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Vendredi 1er novembre 2013.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Ouest puis Orly-Sud - Aéroport (PTP) Pointe à Pitre Guadeloupe Pôle Caraïbes (Guadeloupe, Grande-Terre) - Marina "Bas du Fort".
Tout est prêt en ce vendredi matin et aucun souci pour la préparation du sac.
Réveil à 3 h 45 et je prends mon temps jusqu'à 5 h, heure à laquelle le taxi passe me prendre.
Arrivée tranquille à 5 h 15 à Blagnac.
Tout est tellement rapide que je suis dans le hall d'embarquement dès 5 h 35.
Ce n'est pas grave. Je préfère attendre même longtemps plutôt que de courir au risque de m'énerver pour rien.
Embarquement à 6 h 25 par la navette Air France de 6 h 45 avec un léger retard dû à un problème informatique.
Pas de rhume, pas de bobo, pas de mal au ventre, pas de stress. Tout va bien.
Arrivée à 8 h 05 à Orly-Ouest et récupération des bagages presque tout de suite. Je prends l'Orly-Val jusqu'à Orly-Sud et je retrouve mes deux compères dès mon arrivée dans l'aérogare.
On file directement à l'enregistrement et aux contrôles pour être tranquilles.
Tout se passe bien puis c'est le petit café-croissant devenu maintenant un rituel depuis quelques années.
A 9 h 15, embarquement dans l'Airbus d'Air Caraïbes.
Apparemment, c'est un vieil A330 sans télé individuelle. Ça change des derniers grands voyages que j'ai pu faire auparavant mais faudra s'en contenter.
Décollage à 10 h 45 avec un retard d'une demi-heure et sous une pluie battante.
Le temps ne passe pas trop vite et pas grand chose à faire.
Sieste, déjeuner, sieste et film sur mon iPad.
Arrivée à Pointe à Pitre à 14 h 30, heure locale, après un peu plus de huit heures de vol.
Récupération des bagages et Louis, le taxi attitré de "Corail-Caraïbes", notre agence de location de voilier, vient nous attendre comme les autres fois.
La pluie est au rendez-vous cette année, contrairement aux beaux soleils de bienvenue que l'on a d'habitude.
Pluie et gros nuages noirs durant tout notre parcours jusqu'à la marina.
Arrivés sur place, on découvre notre bateau, un Lagoon 380, le même modèle que l’an dernier et avec cette fois-ci le doux nom de "Eugénite".
Durant l'installation, c'est à nouveau la pluie qui nous accompagne.
Je retrouve ma grande cabine et ce sera, cette année encore, impeccable pour ces quinze jours.
On retrouve Bruno, notre skipper préféré, accompagné pour l'occasion de sa compagne Amandine et de kim, son tout jeune bambin.
Ça y est, on est enfin arrivé, installé et prêt pour le traditionnel apéro de début de vacances sous les Tropiques.
Le ciel est toujours aussi noir et la pluie recommence à tomber de plus belle pendant le dîner.
Il est tard, tout le monde est fatigué, y compris Bruno qui arrive à peine d’un convoyage depuis la Martinique. Malgré tout, on se décide avec Jojo d’aller boire une bière au "Pirates caribéens", notre bar "habituel" situé dans la marina.
Mais au bout d’une petite heure, nos yeux commencent à ne plus voir clair alors on retourne au bateau à 21 h 30 et au lit de bonne heure.
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Samedi 2 novembre 2013.
Marina "Bas du Fort" - Deshaies.
Il a plu encore une partie de la nuit et au petit jour, le ciel est toujours aussi couvert.
Lever à 6 h, petit-déj et premières petites courses à Champion dès l’ouverture à
8 h.
Je pars ensuite avec Bruno à la Capitainerie pour la "clearance", les formalités administratives de départ.
De gros nuages noirs menacent et c’est encore la pluie par intermittence.
Puis c’est le départ pour notre 7ème édition à 9 h 30 mais avec de la pluie et toujours de la pluie.
Notre première étape est le nord de la Guadeloupe et nous avons pratiquement la journée entière à naviguer.
Dès notre sortie de la baie, la mer est très agitée et la pluie, qui n’arrange rien, nous fait rester à l’intérieur.
Après le voyage d’hier, la fatigue et cette entrée en matière, nous sommes tous les trois un peu vaseux.
Vers 10 h 30, après un petit encas banane, Jojo est malade et va donner à manger aux poissons.
Patrick n'est pas en forme non plus et moi même reste bien sagement à tenter de contrôler la situation. On ne nous a pas habitués à ce genre de départ depuis 7 ans !
Le ciel est toujours couvert mais en contrepartie, le vent est favorable et Bruno met les voiles.
Après un rapide déjeuner en mer, on passe le phare de Vieux-Fort à 13 h 50 et le soleil revient faire une timide mais durable apparition.
Après Basse-Terre, on longe le bourg de Vieux-Habitants à 15 h 30 puis un appel radio envoyé par le CROSS AG (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Antilles Guyane), nous signale un navire en détresse au large de Pointe-Noire.
Le bateau le plus proche est généralement susceptible d’aller porter secours, en l’occurrence un remorquage vers la côte, mais nous avons l’autorisation de continuer car un autre bateau est dans le secteur et a répondu à l’appel.
L’après-midi se poursuit cette fois-ci par une belle navigation jusqu'a l'îlet Pigeon, toujours à la voile et nous arrivons à Deshaies à la tombée de la nuit vers 18 h.
Finalement, la remontée de la côte ouest de la Guadeloupe a été très tranquille et reposante.
La soirée commence par un petit apéro bien mérité et se termine tranquillement, avec un peu de pluie, à regarder les premières photos.
Vers 21 h 45, il est temps d’aller se coucher.
Ce soir, il y a de la musique "live" dans un resto ou bar de la côte. Ça joue pas mal et c’est idéal pour me bercer avant de m’endormir !
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Dimanche 3 novembre 2013.
Deshaies - Little Bay (Montserrat).
Encore de la pluie toute la nuit par intermittence m’obligeant d'ouvrir et refermer le hublot.
Pour palier le manque d’air dans la cabine, j'ai repris le système de l'an dernier à savoir un linge coincé dans le petit hublot latéral et permettant de faire rentrer l’air directement sur moi.
Réveil à 6 h mais la pluie, toujours la pluie m'incite à rester au lit plutôt que de sortir.
On n’est pas vraiment gâté question météo. Il faut espérer que ça change vraiment car le moral est morose pour tout le monde.
A 8 h, la pluie a cessé et nous profitons de cette accalmie pour une petite balade dans la bourgade.
C'est dimanche, pas grand-chose à faire, tout est fermé mis à part une boulangerie et l'église pour la messe.
Il fait très humide et on voit partout que la pluie est tombée ici aussi en abondance ces derniers temps.
9 h 30. Retour au bateau puis départ avec le soleil mais avec un ciel toujours très nuageux.
Comme hier, on navigue à la voile et on s’occupe comme l’on peut.
Jojo est sur le filet, Patrick et moi papotons de choses et d’autres avec Bruno.
Il n’y a pas beaucoup de paysage contrairement à hier sauf, bien entendu, l’île de Montserrat qui se dessine au loin.
Toujours ce temps couvert durant tout le début de la traversée mais fort heureusement pas de pluie.
Après le déjeuner en mer, on arrive au sud de Montserrat.
D’après les instructions mentionnées sur les cartes maritimes, la consigne est de passer à l’est de l’île en raison de l’activité de la Soufrière, le volcan qui se dresse devant nous.
La zone ouest est interdite y compris le périmètre situé en mer.
N’ayant pas reçu d’alerte sur une potentielle éruption, on prend tout de même la direction de la côte ouest car c’est d’une part de ce côté que nous allons mouiller ce soir et d’autre part, on pourra "visiter", de loin, toute la zone interdite ainsi que les ruines de Plymouth, l’ancienne capitale détruite lors de l’éruption du 25 juin 1997.
Déjà, les premières coulées sont bien visibles le long du volcan et vers 16 h, nous sommes devant Plymouth, la ville fantôme où ne l’on distingue que les murs des maisons.
C’est très Impressionnant d’autant plus que le volcan, en arrière plan, dégage toujours son épaisse fumée depuis le cratère. Il n’y a pas de danger mais l’odeur du souffre nous rappelle qu’il ne faut pas non plus trop traîner dans les parages.
Nous longeons ensuite la partie "habitable" de l’île et arrivons à 17 h, toujours sous un ciel nuageux, à Little Bay, notre étape de ce soir.
C’est une petite baie de pécheur, tranquille, qui est devenue par la force des choses un point d’accès aux ferries et un nouveau point d’entrée pour l’activité de l’île.
Des pelleteuses et camions sont en plein boulot, même un dimanche. Apparemment, ils creusent la montagne afin d’aménager le front de mer.
Quoiqu’il en soit et malgré le léger boucan, on s’offre une première petite baignade autour du bateau et un premier apéro tarot. Ça manquait depuis notre départ.
Au menu ce soir : Steak haché et pâtes bolognaises.
Soirée tranquille à bavarder et grosse pluie en allant se coucher vers 23 h.
Pour demain, il est prévu d’aller à terre faire une petite randonnée derrière la colline.
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Lundi 4 novembre 2013.
Little Bay – Redonda (Antigua) - Pinney's Beach (Nevis).
Lever à 6 h 45 avec encore de la pluie et un ciel toujours aussi gris.
Petit-déj puis on part à terre faire la "clearance".
Nous voici donc dans un nouveau pays avec les démarches habituelles d’immigration, de douane et autres tracasseries administratives.
C’est Bruno qui s’occupe de tout cela et c’est pour nous un peu long à attendre dehors surtout que la pluie menace à nouveau.
Après les formalités, on décide de grimper sur les hauteurs pour rejoindre par un petit sentier, la plage de "Rendez-vous Bay".
Il nous faut une heure environ pour arriver à destination et là, une plage totalement déserte s’offre à nous. Pas de cocotiers pour nous faire un peu d’ombre quand le soleil fait de brèves apparitions mais l’endroit est fort agréable, paisible.
Jojo et Bruno en profitent pour une petite baignade tandis que Patrick et moi flemmardons les pieds dans l’eau.
On voit également de nombreuses traces de tortues venues pondre en haut de la plage. L’une d’elles est restée d’ailleurs coincée et sa carcasse pourrit au soleil.
Après une petite heure, nous rejoignons le port par le même sentier.
Retour et déjeuner à bord puis on reprend la mer à 14 h.
A 16 h 10, nous passons au pied de l’île déserte de Redonda, un caillou en plein milieu de la mer puis c’est à nouveau une longue navigation jusqu'à l’île de Nevis.
Nous arrivons de nuit à Pinney's Beach vers 20 h 15. Au loin, les lumières de la capitale, Basse-Terre, illuminent tout l’horizon. Nous y serons dans quelques jours.
Côté pêche à la traine … Comme hier jusqu’à Montserrat, rien du tout.
Durant toute la traversée, le ciel a été couvert entrecoupé de quelques éclaircies mais pas de pluie.
Ce soir, nous sommes tous un peu fatigués. Ce sera apéro, diner et au lit de bonne heure.
Nous avons maintenant quelques jours devant nous pour nous reposer et tenter de découvrir ces deux nouvelles îles. |
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Mardi 5 novembre 2013.
Pinney's Beach - Charlestown - Zion - Pinney's Beach.
La nuit a été calme et j’ai très bien dormi.
Un peu de pluie à 6 h mais passagère laissant place à un beau soleil à partir de
6 h 30.
Enfin ! pourrait-on dire.
Lever à 6 h 45, petit-déj et départ vers 8 h pour aller au mouillage devant les quais de Charlestown, la ville principale de Nevis.
On laisse Bruno s’occuper des formalités administratives d’entrée du territoire et on commence une balade en ville.
On a trois heures devant nous mais il n’y a qu’une grande rue principale et pas grand-chose à faire, ni à voir.
On décide donc de faire une boucle par les petites rues situées sur les hauteurs et de revenir ensuite au centre-ville.
La balade est agréable, tranquille à travers ces petits quartiers bien entretenus.
De retour au centre, on trouve un ATM (Automated Teller Machine), comprendre distributeur de billets, pour retirer des $ Caraïbes.
On en aura besoin durant les prochains jours et pour les courses.
Vers 10 h 45, on s’offre une pause "Carib", la marque de bière des Caraïbes, dans un petit bar situé près du débarcadère puis on part faire quelques courses au supermarché pour la flotte ainsi qu’au marché tout proche pour des fruits.
Il fait très beau et maintenant très chaud. Ça change !
On retrouve Bruno facilement au débarcadère puis retour au bateau à 11 h 30.
Avant le déjeuner, petite baignade et farniente tout en écoutant un CD de David Watusi, un musicien local qui vends ses propres disques de Reggae. Ce dernier était près du marché et Jojo s’est procuré un exemplaire par l’intermédiaire de Bruno.
Sympa. Ça détend et c’est surtout très en rapport avec le cadre !
Déjeuner puis repos sous une grosse chaleur avec heureusement un peu d'air venant du large.
On discute de ce que l’on va faire cet après-midi.
L’idée est de retourner à terre pour une virée à l'intérieur de l’île.
On se rend au centre ville à 15 h et on prend un taxi collectif pour aller quelque part, de l'autre côté de l'île sans trop savoir ce qu'il y a à voir là bas.
Il n’y a pas d’arrêt spécifique. Le chauffeur s’arrête plusieurs fois là où on lui demande ou bien là où quelqu’un lève la main au bord de la route.
En à peine 10 mn, on est sur l’autre versant de l’île, à Zion, où il n'y a absolument rien à voir.
Du coup, on revient sur Charlestown et on pense aller au musée Nelson mais la carte que nous avons n’est pas assez précise et le taxi nous dépose à une intersection.
On est loin de tout alors on se concerte et décidons de retourner en ville, à pied, par les petites routes en parallèle et suivant notre plan.
Finalement, notre balade est assez agréable dans la campagne. Il y a pas mal de petites maisons coquettes et surtout de lotissements neufs à l’approche de la ville.
En chemin, on trouve un bar et on s’y arrête pour une petite bière juste avant le retour au bateau à la tombée de la nuit.
Départ à 17 h 45 pour à nouveau Penny's Beach avec en prime un beau coucher de soleil et une belle petite navigation d’à peine un quart d’heure, tranquille et reposante.
Ce soir, c’est apéro-tarot à l’intérieur avec ventilateur car il y a une invasion massive de moucherons qui nous empêche de rester dehors, du moins jusqu’au dîner.
Soirée tranquille et au lit vers 22 h 30. |
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Mercredi 6 novembre 2013.
Pinney's Beach - Cockleshell Bay (St Kitts) - White House Bay.
Il y a eu de fortes pluies par intermittence toute la nuit.
J’ai très mal dormi ainsi que d’ailleurs tous mes autres compères.
Lever à 7 h avec encore une averse et ce sera donc petit-déj à l'intérieur.
On flemmarde jusqu'à un peu plus de 9 h au son Reggae de "Watusi", le temps que le ciel se dégage et qu’un beau soleil apparaisse.
On prend l’annexe jusqu'à la plage et on s’invite pour une balade dans le luxueux complexe hôtelier de la chaine "Fours Seasons Resort".
On ne reste que dehors mais déjà, on voit bien que cela est réservé pour une clientèle plutôt très fortunée !
On reste une petite demi-heure puis retour au bateau, baignade appréciée et collation.
A 11 h 20, départ un peu plus au nord, dans un lieu appelé les "Narrows".
Les "Narrows" est le nom d’un chenal situé entre les deux îles Nevis et St Kitts d'à peine 2 miles de large et peu profond.
On y arrive à 12 h 15 et Bruno tente un premier mouillage à Oualie Beach au pied d’une petite colline appelée Windy Hill mais pas de bouée de disponible.
On se dirige donc vers Bobby Island, un caillou à l'entrée des "Narrows" mais là aussi, pas de possibilité de mouillage avec l’ancre.
Du coup, on file directement à St Kitts et on mouille cette fois-ci sans problème devant Cockleshell Bay à 13 h 30.
Après le déjeuner, c’est sieste pour la majorité d’entre nous.
Perso, j’aurais bien aimé aussi me reposer mais impossible de trouver le sommeil alors je m'occupe.
Vers 15 h 30, on se décide à bouger et on part tous avec l’annexe sur la petite plage.
Jojo et Bruno vont faire une petite séance de Palme Masque Tuba (PMT) tandis que Patrick et moi préférons aller nous balader à terre.
A peine débarqué, on constate amèrement qu’il n’y a rien à voir, pas un brin d’ombre et que l’on aurait mieux faire d’aller faire trempette avec nos deux amis.
On se réfugie dans un bar pour touristes Ricains appelé le "Reggae Beach Bar" et on engloutit chacun un cocktail au son d’une bonne musique des îles.
On retrouve peu après Bruno et Jojo puis retour au bateau et départ à 17 h pour White House Bay, notre étape pour cette nuit située juste à côté d’ici.
Lors de ces petites navigations tranquilles, on se place généralement à l’avant du bateau. Jojo sur le filet, Patrick et moi assis sur la plate-forme avant.
Quand on arrive à l’endroit du mouillage, Jojo et moi avons l’habitude maintenant de procéder aux manœuvres, pas forcément évidentes lorsqu’il s’agit d’une bouée mais on y arrive sans problème.
Ce soir, un peu de lessive, un petit apéro-tarot et couscous au menu pour le dîner.
Soirée tranquille et pluie pour changer un peu avant d'aller se coucher vers 22 h.
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jeudi 7 novembre 2013.
White House Bay - Basseterre - Frigate Bay.
Encore une mauvaise nuit à suffoquer sans trop savoir pourquoi, peut-être le fait d’avoir un peu abusé du couscous hier soir car il y avait tout de même de l'air dans la cabine.
Réveil au petit jour avec de la pluie. Tiens, étonnant !
Lever à 7 h et tout le monde paresse un peu vu le temps pourri.
Mais une heure après, le soleil apparait et c’est par un beau temps que nous prenons le petit-déj dehors.
Bruno nous signale qu’il y a des récifs sympas près du bateau alors ce sera une séance de PMT, la première pour moi depuis notre arrivée. Enfin !
Ahhh ! Quelle joie de retrouver cette multitude de poissons tropicaux, cette flore composée d’éponges de mer, de gorgones et autres coraux magnifiques.
Une nouveauté cette année, la présence de poissons-lion, une saloperie venue d’Asie et qui se serait échappée d’un aquarium de Floride après une grosse tempête. Ce poisson est un véritable fléau pour la faune des Caraïbes non préparée contre ce nouveau prédateur.
De plus, sa piqure peut s'avérer très douloureuse mais fort heureusement pour nous, ces gentils bestiaux restent dans les rochers et sont pour la plupart du temps immobiles. Ce sont néanmoins de superbes poissons ressemblant à des rascasses de couleurs noires et blanches.
On est arrivé à en voir sept, rien que pour notre première sortie !
Retour au bateau et départ à 10 h pour Basse-Terre, la capitale de St Kitts & Nevis.
On accoste au port et on entre obligatoirement et directement dans l’immense centre commercial du même style que celui de Philipsburg à St Marteen, dédié aux touristes tout droit débarqués de leur paquebot géant.
Tout est vide car contrairement aux derniers jours, il n'y à aucun navire de ce genre à quai aujourd'hui. Et c'est tant mieux !
On cherche un bar ou un lieu avec Wi-fi mais rien à faire, c’est hors de prix voire prohibitif même si l’on consomme !
Hé oui, c’est normal, les commerçants profitent largement de la situation et de la clientèle Américaine qui dépense sans compter.
On sort du complexe commercial et entrons ensuite nous balader en ville sous une chaleur étouffante.
Basse-Terre est une ville un peu plus agréable que St John à Antigua car il y a un grand parc, des bâtiments anciens et quelques quartiers avec des maisons coloniales.
Au bout d’une heure et demi, on rejoint le port et on cherche à nouveau un endroit avec Wi-fi. On en trouve finalement un sympa, le "Twist" et l’on y reste pratiquement jusqu'à 13 h 30, heure à laquelle on se décide de retourner au bateau déjeuner.
Au moment de monter dans l'annexe, je réalise qu'il est grand temps d'aller à Brimstone Hill, une forteresse classée au patrimoine de l’Unesco et que nous avions prévu de visiter.
Patrick n’étant pas intéressé, Jojo et moi décidons tout de même d’y aller.
Un minibus est prêt à partir mais ce dernier doit raccompagner des touristes Ricains à leur hôtel et le chauffeur nous dit qu’il revient dans 20mn. Ok
On a juste le temps d’aller grignoter un morceau et on choisit un KFC avec un menu à emporter puis on attend patiemment le retour du minibus.
Les beignets au poulet sont engloutis rapidement mais le chauffeur nous a manifestement posé un lapin et au bout d’une heure, il est maintenant trop tard pour aller sur le site.
Je suis furax mais vu comment on s’organise depuis hier au niveau des excursions à terre, ce n’est pas très surprenant.
Alors, on est quitte pour attendre Bruno et Patrick qui devaient repartir en ville au ravitaillement.
On repart donc pour une balade en ville tous les 3, laissant Bruno seul faire quelques courses de son côté. On le rejoint au "twist" puis on passe au supermarché pour de la glace et c’est le retour au bateau.
Départ à 17 h 50 pour Frigate Bay, notre lieu de mouillage pour cette nuit, à environ une demi-heure.
Je suis crevé et surtout déçu d’avoir loupé la visite et d’avoir perdu bêtement une partie de la journée à ne pas faire grand chose.
Ce soir apéro-tarot mais ma patte me fait mal à cause probablement du PMT de ce matin, la fatigue et le soleil.
On dîne avec de la musique "live" en fond sonore qui provient d’un resto ou d’un bar de la côte. Sympa et dommage de ne pas y aller faire un tour.
Au lit à 22 h 10 bercé par le tangage et la musique.
Demain, on reprend la mer.
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Vendredi 8 novembre 2013.
Frigate Bay - Oranjestad (Statia/St Eustache).
Réveil comme d’habitude vers les 6 h 15 avec un tangage important.
A peine levé, c’est la pluie qui commence à tomber mais heureusement de courte durée, ce qui nous permet de prendre le petit-déj dehors en compagnie de "Watusi".
Aujourd’hui, cap vers l’île Néerlandaise de Statia ou St Eustache et il y a environ quatre bonnes heures de navigation.
Départ à 9 h 10 et on longe toute la côte nord-ouest de St Kitts.
Un peu avant la pointe nord, on passe à 11 h au pied de la fameuse Brimstorm Hill. A défaut de voir la forteresse d'en haut, je la verrai d'en bas !
La traversée est tranquille et nous arrivons à 13 h 20 devant Oranjestad, la seule ville de l’île de St Eustache au pied du volcan "Quill".
De suite, on est frappé par la présence de nombreux pétroliers ainsi que des remorqueurs et autres petites navettes près du port. Ça casse un peu le paysage !
Bruno nous explique que Statia possède, dans toute sa partie nord, un immense terminal pétrolier d’où la présence de toute cette effervescence insolite.
Mais il ajoute que l’on vient surtout à Statia pour visiter la petite ville Oranjestad et son fort, d’escalader le volcan ainsi que pour plonger dans sa réserve marine très réputée.
On va donc tenter de faire les trois !
Déjeuner à bord puis on va à terre pour la "clearance" et première découverte de l’île.
On attend patiemment et sous une chaleur étouffante que Bruno termine les formalités puis on commence notre balade par les anciens quais sur le front de mer d'où partaient jadis, entre autre, les bateaux avec les armes et les vivres destinés aux insurgés pendant la guerre d'indépendance américaine. Moins glorieux, les quais servaient également de lieu de transit des esclaves venus d’Afrique avant leur acheminement vers les colonies.
Il n’en reste aujourd’hui que des ruines et ne subsiste, le long de cette grande rue, que d’anciennes bâtisses bien restaurées reconverties en hôtels ou en restos.
La ville Oranjestad proprement dite est située en haut d’une falaise qu’il faut gravir à l’aide d’un chemin abrupt. On peut également y accéder en voiture par une route plus moderne mais c’est beaucoup plus loin.
Avant "d’attaquer" cette fameuse rampe d’accès à la ville haute, on s’arrête à l’un des deux clubs de plongée pour réserver pour demain.
L’accueil est très sympa et le club est tenu par des Néerlandais et Belges francophones, ce qui est plus pratique pour le dialogue.
Ils ne font pas de baptême et il est donc prévu de faire une plongée un peu plus délicate que celles que je connais déjà. Jojo est emballé, moi un peu moins. On s’inscrit, on verra bien …
Il fait de plus en plus chaud et nous parvenons ensuite, à grand peine, en haut de la falaise où se trouve la petite ville d’Oranjestad fondée par les Hollandais au XVIIème siècle.
La bourgade est très sympa avec ses vieilles maisons, ses petites rues et ressemble un peu aux Saintes.
Il y a peu de voitures et la vie semble paisible.
On entre bien sûr dans le fort, dominant la baie, restauré et très bien entretenu, avec sa cour intérieure et ses canons toujours pointés vers le large.
Là, quelques personnes s’affairent à nettoyer et à décorer l’endroit.
Cela confirme ce que l’on a appris en arrivant. En effet, l’île se prépare à de grandes festivités notamment pour la venue, le 15 novembre, du roi Willem-Alexander et de la reine Maxima des Pays-Bas ainsi que pour le "Statia Day" du 16 novembre, dont les festivités commencent une semaine avant, dès demain soir.
Pour la petite histoire, c’est le 16 novembre 1776 que le gouverneur de l’île salua pour la première fois l’arrivée d’un navire portant le drapeau américain étoilé.
Par cet acte courageux, l’île fut le premier Etat à reconnaître officiellement les Etats-Unis d’Amérique comme nation Libre.
Statia célèbre cet évènement chaque année par un jour férié et par les festivités qui s’accompagnent.
Une plaque commémorative de ce "First Salute" est d’ailleurs apposée sur l’un des murs du fort.
En attendant, on continue notre petite balade dans les rues avec un arrêt dans les ruines de la grande église protestante et le cimetière jouxtant l’édifice.
Le tour de la ville est facile et rapide, calme et très reposant puis avant de repartir et afin de ne pas perdre de temps à chercher notre chemin pour notre randonnée de demain matin, on part faire une petite reconnaissance pour trouver le sentier de départ. Impeccable, tout est bien indiqué.
Puis, redescendu vers le front de mer, on s’arrête dans un bar-restaurant le long de la mer pour nous rafraichir le gosier après cette chaleur infernale.
L’endroit est très agréable avec vue sur la mer et, en prime, un superbe coucher de soleil insolite sur les tankers qui mouillent au large.
Retour au bateau puis apéro-tarot à l'intérieur suite à une nouvelle invasion de moucherons mais toutefois passagère, ce qui nous permet de manger tranquillement dehors avec néanmoins en bruit de fond, le va et vient des bateaux de transferts et des remorqueurs.
Ce soir, au lit à 21 h 45 car demain, c’est réveil à 5 h !
Dans la cabine, il règne une chaleur étouffante sans air du tout.
Je décide donc illico d’aller m’installer dehors, dans le carré arrière. Je verrai si je vais y rester ou non toute la nuit.
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Samedi 9 novembre 2013.
Oranjestad.
Comme prévu, réveil à 5 h et lever de suite.
Cette nuit, je suis tout de même retourné dans ma cabine car le vent s’étant levé, c’est devenu un peu plus respirable à l’intérieur !
Petit-déj rapide et départ à 5 h 45 pour notre grande balade de la matinée, l’ascension du volcan "Quill".
On prend l’annexe et traversons le bourg au petit matin.
Il fait très bon, une température idéale pour la petite ascension du cône qui s’annonce.
On arrive au bout d’une heure au sommet du volcan, sans aucune difficulté grâce au sentier bien entretenu et bien balisé.
On ne s’arrête pas là et on décide de descendre de suite dans le cratère cette fois-ci par un sentier beaucoup plus difficile et périlleux.
Et oui, qui dit cratère, dit pente raide et c’est à l’aide de cordages et un peu d’escalade que nous arrivons au fond.
On ne se rend pas bien compte du lieu où nous sommes car tout autour de nous, ce n’est que grands arbres avec une végétation tropicale très fournie.
La remontée vers la crête est tout aussi périlleuse mais plus facile pour moi. Au sommet, le "plat" situé entre le cratère et la partie extérieure du volcan ne mesure qu’à peine 3m de large. Ici aussi, on a du mal à se représenter comme il faut l’ensemble, à cause de la végétation, mais cela reste impressionnant.
Vers 9 h, on décide de redescendre vers le bourg puis de se balader une nouvelle fois vers le fort et retour au bateau à 10 h.
Une sieste s’impose pour nous trois mais tandis que Jojo et Bruno s’y adonnent de suite, je reste à papoter avec Patrick en attendant l’heure de déjeuner à 11 h 30.
Cet après midi, c’est donc plongée pour tout le monde dans la réserve marine de l’île.
Nous nous rendons au club "Scubaqua" et sommes une nouvelle fois très bien accueilli par Ingrid, la patronne du centre.
Briefing, présentation, habillage, matériel et nous voici partis vers le site en bateau de plongée.
Tout se passe bien pour moi jusqu’à ce que je me jette à l’eau.
Trop de vagues, un peu trop d’appréhension sur le fait d’aller plus bas que d’habitude, le fait est que je renonce à continuer et reviens sur le bateau de plongée.
Je suis bien évidemment déçu mais je m'attendais un peu à cela vu les conditions.
L’ambiance, la bonne humeur, le site, la gentillesse des accompagnateurs font que l’après-midi n’est pas totalement gâchée !
De retour au bateau, le nôtre cette fois-ci, une migraine terrible me gagne probablement à cause de la fatigue et de la pression des dernières heures. Je prends deux cachets et pars me coucher illico dans ma cabine.
A la tombée de la nuit, ça va beaucoup mieux et il est prévu de retourner à terre pour assister aux premières festivités du fameux "Statia Day" et de diner sur place.
C’est reparti pour emprunter la rampe une 3ème fois. Arrivés sur place, on constate en effet qu’un podium est installé et que quelques stands pour se restaurer se préparent également.
Ne sachant pas vraiment à quelle heure tout cela commence, on cherche un resto et on en trouve un, non sans mal, le "Ocean View", devant le fort.
Il est très bien situé et à l’intérieur d’une ancienne et très belle demeure coloniale.
L’ambiance est sympa et le resto est dirigé par un Néerlandais. Etonnant !
Après un diner bien copieux, on part cette fois-ci devant la scène où se produisent tour à tour des chanteurs de Gospel et des pasteurs prêcheurs.
On ne reste finalement pas très longtemps puis retour au bateau et tout le monde au lit à 22 h 15.
Comme hier soir, il fait une chaleur dans la piaule, pas d’air et en prime, l'annexe tape sur le côté à cause du tangage.
N’ayant pas envie d’aller dehors, je m’oblige à actionner le bruyant ventilo et mettre des boules "Quiès". |
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Dimanche 10 novembre 2013.
Oranjestad - Well's Bay (Saba).
Impossible de dormir correctement, alors j’ai migré vers le carré extérieur en pleine nuit et l'ai terminé jusqu'au petit matin.
Depuis hier, j’ai le nez encombré et c'est un peu pour cela que je ne dors pas très bien surtout dans mon habitacle sans air.
Pas de pluie ce matin et c’est par un très beau temps que la journée commence.
Avant et pendant le petit-déj à 7 h 45, on assiste encore et toujours au ballet incessant des remorqueurs et des petits transporteurs qui font la navette entre le port et les tankers.
Ça contraste par rapport à la tranquillité et le charme de l'île en général.
Départ à 10 h et on passe devant les entrepôts pétroliers de la compagnie Texane "Nustar Energy" qui contrôle la distribution et le stockage du pétrole sur cette partie de l’île.
On navigue par curiosité et pendant une petite heure entre les imposants pétroliers qui attendent leur tour puis cap vers l'île de Saba que l’on atteint un peu avant midi.
On la contourne par l'est, passons devant le petit aérodrome à 13 h et arrivons au mouillage à Well's Bay à 14 h.
Il y a pas mal de vent et tangage mais c'est ici que c'est le plus calme, parait-il !
Déjeuner tardif puis séance de PMT avec l’annexe près de la paroi rocheuse appelée "Pilot rock".
Ouah ! Quel spectacle dans cette eau limpide avec parmi la faune locale : Des tortues,
des poissons-lion, un barracuda, des poissons anges et un petit requin dormeur. Même Bruno est surpris par ce spot superbe !
Retour au bateau vers 16 h 45 puis farniente jusqu’à l’apéro-tarot habituel.
Le rhume me gagne depuis ce matin mais la technique de rincer les sinus avec de l’eau de mer fait tout doucement son effet.
Quel endroit surprenant.
On est loin de tout, on a aperçu quelques voitures sur la colline ainsi que des maisons lors de notre arrivée, personne au mouillage autour de nous et à la nuit tombée, seulement quelques lumières sur l’île nous indique la présence d’une vie à terre !
Un peu de pluie et surtout le vent, nous incitent à commencer la partie de tarot à l’intérieur mais la chaleur du four où cuit un gâteau pour ce soir, nous pousse ensuite à dîner dehors malgré le vent.
Soirée tranquille puis fatigués, tout le monde au lit à 21 h 30.
Demain, il est prévu d’aller explorer cette curieuse petite île. |
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Lundi 11 novembre 2013.
Well's Bay - Pinney's Beach (Nevis).
Ce matin, je suis réveillé un peu brutalement car le bateau tangue de tous les côtés.
Il est 5 h 35, je jette un œil dehors et a priori, rien d’anormal mis à part le fait que la mer est effectivement très agitée.
Un peu plus tard, tout le monde est sur le pont, intrigués également par les secousses du bateau et Bruno est le premier à constater que nous nous sommes éloignés de la terre, d’où l’état de la mer !
La situation est claire pour lui : Le câble de la bouée a cassé et nous dérivons au large. Gloups !
On enlève rapidement les boutes, les cordages qui maintiennent le bateau à la bouée, mais une fois libérée, cette dernière vient se nicher sous la coque et se coince avec l'hélice de l’un des deux moteurs.
Avec un seul moteur, on part donc se rapprocher de la côte, s'accrocher à une autre bouée puis Bruno plonge sous le bateau pour aller décoincer l'indésirable objet.
La bouée est ensuite accrochée à une autre histoire de ne pas la laisser dériver n’importe où.
Plus de peur que de mal car cela aurait pu être bien plus grave si le vent avait été contraire et que le bateau dérive sur les rochers.
Bien accroché cette fois-ci à notre bouée, on prend le petit-déj et départ pour le petit port de Saba à 8 h 15.
On passe de suite devant le lieu appelé le "Ladder" qui signifie "Echelle" en Néerlandais.
Bruno nous explique que c’était ici, le seul et unique point accès pour débarquer sur l’île et accéder aux deux principaux villages situés dans les hauteurs.
Une fois à terre, il fallait grimper les 800 marches creusées dans la roche et se rendre au poste de douane situé un peu plus haut sur le plateau.
Depuis seulement 1972, c’est par un nouveau petit port, réservé aux locaux, que les bateaux peuvent accéder dans l’île.
Nous y arrivons en quelques minutes à peine.
Là, impossible de trouver une bouée disponible devant l’entrée sauf un peu plus loin vers les rochers mais beaucoup trop dangereux pour se déplacer ensuite avec l’annexe et avec cette mer agitée.
Après de nouveaux essais infructueux pour trouver une bouée la plus près possible de l’entrée du port, 3 options s’offrent donc à nous :
La première, mouiller et débarquer au fameux "Ladder", comme les anciens marins, puis se taper les 800 marches mais c’est pratiquement impossible d’approcher avec l'annexe sans frôler dangereusement les rochers.
La deuxième, revenir à notre point de départ de ce matin et débarquer sur la petite plage devant laquelle nous avons mouillé hier soir mais là aussi, c’est encore trop risqué et nous n’avons pas envie de faire un remake de l'an dernier avec l’épisode du "Zodiac volant".
Enfin, la troisième, celle que nous adoptons, abandonner l'idée d'aller à terre et repartir directement vers le sud.
Quelle déception ! Bruno nous avait bien dit que Saba devait se mériter mais on ne peut rien faire contre les caprices de la mer.
Nous prenons donc le cap vers Nevis à 10 h par une très grosse mer. Environ dix heures de navigation sont prévues, si tout va bien, nous prévient Bruno. Ça promet !
Vent et mer démontée sont au programme pour la journée.
On change plusieurs fois de cap pour prendre le vent et du coup Bruno nous rappelle quelques notions de base sur la navigation à la voile.
Si l’on met le cap direct vers la destination finale et avec un vent défavorable, c’est possible mais avec le moteur et par conséquent, à 3 nœuds en moyenne, on mettra énormément de temps.
En revanche, en choisissant un cap différent et avec le vent pour nous, à 8 nœuds, on fera certes un plus long chemin mais avec la possibilité de garder une durée de traversée raisonnable.
De plus, avec la voile, c’est plus agréable et cela fait une économie de Gas-oil non négligeable !
On passe St Eustache et longue navigation à ne pas faire grand-chose.
Un peu avant la tombée de la nuit, un grand moment pour nous tous.
Un groupe de dauphins tachetés pantropicales nous accompagne pendant un peu plus d’une heure, à sauter autour du bateau et à passer en dessous des filets. Super.
A 20 h, en pleine nuit, nous arrivons enfin à Nevis et mouillons comme pour l’aller à Pinney's Beach.
Apéro, diner puis au lit de suite.
Demain, on recommence.
Réveil à 5 h pour prendre à nouveau la mer au petit jour ! |
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Mardi 12 novembre 2013.
Pinney's Beach - Plage de Malendure (Guadeloupe, Basse-Terre).
Réveil comme prévu à 5 h.
La nuit a été calme sans pluie avec un peu de vent pour respirer. Impeccable. Petit-déj rapide puis départ à 6 h 10.
Nous voici fin prêts pour une très longue navigation jusqu'à la Guadeloupe.
Comme hier, la mer est très agitée et on s’occupe à ne pas faire grand-chose. Bruno surveille l’état du vent, Patrick s’ennuie, Jojo et moi nous accommodons tant bien que mal. Il est vrai que c’est très long mais pas trop le choix de toute façon !
Vers midi, on tente de déjeuner à bord mais pas facile. Ça remue tellement que la fourchette a plutôt tendance à se planter sur les joues. C’est dire !
Passé Montserrat, les choses deviennent plus sérieuses car le vent a redoublé et Bruno se pose la question de savoir s’il doit abaisser la voile ou non.
Le problème est que si le vent est toujours aussi fort et que la voile est haute, on risque de "démâter" mais en revanche, si Bruno baisse la voile, aucune idée des heures supplémentaires que l’on va mettre pour arriver à destination !
Choix difficile car on ne peut changer d’options les unes après les autres mais Bruno arrive à gérer rapidement la situation en optant pour garder la voile grâce à une baisse soudaine de la puissance du vent, ce qui arrange bien les choses !
Puis, comme hier, on s'occupe. Un peu de sieste dans la cabine et carré externe, arrosage par les vagues et papotages.
Jojo a tellement été emballé par la plongée à St Eustache que Bruno lui propose de passer son "Niveau 1" à Pigeon, à savoir un certificat d’aptitude à la plongée et ce moyennant un examen à passer. En principe, cela se fait dans un club et sur plusieurs jours donc rien n’est moins sûr pour demain mais l’idée est lancée d’autant plus que Bruno est moniteur et qu’il pourra lui donner quelques cours particuliers avant ce soir.
Arrivée à 19 h 15 devant la plage de Malendure, près de l'îlet Pigeon au bout de 13 h de navigation !
On est tous crevés car même à ne rien faire, une traversée telle que celle que nous venons de faire est fatigante.
On s’offre un petit apéro bien mérité avec bien entendu "Watusi" en fond sonore puis dîner et soirée tranquille.
Ce soir, au lit de bonne heure à 21 h 30. |
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Mercredi 13 novembre 2013.
Plage de Malendure - Terre-de-Haut (Guadeloupe, Les Saintes).
Nuit tranquille et reposante.
Ce matin, il est donc prévu que Jojo passe son "Niveau 1", bien entendu si toutefois cela est possible.
Après le petit-déj et pour s’en assurer, il part avec Bruno en reconnaissance au club de plongée "Les Heures Saines", celui là même où nous avions fait, Jojo et moi, un baptême en 2010.
A leur retour, c’est tout bon. Il a rendez-vous à 9 h 30 pour une plongée en compagnie de Bruno et de l’examinateur. En attendant, l’élève Jojo révise un peu à l’aide du matériel à bord et de la documentation ramenée du club ainsi qu’au son de "Watusi".
On prend l’annexe puis arrivé au club, Patrick et moi laissons nos deux compères et nous partons nous balader sur la plage de Malendure.
Là, pas grand-chose à faire, ni à voir. Il n’y a que des petits bureaux pour les sorties en mer alors il va falloir patienter.
Il n’y a même pas un bar convenable ou un resto d’ouvert pour grignoter.
On en trouve finalement un sur la plage mais question accueil et service, ça laisse plutôt à désirer.
Pas de jus de fruit, pas de coca ni de bière en bouteille. On nous propose seulement une pression mais tiède. Pas terrible.
On a le temps alors j’en profite pour écrire quelques cartes postales en attendant midi, heure à laquelle on doit rejoindre Bruno et Jojo.
On patiente à nouveau et enfin, du haut de la terrasse du club, j’aperçois l’arrivée du bateau de plongée avec un Jojo tout souriant. Il a brillamment réussi son exam puis après avoir rempli les formulaires et reçu son certificat provisoire, on repart directement sur le bateau.
Nous devons être aux Saintes avant la tombée de la nuit alors il ne faut plus trainer et on déjeunera en mer.
L’idée d’aller aux Saintes s’est faite après notre échec devant Saba.
Il nous restait une journée supplémentaire et tout le monde a été d’accord pour revenir une 4ème fois aux Saintes. On commence à connaître l’endroit mais cette île est tellement reposante que l’on s’est laissé tenter à nouveau !
On longe à nouveau la côte Ouest toujours à la voile, passons le canal des Saintes et arrivons à
18 h 30 devant Terre-de-Haut, à la tombée de la nuit.
Sitôt l’ancre jetée, on débarque à terre pour aller faire quelques courses rapides, réserver un resto pour demain midi et aller boire un cocktail au "Coconut’s bar", un bar branché que nous connaissons bien pour y être venus à chacune de nos visites aux Saintes depuis 2007.
Là, une horde de jeunes a accaparé le lieu et une musique assourdissante nous fait fuir immédiatement. Dommage.
Un peu plus loin, on réserve au resto "Le Triangle" avec son menu alléchant puis on se rabat vers un autre bar appelé "Couleurs du monde", plus calme et près du débarcadère
On prend chacun un cocktail bien chargé en rhum, ce qui nous met tous de bonne humeur pour fêter le "Niveau 1" de Jojo !
Retour au bateau et soirée tranquille.
Demain soir, nous serons près d’un lieu que nous connaissons bien aussi … L’îlet Gosier. |
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Jeudi 14 novembre 2013.
Terre-de-Haut - Ilet Gosier (Guadeloupe, Grande-Terre).
Réveil et lever vers 6 h 15.
Petit-déj habituel puis on se décide d’aller faire une petite séance de PMT à l’îlet Cabrit avant d’aller à terre tous ensemble.
Départ à 8 h et petite navigation d’à peine un quart d’heure pour arriver devant le principal et seul ponton de l’îlet.
Patrick et Bruno partent se balader à terre tandis que Jojo et moi partons directement du bateau pour aller admirer les fonds sous-marins.
Je retrouve mon petit paradis tropical pour la dernière fois de l’année. Il y a bien entendu la flore et la faune habituelles avec cette fois-ci une grosse murène qui nous observe, tapie sous un rocher.
Retour de tout le monde au bateau au bout d’une petite heure puis départ à nouveau au moteur pour un quart d’heure jusqu’à Terre-de-Haut.
Sans plus attendre, on prend l’annexe et on se pose carrément devant le "Triangle", le resto où nous allons déjeuner ce midi.
Vu de jour, l’endroit à l’air super. Il y a des tables dehors et sur la petite plage. Ça promet d’être très sympa mais en attendant, on a le temps pour une petite balade dans la bourgade.
On connait Terre-de-Haut mais c’est toujours aussi agréable de flâner dans les petites rues malgré un soleil de plomb. On remarque malheureusement qu’il y a de plus en plus de voitures et de petits bus.
On fait une pause cocktail dans un petit bar puis midi approchant, on retrouve Bruno et on part déjeuner.
Comme je me l’imaginais, on se prend une table sur la plage, les pieds dans le sable à quelques mètres à peine de l’eau, face à la mer et à l’îlet Cabrit. J’ai connu des moments plus pénibles d’autant plus que l’on se prend chacun un menu de circonstance, Ti’ punch, accras, poissons, le tout avec un petit rosé bien frais. Miam !
A 14 h, il est temps de partir car il nous faut encore quatre bonnes heures pour arriver avant la nuit à notre mouillage de ce soir.
Départ à 14 h 30 et arrivée tranquille à 18 h 30 devant l’îlet Gosier, à la tombée de la nuit.
Dernier petit apéro-tarot, dîner et soirée tranquille.
Et oui, demain, c’est déjà le retour sur Paris. |
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Vendredi 15 novembre 2013.
Ilet Gosier - Marina "Bas du Fort" - Aéroport (PTP) Pointe à Pitre Guadeloupe Pôle Caraïbes - En vol ...
Lever vers 6 h 30 avec au petit jour, un beau ciel et un beau soleil à l’horizon.
Un dernier cd de "Watusi" pour mettre l’ambiance et petit-déj tranquille.
Départ à 9 h puis arrivée devant la station service de la marina pour faire le plein en gas-oil.
Il commence à faire très chaud puis les réservoirs pleins, nous amarrons le bateau au ponton 9, celui où se trouvent généralement les voiliers de Corail-Caraïbes.
Comme à chaque fin de croisière et retour à la marina, c’est l’éternel rangement des cabines, nettoyage du pont à l’eau douce et bouclage des valises.
On s’y habitue à force et vers 11 h 30, tout est prêt pour libérer "Eugénite".
Pour le déjeuner de midi, Patrick n’est pas chaud pour retourner au "Plaisancier", le resto où nous avions été il y a deux ans car l’accueil n’avait vraiment pas été terrible.
C’est vrai mais perso, je m’en moque un peu alors on cherche tout de même un autre resto pour changer.
On en trouve un, un peu plus loin, mais c’est encore pire que l’autre : En nous voyant entrer, les serveurs ne se déplacent même pas et nous montrent du doigt là où se mettre sans la moindre parole, ne serait-ce qu’un bonjour … Bon, ce sera donc à nouveau le «Plaisancier» d’autant plus que Bruno, Amandine et Kim s’y trouvent aussi !
Comme il y a deux ans, le service est hyper long. On a certes le temps mais cela m’agace toujours de voir les gens arrivés bien après nous et être servis en premier.
A 15 h, on part récupérer nos bagages laissés dans les bureaux de Corail-Caraibes puis Lucien vient nous chercher et direction l’aéroport.
Arrivé dans l’aérogare, enregistrement rapide des bagages, contrôles et attente habituelle à flâner dans les rayons des "Duty free".
Embarquement à 16 h 15 avec une demi-heure de retard et installation à bord. Je m’aperçois avec joie que la place est libre à côté de moi et que je vais pouvoir m’étaler un peu. Super !
Décollage à 17 h 30 et nous voici partis pour 8 heures de vol avec musique au casque plutôt que les films déjà vus à l’aller.
J’en profite en même temps pour recopier mes notes puis après le dîner servi, la fatigue aidant, extinction des feux et tentative pour me reposer un peu. |
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Samedi 16 novembre 2013.
... En vol - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Sud puis Orly-Ouest - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Toulouse (31).
Je suis réveillé par les aller et venues des hôtesses qui vont servir le petit-déj.
Impeccable, le temps a passé très vite et apparemment j’ai réussi à dormir quelques heures.
Faut dire que j’avais de la place pour mes pattes !
Patrick, lui, n’a pas trop bien dormi puis on regarde à nouveau machinalement le dernier film qui passe à la télé tout en prenant le café.
Arrivée à Paris Orly-Sud à 6 h 30.
Le retour s’est finalement très bien passé. Ça arrive … mais pas souvent !
Récupération des bagages, un "au revoir" à mes deux compères et direction Orly-Ouest par l’Orly-val.
Je ne me presse pas étant donnée la longue, la très longue attente pour mon prochain embarquement.
Il est 8 h et j’en ai pour un peu plus de deux heures à poireauter.
Je ne suis pas trop fatigué, c’est déjà ça et après l’enregistrement du bagage ainsi que les contrôles, je m’occupe comme je peux.
Embarquement à 10 h 20 et envol pour la ville rose à 10 h 50.
Arrivée à Blagnac, retour en taxi à la maison et la fin du week end sera consacrée à ne pas faire grand-chose et à me reposer avant la reprise, tranquille, du boulot.
Dehors, c’est la grisaille et le froid qui me rappellent que me voici reparti pour un nouvel hiver.
Cette constatation est de courte durée car dans un mois et demi, je repars sous les Tropiques et je vais, dès à présent, commencer à préparer ce prochain périple …
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Cette édition 2013 aura été la plus calme de toutes mais également tout aussi différente des autres.
Nous avons fait beaucoup de mer, 380 miles en tout, un record, mais fatalement, beaucoup moins de visites et de balades à terre.
A peine revenus que l’on parle déjà des projets pour l’an prochain !
Comme à chaque fois, le but a été atteint à savoir profiter de tous les instants et se rendre compte de l’immense chance que l’on a de sillonner la mer des Caraïbes à bord d’un beau voilier.
Un grand merci au capitaine Pat, au cuisiner Jojo, à "Watusi" le musicien et à Bruno pour l’organisation de cette 7ème édition.
A la prochaine …
L'ensemble des photos ont été prises par Philippe, Jojo, Patrick et Bruno.