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Mercredi 7 décembre 2016.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Ouest puis Orly-Sud - Aéroport (PTP) Pointe à Pitre Guadeloupe Pôle Caraïbes (Guadeloupe, Grande-Terre) - Morne-à-l'Eau – Anse-Bertrand.
Je me lève à 3 h 45, comme généralement pour ce genre de voyage. C’est un peu tôt mais au moins, je ne cours pas. Le taxi passe me chercher à 5 h et me dépose devant l'aérogare un quart d'heure plus tard.
L'enregistrement du bagage est rapide puis après les incontournables contrôles, c'est l'attente habituelle.
Comme il fallait s'y attendre, je ne pars pas dans des conditions idéales, cela aurait été trop beau !
Pas de mal au ventre cette fois mais je traine un rhum tenace qui, je sens, va me pourrir mon voyage.
Dans la salle d’embarquement, je croise Patrice puis Pascal et Clotilde qui prennent le même avion pour Paris mais évidemment ... pas pour les mêmes raisons que moi ! hé hé hé !
Envol à 6 h 30 avec 20 mn de retard et arrivée à 8 h à Paris-Orly Ouest.
La récupération de mon bagage est quasiment immédiate et je file à Orly-Sud dans la foulée via Orly-Val.
Le terminal est pratiquement vide et l’enregistrement de mon bagage est ultra rapide de même que les contrôles habituels. Il n’y a aucune attente si bien qu'à 8 h 45, je me retrouve au "Bart's", le bar habituel où l’on prenait le petit-déj avec le "Family Cruise" lors de nos départs annuels pour les Antilles.
Tout va bien malgré ce foutu rhume avec en prime un peu de fièvre.
A 9 h 45, c’est l’embarquement à bord d’un A330 d’Air Caraïbes et je m’aperçois, une fois assis, que je suis encore plus serré qu’à l’habitude, à croire qu'ils ont encore diminué l'espace entre les sièges !
Envol à 11 h 15 avec une demi-heure de retard et l’avion est totalement plein.
Comme très souvent après le décollage et à quelques rangées de mon siège, j’ai le droit à l'éternel mouflet qui commence à chauffer sa voix. Et cela ne loupe pas ... pendant près d’une demi-heure, c’est le grand concert et même les boules "Quies" n'arrivent pas à limiter les braillements de l’infernal moutard.
Côté films et divertissements, ce n’est pas terrible mais le parcours passe relativement rapidement et après 8 h 50 de vol, nous arrivons à l’aéroport de Pointe-à-Pitre avec environ ¾ d’heure de retard.
Il est 15 h 30, heure locale et la récupération de mon bagage est très rapide malgré le monde puis je file aux comptoirs des locations de voitures. Là, il n'y a personne et c'est très bien !
Cette fois-ci, j’ai choisi Europcar et ai réservé directement sur leur site afin de ne pas avoir les mêmes surprises qu’en Ecosse en passant par un intermédiaire.
Une fois les papiers remplis, je prends la navette qui m’emmène vers le parc auto et récupère très rapidement ma voiture, une Opel Corsa. Cela fera amplement l’affaire.
A 16 h 15, je quitte l’aéroport et prends la direction du nord de Grande-Terre par la N5.
Je découvre les premiers bouchons avant d’arriver à Morne-à-l'Eau puis la route est tranquille jusqu’à Anse-Bertrand.
J’arrive au centre CCAS d’EDF à 17 h 15 et m’aperçois de suite que le site est totalement vide à croire si c’est bien ouvert !
A la réception, je suis accueilli par Luce, la gérante du site. Une fois la paperasse remplie, elle me conduit à mon petit bungalow et m’explique qu’effectivement je ne serai pas dérangé par les voisins. Il y a, en tout et pour tout, 6 bungalows occupés avec un total d’environ 15 personnes.
Après m’être installé tranquillement dans ma piaule, simple, correcte et refaite à neuf récemment, j’ai le temps d’aller faire un tour sur la plage et d’en profiter pour m’accorder une première baignade avant la tombée de la nuit. Je n’y reste que très peu de temps mais j’y reviendrai !
A 18 h 30, c’est l’heure de l’ouverture du bar et j’y retrouve Luce avec qui je bavarde un moment accompagné bien évidemment d’un Ti ’Punch bien servi.
Côté excursions organisées par le centre, elle m’annonce qu’il n’y aura rien de prévu vu le peu de personnes présentes cette semaine mais il y a aura tout de même deux animations traditionnelles vendredi et mardi. Demain, une réunion d’information aura lieu à 9 h pour présenter aux nouveaux arrivants les différents attraits de l’île et quoi visiter.
Après le Ti ’punch, je prends une "Corsaire", la bière guadeloupéenne et je profite du calme pour téléphoner à Bruno, notre skipper avec qui nous avons navigué 8 fois ensemble dans les Caraïbes.
On se donne rendez-vous vendredi pour se voir du côté de Bouillante, sur Basse-Terre.
Un peu avant 19 h 30, quelques vacanciers arrivent et il est temps d’aller dîner.
Le service est simple et un peu comme au réfectoire. On se sert, on mange et on débarrasse.
Il a très peu de monde et je bavarde avec un couple de retraité qui découvre les Antilles pour la première fois.
A 20 h, je retourne dans ma case et j’essaie de veiller un peu afin de m’accoutumer au décalage horaire. Pas facile.
La matinée de demain risque d’être tranquille et pour l’après-midi ... j’ai prévu tellement de balades durant ce séjour que je ne risque pas de m’ennuyer !
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Jeudi 8 décembre 2016.
Anse-Bertrand - Le Moule – Saint-François.
Je suis réveillé dans la nuit par le vent et vers 6 h 30, une grosse pluie se met à tomber.
Après une petite heure à paresser, je me lève tranquillement avec toujours ce foutu rhume qui commence à m’agacer.
La pluie continue à tomber et à 7 h 30, je profite d’une petite accalmie pour aller prendre le petit-déj à la salle de restaurant.
Le ciel est couvert de nuages noirs, ce qui n’est guère réjouissant pour la suite de la journée.
De retour à ma piaule, un peu de détente et comme prévu, je rejoins la petite salle d’animations à
9 h où a lieu la réunion d’information.
Nous ne sommes vraiment pas nombreux, seulement trois couples et moi.
Luce nous explique pas mal de choses sur la Guadeloupe en général et les points sympas à visiter.
En une semaine, je n’aurais bien entendu pas le temps de tout faire d’autant plus que j’ai un planning déjà presque bouclé.
La réunion dure environ 2 heures suivi d’un apéritif d’accueil bien entendu typique antillais, tandis que la pluie recommence à tomber.
Pour midi, je comptais aller casser la croute quelque part dans le coin avant d’aller me balader mais le déjeuner est offert probablement du fait que nous sommes peu nombreux. Sympa.
L’ambiance est déjà conviviale et il s’en faut peu pour commencer à sympathiser avec les autres vacanciers.
Vers 13 h, je me décide à bouger et j’ai le choix pour une balade à pied le long du littoral ou bien une virée en voiture à Grande-Terre. Le ciel étant toujours aussi menaçant, je renonce à la promenade et prends la voiture pour une première exploration de la contrée.
Et oui, c’est tout nouveau pour moi car bien que je sois venu à la Guadeloupe quatre fois, je ne connais l’archipel que par la mer et rien côté terre.
Je commence par la pointe de la Grande Vigie située à 6 km d’Anse Bertrand et à l’extrémité nord de la Guadeloupe.
Le paysage est assez insolite avec des falaises abruptes rappelant celles de la Normandie ou de la Bretagne. On accède à un petit belvédère par un sentier et par très beau temps, on peut voir les îles de la Désirade, Antigua et Montserrat mais aujourd’hui, inutile d’y compter.
Rien de bien sensationnel surtout qu’avec la météo, cela ne donne pas trop envie de s’attarder ni de se balader.
A 13 h 30, je reprends donc la route et décide d’aller vers une autre pointe, celle des Châteaux, située tout en bas de Grande-Terre.
Pour m’y rendre, je choisi de passer par les petites départementales de l’Est et je traverse de haut en bas la grande plaine parsemée de petits hameaux, des champs de cannes à sucre avec par-ci, par-là d’anciens moulins à vent encore debout, vestiges d’une agriculture jadis intense.
Je rattrape la N5 un peu avant Le Moule puis rejoins Saint-François facilement, toujours par la Nationale. De là, je prends une petite départementale sur 11 km qui m’emmène jusqu’à la pointe des Châteaux.
C’est le site le plus visité de la Guadeloupe mais par chance et un peu à cause de la météo, il n’y a pratiquement personne. Je profite donc pour aller me balader et d’escalader par un sentier un peu rude la "Grand-Croix", située au sommet de la Pointe des Châteaux.
Là, le panorama est très sympa d’autant plus que le ciel est un peu moins couvert et que l’horizon est dégagé maintenant. La Désirade est bien visible de même que Petite-terre ... au loin.
Ah ! Petite-Terre ... Un brin de nostalgie me gagne car on y a passé des moments superbes et surtout privilégiés ! J’espère y revenir un jour dans les mêmes conditions.
Je pousse ensuite jusqu’à la Pointe la Chaise par un sentier rocailleux et dont les cailloux sont aiguisés et tranchants.
La vue est également superbe surtout avec les quelques rayons de soleil essayant de percer au milieu des nuages.
En redescendant, je glisse légèrement et m’entaille le talon sur un caillou tranchant. Ce n’est pas bien méchant mais ça pisse le sang.
De retour au parking à 15 h 45, je prends une glace puis je file dans l’eau pour nettoyer ma coupure avant de reprendre la route.
A la sortie du Moule, je prends la D123 permettant d'éviter Morne à L'eau et arrive au centre vers
17 h après être passé à la pharmacie pour un peu de désinfectant et une boite de pansement.
Tout va bien et, comme hier avant l’ouverture du bar, je m’offre une petite baignade jusqu’à la tombée de la nuit. Quel calme et tellement reposant !
A 18 h 30, c’est l’heure de l’apéro et une fois au bar, je prends cette fois-ci une "Corsaire" pour commencer.
Puis arrivent le jeune couple ainsi que les autres vacanciers et avant d'aller diner, nous discutons de nos occupations respectives lors de cette première journée.
Au restaurant, nous sommes si peu nombreux que nous regroupons les tables afin d’être tous ensemble. L’ambiance est au beau fixe et c’est une très bonne chose !
A 20 h 40, je file dans ma case et au lit de bonne heure.
Demain, c’est la grande balade vers Basse-Terre et la journée avec Bruno.
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Vendredi 9 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Port-Louis – Petit-Canal – Morne-à-l'Eau – Les Abymes - Baie-Mahault (Guadeloupe, Basse-Terre) - Bouillante.
Ce matin, c’est debout de bonne heure vers les 6 h afin de ne pas trop trainer car Bruno m’a annoncé 2 heures de route entre Anse-Bertrand et Bouillante.
Afin de profiter pleinement de la journée, je passe au restaurant engloutir rapidement un café-croissant puis départ à 7 h tapante.
Pour rejoindre Morne-à-l’Eau, je change d’itinéraire et prends la N5 par Port-Louis et Petit-Canal. Cette route est beaucoup plus agréable, tranquille et avec un paysage constitué exclusivement de champs de cannes à sucre. C’est très reposant.
Au centre de Morne-à-l’Eau, pas d’embouteillage et je passe devant le fameux cimetière de la ville adossé à flanc de colline. Il est très connu et a la particularité d’avoir la majorité des sépultures décorées en carrelage de faïence avec des motifs colorés le plus souvent en damier noir et blanc.
Je n’ai pas le temps de m’arrêter pour aller y faire une petite visite. Peut-être une autre fois.
Passé Les Abymes, je traverse la Rivière Salée et tombe un peu plus loin dans un bouchon monstre au milieu des échangeurs de Baie-Mahault. J’avais lu avant de partir que la circulation était infernale aux alentours de Pointe-à-Pitre. Je confirme !
Après plus d’une demi-heure à rester coincé, je bifurque vers la D23 et emprunte la Route de la Traversée également appelée route des Mamelles qui traverse Basse-Terre et le Parc National de la Guadeloupe d'Est en Ouest (ou inversement).
Là, changement de décor, c’est de la bonne route de montagne au milieu de la forêt tropicale sur environ 20 km. La température extérieure descend même à 17° au niveau du col des Mamelles, situé à 615 m d’altitude.
Arrivé sur la côte ouest et le bord de mer, je rattrape la N2 dans le quartier Mahaut, au sud de Pointe Noire. Il est 8 h 30 et je suis dans les temps.
Avant Bouillante je passe devant la plage puis la pointe de Malendure, un endroit que je connais bien pour m’y être arrêté à deux reprises lors de nos virées en voilier. L’ilet Pigeon en arrière-plan me rappelle également de bons souvenirs.
J’arrive à Bouillante à 9 h pile et je téléphone à Bruno devant la mairie. Finalement, je suis passé devant chez lui car il habite à Pigeon, un petit quartier près de Malendure.
En à peine ¼ d’heure, me voici rue de la Glacière et je retrouve Bruno ainsi qu’Amandine, sa copine, dans leur petite maison située à l’entrée d’un complexe de vacances.
Cela fait seulement deux ans que l’on ne s’est vu mais on est content de se revoir même si le contexte est radicalement différent !
Nous avons largement le temps avant le déjeuner et Bruno me propose d’emblée d’aller faire un tour à la plage. C’était d’ailleurs prévu.
Plutôt que d’aller à celle de Malendure, très touristique, Bruno m’emmène à l’Anse à Sable, une petite plage quasi déserte sans aucun restaurant, commerce, ni autre activité.
On reste bien ¾ d’heure dans la flotte, peinard à ne rien faire et à se remémorer nos balades dans les îles.
Cela fait grand bien et avant de repartir, on file se rincer dans un bassin d’eau chaude aménagé appelé "le Bain du Curé". Incroyable, une eau à 40° qui se jette dans la mer !
Bruno me rappelle que c’est tout à fait normal car le volcan n’est pas bien loin, qu’il y a une multitude de sources d’eau chaude dans le coin et que ce n’est pas pour rien que la ville la plus proche s’appelle "Bouillante" !
De retour à la maison, on fait une rapide balade derrière chez lui avant d’aller préparer le déjeuner.
Au menu, du merlin avec riz et crudité le tout assaisonné avec une sauce chien maison, évidemment incontournable aux Antilles. Miam !
Amandine est parmi nous pour midi et pendant le délicieux déjeuner, on évoque bien entendu une éventuelle nouvelle croisière avec l’équipe de flibustiers mais c’est loin d’être évident.
Je serais bien resté plus longtemps à papoter mais à 15 h 30, il est temps de rentrer et je laisse Bruno et Amandine en espérant nous revoir le plus tôt possible aux Antilles !
Je reprends le même itinéraire que ce matin en sens inverse et en chemin, je fais une petite pause à la cascade des écrevisses.
Le site est très visité car il est surtout facile d’accès et il faut en effet environ à peine 10 mn pour arriver à la cascade via un chemin aménagé.
Sur place, je ne reste pas trop longtemps car c’est certes sympa mais il n’y a finalement pas grand-chose à voir ni à faire hormis d’aller barboter dans le bassin avec tout le monde.
A 16 h 20, je reprends la route par Les Abymes, Morne-à-l'Eau et son incontournable bouchon, Petit-Canal, Port-Louis et j’arrive à Anse-Bertrand à 17 h 45.
Après une petite pause, je file au bar m’engloutir une petite "Corsaire" bien fraiche.
Là, je change d’univers et je retrouve les vacanciers du centre mais c’est tout aussi agréable car ils sont tous très sympas. Comme la veille, nous parlons de nos journées respectives : La plage pour les uns, balades et visites pour les autres.
Avant d’aller diner, Luce nous encourage vivement à venir participer ce soir au "chanté nwel", une animation organisée par le centre.
A 19 h 30 tapante, c’est le diner tous ensemble et une heure plus tard, on se regroupe tous dans la salle d’animations pour ce fameux "chanté nwel".
Luce nous explique que c’est une tradition antillaise incontournable à cette époque de l’année et que l’on va tous chanter ensemble des cantiques de Noël classiques. Mouaih.
Un groupe de femmes en robe traditionnelle est déjà là tandis que des musiciens se préparent tout doucement sur la scène.
On nous distribue des cantiques puis on essaie de chanter avec le groupe de femmes sur des airs bien entendu inconnus pour nous.
Au départ, je n’étais pas très emballé mais au fil de la soirée, mon avis change radicalement.
Bon, musicalement, c’est limite voire archi faux mais cela reste néanmoins sympa.
L’ambiance est très conviviale d’autant plus que pendant la pause, il y a le traditionnel repas avec accras, petits boudins noirs et rhum. Vraiment super.
A la fin de cette agréable soirée, l’un des musiciens nous annonce qu’un grand rassemblement aura lieu Dimanche en ville, également pour le "chanté nwel". A ne pas manquer, parait-il !
A 23 h, il est temps de filer au lit surtout que demain, j’ai prévu d’aller faire tout seul l'ascension de la soufrière !
Avant de partir, je discute de mon planning avec Fanny et Jérôme, un jeune couple de Besançon et Fanny se propose de m’accompagner tandis que Jérôme préfère rester à la plage. Pourquoi pas. |
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Samedi 10 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Morne-à-l'Eau – Goyave (Guadeloupe, Basse-Terre) – Capesterre – Gourbeyre – St Claude – Basse-Terre – Bouillante.
J’ai mis le réveil à 6 h et après avoir préparé mon sac pour la journée, j’attends tranquillement devant la salle d’animation où Fanny me rejoint comme convenu à 7 h pile.
Après un petit café croissant rapide, nous prenons la route direction Basse-Terre.
Arrivés au niveau de la Route de la Traversée, nous continuons sur la N1 par Goyave et Capesterre et arrivons à Gourbeyre à 8 h 30.
Il fait un très beau temps mais la vue sur le sommet de la Soufrière est totalement bouchée.
On nous l’avait dit ... La Soufrière est le plus souvent dans un nuage de brume ! alors on verra bien !
Nous prenons ensuite la D9 qui nous amène jusqu'à Saint-Claude puis rejoignons les hauteurs par la D11, une route de montagne bien pentue et au milieu de la forêt.
On grimpe jusqu’à un lieu appelé les "Bains jaunes", situé à 950 m d’altitude et c’est ici qu’il faut se garer.
Dans le temps, la route continuait plus loin et débouchait sur un grand plateau où était aménagé un parking mais l’éboulement d’un flanc de la montagne, survenu en novembre 2004, a rendu la portion de route restante totalement interdite.
C’est dorénavant ici le départ classique pour l’ascension de la Soufrière.
Nous voici chaussé et équipé convenablement car en effet, la température ne dépasse guère les 17° et il n’est pas exclu que la pluie, le vent et le froid nous accompagnent tout au long de notre ascension !
A 9 h, c’est parti !
Pour la première étape, nous passons devant un bassin d’eau chaude et empruntons le sentier appelé la "trace du Pas du Roy".
Ce sentier a été spécialement aménagé depuis la fermeture de la route et il permet maintenant de rejoindre le plateau et l’ancien parking à travers la forêt tropicale humide.
Après une demi-heure de grimpette, nous arrivons sur le plateau situé à 1140 m d’altitude et à un lieu appelé la "Savane à Mulets".
Nous voici donc au pied de la "vié madanm la" ou la "vieille dame" comme on l’appelle à la Guadeloupe.
C’est le plus haut sommet de l’archipel et même des petites Antilles. La Soufrière est un volcan actif, de type explosif donc très dangereux et il est de la même "famille" que la Montagne Pelée à la Martinique et la Soufrière à Montserrat.
Cela ne pose pas de problème pour nous car il est en constante surveillance mais certains secteurs au sommet restent interdits en raison de gaz acides et toxiques.
Nous suivrons donc le circuit de randonnée standard d’autant plus que l’on ne verra probablement pas grand-chose si le ciel ne se dégage pas plus.
En effet, le sommet devrait être visible mais malheureusement, on ne voit absolument rien à cause de la brume.
Nous attaquons donc l’ascension proprement dite à 9 h 30 par le "sentier des dames". On passe tout d’abord devant un énorme rocher, expulsé lors d’une précédente éruption, dans lequel a été placée une statue de la Vierge.
Puis tout au long du sentier, il y des panneaux indicateurs qui nous expliquent là où nous nous trouvons tels que "l’éboulement Faujas" puis un peu plus haut, la "grande faille", vestiges des violentes éruptions survenues il y quelques siècles !
Il continue à faire très humide, on marche au milieu de la brume et la vue sur la côte est désespérément bouchée.
L’ascension est plutôt facile mais les 200 derniers mètres sont beaucoup plus compliqués.
Passé un abri "anti-éruption" en béton et toujours dans la brume, nous arrivons à 10 h 45 à "La découverte", le sommet de la Soufrière situé à 1467 m d’altitude.
Il n’y a pas de véritable cratère, mais plusieurs bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes d’où s’échappent des vapeurs sulfureuses.
On ne voit rien du tout et on hésite à s’aventurer sur les pistes balisées qui parcourent le sommet volcanique.
Le paysage est rocheux et chaotique, quasi-lunaire, hérissé de pitons et d’aiguilles magmatiques mais totalement recouvert de brume.
Ah, cette brume ! C’est vraiment dommage et avec le froid et le vent, c’est maintenant une pluie fine qui vient nous ennuyer !
On suit finalement le sentier et ont atteint la "Porte de l'Enfer", c’est tout dire !
Passé ce piton rocheux, le sentier se trouve au centre de deux gouffres : d’un côté le gouffre "Dupuy", visiblement sans danger et de l’autre le gouffre "Tarissan". Ce dernier laisse échapper une odeur de soufre qui nous chatouille par moment les narines et de nombreux panneaux sont là pour nous dissuader d’aller nous promener au-delà du sentier balisé ... Pas de soucis !
On fait le tour du sommet et à 11 h 20, nous décidons de redescendre tranquillement.
Arrivés à l’ancien parking aux alentours de midi, on constate que le sommet est par moment bien dégagé. Tant pis, on ne va pas remonter ! mais promis ... je reviendrai !
A 13 h, nous voici de retour à la voiture et plutôt que de rentrer directement au centre, on décide d’aller manger un morceau sur la côte.
Après la ville de Basse-Terre, on s’arrête près de Malendure et on se prend chacun une assiette d’accras dans une gargote de la plage.
Après l’ascension de la Soufrière, le déjeuner paraît frugal mais il fait très chaud et on souhaite surtout aller ensuite se rafraichir dans l’eau.
On reste une petite heure à continuer à bavarder sur la plage puis juste avant de repartir, je reçois un coup de téléphone de Daniel. Ils sont bien arrivés et on se donne rendez-vous pour demain à Saint-François. Impeccable.
Après une heure et demie de route, nous arrivons à Anse-Bertrand à la tombée de la nuit et ce sera ensuite une soirée tranquille. Le bar n’est pas ouvert et à 19 h 30, c’est le diner toujours aussi sympa avec le reste de l’équipe ...
Je file au lit à 21 h. Je n’ai pas vu la Soufrière comme il faut, mais j’ai passé une agréable petite journée en compagnie de Fanny.
Demain, je change à nouveau d’univers et ce sera une journée tranquille avec les Cassagnols.
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Dimanche 11 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Le Moule – Saint-François.
Je me lève tranquillement vers 6 h 30 et je constate qu’il fait un très beau temps. Ce sera une journée idéale pour ma balade d’aujourd’hui mais je ne dois pas trop traîner car il y a tout de même un peu de route pour rejoindre Saint-François !
Après un rapide petit-déj, départ à 8 h 20 et direction la côte sud de Grande-Terre.
Passé Le Moule, j’arrive à l’entrée de Saint-François à 9 h 15 et je retrouve sans problème Dan et Marcelle dans leur grand appart qu’ils ont loué pour le mois.
Ils sont très bien installés avec une terrasse et surtout une grande piscine mais nous n’avons pas l’intention de rester ici la journée. Une prochaine fois, c’est sûr !
Ils me font visiter les lieux et à 10 h, on file tous les trois pour une première balade.
On commence par un tour de ville puis Dan et Marcelle tiennent absolument à m’emmener dans un petit resto qu’ils connaissent bien afin de déguster quelques accras et boudins le tout accompagné d’un ti ’punch ! Cela va de soi !
Le petit établissement est situé en plein centre-ville près de l’église et ce n’est pas si simple pour trouver une place pour se garer, surtout un dimanche et à l’heure de la messe ! mais une fois sur place, on se régale d’accras et de petits boudins.
Par contre, pour le ti ‘punch bien musclé à 10 h 45, c’est un peu tôt ! Ouarf !
On reste une demi-heure puis vers 11 h 15, on reprend notre balade cette fois-ci à pied vers le marché de la rotonde.
Là, se trouvent de nombreux étals de vendeurs d'épices et de rhums arrangés (coco, vanille ou banane ...). Il y a également des vendeurs de fleurs tropicales et des étals de fruits et légumes.
C’est haut en couleurs mais on ne s’y attarde pas car nous n’avons pas d’achats à faire en particulier.
Pour la suite, Marcelle a pensé aller vers la pointe des châteaux car c’est leur pèlerinage obligatoire lors de leurs séjours à la Guadeloupe. Pour ma part, j’y suis allé le premier jour mais ce n’est pas bien méchant d’y retourner à nouveau.
En chemin, on s’arrête au resto "Chez Mam Michelle" afin de réserver pour le déjeuner. L’endroit semble très sympa et la carte alléchante ...
A la pointe des châteaux, il fait un temps splendide, avec un beau soleil mais néanmoins pas mal de vent, ce qui ravit les nombreux adeptes du kitesurf, une planche à aile au lieu d’une planche à voile.
On ne reste finalement sur le site qu’un quart d’heure puis on reprend la route pour notre pause déjeuner.
Sur place, il n’y a personne et l’accueil est très sympa.
Après un inévitable et obligatoire ti ‘punch, je me prends une fricassée de lambis avec riz et petits légumes du coin. Miam !
On reste à table tout en bavardant jusqu’à 14 h 45 et le resto s’est totalement rempli entre temps. Il n’y a pratiquement que des locaux ce qui confirme que la table doit être bonne et que c’est une très bonne adresse pour la prochaine fois !
Après ce bon repas, l’idée est ensuite d’aller faire une balade digestive vers la plage toute proche. Malheureusement, le sentier pour y accéder est très accidenté et on est obligé de faire demi-tour. Tant pis.
On reprend la "Corsa" et revenons sur Saint-François afin de récupérer la 2ème voiture. En effet, nous souhaitons aller faire un tour cette fois-ci au Moule et je repartirai ensuite directement vers Anse-Bertrand.
A 15 h 45, nous sommes au centre-ville et nous faisons une première pause devant les ruines d’un ancien bâtiment de commerce érigé en 1807. Devenu successivement usine, puis école, l’espace Wizosky, du nom du dernier propriétaire, est aujourd’hui un lieu de détente et d’animation en bord de mer.
Plus loin, on fait une nouvelle pause devant la place de l’église Saint-Jean-Baptiste.
Les rues sont totalement vides et les magasins bien entendu fermés.
On ne reste donc pas très longtemps et à 16 h 15, on décide d’aller sur le front de mer se poser dans un bar pour se rafraichir d’une bonne "Carib".
Après une petite demi-heure, il est temps de rentrer. On doit se revoir avant mon départ pour déguster ensemble quelques accras et bien entendu de ti ‘punch. Je m’en régale d’avance !
Je suis de retour au centre à 17 h 30. Comme hier soir, le bar est fermé alors je m’accorde une longue pause dans ma case tandis que la pluie commence à tomber.
Le vent s’y met également peu après et la fraicheur s’est installée avant d’aller diner à 19 h 30.
A table, je retrouve l’équipe de joyeux drilles et comme les autres soirs, nous parlons de nos journées respectives. L’ambiance est toujours aussi sympa et c’est très bien !
La pluie s’est arrêtée et le vent s’est calmé. Il fait toujours un peu frais et nous décidons de continuer à bavarder dehors. Au loin, on entend de la musique et je réalise que c’est la fameuse fête au centre-ville pour le "chanté nwel".
Après quelques hésitations, c’est finalement Jérôme qui propose d’aller voir la fête et nous partons à 6 en se guidant au son à travers les rues.
Ce n’est pas si facile car nous ne savons pas comment accéder au site mais dans les derniers mètres et pour éviter de faire un grand détour, on traverse un stade gorgé d’eau. Avec la pluie qui est tombée ce soir, on est quitte pour avoir les pieds trempés. Pas grave.
Nous voici ensuite devant la scène. Effectivement, c’est du lourd et je lis que c’est le groupe "Cactus Cho" qui anime ce grand "chanté nwel". Comme l’autre soir au centre, des chanteurs accompagnés de danseuses se relayent pour interpréter des cantiques en musique.
Il y a un monde fou, que des locaux, très peu de touristes et un bar nous tend les bras pour nous proposer quelques breuvages du coin.
La spécialité est le rhum avec du sirop de groseilles. Pas mauvais.
Après les cantiques c’est au tour du zouk et de la danse. Le son est puissant et on peut à sa guise aller près de la scène. Super, d’autant plus que le final est grandiose avec tous les danseurs sur la scène. Ouah !
Après une 4ème tournée de rhum groseille, on décide de repartir. Il est 1 h 30 du matin et le retour dans les rues est beaucoup plus long qu’à l’aller ! Le rhum a été bon et cela se sent dans les pattes ! De retour dans ma case à 2 h du mat, c’est extinction des feux illico.
Demain, la journée sera plus reposante !
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Lundi 12 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Port-Louis - Morne-à-l'Eau - Les Abymes - Baie-Mahault (Guadeloupe, Basse-Terre) – Sainte-Rose – Deshaies.
A mon réveil, je n’ai pas la gueule de bois comme quoi, j’ai été finalement raisonnable hier soir.
Je me lève à 7 h 30, petit-déj tranquille et farniente en ce début de matinée.
La journée va donc être tranquille car je n’ai rien prévu de particulier mis à part, bien entendu, quelques balades !
Pour commencer, je file au centre-ville d’Anse-Bertrand à pied histoire de visiter la bourgade.
Il est à peine 9 h et le soleil commence à bien taper. Pas un nuage et un temps superbe.
Anse-Bertrand est en fait une petite ville sans grand intérêt particulier hormis les sites aux alentours. Il y quelques commerces et restos mais rien de plus. La concentration de touristes étant dans le sud, ici c’est plutôt l’authenticité d’une petite commune de la Guadeloupe qui est mise en valeur.
Je ne reste pas longtemps en ville et après m’être baladé autour de l’église et de la mairie, je rentre tranquillement au centre vers 10 h 15.
A 10 h 45, je me décide d’aller tout de même me prélasser dans l’eau. La plage est à côté et ce serait dommage de ne pas en profiter.
Malgré tout, une demi-heure me suffit largement pour barboter et à 11 h 15, je retourne dans ma piaule à paresser en me disant qu’il fallait tout de même songer à bouger cet après-midi !
A 12 h 15, je me décide enfin à sortir d’autant plus que c’est l’heure d’aller casser la croûte.
Un petit arrêt pour prendre de l’essence et je choisis d’aller sur la plage de la chapelle. Il y a quelques gargotes accueillantes et le "ti-madras" fera parfaitement l’affaire.
Il n’y a personne, c’est tranquille et je savoure un "planteur" suivi d’une assiette d’accras.
Je serai bien resté un peu mais pour cet après-midi, j’ai envie d’aller me balader au nord de Basse-Terre, une partie de l’archipel que je ne connais pas non plus.
La route est longue et à 13 h, je décide de partir.
Je prends la route côtière, la N5 qui passe par Port-Louis, toujours aussi sympa et tranquille au milieu des plantations de canne à sucre.
Arrivé au bourg, je fais un détour jusqu’au petit port de pêche. C’est ici que nous nous étions arrêtés en 2011 afin d’y passer la nuit et avant de prendre la mer vers Antigua. Encore quelques souvenirs et un peu de nostalgie.
Juste à la sortie de Port-Louis, je prends une auto-stoppeuse. Elle doit se rendre dans un petit hameau et le détour n’est pas très grand.
Je prends du coup la D128, une route transversale pour rejoindre la N8. De là, je dépose ma passagère à Pichon puis je rejoins Morne-à-l'Eau. J’ai tout mon temps et il fait un temps splendide.
Passé Les Abymes, je traverse la Rivière Salée et cette fois-ci, pas de bouchon monstre à Baie-Mahault. C’est très bien !
Je prends ensuite la route vers le nord par la N2, passe Sainte-Rose et arrive à l’approche de Deshaies. Là, depuis un belvédère, j’aperçois la grande plage de Grande-Anse ce qui m’incite à m’y arrêter un court instant avant d’aller faire une pause à Deshaies.
Effectivement, c’est une belle et grande plage mais mis à part se prélasser sous le soleil brulant ou bien faire trempette, il n’y a rien à faire.
Je repars donc et à 14 h 45, je me gare au centre-ville de Deshaies.
Ah, là aussi encore des souvenirs de mon passage en 2013, juste avant de filer vers Montserrat : Le promontoire où nous avions posé l’annexe, le petit port de pêche, l’église avec son toit rouge et le petit bâtiment qui a servi de commissariat dans la série télé "Meurtres au paradis".
Décidément, de la nostalgie aux quatre coins de l’île depuis mon arrivée ! et bien entendu normal du fait que ces croisières annuelles sont dorénavant terminées.
Je ne reste qu’une petite demi-heure à flâner dans le centre puis je décide d’aller visiter le fameux jardin botanique, situé juste à la sortie de la ville.
Il est très connu et figure parmi les sites les plus visités à la Guadeloupe.
Le parc est situé sur une propriété de 7 hectares ayant appartenu à Coluche. Après la mort de l’humoriste en 1986, le domaine est racheté en 1991 par un de ses amis pour en faire un jardin botanique.
Le site est ouvert au public en 2001 et a été conçu dans le but de faire découvrir aux visiteurs la richesse de la flore des Antilles mais également du monde entier et surtout de mettre le tout en valeur. Pour ce faire, le parc offre 15 thèmes différents à travers un seul circuit au milieu de la végétation.
Je commence le parcours par l’étang aux nénuphars, un étang artificiel de plus de 50 m de long avec une magnifique collection de nénuphars, de papyrus et de plantes aquatiques, parmi lesquels évoluent une multitude de Carpes Koï.
Je fais ensuite une pause dans la volière aux Loriquets, de petits perroquets d’Australie aux couleurs vives. Il y en a une trentaine et apparemment habitués à notre présence !
Le circuit continue ensuite à travers une multitude de plantes et arbres tropicaux notamment avec un grand fromager ainsi qu’un grand banian, un arbre impressionnant par sa forme avec ses centaines de racines aériennes formant son tronc.
J’arrive ensuite devant un bassin avec une cascade de 10 m de haut surplombée par un restaurant panoramique.
De là part un torrent qui m’accompagne le long du parcours apportant une ambiance de sérénité, amplifiée par le bruit de l’eau. Très sympa.
J’arrive ensuite au village des perroquets. Il y en a environ 10 très colorés et aussi bavards les uns que les autres !!
Puis vient la palmeraie, une allée plantée de différentes variétés de palmiers avec parmi eux le Talipot, un palmier unique en Guadeloupe ramené du Sri Lanka.
Enfin, je traverse la dernière partie du parcours composée de cactées et cactus avant de rejoindre la sortie.
Il est 16 h et après cette belle petite promenade dans le parc, il est temps de prendre le chemin du retour par la même route.
Comme il fallait s’y attendre, j’ai droit à un bouchon monstre avant Pointe-à-Pitre puis bien entendu à l’entrée de Morne-à-l'Eau.
A la tombée de la nuit, la route jusqu’à Anse-Bertrand devient dangereuse car la plupart des voitures en sens inverse n’ont pas les phares allumés. Tant que l’automobiliste voit la route, pourquoi dont allumer ses phares !
Au début, ça surprend mais il faut faire gaffe à chaque instant.
J’arrive au centre à 18 h et constate à nouveau que le bar est fermé pour la soirée. Dommage. Alors je patiente tranquillement dans ma case jusqu’à 19 h 30 tandis que la pluie commence à tomber.
Après diner, la soirée est très tranquille. Il fait frais, il y a du vent, les chaises sont trempées et le bar est fermé. Cela ne donne pas envie de bavarder comme les autres soirs alors à 21 h, je file dans ma case et en profite pour regarder un film.
Une bonne nuit de repos et demain, je retourne à Saint-François rejoindre les Cassagnols.
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Mardi 13 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Port-Louis – Petit-Canal – Le Moule – Saint-François.
A 6 h, je suis déjà debout et il fait très beau.
Le seul bémol est mon rhume qui s’était calmé ces derniers temps et qui reprend de plus belle.
Je dois rejoindre Dan et Marcelle à 11 h 30 ce qui me laisse largement le temps d’aller faire une petite balade matinale.
A notre arrivée, Luce nous avait parlé d’un sentier balisé le long du littoral d’environ 14 km entre Port-Louis et Anse-Bertrand. Bien entendu, je n’ai pas le temps de faire l’aller-retour mais l’idée d’en emprunter une partie me semble très sympa.
Je file prendre un petit-déj vers 7 h 10 et à 8 h, je commence ma balade en me fixant une durée d’une heure pour l’aller et ainsi être de retour pour 10 h au centre.
Le sentier est simple et agréable.
Je passe tour à tour dans des sous-bois puis le long de mangroves en bord de mer.
Au bout d’une demi-heure, j’arrive devant une grande caye en bord de mer, une petite île basse principalement composée de sable et de corail. Il y en a un peu partout et cela n’a rien d’extraordinaire mais ici, il y a un beau "souffleur" reconnaissable à son bruit et crachant un jet d'écume à 10 mètres de hauteur !
Plus loin, je déboule sur un espace très vert où paissent quelques vaches puis j’arrive à Anse Colas, un lieu calme et désert près d’une grande mangrove abritant plusieurs espèces de palétuviers.
J’aurais bien voulu continuer ma balade mais il est 9 h alors je décide de faire demi-tour d’autant plus que le chemin est mal indiqué ensuite.
Après une nouvelle petite pause devant le "souffleur", j’arrive au centre à 9 h 45.
Tout va bien, je suis dans les temps.
A 10 h, je prends la route tranquillement et passe à nouveau par Port-Louis puis Petit-Canal. Je ne me lasse pas d’emprunter cette route côtière. Puis, afin d’éviter la traversée de Morne-à-l'Eau, je continue ensuite par la D123 mais arrivé au centre-ville du Moule, je tombe en plein bouchon qui me fait perdre une petite demi-heure.
Ce n’est pas bien méchant et j’arrive pour midi à l’entrée de Saint-François.
Je retrouve les Cassagnols dans leur petite villa en compagnie d’Yves et Lulu, des amis, avec tous les ingrédients pour préparer un bon Ti’ punch avec bien entendu quelques accras "maison". Miam ! Un régal !
Après une succulente Daurade avec du riz, l’après-midi est consacré à ne rien faire sauf de barboter dans la piscine et de se prélasser sur un transat pour une longue sieste. Ce n’est pas dans mes habitudes mais parfois, cela a du bon !
A 17 h, il est temps de rentrer tranquillement à Anse-Bertrand et les Cassagnols me donnent rendez-vous demain midi pour déjeuner ensemble avant mon départ pour Paris.
De retour au centre à 18 h 30, le bar est toujours fermé mais ce n’est pas bien méchant car ce soir, c’est la fête et on a droit à un grand repas dans la grande salle.
Pour notre soirée de clôture, tout le monde a rendez-vous à 19 h 30 pour un apéro ti’ punch puis c’est le diner avec des assortiments d’accras et de brochettes de poulet. Miam !
Pour l’animation, le centre a fait venir le groupe "l’étoile des îles", un "steelband" de Port-Louis.
L’ambiance est super et je me laisse même tenter de bouger au son de ces instruments si particuliers. A la pause, je les découvre de plus près. Ce sont des "steeldrums", plus couramment appelé pans, des instruments de percussion en acier mélodique et dont la sonorité est typique aux Caraibes. Très sympa.
La soirée se termine à 21 h 30 et après un peu de bavardage et de bonne humeur pour ce dernier jour, je file dans ma case vers 22 h 30.
Demain, c’est déjà le retour !
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Mercredi 14 décembre 2016.
Anse-Bertrand – Le Moule – Saint-François – Aéroport (PTP) Pointe à Pitre Guadeloupe Pôle Caraïbes.
Réveil matinal à 6 h et je m’accorde une dernière balade au bord de la plage avant de retrouver la petite équipe pour le petit-déj.
On n’est resté ensemble qu’une semaine mais l’ambiance a été vraiment impeccable et cela a contribué également à la réussite de ce petit séjour.
Vers 8 h et après les premiers "au revoir", je retourne dans ma case pour boucler la valise, ranger et nettoyer la piaule.
Je rends les clefs à 10 h et avant de partir, je traine un peu avec Jérôme et Fanny. Ils continuent leur séjour quelques jours de plus et je me dis que j’aurais dû peut-être faire de même car 6 jours effectifs, c’est vraiment très court !
Comme prévu, je prends la route vers Saint-François afin de rejoindre Dan, Marcelle, Yves et Lulu.
On s’est donné rendez-vous à la plage des Raisins Clairs située pas très loin du centre-ville. C’est bien indiqué si bien qu’à midi tapante je les retrouve très facilement d’autant plus qu’ils sont déjà attablés, juste à l’entrée du parking, devant le petit van blanc et jaune de "Pierre, le roi du Bokit".
Je suis accueilli par un ti’ Punch bien musclé et on commande chacun ce fameux "Bokit", un sandwich traditionnel guadeloupéen composé d’un pain frit dans l’huile puis garni de chiquetaille de morue, de poulet, de jambon, fromage, crudités, thon, etc ...
J’en prends un à la morue. C'est très bon mais un peu gras et pas si facile à attraper car cela se déguste comme un hamburger mais en plus gros.
A 13 h et pour digérer, on s’offre tous une sieste sur la plage mais à l’ombre des arbres car il fait très chaud et le soleil brille dans un ciel sans nuage. La plage est superbe et j’en profite tout de même pour me balader un peu mais à 14 h 20, je reçois un SMS d’Air Caraïbes qui m’annonce un retard de trois heures ! Je suis furax surtout à cause de ma correspondance à Paris que je vais évidemment louper. Etant donné que les billets ne sont pas modifiables, il y a de grandes chances pour que je repaye un billet !
Vers 15 h on décide d’aller faire un tour à la distillerie "Damoiseau" située près du Moule. A ma grande surprise, le site est libre d’accès et on peut se balader un peu partout sans problème. Bien entendu, Dan me signale que ceci n’est valable uniquement quand la distillerie est à l’arrêt !
C’est très sympa mais je suis toujours agacé par ce foutu changement d’horaire avec en prime une sinusite persistante qui me donne mal au crâne depuis déjà 2 jours.
Malgré le retard de trois heures, je préfère rejoindre l’aéroport alors à 16 h, je remercie mes compères en leur souhaitant une bonne fin de séjour aux Antilles puis je file directement à l'aéroport.
Je rends la voiture à 17 h 15, tout est ok et la navette m’emmène vers l’aérogare.
Là, c’est l’affluence avec un monde fou et on voit que c’est bientôt les vacances. Contrairement à la semaine dernière, c’est la cohue rien qu’en passant devant les comptoirs de location de voitures.
Je file directement au comptoir d’Air Caraïbes pour avoir des infos. Oui, il y a un bien un retard de trois heures mais ils s’en contrefoutent et encore plus concernant ma correspondance loupée à Paris.
Au comptoir d’Air France, ce n’est guère mieux. Oui il faut repayer un billet, je m’en doutais, mais au tarif le plus élevé, c'est à dire 450€ aller simple alors qu’il y a de la place dans tous les vols. C’est de l'escroquerie et ils en profitent lâchement mais je n’ai pas le choix.
Tout à coup, je pense à mon stock de "Miles" et je demande à tout hasard si cela peut marcher. C'est ok et pour la somme de seulement 56€ mais bien entendu et tout aussi bizarrement, elle me prend l'intégralité de ce qui me reste sur mon compte. C’est ce que l’on appelle se faire couilloner mais je m'en tire plutôt bien.
Sans ces "Miles", je ne sais vraiment pas comment j'aurais pu m'en sortir. Train ou plus probablement louer une voiture ?
Encore une leçon à retenir sur les pièges tendus par les compagnies aériennes si on ne prend pas un billet au prix fort.
Mon nouveau billet en poche, je file à l’enregistrement à 18 h puis aux différents contrôles. Tout est très rapide et je me retrouve dans la salle d’embarquement à 18 h 40.
L’attente est ensuite interminable et bien entendu aucune information de la part d’Air Caraïbes sur le retard, sur d'éventuels dédommagements, pas de bon pour manger ni boire, rien et pas même un semblant d'excuse.
Seul un bar est ouvert, ce qui me permet de boire une petite bière et de commencer mon carnet de voyages. C’est déjà ça !
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Jeudi 15 décembre 2016.
Aéroport (PTP) Pointe à Pitre Guadeloupe Pôle Caraïbes - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Sud puis Orly-Ouest - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Toulouse (31).
Enfin, on embarque à 0 h 30 et déjà je constate qu’il n’y a pas de couvertures, pas d’oreillers et qu’apparemment, tout a été fait à la va-vite. Pas terrible.
On nous sert le dîner un peu plus tard puis c’est repos illico sans trop regarder ni films ni séries télés.
On arrive à 13 h 15 à Paris Orly-Sud et la réception des bagages est ensuite interminable.
Je mets presque deux heures à attendre sans aucune information, aucune excuse, un bordel inouï et tout le monde s’en fout. Lamentable.
Finalement après avoir récupéré enfin mon bagage, je rejoins Orly-Ouest par la petite navette et retrouve dans la salle d’embarquement Patrice et Marlene qui prennent le même vol que moi.
Là, des démangeaisons dans le bas des jambes commencent à se faire sentir et je repense tout à coup à ce que l’avait dit l’ami Dan à propos des "yen-yens", de sympathiques moucherons invisibles qui manifestement se sont occupés de mon cas et m’ont dévoré les pattes probablement sur la plage hier après-midi !
Il parait que cela passe au bout de quelques jours mais il ne faut surtout pas se gratter.
A 17 h 30, tout est ok.
On embarque tranquillement et après le décollage, je somnole tout le long du vol jusqu’à Toulouse.
Arrivée à Blagnac à 18 h 50, je prends le taxi qui me ramène à la maison.
Demain, ce sera une petite journée à récupérer puis un week-end tranquille à Cassagnes avant d’attaquer les fêtes de fin d’année !
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J’ai passé un excellent séjour malgré le retour plutôt pénible. Cela a été beaucoup trop court mais la semaine a été plutôt très bien remplie.
Une expérience à renouveler sans hésitation et à la même époque dès que l’occasion se présentera.
A la prochaine ...