Croisières dans les petites Antilles.

8 - Les Grenadines.

 

31 octobre au 15 novembre 2014.

 

Nouvel opus pour l’infatigable équipe de corsaires et flibustiers.

Six ans après notre croisière dans les Grenadines, nous avons tous décidé d’y retourner en complétant notre voyage par Grenade et ses îles. Encore et toujours de bons moments privilégiés à savourer sans modération.

 

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(13 pages)

Galerie photos

 

SVG : Saint Vincent and the Grenadines.

 

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Vendredi 31 octobre 2014.

Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Ouest puis Orly-Sud - Aéroport (FDF) Fort-de-France-Martinique Aimé Césaire (Martinique) - Sainte Luce - Le Marin - Marina du Marin.


Et c'est parti pour une nouvelle aventure dans les Caraïbes.
La semaine a été tendue mais tout est prêt et j'ai bouclé la valise plutôt facilement, l'habitude et l'expérience sans doute.
Comme lors d'un précédent départ matinal, Réveil à 3 h 45.
Derniers préparatifs puis le taxi passe me chercher à 5 h et un quart d'heure plus tard, je suis à Blagnac.
Dépose bagage, contrôles ok et comme la dernière fois, en à peine 20 mn, je suis dans le hall d'embarquement.
Je patiente tranquillement jusqu'à 6 h 30 puis décollage à 7 h pour Paris.
Vol impeccable jusqu'à l'arrivée à Orly-Ouest.
La récupération de mon bagage est ultra rapide si bien qu'à 8 h 35, je suis déjà à Orly-Sud.
Il ne reste plus qu'à patienter et à 10 h, je retrouve toute l'équipe de flibustiers, y compris Patrick qui a failli ne pas venir pour des soucis familiaux.
Nous filons directement déposer les bagages, passons les contrôles et tout est ok à 10 h 45 pour faire une première pause café-croissant au "Bert's", notre bar habituel depuis chaque année ou presque.
Embarquement à 11 h 15 à bord de l'airbus A330 d'air Caraïbes et décollage à 12 h 30 avec 15 mn de retard.
Nous survolons le golfe du Morbihan et distinguons nettement la presqu’île de Quiberon. C’est beau mais bien entendu, pas d'appareil photo sous la main.
Côté intendance, pas de films car les petites télés individuelles ne marchent pas et aucune info ni réponse de la part des hôtesses.
Ce n’est pas bien méchant car j'ai mon iPad avec quelques films pour passer le temps mais le voyage reste longuet avec un personnel pas très agréable, tout du moins les nôtres.
Je somnole néanmoins une demi-heure environ puis peu avant l’arrivée, je change de place avec Patrick et me retrouve coté hublot. Que c’est beau ! avec en prime un beau soleil avec les nuages.
Nous arrivons à l’heure à Fort de France, récupérons assez rapidement les bagages et attendons patiemment notre skipper préféré qui arrive à 17 h 30 en provenance de Pointe à Pitre.
Une fois tout le monde réuni, nous prenons le taxi jusqu'au Marin alors que la nuit et la pluie commencent à tomber. Pour la pluie, ce n’est pas la première fois en revanche, nous arrivons généralement au milieu de l’après-midi et non de nuit pour nous installer.
Arrivée à la Marina, nous trouvons facilement notre catamaran et je m’installe tranquillement dans ma chambre individuelle. Tout va bien, à part la pluie !
Très vite, nous avons la visite d’Ophélie et Julien, des amis de Virgil et de Greg, en vacances à la Martinique et nous prenons notre premier apéro ensemble.
Là, je commence à avoir un coup de chaleur et ne me sens pas bien. La fatigue peut être.
Je suis tellement épuisé que je ne mange pas et il est 22 h quand je file au lit soit trois heures du matin à Toulouse et presque 24 heures debout …

Une bonne nuit de sommeil s’impose !

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Samedi 1er novembre 2014.
Marina du Marin - Sainte Anne, les Salines - Baie des deux pitons (Sainte Lucie).


Je me suis endormi comme une masse, normal, mais la pluie m’a quelque peu réveillé vers les 4 h du matin. Il n’a pas fait chaud et j’ai ensuite dormi en pointillé jusqu'à

6 h 30. Tout le monde est debout à 7 h.
Petit-déj, rangement et une bonne douche avant de commencer cette première journée.
A 8 h 45, j’accompagne Bruno à la Capitainerie pour la clearance, les formalités navales de départ de la Martinique, tandis que les jeunes sont partis faire quelques courses au "Dia".
Une heure après, nous somme tous prêts pour le départ.
Comme chaque année et avant une grande traversée, Bruno nous propose tout d’abord une petite pause pour une première baignade.
Nous filons vers Sainte Anne et mouillons devant la grande plage des Salines. Super !
Il fait un très beau temps et c’est original de voir les Salines de ce côté ci …
A 11 h, c’est le départ vers Sainte Lucie et pour environ six à sept heures de navigation.
On déjeune en mer et pour ma part, ça va un peu mieux qu’hier mais j’ai toujours besoin de repos et de reprendre des forces.
En cours de navigation, on pêche un barracuda à la traine puis l’après midi se passe tranquillement.
En arrivant au mouillage dans la baie des 2 pitons à Sainte Lucie à 18 h 05, on assiste à un superbe coucher de soleil sur une mer d'huile. C’est calme et reposant.
La soirée s’annonce tranquille et très agréable.
Un peu de pluie pour rafraichir puis on se fait un petit apéro sympa et au menu pour ce soir : Le barracuda !

Encore un peu tous fatigués de notre voyage et de cette première journée, on file au lit vers 21 h 30. Demain, on se lève de très bonne heure et la journée de navigation va être encore longue.

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Dimanche 2 novembre 2014.
Baie des deux pitons - Sandy Island, Cariacou (Grenade).


Je suis réveillé vers 4 h 30 par la pluie mais ce n’est pas bien méchant car ce matin, il faut prendre la mer de très bonne heure et je me lève pratiquement de suite.
Petit-déj rapide puis départ à 5 h 30 au lever du jour et avec un peu de pluie.
La journée va donc être longue et il faudra s’occuper mais pour pratiquement tout le monde, ce sera repos, sieste et lecture.
Entre Sainte Lucie et St Vincent, on pêche une belle daurade coryphène. On la dégustera plus tard !
A 9 h, on approche de St Vincent et on alterne la voile et le moteur notamment le long de la côte car ce versant de l’île nous protège du vent.
La matinée est toujours consacrée à ne pas faire grand-chose autre que de se reposer en cabine ou dehors. Il ne fait pas vraiment beau mais il y a un peu de soleil néanmoins à travers les nuages.
On longe la côte pendant plusieurs heures puis, bien après le déjeuner en mer, nous entrons dans les Grenadines et passons les îles de Bequia, Canouan puis Union.
Pour ma part, j’ai dormi une partie de l’après midi dans la cabine, bien récupéré et à 17 h 40, nous arrivons enfin à Sandy Island, en face de l'île de Cariacou, dans l'état de Grenade.
Comme hier, nous assistons juste après notre arrivée à un magnifique coucher de soleil au milieu d’un très beau paysage puis c’est baignade immédiate dans l’eau tiède. Super.
En barbotant autour du bateau, je me dis que c’est le 2ème soir où nous mouillons dans des conditions vraiment idéales. Pourvu que cela dure !
Apéro, souper et soirée tranquille.
Bien que l’on ait roupillé la plupart du temps, on file tous au lit de bonne heure après ces 12 h de navigation.

Demain, il est prévu d’aller se balader sur l’île de Cariacou.

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Lundi 3 novembre 2014.
Sandy Island - Hillsborough - Tyrell Bay.


J’ai très bien dormi et je me lève tranquillement à 6 h.
Il fait déjà soleil au milieu de ce très beau site ce qui m’incite de suite à aller faire une petite baignade matinale avant le petit-déj.
Nous sommes donc devant Sandy Island, une minuscule île déserte bordée de sable blanc et nous effectuons notre première séance de palmes-masque-tuba (PMT) pour nous rendre sur la petite plage. L’eau est limpide ce qui nous permet de retrouver avec plaisir la faune et la flore des Caraïbes avec des reflets et couleurs superbes.
A 9 h, il est temps d’aller faire la clearance d’arrivée dans l’état de Grenade.
Pour cela, nous levons l’ancre et allons juste en face, à Hillsborough, la ville principale de l’île de Cariacou.
A terre, on fait une balade rapide dans le centre ville en attendant le retour de Bruno parti au bureau d’immigration puis, ensemble, on décide de consacrer la matinée pour un tour sur l’île en taxi.
On prend le premier qui propose ce genre de balade et partons tout d’abord sur les hauteurs.
"Uncle Polo", notre chauffeur, fait un premier arrêt près du village de Belair où se trouve l’hôpital mais aussi un belvédère superbe donnant sur l’ensemble de la baie de Hillsborough ainsi que sur les petites îles avoisinantes dont Sandy Island.
Nous filons ensuite vers le nord de l’île et faisons un nouvel arrêt pour admirer un autre panorama sympa donnant sur l’île de Petite Martinique, toute proche.
Au village de Winward, on fait une halte rapide sur un petit chantier où l’on fabrique encore des bateaux traditionnels locaux puis arrivés à l’extrême nord de l’île, appelée Petite Carenage, nous repartons vers Hillsborough et continuons vers L’Esterre pour la dernière étape de notre balade.
Il est 12 h 15 et "Uncle Polo" nous a conduit à "Paradise beach" qui a effectivement tout l’air d’une plage paradisiaque avec sable blanc, eau turquoise et vue magnifique.
Gagnés par la soif, on s’offre une pause soda avant de repartir tranquillement vers le centre ville d’Hillsborough. Pas de tourisme de masse, pas grand monde, l’île est vraiment tranquille !
Quelques courses puis retour au bateau pour un départ et nouveau mouillage, pas très loin, à Mac Intoch Point pour le déjeuner.
Là, j’ai un nouveau coup de chaleur et un peu plus important que celui que j’ai eu lors de notre arrivée. Pas bon, tout ça !
En même temps, Patrick nous annonce qu'il doit repartir rapidement sur Paris car ses problèmes familiaux se sont aggravés.
Du coup, tout le planning est chamboulé et chacun cherche des solutions afin de faire au mieux pour son retour express.
L’objectif est de trouver un bar avec une connexion internet afin de réserver un billet d’avion pour la Martinique. Bruno pense de suite à aller à Tyrell Bay et on pourra y rester pour cette nuit.
Arrivée au mouillage à 16 h 15 et on trouve de suite le "Twilight restaurant & bar" avec Wi-Fi. Impec.
Je me remets tout doucement et je profite pour consulter ma messagerie et envoyer quelques nouvelles.
Patrick a trouvé un vol pour la Martinique pour après-demain matin avec correspondance pour Paris le soir même. Cela nous laisse du temps pour descendre tranquillement jusqu’à Grenade et Patrick pourra profiter encore d’une journée entière avec nous.
Retour au bateau à 18 h 30 après avoir admiré un superbe coucher de soleil depuis le ponton.

Ce soir, ce sera apéro sans moi et au lit à 22 h après une soirée tranquille à bavarder.

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Mardi 4 novembre 2014.
Tyrell Bay - Molinere Point, Grenade - Martin Bay - Marina Port-Louis.


Je me lève comme d'hab à 6 h 15.
J’ai encore bien dormi et Jojo, Virginie et Patrick sont déjà debout.
Petit-déj puis on attend tranquillement jusqu’à 8 h pour l'ouverture des bureaux d’immigration.
En effet, Patrick devant partir avant nous, celui-ci doit faire les démarches administratives de sortie avec Bruno mais finalement, à leur retour, il n'y en avait pas besoin.
A 8 h 45, cap au sud vers l’île de Grenade.
La navigation est tranquille à la voile et c’est repos absolu.
On longe Ronde Island ainsi que les «Sisters», deux gros rochers plantés au milieu de la mer puis c’est l’approche de l’île de Grenade.
On passe devant la ville de Gouyave et à 13 h 25, nous arrivons à notre étape déjeuner et jetons l’ancre à Molinere Point.
On s’accorde une baignade rapide avant de déjeuner puis pour ce midi, Bruno nous prépare, façon sushi, la daurade pêchée avant-hier. Quel régal !
A 15 h, séance de PMT. Bruno nous explique que nous sommes proches d’un site sous-marin original car il a la particularité d’avoir des sculptures immergées !
En effet, un certain Jason deCaires Taylor, sculpteur sur pierre anglais, a eu l’idée d’ouvrir en 2006 un véritable musée sous-marin de sculptures, le premier au monde de ce type.
Le site comprend une dizaine de sculptures placées sur le fond marin et qui servent de socle aux développements de coraux ainsi que d'habitat aux poissons ou étoiles de mer.
Toute la bande part à la nage sur le site mais n’ayant pas trop confiance en moi, j’y vais en annexe avec Patrick et Bruno.
Sur place, on cherche les fameuses sculptures car elles sont éparpillées un peu partout et l'eau est un peu trouble.
Bruno nous en montre quelques unes et nous entraine pour aller les voir de plus près mais je reste à la surface pour éviter de me fatiguer. Mes compères, quant à eux, ne se gênent pas pour se prendre en photos autour d’elles !
A 16 h, retour au bateau et cap maintenant vers St Georges, la capitale de l'état de Grenade.
Juste avant d’arriver devant le port, l’un des moteurs cale et impossible de le redémarrer.
Bruno part jeter un œil et au vu des débris de caoutchouc dispersés un peu partout dans l’habitacle, il nous signale que c'est la courroie d'accessoires qui a cassé net.
Une chance que l’on soit proche du port et que cela ne ce soit pas arrivé beaucoup plus tôt !
Les manœuvres auraient été possible avec un seul moteur mais beaucoup moins facile. Il faut néanmoins réparer sans tarder.
On met le bateau au mouillage à Martin Bay, juste devant l’entrée de la Marina Port-Louis et l’objectif est maintenant de savoir si une place est disponible pour la nuit, ce qui n’est pas forcément évident.
Pendant que Patrick, Virgil et Greg vont à la capitainerie s’en assurer, j'aide Bruno à changer la courroie. Après une bonne demi-heure, le moteur est à nouveau opérationnel. Impec !
De retour de la capitainerie, nos trois flibustiers nous annoncent que c’est ok pour une place dans la marina mais seulement pour la nuit. Demain il faudra s’en aller.
Une fois installés à quai, on branche l’eau douce et l’électricité puis un peu de détente s’impose maintenant avec douche aux sanitaires et un peu de lessive.
A 18 h 30, tout est ok pour un bon apéro et un cassoulet emporté dans mes bagages.
Ce soir, ce sera néanmoins pour moi le tout avec modération … juste afin d’éviter les abus.
Après souper, on part à plusieurs près du bar de la marina pour profiter de la connexion Wi-Fi mais comme par hasard, c'est impossible pour moi alors que pour tous les autres, ça marche. Agaçant, non ?
Déçu, je retourne au bateau et à 22 h, au lit avec un peu de cinéma.

Demain, il est prévu d’aller se balader sur l’île.

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Plaque auto Grenade

Mercredi 5 novembre 2014.
Marina Port-Louis - St Georges - Gouyave - Grenville – St Patrick - Martin Bay.


J’ai dormi à nouveau comme une masse si bien que je n’ai même pas entendu Patrick partir ce matin comme prévu à 4 h 45.
Réveillé vers 5 h, j’ai du mal à me rendormir à cause des pare-battage sur le côté qui couinent sans arrêt entre le bateau et le quai.
A 6 h, marre du bruit, je me lève et retrouve Virgil qui est déjà sur le pont.
Le début de matinée est calme, pas grand-chose à faire le long des quais et le paysage n’est pas très reluisant.
Je m'occupe tout de même à copier les photos et taper mon carnet.
Après le petit-déj, on file chacun notre tour aux sanitaires de la marina pour une bonne douche d’eau douce puis j’en profite pour faire une nouvelle tentative de connexion Wi-Fi. Re-flop.
A 9 h 15, nous sommes tous prêts au départ.
L’idée est donc de passer une partie de la journée pour une balade à l’intérieur des terres et de découvrir les principaux intérêts de l’île, hors la ville de St Georges que l'on se réserve pour demain.
Comme prévu, n’ayant pas l’autorisation de rester la journée à quai, Bruno et Virgil partent mettre le bateau au mouillage comme hier à Martin Bay et on se donne tous rendez-vous devant la capitainerie.
En attendant le retour de nos deux compères, j’ai un nouveau coup de chaleur qui me reprend. Un 3ème.
Entre temps, on trouve un taxi qui nous propose la balade dans l’île pour 500$ EC (Dollars Caraïbes).
Le chauffeur s'appelle David mais le bougre n’a pas l’air très sympa.
On commence tout d’abord par nous rendre dans un magasin spécialisé pour acheter 2 courroies de rechange, ce qui l’agace déjà.
On reprend la route, traversons rapidement la ville de St Georges et partons vers le nord.
La route serpente de baie en baie, entre pentes couvertes de forêt et littoral rocailleux.
Après quelques kilomètres et une petite route en cul-de-sac, nous faisons un premier arrêt à un site appelé "Concord falls".
Qui dit "falls", dit chutes et effectivement, c’est un grand bassin naturel avec une grande chute d’eau. Le site est sympa et on y accède par un escalier. Etonnant.
On peut se baigner dedans et plonger, ce que font d’ailleurs tous les gars, mais je préfère rester au sec et prendre des photos.
Nous restons environ ¾ d’heure puis nous continuons un peu plus au nord et notre chauffeur nous arrête au domaine "Dougaldston estate", une plantation d'épices qui peut se visiter.
Il n’est pas surprenant que l’on fasse une halte sur ce site car Grenade est également appelé "l’île aux épices" et c’est le pays de la "Nutmeg", la noix de muscade, qui abonde dans tout le coin.
Nous sommes très bien accueillis et nous avons la chance d’être tout seul pour les explications.
C’est en Anglais et je n’y comprends pas grand-chose mais Bruno me traduit le plus possible.
Nous avons la possibilité de visiter la plantation mais par manque de temps, on se contentera des bâtiments datant de la période coloniale française.
Nous reprenons ensuite notre route en passant par la ville de Gouyave puis par le centre de l’île pour arriver à Grenville.
A l'entrée de la ville, nous faisons un arrêt déjeuner au petit resto "Good Food" qui signifie bonne nourriture. Je me tente pour du marlin et c'est vrai que c’est bien bon !
On repart ensuite vers le nord et nouvel arrêt à "Belmont State", une authentique plantation de cacao mais visiblement très touristique.
On y organise des visites éducatives qui donnent l’occasion d'observer le fonctionnement d'une plantation historique entièrement fonctionnelle.
Il y a également sur le site un jardin botanique où l’on peut se promener tranquillement, ce que l’on fait volontiers.
De retour au taxi et route à nouveau vers Grenville puis par le centre via le Grand Etang Lake.
Tout le long du parcours, notre chauffeur n'a pas été très agréable, peu bavard et on le faisait plutôt chier. Visiblement, il est habitué à avoir un itinéraire type, des arrêts stricts avec un horaire exact à suivre et depuis le début, on a contrarié son planning.
On arrive à la marina en fin d’après-midi et nous repartons en annexe jusqu’au bateau, au mouillage à Martin Bay.
A bord, c’est repos pour tout le monde et baignade avant le coucher de soleil.
Pour ma part, ça va beaucoup mieux et commence à comprendre que mes étourdissements sont probablement liés à la fatigue quasi générale accumulée depuis de nombreux mois qui me fait des misères.

Apéro et soirée tranquille et toujours aussi sympathique à bavarder.

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jeudi 6 novembre 2014.
Martin Bay - Port Louis - St Georges - Morne Rouge Bay - Hog Island.


Encore une nuit où j’ai bien dormi malgré la pluie en alternance à partir de 1 h du matin.
Mes petits tracas de santé ont l'air d'avoir diminué voire disparu et c'est tant mieux.
Par contre, c’est Bruno qui ne va pas bien.
Déjà, depuis quelques jours, il se plaignait de son bras droit mais ce matin, cela ne s’arrange guère.
Il constate avec tristesse que les symptômes et séquelles liés au Chikungunya qu’il a choppé en juillet dernier commencent à se faire sentir. On l’avait prévenu mais il n’y croyait pas vraiment.
Au petit-déj, je finis la tarte de Jojo d’hier soir, pas mauvais et je vois au loin, un paquebot qui s’approche, dommage, puis ce n’est plus un, mais deux paquebots qui arrivent soit 2 fois 3000 ricains susceptibles de descendre en ville. Quelle guigne !
Hier, lors de notre balade dans l’île, on avait été épargné car aucune ville flottante ne s’était amarrée au port mais là, je craints que cela ne soit plus le cas !
Vers 8 h, on prend l'annexe, débarquons à la marina puis on file à pied vers le centre ville.
Arrivés au "Carénage", le port de commerce et de pêche de la ville, un gros grain nous incite promptement à nous mettre à l'abri pendant quelques minutes.
Passé la pluie, on file ensuite vers les hauteurs.
Là, Bruno nous explique que la ville, ainsi d’ailleurs que l’île tout entière, a été ravagée par l'ouragan Ivan en septembre 2004.
En 10 ans, beaucoup de bâtiments ont été reconstruits mais il subsiste néanmoins des stigmates bien visibles des destructions.
C’est le cas de l’Église presbytérienne dont il ne reste que le clocher de briques noires et de l’église anglicane dont il ne reste également que le clocher quadrangulaire ainsi que les ruines de la nef.
La cathédrale, quand à elle, a été également endommagée mais a été restaurée depuis.
En redescendant de la colline, on essaie de faire quelques courses au marché mais les commerçants sont en mode racoleurs, normal et cela nous fait plutôt fuir.
Vers les quais, on va faire un tour vers le "mall", un grand centre commercial couvert et climatisé, où s'entasse déjà la horde de passagers ricains fraichement débarqués.
C’est là que sont concentrés tous les magasins de souvenirs, fringues, cartes postales, Duty-free.
J’en profite pour prendre un tee-shirt pour moi et une bouteille de rhum pour Cyril, un collègue qui m’a passé commande.
De retour dehors, les ricains occupent les rues mais ils sont beaucoup moins impressionnants par leur attitude qu'à Saint Martin où là, franchement, c’était le spectacle à chaque coin de rue !
On s’est donné rendez-vous avec Bruno au bar restaurant "Nutmeg" à 11 h, sur le port. L’heure approchant, on emprunte le tunnel Sendall qui relie la ville au "Carénage" et on l’attend patiemment au fameux bar alors qu’il pleut un peu dehors.
Une fois réunis, Bruno va chercher l'annexe et nous récupère devant le bar à midi devant quelques ricains ébahis pensant que nous allions faire une excursion dans ce frêle esquif.
Retour au bateau, départ à 13 h et mouillage pas très loin à Morne Rouge Bay pour le déjeuner.
Vers 14 h 30, nous reprenons la mer par un temps très couvert.
Notre destination est le sud de l’île de Grenade dans une région où sont concentrés plusieurs îlets séparés par des lagunes.
Nous essuyons un gros grain avant notre arrivée avec en prime une attention particulière aux nombreux récifs jalonnant le parcours. Une bonne carte et de bons repères sont obligatoires, nous rassure Bruno.
Il choisit un mouillage devant Hog Island, un îlet parmi tant d’autres mais qui a l’avantage d’avoir une petite plage pour débarquer en annexe.
A 17 h, nous allons explorer le lieu mais à part les moustiques et les crabes, il n’y a rien d’intéressant à voir ni à faire.
Plutôt que de revenir au bateau tout de suite, nous partons faire une balade en annexe autour du groupe d’îlets. Il ya un grand nombre de bateaux au mouillage mais tous pratiquement vide. Bruno nous explique que c’est un endroit à l’abri, très vaste, protégé des vents et donc des éventuels cyclones. Les propriétaires les laissent ici pendant la mauvaise saison et viennent les récupérer à partir de décembre.
A la tombée de la nuit et avant qu’un nouveau grain ne nous arrose, on regagne le bateau puis apéro et soirée tranquille.
Avant d’aller me coucher dans ma cabine, je m’offre une petite bière à l’avant du bateau tout en admirant le spectacle de tous les bateaux autours de nous, illuminés par la pleine lune.

Sympa et tellement reposant.

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Vendredi 7 novembre 2014.
Hog Island - Ronde Island.


Réveil et levé à 6 h 30. J’ai bien dormi, comme toutes les autres nuits malgré les fermetures et ouvertures à répétition à cause de la pluie.
Ce matin, pas de beau soleil mais un ciel couvert et de la pluie vers 8 h.
Nous prenons le départ à 8 h 35, repassons à l'extrême sud de l’île de Grenade et ce sera donc pour Jojo et moi, notre dernier point le plus méridional de notre épopée antillaise. Plus au sud, à moins de 150 km, ce sont les côtes de Trinidad et du Venezuela.
Nous remontons vers le nord, longeons la côte de Grenade et passons devant St Georges, Gouyave et Sauteurs.
La navigation sera longue ce matin mais pour le déjeuner, Bruno a dans l'idée de faire tout de même une pause à Green Island mais le mouillage n'est pas possible à cause de la mer trop forte.
Du coup, après avoir longé Levera Island, appelée également Sugar Loaf, nous filons directement vers Ronde Island, notre destination du jour.
Nous y arrivons à 14 h et c’est baignade immédiate puis déjeuner.
Du coup, cet après midi, ce sera repos, repos et encore repos.
Baignade pour les uns et lecture pour les autres tandis que Bruno, à cause de son mal au bras, reste dans la cabine libérée par Patrick.
D’après lui et selon les témoignages recueillis à la Guadeloupe, cela devrait se calmer au bout d’un moment mais quand ?
Le soir, nous assistons à nouveau à un superbe coucher de soleil à côté des "Sisters", les deux gros rochers plantés au milieu de la mer situés pas très loin.
Bon et sympa apéro comme d'habitude, souper puis soirée tranquille.
Nous sommes vraiment tranquilles ici, tout seul dans la baie, pas un bruit autre que celui du clapotis de l’eau sur la coque du bateau et sous un beau clair de lune.

Encore un beau moment à savourer avant d’aller au lit vers 22 h.

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Samedi 8 novembre 2014.

Ronde Island – Saline Island, Cariacou - Tyrell Bay - Sandy Island.


Il y a eu un gros grain vers 3 h 30 puis la pluie sans discontinuer jusqu'au petit matin.
Je me lève comme d’hab à 6 h 30 et petit-déj, toujours avec la pluie.
Le ciel est totalement couvert, gris-noir tout autour sans trop d'espoir d'éclaircie.
Départ à 7 h 50 vers le nord pour Cariacou car il faut tout de même songer à remonter tout doucement.
Durant le parcours, le ciel semble vouloir se dégager un peu mais rien à faire.
Pour vraiment en profiter, je coupe le pilotage automatique et c'est moi qui tiens la barre pendant pratiquement toute la nav, évidemment sous l'œil vigilant de Bruno.
A 10 h, on arrive au mouillage à Saline Island, juste en face de Cariacou.
Le site à l’air très beau et tranquille mais le ciel est toujours aussi gris et menaçant. C’est bien dommage car les couleurs avec l'eau et le fond auraient été superbes mais cela ne nous empêche pas de faire un peu de PMT pendant environ 1 heure.
Il y a beaucoup de récifs de part et d'autres avec beaucoup de courant, ce qui nous permet une nouvelle fois d’observer avec plaisir la faune sous-marine.
Le soleil aurait été le bienvenu pour les couleurs mais c’est très bien tout de même.
A 11 h 30, on part en annexe pour la petite ile de White Island, sauf Virgil qui a préféré rester à bord pour se reposer.
L’île est totalement déserte et seule une petite cabane délabrée montre qu’il y a de la visite de temps en temps. Je me balade à pied avec Greg tandis que Bruno, Jojo et Virginie sont partis faire une nouvelle séance de PMT dans les récifs.
Retour bateau à 12 h 30 pour le déjeuner et toujours ce soleil qui peine à percer à travers les nuages !
Nous partons à 15 h 30 destination l’île de Cariacou pour faire la clearance de départ de l’état de Grenade et Bruno choisi d'aller à Tyrell Bay pour la faire.
Nous arrivons au mouillage juste devant le bar où nous étions allés la dernière fois.
A terre, pendant que Bruno part remplir les formalités, on reste devant le fameux bar car on a encore les codes pour la Wi-Fi, ce qui nous permet de consulter nos messages.
Au retour de Bruno, celui-ci nous annonce que les bureaux sont fermés et que nous allons être obligés d’attendre demain matin. Pas grave.
On décide d’aller passer la nuit à Sandy Island, plus calme et juste en face de Hillsborough où il y a également des bureaux pour la clearance.

Nous arrivons au mouillage à 16 h 50 et après une petite baignade devant l’îlet, repos, bavardage et soirée sympa.

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Dimanche 9 novembre 2014.
Sandy Island - Hillsborough - Petit Saint-Vincent (SVG) – Clifton, Union Island.


Lever à 6 h 15 et j'ai à nouveau dormi comme un loir.
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit m'obligeant presque à fermer le hublot, non pas à cause de la pluie mais parce qu’il y avait trop d'air. Ce n’est pas plus mal.
Ce matin, le ciel est toujours couvert mais en nette amélioration. C'est bon signe pour la journée.
Par contre Bruno ne va pas bien du tout et son bras le fait souffrir de plus en plus.
A 8 h 30, on lève l’ancre, navigation pendant environ 15 mn et mouillage devant Hillsborough.
On débarque tous et on patiente pendant une petite demi-heure, le temps que les bureaux ouvrent.
C'est dimanche, les rues sont vides, la plupart des magasins sont fermés et il n’y a pas grand-chose à faire que d’attendre.
A 9 h 30, les bureaux ouvrent et tandis que les jeunes partent faire quelques courses, j’accompagne Bruno pour remplir les papiers car il est tellement handicapé par son bras qu’il ne peut pas écrire. C’est tout dire !
Pas de soucis, le binôme est efficace pour remplir toute la paperasse.
De retour dehors, on cherche une pharmacie et Bruno trouve une pommade pour les articulations qui pourra faire l’affaire.
10 h 15, retour au bateau et on quitte Cariacou pour l’une des premières îles de St Vincent.
Bruno avait prévu au départ d’aller à Union Island pour faire la Clearance d’entrée dans l’état de St Vincent mais les bureaux peuvent être éventuellement fermés.
Du coup, il propose d’aller plutôt devant l’île de Petit Saint Vincent pour l’après-midi et de passer la nuit à Palm Island.
Nous verrons demain matin pour les formalités.
On arrive à Petit Saint Vincent à midi et on s'offre une petite baignade dans ces eaux claires devant un paysage superbe.
A 14 h, les jeunes décident d’aller à terre pour se balader sur l'ile. Pour ma part, je reste me reposer dans la cabine suite à un nouveau et sérieux coup de fatigue qui m'a pris dans l'eau tout à l'heure.
Je reste donc seul avec Bruno sur le bateau jusqu'au retour de la bande à 15 h 35.
En sortant de la cabine, bien requinqué, je m’aperçois que le ciel est à nouveau couvert et menaçant.
On quitte Petit Saint Vincent à 16 h pour Palm Island. Je me mets à l’avant du bateau et la traversée est vraiment agréable et très reposante. Super.
On arrive devant le petit îlet à 17 h mais le mouillage est impossible pour cette nuit car çà bouge vraiment trop. Dommage, c'était un très bel endroit que j’avais apprécié en 2008.
Bruno décide donc d'aller finalement devant Union Island, juste en face.
Arrivés sur place 20 mn plus tard, il y a beaucoup de vent et de gros nuages noirs arrivent droits sur nous mais pas de pluie … pour le moment.
Bavardage, apéro, souper et soirée toute aussi tranquille et sympa que les autres.
Je file le dernier au lit vers 22 h et avant de fermer la lumière, vent et pluie et impossible de laisser le hublot ouvert.

J'ai tout de même un peu d'air, c’est l’essentiel !

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Plaque auto St Vincent

Lundi 10 novembre 2014.
Clifton, Union Island - Saline Bay, Mayreau - Salt Whistle Bay, Mayreau.


J'ai une nouvelle fois bien dormi mais toujours un peu en pointillé à cause d’une grosse pluie à partir d’une heure du matin puis une partie de la nuit.
Je me lève à 6 h 30 et constate avec tristesse qu’il y a toujours du vent et que le ciel est très couvert.
Ce matin, il est prévu d'aller à terre pour d'une part aller faire la clearance d’arrivée à St Vincent et d'autre part faire quelques courses pour nous ravitailler en fruits, eau et glace.
J'en profiterai pour acheter quelques cartes postales et un tee-shirt, éventuellement.
A 7 h 30, on prend le petit-déj sous une pluie battante. Il y a des nuages noirs partout et le temps est exécrable. Ce sont de très mauvaises conditions pour nos deux prochaines grandes étapes, à savoir Mayreau et les Tobago Cays.
A 8 h 30, une timide éclaircie nous permet de prendre l'annexe pour aller en ville.
Arrivés au ponton, nous laissons les jeunes et je file avec Bruno à l'aéroport pour la clearance.
C’est moi qui vais servir à nouveau de scribe à Bruno. Même si la pommade achetée hier à l’air de faire, un peu, d’effet, son mal est toujours là et très handicapant.
A la douane, cela ne se passe pas trop mal mais à l’immigration, le fonctionnaire refuse de nous faire celle de sortie en même temps.
Ce n’est pas bien grave mais cela contrarie un peu le "timing" que l’on s’était fixé pour le retour car cela va nous obliger à faire un arrêt à Canouan avant notre grande nav vers Sainte Lucie et nous faire perdre plusieurs heures.
On pourrait passer outre et revenir à la Martinique sans remplir les formalités légales mais après concertation avec Bruno et pour être tranquilles, on trouvera bien une solution pour s’arrêter à Canouan le moins longtemps possible.
On se retrouve ensuite tous en ville et la pluie recommence à tomber.
A 11 h, on se réfugie au bar "barracuda" et je suis démoralisé rien qu'a voir le ciel toujours aussi noir. On y reste une bonne heure et à notre retour au bateau, je ne sais par quel miracle, le ciel se dégage d'un seul coup laissant apparaitre un beau soleil. Je n'en crois pas mes yeux.
Départ à 12 h 55 pour l'ile de Mayreau et arrivée à Saline Bay à 13 h 30. Comme par hasard, le moral est revenu d’un coup avec le beau temps d’autant plus que nous avons une vue superbe sur la plage bordée de cocotiers pendant le déjeuner.
A 14 h 35, les jeunes partent pour une séance de PMT près des rochers mais je préfère me reposer et rester tranquille à ne rien faire.
Bruno me convainc tout de même d'y aller avec lui et finalement, il a bien fait car le spot est vraiment très sympa avec faune et flore toujours aussi superbes.
Départ à 16 h pour le mouillage de ce soir à Salt Whistle Bay.
Il me tardait de revoir ce site qui m’avait emballé lors de notre venue de 2008.
Nous y arrivons en un quart d'heure à peine et je m'aperçois de suite qu'il y a déjà affluence et que les places vont être chères pour se placer à l’endroit où nous souhaitons nous mettre.
En effet, on a tous dans l’idée d’admirer le lever de soleil demain matin depuis le bateau et il n’y a qu’un seul endroit dans la baie où cela est possible.
Finalement, Bruno arrive à se faufiler et trouve un bon emplacement pour jeter l’ancre.
Il ne nous reste plus maintenant qu’à filer rapidement à terre avant que le soleil ne se couche.
Et oui, on ne peut passer à côté d’une balade sur les hauteurs pour admirer les Tobago Cays de loin mais avant de grimper sur la colline, je veux absolument retourner sur la superbe plage avec ses cocotiers, quitte à y aller tout seul.
Greg et Virgil m'accompagnent mais par manque de temps, la balade est bien trop rapide et le charme ne s’opère plus. Dommage et tant pis.
Nous partons donc rejoindre Jojo et Virginie devant le belvédère situé au point culminant de l’île et derrière la petite église de Mayreau.
Il fait encore jour et le panorama reste encore grandiose sur tous ces îlets sauvages formant les Tobagos Cays.
On y reste un petit moment puis redescendons tranquillement.
Devant le ponton, que de monde !
Pendant notre petite virée à terre, le nombre de bateaux a encore augmenté. Il faut dire que Mayreau est l’étape quasi obligatoire avant les "Cays" mais je me souviens qu’à la même époque en 2008, nous étions 3 ou 4 catamarans au mouillage et là, c’est bondé.
Je n’ose imaginer la baie en haute saison !
Sur le bateau, c’est repos en regardant machinalement les "Boat Boys", les marchants ambulants sur leur barque, qui font le tour des bateaux et qui cherchent à vendre de tout aux équipages.
A la nuit tombée, l’ambiance est très particulière car de la musique arrive d’un peu partout et la baie est illuminée de toutes les petites lumières des bateaux autour de nous. Ça change du calme de certaines soirées !
Ce soir, pendant notre traditionnel apéro, Bruno et les jeunes s’adonnent à un jeu de société pendant que j’écris quelques cartes postales et recopie mes notes.
Avec le Ti ’punch habituel, l'accompagnement en saucissons et toasts a été plutôt copieux et on décide de ne pas souper et d'aller directement au lit à 21 h 15.

Demain matin, il faut se lever de bonne heure si l’on veut assister à un superbe lever de soleil au milieu des cocotiers, bien entendu si le beau temps est au rendez-vous !

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Mardi 11 novembre 2014.
Salt Whistle Bay, Mayreau - Tobago Cays.


Je me réveille à 4 h 30 avant même la sonnerie de mon téléphone, ce qui n’est pas surprenant à l’heure où je suis parti me coucher et après mettre endormi presque tout de suite.
J’ai dormi comme un loir et la nuit a été très calme.
Comme prévu, je suis sur le pont dès le lever du jour en compagnie de Jojo, Virginie et Bruno.
Ahhh ! Cela en valait vraiment la peine.
Il y a quelques nuages au loin et le soleil pointe difficilement son nez mais le rendu final, avec les couleurs jaunes et orangées au milieu des cocotiers, est vraiment superbe.
Nous serions bien resté sur ce site mais ce matin, pas de baignade ni de descente vers la plage car après le petit-déj, c’est départ pour les Tobago Cays à 8 h 30.
En tout cas, le très beau temps est avec nous et c’est une très bonne chose !
A 9 h 30, on arrive dans la passe, à l’entrée des "Cays" et on jette l’ancre tout près de la réserve de tortues. Il n’y a pas trop de bateaux et on arrive à se placer correctement.
A peine arrivés, la valse des "Boat Boys" a déjà commencé et chacun d’eux vient proposer ses poissons, tee-shirts et autres babioles.
On a tout ce qu’il faut mais Greg se laisse tenter pour un Tee-shirt des "Tobago".
Quel endroit magnifique ! je retrouve les couleurs particulières d’un lagon à savoir le bleu turquoise autour de nous et le bleu foncé des grands fonds derrière la barrière de corail, toute proche.
Une baignade immédiate s’impose pour tout le monde.
C’est une réserve de tortues et je n’en vois qu’une seule et très loin mais en revenant vers le bateau, bredouille, j'arrive à en observer une petite puis une autre plus grande pendant presque
10 mn. Ce n’est pas la première fois que j’en vois mais c’est toujours aussi beau et magique de voir ces animaux nager tranquillement dans les eaux turquoises.
Après un retour à bord et un peu de repos, nous partons nous balader ensuite sur l'ilot de Barradal, situé juste en face. Nous y allons en annexe et grimpons à pied sur les hauteurs par une grosse chaleur. L’îlot est entièrement désert, seulement farci d'iguanes qui s'enfuient dès notre passage.
En haut, le paysage est bien entendu sublime avec le lagon au premier plan et les îles au loin.
Encore des photos de rêve qui vont garnir dès mon retour les fonds d’écran de mon ordinateur à en faire baver mes collègues !
Nous revenons au bateau pour le déjeuner et sous une grosse chaleur, la première d’ailleurs depuis le début de notre séjour.
Le début d’après midi est consacré au repos pour tout le monde et je n’arrête pas d’observer le lagon, ce qui l’entoure, ce bleu magnifique et toutes les tortues qui viennent respirer à la surface pour repartir pratiquement de suite au fond.
Je profite évidemment et abondamment de ces instants privilégiés.
A 14 h 15, on lève l'ancre pour aller mouiller un peu plus loin, le plus proche de la barrière de corail.
L’idée est bien entendu d’aller faire une séance de PMT vers le tombant. On en a tous un souvenir grandiose.
De suite, on prend l’annexe pour aller s’accrocher à l’une des bouées spécialement placées près du tombant puis nous partons ensemble à la nage à travers une passe en évitant le plus possible de se laisser surprendre par les vagues et de se frotter aux coraux.
Nous arrivons rapidement sur le tombant et là … que de merveilles pendant presque une heure ! Une multitude de poissons sont autour de nous y compris un gros barracuda près à l'affut et à passer à table.
Au fond, on croise une raie léopard que Jojo, Bruno, Virgil et Greg tentent d'approcher.
Pour ma part, j’essaie de gérer mon appréhension car il faut dire que nous sommes totalement isolés en pleine mer et qu’il ne faut pas paniquer pour aucune raison que ce soit.
Ça se passe bien et en récompense à mon retour vers l’annexe, plusieurs centaines de petits poissons gris et bleu m'entourent et m’accompagnent donnant avec le reflet du soleil, l'impression qu'ils sont tous illuminés. Que c’est beau !
Retour à 16 h et repos ou baignade autour du bateau jusqu’au coucher de soleil.
On bavarde et on s’occupe jusqu’à l’apéro avec ce soir en accompagnement, la tête de la daurade pêchée il y a quelques jours. Bruno la prépare façon rillettes de poisson avec du yaourt, citron et de l'émincé d'oignons. Miam !

Du coup, comme hier soir, on ne mange pas et tout le monde est au lit à 21 h. De mieux en mieux !

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Mercredi 12 novembre 2014.
Tobago cays - South Glossy Bay, Canouan - En mer ...


A 2 h 30 du matin, je suis réveillé en sursaut par un gros grain mais qui ne dure pas très longtemps. Le reste du temps, j'ai dormi comme une masse et je me réveille tranquillement à 6 h.
Aujourd'hui, nous entamons notre remontée vers le nord et devrions être ce soir, tard, aux deux pitons, à Sainte Lucie mais auparavant et comme prévu, nous devons faire une halte à Canouan pour la clearance de départ.
Petit-déj, un peu de nettoyage et de rangement puis départ à 7 h 40.
Nous arrivons une heure après devant une petite plage appelée South Glossy Bay, juste devant l'aéroport de Canouan.
J’accompagne de nouveau Bruno et on débarque avec l’annexe tant bien que mal sur la plage.
De l’autre côté, tout est en ruine. On se retrouve en plein chantier de construction d'une nouvelle marina et on se fraye un chemin entre les bulldozers et les camions bennes.
A l'aéroport, on passe la douane ainsi que l'immigration tranquillement et Bruno constate cette fois-ci avec joie qu’il peut à nouveau écrire !
De retour au bateau, on met les voiles à 10 h et nous voici parti en mer pour ... pas mal d'heures !
Juste après le départ, on décide finalement et collégialement d'aller directement à la Martinique, sans s'arrêter à Sainte Lucie.
Après le déjeuner en mer, nous passons toute l’après-midi à nous occuper, à nous reposer, à bavarder, d’alterner la voile et le moteur en fonction du vent le long des côtes de Saint Vincent.
Tout va bien et vers les 18 h, on s’offre même un superbe coucher de soleil que l’on savoure avec plaisir étant donné le fait d’être en mer, tranquille et avec seulement le bruit de la voile rythmée par le clapotis régulier de l’eau sur la coque. Des moments très privilégiés à consommer sans modération.
A la tombée de la nuit, Bruno nous rappelle les consignes de navigation de nuit, la principale étant de surveiller si d’autres bateaux s’approchent de trop près.
Notre cap est le village des Anses d'Arlets et nous devrions y être vers 4 h du matin.

Vers 20 h 40, nous arrivons au sud de Sainte Lucie et je m’accorde un nouveau repos dans la cabine.

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Plaque auto
Martinique (972)

Jeudi 13 novembre 2014.
... En mer - Les Anses d'Arlet - Rocher du Diamant - Marina du Marin.


A minuit, je remplace Virgil et Greg et je reste seul avec Bruno.
Nous bavardons et la navigation est plutôt agréable. Aucun autre bateau à l'horizon, ciel étoilé, un peu de lune, légèrement frais. Tout va bien.
Nous arrivons au mouillage aux Anses d'Arlets à 4 h 55, une heure après l'estimation prévue et il est temps d'aller au lit.

 

Je me réveille à 9 h et impossible de me rendormir mais ayant entendu les cloches de la petite église des Anses d'Arlets sonner les 10 h, je me décide à me lever, puis petit-déj et farniente.
A 11 h, On s'attache à une bouée et partons en annexe jusqu'au ponton puis on s'offre une balade en ville pendant une petite heure.
On décide ensuite d'aller déjeuner dans l'une des nombreuses petites paillotes du bord de plage. On choisi le "Kaban Ylan" accueilli par le patron, David, qui d’emblée nous offre des accras de morue.
On retrouve pas mal de métropolitains en vacances qui se pavanent sur la plage. Bizarrement et après presque 2 semaines en mer, j’ai du mal à supporter leur présence et surtout leur vulgarité.
Après un bon petit repas tout de même très sympa, on retourne sur le bateau puis départ à
13 h 35 pour une dernière séance de PMT vers un spot situé juste à côté et appelé "la chaudière".
Comme à chaque fois, je profite de cette belle balade sous marine avec mes compères.
Retour bateau à 14 h 40 puis départ à 15 h pour la marina du Marin.
Nous passons devant le rocher du Diamant et, comme lors de notre croisière de 2012, nous y faisons une petite halte afin de voir de plus près cet imposant caillou posé au milieu de l'eau.
On arrive ensuite tranquillement à la station service de la marina à 17 h 35 mais manque de chance, l'employé nous annonce que la station ne sert plus après 17 h 30 et que nous devons repasser demain. Bruno insiste car on voit bien que les bureaux sont encore ouverts mais le type ne veut rien savoir.
Déçus, nous amarrons au ponton de la marina située un peu plus loin et à 18 h, tout est ok.
Nous voici donc de retour au Marin, ce qui veut dire que fatalement, les vacances sont pratiquement terminées et qu’il va falloir se livrer demain aux corvées de départ.
Mais en attendant, il nous reste encore une petite soirée mais, manque de chance, on a droit à un bon grain avant, pendant et après le souper.
L’air est très humide et la pluie ayant cessé de tomber, on se risque pour aller boire un dernier verre avec Jojo, Virginie et Virgil au "Mango Bay", le grand bar de la marina.
Je me prends une "Lorraine", la bière locale et on essaie de se connecter en Wi-Fi mais, comme par hasard, cela ne marche pas aujourd’hui. Pas grave.
Retour bateau à 22 h 20 et au lit direct.

Demain, on prend le chemin du retour.

- 19 photos -

Vendredi 14 novembre 2014.
Marina du marin – Le Marin – Sainte Luce - Aéroport (FDF) Fort-de-France-Martinique Aimé Césaire - En vol ...


Ce matin, c’est grasse mat jusqu’à 7 h, pour une fois !
Comme prévu, nous partons faire un aller-retour à la station service pour le plein en gas-oil puis c’est une matinée à ranger, à nettoyer et faire la valise.
Je profite pour recharger à fond les batteries de tous mes appareils et à 11 h, notre taxi Augusto passe nous chercher, direction l’aéroport.
Nous y arrivons à midi et avant que Bruno ne prenne son avion pour Pointe à Pitre, nous allons boire un verre tous ensemble dans un petit bar resto situé au 1er étage de l’aérogare.
Un "au revoir" à Bruno en espérant se revoir peut être l’année prochaine puis c’est maintenant une très longue attente, presque un après-midi entier à poireauter dans l’aérogare.
Déjà, on ne peut déposer les bagages avant 14 h 30 alors, pour patienter, on commence par aller manger un morceau dans un "Burger King", situé juste à l’extérieur.
Je me prends un "Wooper" bien gras avec des frites et du Coca. Ce n’est pas très diététique mais tant pis.
De retour dans l’aérogare vers 13 h 30, je tente difficilement d’accéder au web via la Wi-Fi de l’aéroport, ce qui me permet de m’occuper un peu jusqu’à l’ouverture des comptoirs d’enregistrement.
A 14 h 30, on dépose nos bagages puis c’est à nouveau une très longue attente jusqu’aux contrôles et embarquement.
Nous n’avons rien d’autre à faire que de flâner dans les couloirs et les boutiques puis à 16 h, nous nous posons dans le hall d’embarquement.
On s’occupe à nouveau comme on peu puis on apprend que le vol est retardé, comme si on n’avait pas assez attendu comme cela !
Après une nouvelle interminable attente, on embarque à 18 h 30 et envol pour Paris à 19 h avec une demi-heure de retard.
Patrick devant être à côté de moi et la place donc vacante, je pensais être tranquille et prendre mes aises mais ce ouistiti a préféré annuler son billet avant mon retour et je me retrouve du coup avec quelqu’un à sa place. Pas grave.

Après avoir papoté un peu avec ma voisine, regardé un film, englouti le contenu de mon plateau repas, je tente de m’endormir dans ces sièges inconfortables. Pas gagné.

 

Samedi 15 novembre 2014.
... En vol - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Sud puis Orly-Ouest - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) – Plaisance du Touch - Toulouse.


J'ai du dormir un petit peu car la lumière me réveille brutalement avec le sentiment que les huit heures se sont passées rapidement. Tant mieux.
Arrivée à Paris presque à l’heure et à la sortie, contrôles immigration, récupération des bagages toujours un peu longue puis c'est le traditionnel "au revoir" à l'équipe qui repart vers Orléans ou Melun.
Je prends l'Orly-val et arrive tranquillement à 9 h 15 pour l'enregistrement rapide de ma valise et à 9 h 45, je suis déjà dans le hall d'embarquement.
Envol à 10 h 50 et arrivée sans problème à Toulouse pour midi où je retrouve l’incomparable DD qui est venu me chercher pour l’occasion.

 

Voici donc une nouvelle aventure dans les Caraïbes qui se termine. Une petite journée pour récupérer et direction le bureau dès lundi avec tout de même dans l’esprit que dans un peu plus d’un mois, je repars à nouveau sous les cocotiers ! Vivement les vacances !

 

A la prochaine …

 

Cette édition 2014 aura été une nouvelle fois une réussite mis à part le départ prématuré de Patrick, lui qui avait rêvé comme nous de revenir dans les Tobago Cays et qui est retourné au froid dans le Loiret. Il reste à espérer que cela soit pour une prochaine fois ! L’avenir nous le dira.
Un grand merci au capitaine Pat, au cuisiner Jojo et à l’ensemble de l’équipe de corsaires pour l’organisation de cette 8ème édition.

 

L'ensemble des photos ont été prises par Philippe, Virginie, Greg et Jojo.

 

Site web de Bruno, notre skipper : http://pagesperso-orange.fr/lieval.bruno/
Notre catamaran : "Razon" - Lagoon 400.