la Pizzeria locale. On y va, mais un dimanche soir, il fallait s'y attendre, c'est fermé.
Ce sera donc soirée "Pâtes". J'aide à faire la cuisine et me brûle le pouce. Aïe !
On termine par un café au Ranchero et tout le monde au lit.

 

Moi ... en plein effort, mais ...
... je ne suis pas le seul !!!

 

Lundi 26 décembre 2005
Comme tous les matins, ce sont Philippe et Isa qui se lèvent les premiers. Je suis généralement le suivant et il est agréable de boire notre premier café tout en admirant la nature qui s'éveille. Il n'est pas rare d'apercevoir des colibris à cette heure matinale, voler autour de l'arbre situé devant nous.
Clément remarque qu'un trou gros comme le point n'était pas présent hier, en contrebas. Laure détecte tout de suite un trou de Mygale et s'empresse d'allumer un journal et d'enfumer le trou en question. Au moins, si elle est dedans, cela la fera partir plus loin. Toujours côté nature, quelques singes viennent nous rendre visite ce matin encore.

 

Une maman singe et son petit, juste devant nous.
Ils font du bruit mais c'est sympa tout de même.

 

Aujourd'hui, on décide de changer un peu d'endroit et d'aller plus au sud, à la Playa Garza devant le village du même nom. C'est d'ici d'ailleurs que partent les bateaux pour la pêche en mer. C'est prévu d'y aller prochainement.
La plage est pas mal et en prime, personne.

 

Playa Garza - Patrice et Philippe sur la plage.
Forêt et Playa Garza.

 

Humm, côté baignade par contre, pas terrible. Des rochers partout et pas trop motivés pour rester dans l'eau.
Du coup, avec Philippe, on part se balader le long de la falaise, contourner le récif et continuer jusqu'à la pointe Guionès.
Au retour, Patrice lance un concours de dessin sur la plage. Clément et Chloé le suivent.
Il se débrouillent bien et comme pour "l'école des fans", tout le monde a gagné !

 

Concours de dessin sur le sable ...
Clément fait un fort ...
Chloé une tortue ...
Laure et Patrice ... une déesse ?

 

Pour le déjeuner, Laure nous emmène dans un resto tout proche, le "Bona Ana's" et spécialisé dans le poisson.
L'endroit est sympa comme tout et nous sommes accueillis encore une fois d'une façon charmante.
Question menu, un régal. Tout le monde est unanime.
On quitte les lieux ravis d'avoir pu déjeuner ici et les enfants veulent aller à la piscine au "Café de Paris", un peu pour compenser la soirée d'hier soir où il y aurait du avoir piscine !. Soit, on ira boire un café là bas et en profiter pour manger une glace et passer voir Christophe à son magasin.

 

Le magasin de Chris ... devant.
... et dedans.

 

Au passage, la "DDE" locale est en train de "sucrer" la route. Du sucre ? s'étonne t-on. Et oui, afin de limiter la poussière avant la saison sèche, la route est enduite d'une mélasse composée d'un savant mélange d'eau bouillante et de sucre et ce afin d'obtenir un liquide qui servira au revêtement. Il est évident, nous dit Christophe, qu'aux premières pluies, le revêtement en question disparaîtra !!

 

On "sucre" la route

 

Le "Café de Paris" est un lieu sympa et probablement l'endroit le plus touristique du coin, vu la concentration des Américains, surfeurs et autres étrangers.
On part faire quelques courses et au retour de Nosara village, on assiste au départ de l'avion reliant la bourgade à San José.  Cet "aéroport" est composé d'une piste, d'un grillage et d'une guérite pour les passagers en attente de départ. Ca vaut le détour de voir cela mais n'empêche qu'il ne met que 40mn pour relier San-José à comparer des 5 à 7 heures par la route !

 

L'aéroport de Nosara - Patrice prend la pose.
Le coucou de la "Sansa Airlines".

 

Au Ranchero, Nelson signale à Christophe qu'un "Mika", reptile peu sympathique d'environ 2m de long, se promène en bas de l'escalier en pierre. Humm, consigne stricte : Ne pas s'approcher de cet endroit, on ne sait jamais.
La soirée se passe tout aussi tranquillement que d'habitude.

 

Le soir avant d'aller souper.

 

Mardi 27 décembre 2005
Au petit dèj, Patrice lance à la volée ... "Vous avez confirmé votre vol de retour ?" Heuuu, non pourquoi ?.
Ben, il faudrait peut être le faire !! Interrogation puis panique soudaine.
Isa et moi filons à la poste de Nosara pour téléphoner à l'aéroport de San José.
Galère pas possible pour trouver le bon interlocuteur. On passe par Perpignan, Air France, bref un peu partout pour enfin tomber sur les personnes compétentes. En tout cas, un grand bravo à Isa qui a assuré comme une chef côté dialogue et un merci au préposé qui a attendu patiemment que l'on y arrive !!!

 

La poste de Nosara
image : Site web de Nosara
L'entrée de Nosara-village avec la
route récemment "sucrée".

 

De retour au Ranchero, on signale que tout est bon et direction à nouveau Playa Garza mais cette fois ci à la plage située devant le village. Un peu plus de monde, bien sur mais très sympa tout de même.
A midi, on se refait le "Bona Ana's", tout le monde ayant apprécié le menu de la veille !
Déjeuner tout aussi impeccable et retour au Ranchero.
L'après midi est consacrée par quelques courses et flemmardise pour certains (devinez pour qui !).
Demain nous devons aller à la pêche en mer. Clément est d'une telle impatience que l'on a du mal à lui faire penser à autre chose !!.
Le soir, au souper, Chris nous apprend qu'une petite "Arribada" de tortues a été aperçue à Ostional, une centaine seulement et qu'il a été pratiquement impossible de surfer en fin d'après midi vu le nombre de tortues en mer.
Il nous propose d'y aller car c'est maintenant ou jamais d'en voir étant donné qu'elles n'arrivent qu'au crépuscule et durant la nuit. On se dit que demain, il faut se lever très tôt et que la route vers Ostional, la nuit, sera vraiment pénible de plus, sur la plage, on ne verra rien. Tant pis.
On part se coucher tranquillement mais peu après, le gars qui devait nous emmener à la pêche demain arrive et nous annonce que la journée est annulée !! Problème moteur du bateau.
J'imagine la tête de Clément. Le pauvre, comme il doit être déçu !!. Pour nous, c'est dommage, bien sûr, mais on s'en remettra !!. D'ailleurs, la première idée qui me vient à ce moment là est de retourner à Ostional demain matin pour voir si quelques tortues sont encore là !

 

Mercredi 28 décembre 2005
La sortie en mer est donc annulée. On se décide tous d'aller à Ostional pour voir les tortues.
Avant notre départ, Christophe manque de peu de se faire piquer par un scorpion niché dans une serviette de bain. Francella l'avait laissé, humide, sur le canapé.
Une fois de plus, on prend la route défoncée et passons à nouveau les guets pour traverser les rivières.
Arrivés sur la plage d'Ostional, on constate que les tortues sont déjà reparties.
L'une d'elles n'a pas résisté à l'assaut des vautours et est en train d'être dévorée. On chasse les dizaines d'oiseaux qui se gavent et sur tout le long de la plage, des trous de crabes remplis de mouches témoignent du festin que ceux ci ont du faire lors de la dernière éclosion.
Parfois, une petite tortue, prise au piège mais épargnée par les crabes rassasiés, essaie désespérément de sortir du trou. La plupart sont épuisées, d'autres desséchées.
Clément et Chloé arrivent à en sauver 6 et moi, une seule que je mets à l'eau tout de suite.

 

2 petites tortues de sauvées ...
... Mais les vautours veillent toujours.

 

Les enfants sont tout contents d'avoir fait cela mais d'après Chris, il y a autant de prédateurs pour ces petites bêtes dans l'eau que sur la plage, mais c'est super tout de même.
Pour midi, devinez où l'on va pour ce dernier jour à Nosara ... à "La Luna", évidemment.
Puis c'est Playa Pelada l'après midi pour notre ultime baignade dans le Pacifique. Avec Philippe, on déguste ce moment avec plaisir. Dire que l'on va retourner au froid et à la grisaille et qu'ici il fait un temps d'été !
C'est comme ça.
En fin d'après midi, Chloé s'est proposée pour nettoyer l'intérieur du 4x4 car après 15 jours de poussière et de sable, il est franchement dégueu.
Notre dernière soirée se passe le mieux du monde mais toujours avec la pensée de se dire que demain, il faut repartir.

 

Un visiteur parmi tant d'autres dans la maison.

 

Le retour :

 

Jeudi 29 décembre 2005
Allez, ce matin, il faut se remuer. Bien sur, on n'est pas trop motivé pour rassembler nos affaires mais toutes bonnes choses ont une fin !
Un dernier cri des singes hurleurs. Ceux ci auront été omniprésents autour de la maison pendant tout notre séjour.
Patrice est parti ce matin au magasin avec Christophe et Francella. On doit se rejoindre là bas.
Le Toy est chargé et c'est le départ. Un gros bisous à Laure qui est la première à nous voir partir. On sent bien qu'elle a un petit pincement mais on se reverra à Cassagnes ....
Devant le magasin de Chris jouxtant le "Café de Paris", on le retrouve ainsi que Patrice et Francella.
On se dit "Au revoir" dans le magasin. On tarde à vouloir partir mais la route est longue.

C'est Philippe qui conduit et après Garza puis après avoir fait le plein à la sortie de Samara, on rejoint Nicoya.
A peine quelques kilomètres avant le pont Amistad, contrôle de police.
C'est pas vrai, c'est au tour de Philippe de s'être fait choper au radar. Pareil 80 km/h au lieu de 40.
Là, le policier est moins réjouissant que la dernière fois et vu la tête qu'il nous fait, on comprend vite que c'est $20 dans sa poche ou bien de la paperasse à n'en plus finir !!
On repart par la Panaméricaine puis on s'arrête dans un petit resto au bord de la route.

 

Sur la Panaméricaine

 

Lors d'un nouvel arrêt, je prends le volant et la pluie commence à tomber, ce qui va nettoyer un peu plus le Toy. On gagne directement l'hôtel que l'on retrouve sans mal puis une fois les bagages mis à l'hôtel, on file rendre le 4x4.

 

Dans les rues d'Alajuela.
Encore une rue avant d'arriver à l'hôtel.

 

De retour à l'hôtel, on se pose enfin.
Avant de retourner souper à la "Mansarda", comme le jour de notre arrivée, la réceptionniste de l'hôtel vient nous chercher car on a un appel pour nous au téléphone.
C'est Nelson qui nous dit au revoir car ce matin il a loupé notre départ et il tenait absolument à nous souhaiter un bon retour en France.
Nous partons donc à la "Mansarda" pour notre dernier soir et retournons à l'hôtel.
Avant d'aller au lit, on se retrouve à nouveau sur le balcon, pensifs et en se disant que ces 15 jours sont passés à une vitesse folle.
Allez, une bonne nuit de sommeil car demain, la journée va être très longue et fatigante.

 

Vendredi 30 décembre 2005
Le jour se lève sur Alajuela et il commence à faire chaud.
Un rapide petit déjeuner et le taxi vient nous chercher pour nous emmener à l'aéroport, tout proche.
Arrivé dans le hall, une fois les formalités remplies et les taxes d'aéroport réglées, $25 tout de même et par personne !, j'en profite pour appeler le grand père, c'est sa fête aujourd'hui.
On embarque puis décollage à 10h40. L'airbus de la TACA n'est pas plein et Philippe puis moi profitons des places libres pour admirer par le hublot les côtes du Panama, de la Colombie et enfin du Vénézuela.
Après 2h30 de vol, arrivée à Caracas à 16h10, heure locale. On attend un peu pour l'enregistrement puis c'est l'attente dans le hall de transit.
Une petite faim nous entraîne vers les divers fast food locaux mais pas très appétissants. On survit à un hamburger infâme puis décollage à 18h10 pour Paris avec un 747 d'Air France.
Philippe et moi récupérons quelques journaux français et le "Parisien" annonce en gros titre que la France est "paralysée" par la neige et le froid ! Et ben, ça promet !. Les aéroports parisiens ont même été fermés mais il parait qu'aujourd'hui la situation va redevenir normale petit à petit.
Chloé est à côté de moi et on cherche tant bien que mal à trouver le sommeil dans cet espace restreint d'un siège de 747.

 

Samedi 31 décembre 2005
Je me réveille enfin. On approche de Paris. Il est 7h, heure Française et il nous reste 1 heure avant d'arriver.
Il commence à faire jour et on regarde d'en haut notre bonne vieille France avec par endroit, quelques traces de neige. Brrrr.
Roissy : Je suis encore en teeshirt à la descente de l'avion et il faut rejoindre le terminal 2F.
J'ai le temps de téléphoner à DD pour qu'il vienne nous chercher à Blagnac, c'était convenu.
Avec les intempéries des jours précédents, l'Airbus pour Toulouse est en bout de piste et un bus doit nous y emmener. C'était pas prévu et je me gèle sur la passerelle.
L'Airbus décolle à 10h30 et nous voici parti pour notre dernière étape.
Tout se passe bien jusqu'à Blagnac, faut dire que l'on a tous roupillé pendant le trajet.
A l'arrivée et comme prévu, Jacky et DD sont là et direction les Amidonniers. Voilà, c'est terminé. On prend l'apéro tous ensemble et la petite famille Peypoch décide finalement de rentrer sur Cassagnes dans la journée. Après une petite pizza, c'est les au revoir, un repos bien mérité et des souvenirs plein la tête qui commencent déjà à fourmiller.

Un grand merci à Christophe, Francella, Laure et Patrice pour leur accueil et pour ce séjour hors du commun, sans oublier DD et Jacky pour l'arrivée à Blagnac.
Ravi d'avoir rencontré Nelson et les amis de Chris. En tout cas, à la prochaine, j'espère.

 

Pura Vida ! ...

Philippe Hurtebize


Les liens vers des sites de lieux où l'on était régulièrement :

 

Site du village de Nosara avec des photos de toutes les plages et activités

 

Café de Paris : http://www.cafedeparis.net/
Coconut Harry's Surf Shop : http://www.coconutharrys.com/

 

Costa Rica - Pura Vida !