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Jeudi 16 juillet 2015.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Aéroport (JFK) New York John Fitzgerald Kennedy (Etats-Unis) - New York City (New York).
Comme généralement les matins de grand départ, j’ai mis le réveil à 3 h 45 mais j’ai très mal dormi, probablement à cause du stress habituel du voyage.
Derniers préparatifs, bouclage de mon sac puis le taxi passe me chercher à 5 h et arrivée à Blagnac 20 mn plus tard.
Tout se passe très bien, il n’y a personne à l’enregistrement des bagages mais on voit bien que ce sont les vacances car il y a tout de même beaucoup de monde dans l'aérogare, même à cette heure-ci.
A 6 h, je suis dans le hall d'embarquement et il me reste une petite attente d'environ 1/2 heure.
Envol à 7 h 10 pour Roissy.
Je suis tellement fatigué que je somnole tout le long du trajet et après 1 h 30 de vol sans problème, arrivée à Charles De Gaulle au Terminal 2F, sous un beau soleil.
Je file directement au 2E et commence à m’inquiéter au sujet de mes douleurs au pied. En effet, cela fait quelques semaines que je me traîne ces douleurs, probablement musculaires, mais qui me gênent beaucoup quand je marche. Ça promet, avec tout ce que j’ai prévu de faire cette semaine !
Au 2E et aux contrôles des passeports, il y a la queue mais je double tout le monde en utilisant "Parafe" un système de contrôle informatique individuel. Je ne m’en étais jamais servi et apparemment, ça marche plutôt bien.
Puis, c’est la longue attente habituelle avant l’embarquement à partir de 10 h.
Le Boeing 777 d’Air France est plein. Ce sont les vacances et il y a visiblement beaucoup de familles qui se rendent à New York.
Départ à l’heure à 10 h 50 et c’est parti pour environ 7 h 30 de vol.
La petite télé m’indique au fur et à mesure notre itinéraire.
On survole tout d’abord la Cornouaille, le sud de l’Angleterre puis c’est l’Atlantique.
Je me regarde un petit film, somnole un peu, m’occupe comme je peux et finalement, le trajet passe relativement rapidement.
A l’approche de la côte canadienne, je constate que l’on emprunte la même route qu’en 1986, ce qui est plutôt logique et passons au dessus de Terre-Neuve, le New-Brunswick puis Portland, Boston et enfin Long Island.
Arrivée à l’aéroport de Kennedy à 12 h 30, heure locale et me voici prêt pour l’immigration réputée imperméable.
Il y a une longue file mais cela avance plutôt vite et tout est ok.
Je récupère ensuite mon bagage très rapidement et file directement à la station de taxi.
J’avais plusieurs solutions pour me rendre à Manhattan mais j’ai choisi le taxi, certes l’option la plus chère, mais au moins il aura l’avantage de me conduire juste devant l’immeuble de Maxime plutôt que de galérer dans les transports avec ma valise.
Les fameux taxis jaunes appartiennent tous à la même compagnie, la "Yellow cab". Pour un trajet aéroport-Manhattan, le prix est fixé à l’avance. Il faut compter 70$ pour la course, le péage et le pourboire obligatoire.
La ville de New York est divisée en 5 arrondissements, appelés "Borough" : Manhattan, Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island.
L’aéroport Kennedy est situé dans le Queens et si la circulation est bonne, il faut une petite heure pour rallier Manhattan.
Il fait un temps superbe et après être passé devant le parc de Flushing Meadows, l’aéroport de la Guardia, nous passons le Triborough Bridge, officiellement nommé Robert F. Kennedy Bridge et entrons dans le nord de Manhattan à 14 h 40.
Le taxi me dépose devant l’immeuble au 423E 75th Street, dans le quartier de l’Upper East Side.
L’appartement se trouve au 2ème étage et je croise Maxime juste au moment où j’allais sonner à l’interphone. Impeccable.
Je m’installe très rapidement car l’appart n’est pas très grand et je vais loger dans le salon donc pas besoin de vider ma valise.
Maxime m’annonce un changement de programme. En effet, il ne sera pas là durant mon séjour et je vais devoir partager l’appart avec Axelle, une "sous-locataire" mais a priori on ne devrait pas se gêner car elle bosse plutôt le soir et une partie de la nuit.
Les présentations faites, on part boire une bière sur la 1ère Avenue au "Recovery room Bar", un bar typique avec un long zinc, billard, lumière tamisée, plusieurs télés avec bien entendu des retransmissions de matchs, musique rock et décoré de pleins d’objets au mur.
Maxime doit donc partir à Southampton, une ville située à Long Island et ne reviendra que la semaine prochaine.
Il a son train ce soir et je me propose de l’accompagner à la gare pour une première immersion dans la mégapole et pour qu’il m’explique comment me repérer dans la ville et dans le métro !
On part à pied direction la station de métro "77th Street", la plus proche de l’appart et située à l’angle de Lexington Avenue.
Voici donc le fameux métro New Yorkais.
Pour voyager, c’est un peu comme celui de Londres ou même Paris, ils ont une carte appelée ici "Metrocard", valable pour un trajet unique, pour une semaine, 1 mois ou bien rechargeable électroniquement.
Pour le premier trajet, j’en prends une à l’unité mais je pense me procurer une carte à la semaine, ce sera beaucoup plus pratique.
Maxime m’explique que l'organisation du métro de New York, géré par la Metropolitan Transportation Authority (MTA), est un peu complexe car il y a une multitude d'entrées et de niveaux, de lignes express et omnibus.
Il est ainsi nécessaire de se familiariser avec le fonctionnement des lignes et la signalisation, pas forcément intuitive contrairement à Paris ou à Londres.
A Manhattan, le métro se déplace quasiment toujours sur un axe nord-sud, car les lignes sont la plupart du temps situées sous les grandes avenues.
Pour rejoindre le nord, il faut ainsi prendre les métros dans la direction "Uptown", alors que pour se rendre dans le sud de Manhattan, il faut suivre la direction "Downtown". De plus, dans la rue, l’accès d’une station vers le sud ou vers le nord n’est pas toujours la même. C’est le cas pour la "77th Street", donc bien faire attention.
Il y a les lignes désignées par des chiffres et d’autres par des lettres mais sur un même quai, une, deux, voire trois lignes différentes peuvent circuler, ce qui constitue une difficulté supplémentaire pour les usagers. Elles sont alors identifiées par un code couleur au-delà de la désignation par des chiffres ou par des lettres.
Enfin, les stations n’ont pas forcément le même nom quand il y a une correspondance avec les lignes désignées par des lettres et par des chiffres, ce qui complique encore un peu plus pour se repérer.
Connaissant maintenant les bases, je vais pouvoir me lancer tout seul et avec un bon plan … cela ne devrait pas être bien sorcier !
Nous prenons la ligne "6" vers le "Downtown" et descendons à la station "59th Street" avec changement pour la ligne "R". Là, la station se nomme "Lexington" puis nous descendons à station "34th Street".
A la sortie, je profite de la présence de Maxime pour prendre au guichet une "Metrocard" pour la semaine à 32$.
Dehors, on remonte la 34ème rue pour rejoindre la gare de "Penn Station" en passant devant le grand magasin "Macy’s" et le célèbre "Madison Square Garden". J’y reviendrai.
A 17 h 30, je laisse Max à son train, garde les clefs de l’appart avec moi et repars tout seul comme un grand par le même trajet qu’à l’aller.
Impeccable et j’ai réussi mon examen pour une première fois tout seul dans le métro !
De retour à l’appart, Axelle est partie bosser alors je fais un peu de rangement dans mes affaires et je constate que mon pied commence à me faire de plus en plus mal. Ça promet !
A 20 h, je me décide à sortir pour aller grignoter un morceau quelque part.
Je remonte la 1ère Avenue et m’arrête au "Star Line Dinner", à l’angle de la 76ème rue.
Là, je prends une "Budweiser", une bière américaine et je me laisse tenter par ce qui ressemble sur la carte à un morceau de bœuf mais, pas de bol, c’est du foie ! Pouah ! et en prime, il y en a deux gros morceaux.
Tant pis, ce n’est pas bien grave, je me force un peu et j’essaierai de faire attention la prochaine fois ! Hé hé !
Il est 20 h 30 et la fatigue me gagne, normal, mais tout va bien et avant de rentrer, je m’offre une petite balade digestive sur la 1ère Avenue puis retour à l’appart et au lit de suite.
Cette première journée a été bien intense et il va falloir maintenant organiser différemment mon séjour mais cela ne devrait pas être trop compliqué !
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Vendredi 17 juillet 2015.
New York City.
Je suis réveillé par Axelle qui arrive vers les 1 h 30 du matin puis je me rendors illico jusqu’à 6 h.
A 7 h, je me lève tranquillement, un peu de rangement et dès 8 h, me voici parti à l’assaut de la "Big Apple".
Premier objectif : aller tout d’abord à Times Square où je devrais trouver un point d’accueil de l’office de tourisme.
Il fait un temps superbe et je choisis de commencer ma journée par une première balade à pied plutôt que de prendre tout de suite le métro.
Pour s’orienter dans les rues et les avenues, ce n’est pas très compliqué mais il faut avoir tout de même quelques bases :
Les avenues traversent la ville verticalement et sont numérotées d’Est en Ouest tandis que les rues traversent la ville horizontalement et sont numérotées de bas en haut.
La 5ème Avenue est celle qui divise Manhattan en deux. Ainsi, on ajoute également au numéro des rues la notion d’Est (E) ou Ouest (W) selon si l’on est à l’est ou à l’ouest de la 5ème Avenue.
Simple, non ?
Je pars de la 1ère Avenue et me dirige vers Park Avenue, l'avenue la plus riche de New York avec ses appartements de prestige et hôtels particuliers, puis je rejoins tranquillement la 5ème Avenue.
De là, je descends le long de Central Park jusqu’à la 59ème rue où je prends cette fois-ci le métro à la station "Fifth Avenue", ligne "R".
Je devais descendre à la station "Times Square/42nd Street" mais un arrêt prolongé à la station précédente "49th Street", m’incite à continuer à pied.
A 9 h, j’arrive à Times Square.
Ouah …. Je me souviens bien maintenant être passé par là avec Lydie en 86 mais nous n’avions fait que traverser la place rapidement à la recherche de notre hôtel. A cette époque, le lieu était plutôt comparé à Pigalle, presque mal famé alors qu’aujourd’hui, c’est l'un des endroits les plus célèbres et les plus animés au monde, à l'instar de Piccadilly Circus à Londres ou des Champs-Élysées à Paris.
Il parait que la nuit, c’est encore plus impressionnant avec toutes les lumières. J’y reviendrai.
Je reste un petit moment tout en haut d’un grand escalier rouge qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur la place ainsi que sur les grands panneaux d’annonce des spectacles sur Broadway.
Broadway est la plus ancienne avenue de New York mais aussi la plus longue. Elle est la seule avenue à aller de la pointe sud de Manhattan et à traverser toute la ville en diagonale, sur 22 kilomètres de long.
Je cherche ensuite le point d’accueil de l’office de tourisme mais l’adresse que j’ai récupérée sur le web n’est pas la bonne alors je profite d’être sur la 7ème Avenue et dans ce quartier touristique pour faire quelques courses en tee-shirts et cartes postales.
Je trouve enfin le kiosque qui était finalement situé en plein centre de Times Square et j’achète un "New York City Pass", un carnet comprenant 6 billets d’entrée et qui va me permettre de faire les visites sélectionnées pour 114$ tout compris.
Avant de partir de Toulouse, j’avais préparé une longue liste des choses à faire et à voir et la plupart d’entres elles sont inclues dans ce "City Pass". Très bien !
Il commence à faire très chaud maintenant et je décide de commencer mes visites par le "Top of the Rock", c’est à dire monter à la plate-forme d’observation située au 67ème étage du GE Building, le plus important bâtiment du Rockfeller Center.
Ce complexe commercial n’est pas bien loin alors j’y vais à pied en remontant les 6ème et 5ème avenues puis j’arrive à 11 h 10 devant l’entrée principale située dans la 50ème rue, juste devant le Radio City Music Hall.
Le passage à la billetterie est très rapide, je m’attendais à beaucoup plus long mais je suis passé devant tout le monde grâce à ma "City Pass". Impeccable.
Afin de limiter l’afflux aux ascenseurs, l’accès est contrôlé en fonction de l’heure inscrite sur le billet d’entrée et pas question d’entrer avant !
Sur le mien, il est indiqué 11 h 30 soit 20 mn d’attente. Tout va bien.
L’ascenseur nous emmène directement sur la plate-forme et sur place, le panorama est vraiment superbe d’autant plus qu’il fait un temps magnifique avec seulement quelques nuages. Perché à 253 m d’altitude, l’observatoire est moins haut que celui de l’Empire State Building mais il a l’avantage d’offrir une vue imprenable sur ce dernier mais aussi et surtout sur Central Park et le quartier de Midtown.
J’y reste jusqu’à 12 h 45 puis je redescends sur l’esplanade du Rockfeller Center.
Avant de continuer mon chemin, je m’accorde une pause déjeuner à 13 h au "Cafe Metro", le long de la 49ème rue. La pause est également la bienvenue pour mon pied car il me fait mal depuis le départ ce matin et cela est plutôt handicapant.
Je me prends une petite salade et un jus d’orange puis après avoir cherché rapidement ce que j’allais faire cet après midi, je décide de continuer sur ma lancée et de monter en haut du célèbre Empire State Building.
J’ai tout mon temps et à 13 h 40, je profite d’être dans le quartier pour me balader sur Rockfeller Plaza ainsi que devant la cathédrale St Patrick, située juste en face, à l’angle de la 50ème rue et de la 5ème Avenue.
La cathédrale est la plus grande et la plus importante de toute l’Amérique du Nord. Elevée au milieu du XIXème siècle et de style Néogothique, elle est haute de 101 m et c’est assez insolite de la voir coincée et pour ainsi dire perdue au milieu de tous ces gratte-ciel qui l’entourent.
A l’intérieur, elle est tout aussi imposante et mérite vraiment que l’on s’y attarde. Dommage que le chœur soit en travaux pour en profiter pleinement.
Je remonte ensuite tranquillement la 5ème Avenue jusqu’à ma destination et en chemin, je m’arrête par curiosité à la "New YorkPublicLibrary", au milieu de Bryant Park.
L’entrée est majestueuse avec dans le hall, deux grands escaliers qui mènent aux salles de lecture.
Aux étages, les couloirs sont richement décorés, les plafonds peints et les antichambres des salles de lecture sont tout aussi superbes.
Je ne m’attarde pas, reprends mon chemin toujours sous une chaleur étouffante puis j’arrive au pied de l’Empire State Building à 14 h 45.
Il n’y a pas grand monde et après les contrôles, l’ascension des premiers 82 étages, en ascenseur, se fait plutôt rapidement. Arrivé sur la 1ère plate-forme, il reste encore 4 étages à grimper mais cette fois-ci, c’est la cohue car le nombre d’ascenseurs n’est pas aussi important que pour la première étape. On nous invite à monter les derniers étages à pied, ce que je m’empresse de faire aussitôt lorsque j’arrive à comprendre que l’attente est de ¾ d’heure pour utiliser l’ascenseur !
A quelque 320 m d’altitude au dessus des rues de New York, la vue du 86ème étage est grandiose. Il y a un monde fou et j’arrive malgré tout à me frayer un chemin et observer un panorama à couper le souffle.
On distingue tous les grands buildings, les ponts et immeubles de New York tels que celui de l’O.N.U et le Chrysler Building ainsi que la statue de la Liberté qui se dessine au loin.
Je redescends à 16 h 15, j’ai encore un peu de temps devant moi et je décide de retourner vers Times Square pour une nouvelle balade dans ce quartier animé, malgré ma douleur persistante au pied.
Je passe par la 6ème Avenue et je tente d’entrer dans le "Madison Square Garden" mais l’accès est bien gardé et impossible d’approcher pour jeter un œil à l’intérieur de ce mythique endroit. Tant pis.
Arrivé au croisement de la 7ème Avenue et Broadway, je me retrouve pour un nouveau bain de foule à Times Square. Il fait toujours aussi chaud et à 17 h, je me laisse tenter pour aller boire une bière au "Hard Rock Cafe".
Ouah ! Quel endroit et quel décor ! Des guitares, des disques d’or, des posters, des objets, le tout ayant appartenu à des groupes fameux tels que Pink Floyd, Beatles, Presley, AC/DC et bien d’autres.
On peut manger un morceau, boire un verre alors je me pose pour une "Bud" bien fraîche tout en observant le cadre superbe autour de moi. Je me demande si tous les autres "Hard Rock Cafe" du monde, notamment celui de Paris, ressemblent à celui-ci ? Probablement !
Je ressors vers 17 h 50 et je me retrouve dans un gros bordel dans la rue. Apparemment, il y a une manif et la police bloque tout le quartier. Toute la circulation est déviée et je suis bien content d’être à pied plutôt qu’en voiture, taxi ou bus !
Je me faufile dans la foule et pars reprendre le métro à la station "49st station" sur la ligne "R".
Changement à "59th Street"/Lexington Avenue" puis retour par la "6" vers le nord jusqu’à "77th Street".
Je suis de retour à l’appart à 18 h 45 et fourbu de cette longue journée. J’ai tellement mal au pied que je me badigeonne de pommade que j’ai heureusement amenée avec moi. Ça craint pour les prochains jours qui vont être tout aussi "sportifs".
A 19 h45, je me décide à sortir et je tente un autre petit resto à l’angle de la 1ère Avenue et la 77ème rue, le "Green Kitchen". L’accueil est sympa et cette fois-ci, je me prends du poulet pour éviter les mauvaises surprises !
De retour à l’appart à 20 h 30, je campe un peu car il n’y pas beaucoup de place mais ce n’est pas un problème et je m’adapte comme il faut.
Un peu de télé sur la chaine locale pour regarder au moins la météo car pour le reste, je n’y comprends pas grand chose. Pour ce week-end et la semaine suivante, ce n’est pas brillant et ils annoncent du mauvais temps pour ces prochains jours.
Je regarde le début d’un petit film sur ma tablette puis, la fatigue aidant, extinction des feux presque de suite.
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Samedi 18 juillet 2015.
New York City.
Axelle s’est pointée ce matin à 4 h et je me suis rendormi peu après.
Je me lève à 7 h et aujourd’hui, j’ai prévu d’aller dans le "Lower Manhattan", c'est-à-dire dans la partie la plus au sud.
Au programme de la matinée : Tout d’abord aller au mémorial ainsi qu’au musée du 11 septembre puis en fonction du temps et de la météo, j’aviserai pour cet après-midi.
Départ à 8 h pour aller prendre le métro ligne "6" à la station "77th Street" mais avant de m’y rendre, je m’arrête sur la 1ère Avenue à un "Starbucks Coffee" pour prendre un café.
Ici, on peut prendre les cafés de différentes tailles mais le plus petit est déjà très long par rapport en France. Ils sont servis brûlants et dans un grand gobelet entouré d’une protection pour éviter justement les brûlures.
J’en prends un "moyen" et je m’aperçois de suite que c’est déjà trop pour moi. Je vais en avoir pour une demi-heure avant de le finir !
Je m’installe donc à une table avec vue sur la rue tout en regardant le ciel bien noir. Le temps d’y réfléchir et un gros orage éclate peu après m’obligeant à rester à l’intérieur et terminer du coup mon café.
A 9 h 10, je profite d’une accalmie pour me rendre ensuite à pied à la station de métro.
Arrivé sur place, la station vers le sud "Downtown" est fermée et une employée de la "MTA" tente de m’expliquer que l’on peut prendre les rames vers le nord "Uptown", descendre à la prochaine station puis ensuite reprendre une rame dans l’autre sens. Cela me parait bien compliqué mais la fille me dit également qu’il y a le M103, le bus qui descend jusqu’à "City Hall", là où je veux justement aller. Pourquoi pas ?
J’attends donc à la station la plus proche sur Lexington Avenue et un bus arrive presque aussitôt.
A 9 h 30, me voici donc parti à traverser tout Manhattan en bus et les rues commencent à défiler dans l’ordre décroissant : 77ème, 68ème, 59ème, etc …
On est samedi matin, il n’y a pas trop de circulation et le bus est presque vide.
A la hauteur de la 42ème rue, le bus passe au pied du Chrysler Building et à la 24ème, la ligne quitte Lexington pour la 3ème Avenue.
Nous passons Cooper square à la hauteur de la 5ème rue et prenons Bowery jusqu’à la 1ère où les rues suivantes portent un nom commun plutôt qu’un numéro.
Toujours dans Bowery, nous passons Broome Street, Canal Street, Park Row puis arrivons au terminus devant le City Hall Park, vers 10 h 15.
Je suis juste devant l’accès au Brooklyn Bridge et une belle éclaircie m’incite à changer mon itinéraire et faire la traversée de ce pont mythique à pied.
Construit entre 1870 et 1883, le pont de Brooklyn est un des symboles de New York, au même titre que la Statue de la Liberté ou l'Empire State Building.
Ce pont suspendu est une véritable prouesse architecturale longue de près de 2 km et qui relie Manhattan à Brooklyn au dessus de l’East River.
Il repose sur 2 piliers en granit et ce sont surtout les énormes câbles et filins d’aciers, permettant de soutenir les voies, qui retiennent l’attention.
Le pont comprend deux étages : en bas une 2 x 3 voies réservées aux véhicules et au dessus une "promenade" réservée aux piétons et aux vélos, recouverte de lattes de bois. C’est donc celle-ci que je vais emprunter.
A 10 h 35, je commence mon périple et à la hauteur du premier pilier, la vue depuis le pont sur Manhattan et l'East River est vraiment sympa, malgré les nuages.
On peut distinguer l'Empire State Building qui dépasse de la masse des autres bâtiments de Midtown et le spectacle des câbles qui s'entrecroisent avec le flux constant de voitures qui passent sous mes pieds est assez pittoresque.
Je fais constamment gaffe aux vélos car la piste cyclable est au centre de l'allée et les cyclistes ne font pas de cadeau. Malgré le monde, on se fait rappeler à l'ordre si l’on n’est pas du bon côté !
Je quitte le pont avant son extrémité en prenant un escalier qui me permet de descendre directement dans le quartier.
L’idée est d’aller ensuite près du fleuve afin d’avoir une vue générale sur le pont et sur Manhattan.
Je n’ai pas de plan mais j’arrive tout de même à m’orienter et après 15 mn, me voici le long de l’East River et du Brooklyn Bridge Park. Impeccable.
L’endroit est tranquille mais il n’y a pas grand monde, probablement à cause du ciel nuageux et menaçant.
Sur les berges, il y a de nombreux bancs qui permettent de s’asseoir et contempler la "Skyline", le panorama urbain si particulier de Manhattan ainsi que la silhouette de la Statue de la Liberté à l'horizon. Sympa.
Mais je n’ai pas trop le temps de m’attarder ni même d’aller flâner dans le grand parc alors à 11 h 50, je retourne vers Manhattan par le même chemin.
En une demi-heure, je suis à nouveau devant le City Hall Park et je continue cette fois-ci mon chemin jusqu’au World Trade Center (WTC).
Ce n’est pas très loin et arrivé sur place, il y a énormément de monde. Normal.
Le centre d’affaires a été entièrement réaménagé mais l’endroit reste toujours un lieu de mémoire car c’est évidemment ici que s’élevaient les "Twins towers", les deux tours jumelles qui constituaient le cœur du WTC.
Un mémorial a été construit et se compose de deux bassins profonds de 9 m, le long desquels s’écoulent des cascades d’eau se jetant dans un vide situé au centre.
Ils ont été disposés à l’emplacement exact des deux tours et sont entourés d’un parapet en bronze sur lesquels sont inscrits le nom des presque 3000 victimes, non seulement celles du 11 septembre mais également celles de l’attentat de 1993. On trouve parfois un petit drapeau ainsi que des fleurs à côté de tel ou tel nom.
Autour du mémorial et dans tout le périmètre, plus de 400 arbres ont été plantés afin de rendre une atmosphère calme et sereine propice au recueillement. Ce sont tous des chênes sauf un seul qui a la particularité d’avoir survécu après l’effondrement des tours et que l’on appelle d’ailleurs "Survivor tree", l’arbre survivant.
Pour la mémoire collective et au milieu du mémorial se trouve le "9/11 Museum", un musée dédié aux tragiques évènements et construit sous l’emplacement des 2 tours.
je file faire la queue devant l’entrée mais il y a vraiment trop de monde et malgré mon "City Pass", ça n’avance pas.
A 13 h 30, je décide donc d’aller casser la croûte et peut être qu’à mon retour, ça ira mieux !
Je cherche un endroit pour me poser mais il n’y a pas grand-chose dans le coin.
Dans Liberty Street, je tombe sur un "Burger King". Le cadre n’est pas terrible mais tant pis, ça fera l’affaire pour ce midi.
J’engloutis mon "Wooper" accompagné d’un coca pour faire glisser le tout et à 13 h 40, je retourne devant le musée. Il y a toujours autant de monde mais … J’y suis, j’y reste … malgré la chaleur et le soleil de plomb.
¾ d’heure de queue plus tard, je suis enfin à l’intérieur et au frais !
Avant de rentrer dans les locaux, la sécurité est optimale et on a droit à des contrôles aussi stricts que ceux d’un aéroport. Ça ne plaisante pas !
Le musée a seulement été ouvert en mai 2014 et il nous plonge pour ainsi dire dans les entrailles du WTC car il descend jusqu’au niveau des fondations du site.
Pour commémorer une telle tragédie, les ricains n’ont pas fait dans la demi-mesure et tiennent à le montrer !
Pour arriver jusqu’au dernier niveau, on emprunte une large rampe où sont exposés, tout le long, les vestiges d’engins tels qu’un camion de pompier carbonisé et déformé ainsi que des carcasses des piliers originaux.
Tout en bas, un grand hall a été aménagé au pied même des excavations des tours nord et sud et c’est ici que se trouve le musée proprement dit avec deux grandes expositions.
L’une d’elles est consacrée aux événements de la journée du 11 septembre à travers des panneaux, des archives, des enregistrements sonores, des photos et d’innombrables objets ayant été retrouvés dans les décombres.
Une galerie rend hommage bien évidemment aux pompiers qui ont payé un lourd tribut et de nombreux objets personnels sont également exposés.
La plupart des personnes visitent le musée en silence absolu, tel un sanctuaire. C’est tout de même impressionnant et cela force le respect.
Je sors du musée à 16 h et avant de quitter le site, je regarde une nouvelle fois la toute nouvelle tour "1 WTC", élevée et inaugurée en novembre dernier et je me dis qu’il n’était pas bon d’être ici ce 11 septembre 2001 !
Toujours par cette chaleur étouffante, je reprends mon chemin puis après être repassé par Liberty Street, je traverse Broadway et rejoins Wall Street à peine 10 mn plus tard.
Wall Street n’est qu’une petite rue piétonne mais c’est dans ce quartier que se trouve le "New York Stock Exchange", la bourse de New York, la plus importante au monde.
L’entrée principale se situe à quelques mètres, au 18 Broad Street et est facilement reconnaissable grâce à son immense drapeau qui orne sa façade à colonnes.
Juste à côté se dresse le "Federal Hall", un édifice où le premier Président américain, George Washington, a prononcé son discours d'investiture en 1789.
Après avoir hébergé la cour suprême, le bâtiment est maintenant devenu un musée retraçant l'histoire de George Washington.
Eh haut des marches s’élève sa statue et bien entendu, la plupart des touristes veulent se faire prendre en photo devant.
Alors, c’est la queue et j’attends un bon moment avant d’en faire une sans personne. Pas facile !
Je reste environ une ½ heure puis je reviens sur Broadway et cherche le "Charging Bull", une sculpture en bronze imposante, symbole de Wall Street, représentant un taureau s’apprêtant à charger.
Elle se trouve un peu plus loin, à Bowling Green et elle n’a aucun intérêt particulier mis à part qu’elle est devenue une œuvre parmi les plus photographiée de New York.
Les touristes posent devant ou à côté de la "bête" et aiment aussi la toucher voire même l’escalader. Evidemment, impossible de faire une photo correcte vu le monde qui se prête au jeu !
A 16 h 45, je me pose sur des marches d’un immeuble pour m’orienter. Il est tard et je n’en peux plus. La chaleur intense, les balades et les visites ont fait que la journée a été plutôt bien remplie !
Je décide donc de rentrer tranquillement et je prends le métro à la station "White Hall" sur la ligne "R".
Arrivé à la station "14th Street", changement pour la ligne "6" vers le nord et je descends à la station "Grand Central" car j’ai entendu dire que le "Grand Central Terminal", la grande gare de chemin de fer de New York, valait le détour et mieux … se visite !
Elle est la plus importante gare au monde avec ses 44 quais et 67 voies, toutes en souterrain mais c’est dans le "Main Concourse", le hall principal, qu’une pause s’impose.
Le hall est grandiose, tout en marbre crème et il y a un monde fou car, en plus des nombreux touristes, la gare dessert la banlieue ainsi que les comtés environnants de New York et à cette heure, c’est bien entendu l’affluence !
Au centre du hall trône le guichet d’information avec à son sommet sa célèbre pendule à quatre faces et en levant la tête, on peut voir le plafond représentant le ciel, la voie lactée et les constellations sous forme de personnages. Impressionnant.
Je ne résiste pas ensuite à monter aux balcons situés à chaque extrémité pour bénéficier d’une belle vue panoramique sur l’ensemble puis je pars me perdre dans les longs couloirs qui donnent accès aux quais mais aussi aux nombreux restaurants et commerces.
La fatigue aidant, je ne m’attarde pas trop et à 17 h 55, je reprends le métro par la "6" et descends à mon habituelle station "77th Street".
Je suis de retour à l’appart à 18 h 50 avec un début de migraine et totalement crevé, ce qui ne me donne pas trop envie de sortir.
Après un cachet et une mini sieste, je me décide finalement à aller manger un morceau.
Je retourne au "Star Dinner" à 19 h 45 avec, pour commencer, une bonne "Budweiser" bien fraîche suivie d’une salade avec du poulet.
Là encore, je me fais avoir avec la quantité. Moi qui ai un bon coup de fourchette, je trouve cela beaucoup trop copieux ! C’est tout dire !
Quelle journée ! Maintenant c’est repos et je me suis installé côté avenue histoire d’observer tranquillement la vie de la rue.
Je retourne à 20 h 45 vers l’appart puis repos, un peu de tablette et à 22 h, je ferme la lumière.
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Dimanche 19 juillet 2015.
New York City.
Axelle est rentrée cette nuit à 2 h et me suis aussitôt rendormi jusqu’à 6 h.
Je commence à m’habituer à ce petit rituel et finalement, cela ne me dérange pas.
Je suis debout à 6 h 30 malgré que l’on soit dimanche mais la journée risque d’être à nouveau bien remplie !
Pour aujourd’hui, j’ai décidé de retourner dans le "Low Manhattan" avec au programme, une balade vers la statue de la Liberté puis en fonction du temps et de la météo, aller flâner dans les quartiers sud.
A 7 h 45, je suis dehors et en passant devant le "Green Kitchen", j’hésite à m’arrêter prendre un bon petit-déj typique et consistant car je n’ai pas trop confiance au métro et pense que la station est vraisemblablement fermée, comme hier.
Afin d’éviter de perdre du temps, je file donc directement mais tranquillement vers Lexington Avenue.
Il fait un très beau temps et il n’y a pas grand monde dans les rues contrairement à la semaine.
En chemin, j’ai le temps cette fois-ci de découvrir les rues et immeubles du quartier.
A mon arrivée jeudi, Maxime m’avait expliqué que l’Upper East Side était le quartier le plus huppé de New York et je commence à m’en apercevoir !
Rien que pour la 77ème rue, il y beaucoup d’immeubles avec un portier, une grande devanture sur le trottoir et une limousine qui attend devant l’entrée.
Le quartier est également réputé pour ses rues bordées d’arbres ainsi que ses maisons alignées et identiques construites en grès rouge. On les appelle des "Brownstones" et on accède à la porte d'entrée du premier étage par un escalier. Il y a en a tout le long de la rue.
Maxime m’avait raconté également qu’ici plein d’hommes et femmes promènent leur clébard dans les rues et effectivement, ce matin, c’est un vrai défilé ! Marrant.
Il y a aussi tous les autres immeubles avec ces fameux escaliers de secours sur les façades, typique du paysage urbain New-Yorkais mais là, il y en a partout dans toute la ville …
A 8 h, j’arrive devant la station de métro et je constate que j’avais raison. Elle est bien fermée et je vais devoir prendre à nouveau le M103 jusqu’à "City Hall".
Un bus arrive rapidement et, comme hier, il m’emmène en ½ heure à peine jusqu’à City Hall Park, le terminus de la ligne.
Il faut rejoindre ensuite Battery Park, le lieu où se trouve l’embarcadère pour le ferry.
Je prends Broadway, passe à nouveau devant le "Charging Bull", bondé de touristes même à cette heure-ci et arrive tranquillement pour 8 h 45 devant l’entrée du "Castle Clinton", un ancien fort restauré. C’est ici que se trouve la billetterie et l’accès au ferry mais pas un chat, à se demander si c’est bien là !
Avant de monter sur le bateau, les contrôles sont drastiques, comme au "9/11 Museum" avec en prime le scanner sous portique, mais ça avance très vite du fait qu’il n’y a pas grand monde et à 9 h 05, je suis à bord. Impeccable.
Départ pour Liberty Island à 9 h 10 et me voici parti pour une toute petite croisière dans la baie de New York. De la passerelle, nous avons une vue superbe sur la "Skyline" et de l’autre côté, c’est la petite bousculade pour avoir des premiers clichés de la statue.
La traversée ne dure pas longtemps, environ 10mn et une fois débarqué, j’ai maintenant tout mon temps pour me balader sur l’île.
Liberty Island n’est pas très grande, 6 ha seulement et la partie principale est concentrée évidemment du côté où se trouve la célèbre statue.
On peut entrer à l’intérieur de l’enceinte et grimper en haut du piédestal mais je n’ai pas de billet alors je me contenterai d’en faire le tour et ce n’est déjà pas si mal.
La grande dame a été construite en France et offerte au gouvernement américain en 1886.
Devant cette statue monumentale de 93 m de haut (avec son socle), on se sent vraiment tout petit à la fois pour sa taille mais également du fait que c’est l’un des symboles et l’emblème le plus fort des États-Unis.
Il n’y a pas un nuage, le ciel est d’un bleu azur mais la chaleur est tout bonnement étouffante.
A 10 h 30, en voyant les ferries bondés et les touristes arriver en masse, je décide de partir sans plus attendre pour Ellis Island, la 2ème étape du circuit.
A 11 h, je suis déjà sur cet autre îlet de la baie de New York qui fut, entre 1892 et 1924, le point d’entrée principale des immigrants qui arrivaient aux États-Unis par bateau.
Aujourd’hui, le site a été entièrement restauré et depuis 1990, le bâtiment principal de l'île est devenu le "Musée National de l'histoire de l'immigration des États-Unis".
Plutôt que d’entrer dans ce musée, façon troupeau avec le reste des passagers débarqués, je préfère aller tranquillement me balader devant la "Skyline". La vue est certes sympa mais la chaleur est accablante, même à l’ombre des arbres.
En flânant le long des allées, je découvre un immense mur d’honneur où sont inscrits une multitude de noms, probablement une partie des immigrés qui sont passés par là puis un peu plus loin, les vestiges du fort Gibson qui servait jadis à la défense du port de New York.
A 11 h 30, avant que la horde ne s’y précipite, je file casser la croute dans un local historique restauré et aménagé en petit "snack". Il n’y a personne et je me prends un sandwich franchement pas terrible mais ça me calera jusqu’à ce soir !
Je n’y reste pas longtemps et vers 11 h 50, je file cette fois-ci au musée.
La visite comporte plusieurs points d’intérêt :
Je commence par le rez-de-chaussée avec une galerie qui explique l’immigration aux US telle qu’elle était prise en charge avant 1890 et l’histoire des tous premiers immigrants venant d’Europe.
Au premier étage se trouve le "Registry Room", le grand hall qui servait de salle de registre où, comme son nom l’indique, on enregistrait tous les migrants avant de les faire passer aux autres contrôles.
Dans les salles tout autour et aux étages supérieurs le musée retrace, à l’aide de documents, photos, vidéos, gravures et de documents interactifs, tout le processus d’accueil : regroupement par nationalité ou communauté, contrôle médical et mise en quarantaine pour les malades éventuels ainsi que des tests d’aptitude et entretiens particuliers.
Au bout de quelques jours, c’était le retour vers l’Europe pour ceux dont l’entrée était refusée mais pour l’immense majorité, l’accueil sur le territoire avec un lieu d’affectation en fonction de leurs métiers.
J’apprends pas mal de choses sur cette période ainsi que sur l’immigration massive des italiens, Irlandais et autres communautés au début du XXème siècle.
Au total, près de 12 millions de migrants sont passés à Ellis Island.
Vers 12 h 45, je m’accorde une pause car je n’en peux plus et mon pied me fait à nouveau très mal. Est-ce la fatigue ? Je suis très inquiet pour la suite et il faut absolument que je trouve une position idéale pour marcher afin d’éviter cette douleur persistante.
Je continue la visite puis vu l’heure, je me décide de reprendre le ferry vers Battery Park à 13 h 45.
Il fait toujours aussi chaud mais le retour en mer permet d’avoir un peu d’air pendant le petit quart d’heure de traversée.
De retour à Battery Park et à nouveau sous un soleil de plomb, je fais une pause bière à 14 h 10 dans le parc à l’ombre des arbres.
Tout va bien et après un bon quart d’heure agréable, je reprends mon chemin en marchant lentement et ça à l’air d’aller mieux !
L’idée est maintenant d’aller me balader dans les quartiers sud de Manhattan notamment ceux de "Chinatown", "Little Italy" et "Soho".
Pour cela, je me prépare rapidement un petit itinéraire afin d’optimiser au mieux le circuit et en espérant que mon pied me laisse tranquille !
A 15 h, c’est parti et je remonte Broadway jusqu’au City Hall Park en m’arrêtant un moment dans Trinity Church, juste en face de Wall Street.
Arrivé devant le City Hall Park, je continue par Lafayette Street pour arriver à Canal Street.
Les premières enseignes chinoises m’annoncent que je suis déjà dans "Chinatown".
Je remonte la rue et m’enfonce davantage dans ce quartier pittoresque par Mott Street et Bayard Street. Ici, même le nom des rues est doublé en Mandarin.
A 16 h 15, je reviens sur mes pas et entre cette fois-ci dans "Little Italy", un petit quartier où tous les immigrés italiens se regroupaient jadis et où la mafia était reine.
Aujourd’hui, c’est plutôt tranquille et en empruntant Mulberry Street, il n’y a que des restos italiens et des pizzérias.
Je rejoins ensuite Broome Street puis redescends jusqu’à Broadway.
La chaleur devient vraiment un problème et je commence à en avoir plein les pattes. Mon pied me chatouille un peu mais rien à voir avec ce matin. Tant mieux.
Je remonte Broadway jusqu’à Prince Street, dans le quartier de "Soho".
Avant de continuer, je fais une pause boisson fraîche à 16 h 45 dans l’épicerie haut de gamme "Dean & Deluca". Je ne prends que du jus d’orange et tente de m’installer quelque part dans la rue mais ce n’est pas gagné car il n’y a rien pour s’asseoir.
J’entame ensuite ma petite balade dans "Soho", qui signifie "South of Houston Street", le sud de Houston Street et qui n’a rien à voir avec le quartier de Soho à Londres.
Ici, c’est le royaume des galeries d’art et de boutiques de grandes marques.
Pour ma part, le shopping ne m’intéresse guère et je préfère de loin flâner dans les rues pavées et regarder l’architecture des anciens immeubles. On les appelle des "Iron-cast building" car ils ont la particularité d’avoir leur façade ou leur structure en fonte avec en prime, pour chacun d’eux, une belle collection d’escaliers de secours eux-mêmes en fonte.
Après une petite balade tranquille dans Greene Street, je ne m’attarde pas et vers 17 h 15, je décide de rentrer tranquillement.
La station la plus proche est celle de "Prince Station", sur la ligne "R" mais un panneau à l’entrée "No train" me rappelle que je vais avoir probablement les mêmes soucis que ce matin concernant les fermetures de stations.
Je regarde mon indispensable plan de métro et constate que je ne suis très pas loin de l’autre station de "Prince Station", sur la ligne "6".
Arrivé sur place : "No train" !! Avec la chaleur et la fatigue, là, ça commence à gonfler !
Un panneau indicateur explique tout de même qu’il faut aller à plusieurs stations vers le sud pour en chopper une autre ensuite qui desservira celles vers le nord. Comme quoi, l’organisation n’est pas si simple !
Je prends donc la direction du sud et en attendant la rame, je suffoque littéralement. C’est terrible alors que les rames sont sur-climatisées.
Je descends à la station "Canal Street", prends la ligne "N" vers le nord et change à "14th Street" pour enfin retrouver la ligne "6".
Je descends à ma station "77th Street", que je commence à bien connaître maintenant et à 18 h35, je suis de retour à l’appart.
Avec la connexion Wi-Fi, les messages pleuvent et parmi eux, Maxime m’annonce qu’il arrivera mardi soir tard et qu’il restera jusqu’à Jeudi.
Un peu de repos ne fait pas de mal puis à 19 h 30, pour dîner, je retourne au "Green Kitchen", finalement plus sympa que le "Star Dinner".
Je me prends une grosse salade au poulet avec une "Bud" bien fraiche et toujours avec vue sur rue.
Encore une sacrée journée ! Mon pied m’a très fait mal mais j’ai réussi à calmer la douleur en marchant à petits pas tout l’après-midi.
Vendredi dernier, la météo avait annoncée pluie et mauvais temps pour aujourd’hui mais ça été chaleur et soleil. Je constate avec tristesse que les chaînes de télé, mêmes locales, sont aussi performantes qu’en France au niveau des prévisions météos !
Retour à l’appart à 21 h et au lit de bonne heure.
Demain, je risque à nouveau de beaucoup marcher alors … prudence !
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Lundi 20 juillet 2015.
New York City.
Axelle est rentrée à 2 h et ce matin, je m’accorde une grasse mat jusqu’à 8 h.
Au programme aujourd’hui : pour commencer, une balade sur la "High Line", une ancienne voie de chemin de fer aérienne désaffectée et reconvertie en longue promenade.
Il faut étudier le plan car le site se trouve dans le quartier de Chelsea et à l’écart des artères principales.
A 9 h, j’attaque mon circuit du jour.
Je commence par vouloir y aller à pied mais lors d’une première pause à 9 h 30 sur Madison Avenue, je me dis que finalement, si je veux me ménager, ce serait plus judicieux de prendre le métro !
Je rejoins donc la station "68th Street" sur la ligne "6", descends à "51th Street" et changement pour la "E" jusqu’à "34th Street/Penn Station".
Dehors, il commence à faire une chaleur infernale ce qui promet d’être pénible pour le reste de la journée !
Je prends la 8ème Avenue puis remonte la 30ème rue pour arriver devant l’accès à la "High Line" à 11 h. Avec un bon plan et mon sens de l’orientation, cela a été plutôt facile.
Située entre la rivière Hudson et la 10ème Avenue, cette ancienne ligne de chemin de fer, longue de seulement 2,5 km, servait au transport des marchandises et desservait les entrepôts de l’ouest de Manhattan.
L’originalité de cette balade est de serpenter à travers le quartier de Chelsea dans un parc urbain suspendu au dessus des rues ainsi qu’au milieu des immeubles en briques rouges et des anciens entrepôts.
Pour permettre l'accès au public depuis la rue, des escaliers, passerelles et ascenseurs ont été aménagés à intervalles réguliers.
De nombreux arbres ont été plantés tout le long du parcours avec des bancs et des chaises longues pour se délasser. Des portions de voies ferrées ont été conservées rendant l’endroit encore plus insolite.
C’est très agréable mais il fait une chaleur épouvantable, ce qui m’incite à faire une première pause à l’ombre au bout d’une demi-heure.
Il y a beaucoup de monde, des habitués mais aussi des touristes comme moi venus découvrir cette promenade au dessus des rues. Au croisement entre la 10e Avenue et la 17e rue, il y a même un belvédère vitré qui surplombe la chaussée.
Juste après, un petit bar servant quelques boissons fraîches me tend les bras.
C’est une nouvelle pause bien agréable à regarder machinalement les docks, les bateaux sur l’Hudson et les rives du New Jersey.
La balade se termine à 12 h 15 dans le Meatpacking District, le quartier des abattoirs et l’escalier descend directement dans Gansewoort Street et son marché de gros.
Je m’aventure par curiosité dans cette rue pavée avec de vastes entrepôts mais rien à voir de plus dans le quartier. Je cherche également un endroit pour grignoter mais il n’y a rien de bien tentant alors je décide de continuer mon chemin et me diriger tout doucement vers Central Park, ma balade de cet après-midi.
J’ai tout mon temps alors j’étudie le plan et décide d’aller refaire un tour sur Times Square. C’est sur le chemin et je trouverai bien un endroit pour casser la croûte.
A 12 h 30, je reprends la "High Line" jusqu’au niveau de la 14ème rue et rejoins à pied la station de métro "14th Street", toujours à travers le quartier de Chelsea.
Je prends la ligne "C" bleu vers le nord et descends à la station "42th Street" puis remonte à pied la 42ème rue jusqu’à Times Square.
Cette rue est incroyablement animée et il y a des illuminations partout.
A 13 h, je m’arrête au "Applebee’s", un restaurant américain traditionnel, toujours sur la 42ème rue.
L’accueil est très sympa, il n’y a pas grand monde, le cadre est super et c’est bien sûr climatisé.
Je me prends un bon poulet grillé avec une "Bud" bien fraîche. Miam ! C’est très bien pour le midi, copieux mais léger !
Je constate que j’ai moins mal au pied. J’ai probablement moins marché ce matin et me suis peut être un peu plus reposé ? Tant mieux.
Je sors à 13 h 45 et je m’offre une nouvelle balade dans Times Square jusqu’à 14 h 35.
Direction ensuite Central Park.
Je prends le métro à la station "Times square/42st", ligne "1" vers le nord et descends à la station "59st/Columbus Circle".
Columbus Circle est une grande esplanade baptisée en l'honneur de Christophe Colomb. Sa statue trône d’ailleurs au milieu de la place, juste devant le "Maine Monument" et l’entrée sud de Central Park.
A 15 h, j’achète de suite un plan détaillé pour me repérer dans ce gigantesque parc de 341 ha !
L’idée est d’en parcourir seulement une partie aujourd’hui, jusqu’à la hauteur du Metropolitan Museum, puis je verrai la suite demain.
Central Park constitue le plus grand espace vert de la ville de New York.
Il fut construit au milieu du XIXème siècle et les architectes créèrent des lacs artificiels, de longs chemins piétonniers et une multitude d’espaces de détente.
Au fil des années, le parc est devenu un véritable lieu de vie pour les New-Yorkais qui aiment s’y balader, faire leur jogging ou simplement s’y reposer.
Je commence donc ma balade par le sud du parc et réfléchis à un itinéraire le plus complet et le plus optimisé possible.
Je longe tout d’abord le "Heckscher Ballfields", un espace comprenant pas moins de 6 terrains de Base Ball puis à 15 h 20, une première pause s’impose déjà devant le "Carousel", un carrousel installé depuis l’origine du parc. Là, je me prends une limonade bien fraîche et reste un petit moment assis.
Après 10mn de pause, je continue mon chemin avec sur la gauche une vue d’ensemble sur "Sheep Meadow", une immense pelouse où pas mal de monde se prélasse au soleil avec en arrière plan, la silhouette des grands immeubles de Central Park West.
J’arrive ensuite à un endroit appelé "The Literary Walk", avec des statues d’écrivains célèbres tels que William Shakespeare, Sir Walter Scott et Robert Burns puis j’emprunte "the Mall", une longue allée bordée de bancs où les artistes de rue aiment se rassembler.
Cette allée aboutit au "Bethesda Terrace", une terrasse panoramique avec, au milieu de l’esplanade, une fontaine inaugurée en 1873 et mesurant près de 8 mètres de haut. La terrasse surplombe une partie du "Lake", l’un des grands lacs artificiels de Central Park.
L’endroit est sympa et tranquille à peine perturbé par une équipe de tournage qui bosse en plein cagnard. Série télé, pub, nouveau James Bond, qui sait ? mais je plains vraiment les équipes de trimbaler le matériel dans ces conditions d’extrême chaleur !
Je passe ensuite par "Cherry Hill" et file directement à "Strawberry Fields", le mémorial dédié à la mémoire de John Lennon.
En effet, c’est à une dizaine de mètres à peine que l’ancien "Beatles" a été assassiné devant son domicile du "Dakota Building", le 8 décembre 1980.
Tout l’espace a été nommé en référence à la chanson "Strawberry Fields Forever" des Beatles.
L’emblème du mémorial est une grande mosaïque en noir et blanc avec, en son centre, le mot "Imagine", titre de la mythique chanson de Lennon.
Il y a beaucoup de monde autour de la mosaïque alors avant de m’y arrêter un moment, je pars faire un tour rapide devant le fameux building à l’extérieur de Central Park mais il est en pleine rénovation, bâché et de plus, rien à voir en particulier.
De retour au pied de la mosaïque à 16 h 15, le groupe qui accaparait toute la place est parti et j’en profite pour m’asseoir un moment.
La plupart des gens présents se font photographier au centre de la mosaïque tandis que d’autres, comme moi, écoutent un type gratouiller et chanter "Imagine" en boucle pour se faire quelques dollars.
Je reprends ensuite mon chemin et de retour à "Cherry Hill", un panneau m’indique que le "Bow bridge", un pont sur lequel je voulais passer, est fermé pour travaux ce qui m’oblige, d’après le plan, à faire un grand détour pour aller à ma prochaine étape. Pas grave.
Je rejoins donc à nouveau "Bethesda Terrace" et sa fontaine puis longe une petite partie du lac où de nombreux promeneurs en barque s’en donnent à cœur joie.
Passé le "Loeb Boathouse", un restaurant gastronomique et le lieu pour les locations de barques, j’arrive dans "The Ramble", l’espace le plus sauvage de Central Park.
D’une surface d’environ 15ha, c’est un labyrinthe de sentiers bordé par une végétation locale très dense.
Il y a une grande variété d’arbres et le lieu est très prisé des passionnés d'oiseaux car il regroupe un nombre important d’espèces différentes.
Je longe le lac tranquillement à travers le bois pendant une bonne demi-heure et le panorama est toujours insolite avec ce contraste saisissant entre la verdure, le lac et les grands buildings en arrière plans.
L’endroit est calme, paisible, agréable et près du rivage, des tortues d’eau curieuses viennent à ma rencontre. Je vois même en chemin un raton laveur traverser tranquillement le sentier devant moi.
J’arrive à 17 h 15 au centre du parc dans un lieu appelé "Shakespeare garden" puis juste derrière, se trouve le "Delacorte Theater" où se déroulent chaque été des spectacles et des pièces de théâtre.
Jusque là, j’étais presque tout le temps à l’ombre des arbres mais arrivé un peu plus loin le long de "Great Lawn", un autre espace disposant de plusieurs terrains de Baseball, c’est la fournaise !
C’est peut être la pire journée au niveau chaleur depuis mon arrivée.
Là, je fais une nouvelle pause limonade puis reviens à nouveau vers "Delacorte Theater" pour rejoindre ensuite "Turtle Pond", la mare aux tortues. Elle est ainsi nommée pour l’importante concentration de tortues à cet endroit et il est vrai que l’on ne peut pas les louper car elles sont un peu partout à barboter dans l’eau mais également sur les rochers.
Pour terminer mon escapade dans Central Park, je grimpe au "Belvedere Castle" qui surplombe la grande mare.
Construit en 1869 et situé sur un piton rocheux appelé "Vista Rock", cet édifice est une réplique d’un château écossais. On peut monter jusqu’en haut mais c’est fermé. Dommage car c’est le point le plus haut de Central Park et cela m’aurait peut être permis d’avoir un beau panorama sur l’ensemble.
C’est fini pour aujourd’hui et à 17 h 40, je rejoins la 5ème Avenue au niveau de la 79ème rue puis arrive tranquillement à l’appart une petite demi-heure après.
Après une courte pause pour me rafraichir, je repars à 18 h 45 pour aller chercher quelques dollars au distributeur puis aller manger un morceau.
La chaleur est toujours aussi infernale même à cette heure ci.
Pour ce soir, je retourne au "Green Kitchen". C’est toujours le même petit resto mais c’est une valeur sûre et je n’ai surtout pas trop envie de chercher ailleurs.
Retour à 20 h 15 dans l’appart et je passe un bon moment à papoter avec Max qui me confirme qu’il arrivera dans la nuit de mardi à mercredi, probablement vers les 2 h du matin.
A 22 h, je ferme la lumière. J’ai encore beaucoup marché aujourd’hui mais mon pied m’a laissé tranquille. Tant mieux et demain, je reste dans le coin.
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Mardi 21 juillet 2015.
New York City.
Axelle est rentrée à 4h et comme hier, je me suis accordé une petite grasse mat jusqu’à 8 h.
Aujourd’hui, je retourne vers Central Park et j’ai prévu de consacrer une partie de la journée à la visite du "Metropolitan Museum".
Mais avant d’y aller, j’ai le temps cette fois-ci d’aller prendre un bon breakfast. Je m’arrête à 9 h au "Green Kitchen" pour un petit-déj musclé avec œufs, bacon, jus d’orange et long café bouillant.
A 10 h, je me dirige vers la 5ème Avenue et me retrouve à 10 h 30 devant le grand musée.
J’y suis presque à l’ouverture, il n’y a pas grand monde et c’est tant mieux !
Le Metropolitan Museum of Art de New York, appelé aussi le "MET", est considéré comme l’un des plus grands musées d’art au monde à l’instar du Louvre à Paris et du British Museum de Londres.
L’entrée se fait presque immédiatement grâce à mon "City Pass" et le peu de monde au guichet.
Muni d’un plan obligatoire, j’attaque par le premier étage et commence par la galerie des arts grecs et romains. De suite, je constate la qualité de l’agencement des salles d’exposition.
Je continue à 11 h 10 par les arts de l’Afrique, des Amériques et de l’Océanie puis je fais un tour très rapide dans la galerie des arts contemporains.
Arrivé à 12 h dans la grande galerie des sculptures européennes et arts décoratifs, il y a tellement de salles que je ne sais où aller.
Heureusement que le plan est impeccable et d’une clarté exceptionnelle.
C’est très facile de se retrouver parmi ces innombrables salles toutes numérotées et fléchées les unes avec les autres.
Parmi ces salles, il y a la reconstitution de plusieurs appartements du XIXème siècle avec une belle collection de mobiliers d’époque. C’est très bien fait.
Je file ensuite à travers une salle sur l’art médiéval en Europe puis je reste un petit moment dans la galerie de la Collection Robert Lehman où figure en autre, une exposition temporaire baptisée "Irises and Roses" consacrée aux 4 toiles de Van Gogh sur ce thème.
A 12 h 50, je traverse une autre galerie consacrée aux armes et armures. Concernant les européennes, il y en a beaucoup que l’on trouve aux Invalides mais celles qui retiennent mon intention sont les Chinoises et surtout celles des Samouraïs japonais. Impressionnant.
Je fais une pause à 13 h 15 avant de continuer vers l’aile américaine où se trouvent les toiles des peintres les plus célèbres des États-Unis avec également dans celle aile, la reconstitution de plusieurs salons et appartements américains du XIXème siècle.
A 13 h 40, je termine le premier étage par le département des antiquités égyptiennes.
Ici, la pièce majeure et la plus populaire est l’authentique temple de Dendour.
Pour le sauver des eaux lors de la construction du barrage d’Assouan, le gouvernement égyptien le démantela entièrement pour l’offrir ensuite aux États-Unis en 1965.
Il a été réassemblé et exposé dans cette salle immense avec tout autour des photographies et des gravures du temple avant et pendant son transfert. Vraiment impressionnant.
Je m’accorde une nouvelle pause devant ce décor insolite car je commence à avoir mal aux canes. Comme tout grand musée, j’ai beaucoup piétiné mais mon pied, quant à lui, me laisse bizarrement tranquille pour une fois. Tant mieux.
Je continue à 14 h 35 par le 2ème étage sans trop songer à déjeuner notamment grâce à mon copieux breakfast de ce matin.
A cet étage, je traverse les galeries des peintures européennes et américaines puis à 15 h 10, je termine par les instruments de musiques du monde entier.
Je sors de ce fabuleux musée à 15 h 25. J’y suis resté beaucoup plus longtemps que prévu mais cela en valait le coup !
Dehors, il fait beaucoup moins chaud que les jours précédents et on retrouve presque une température … de saison !
Pour terminer l’après-midi, je décide de continuer mon exploration de Central Park par le tour du "Jacqueline Kennedy Reservoir".
Lorsqu’il a été construit en 1862, l’objectif de cet immense bassin était de fournir de l’eau propre pour la ville. Il est devenu aujourd’hui un endroit prisé des promeneurs pour sa vue panoramique sur Central Park West et sur les premiers grands buildings du quartier de Midtown.
Il est également apprécié des joggeurs pour ses dimensions : presque 2,4 km de circonférence.
Pour ma part, la balade sera à pied plutôt qu’en courant !
Je mets environ une heure pour faire le tour et à 16 h 45, bien content d’avoir fait ma petite balade, je repars tranquillement vers l’appart.
Sur la 1ère Avenue, je profite pour faire une pause bière au bar "American Trash", un authentique bar/pub américain du même style que le "Recovery room Bar", celui situé de l’autre côté de l’avenue et où j’étais allé avec Maxime le premier jour.
A cette heure-ci, il n’y a personne et j’ai le bar pour moi tout seul. C’est très bien.
A 17 h 40, je suis de retour à l’appart puis une heure après, je pars manger un morceau un peu plus tôt que d’habitude car d’une part, je commence à avoir faim et d’autre part, je souhaite me reposer avant l’arrivée des jeunes cette nuit.
En théorie, c’est mon dernier soir tout seul alors je retourne au "Green Kitchen" avec une grande salade au poulet et toujours accompagné d’une bière bien fraîche.
Retour à appart à 19 h 30, un petit film et extinction des feux rapidement.
La nuit risque d’être probablement de courte durée ou du moins … en pointillé.
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Mercredi 22 juillet 2015.
New York City.
A 2 h 30, je suis réveillé au téléphone par Maxime. Il est au "Recovery room Bar" avec Patrick, un copain à lui et avec qui il partage l’appart en temps normal.
Il me propose de venir les rejoindre car de toute manière pour moi, le reste de la nuit sera forcément perturbé.
Je me retrouve ainsi au milieu de la nuit dans un bar de la 1ère Avenue, à papoter et à descendre quelques "Bud" avec eux. Original mais tout à fait sympa.
Comme c’est moi qui ai les clefs de l’appart, Axelle nous rejoint vers 3 h puis on continue à bavarder un bon moment ensemble.
Vers les 3 h 45, Maxime a faim et propose d’aller manger un morceau au "Star Dinner", ouvert 24/24, comme bon nombre de commerces et restaurants de New York. Pourquoi pas ?
Patrick et Axelle préfèrent rentrer à l’appart et ils nous rejoindront … peut être.
On fait la fermeture du bar avec Maxime puis on se retrouve attablés tous les deux, à 4 h du matin, dans un resto avec tout de même quelques clients. Une première pour ma part !
Maxime commande une bonne omelette au fromage et tomates mais je le laisse manger tout seul car ce n’est pas trop mon heure !
A 5 h, le jour se lève sur la 1ère Avenue et il est temps de rentrer.
Axelle et Patrick ne sont finalement pas venus nous rejoindre. Ils occupent la chambre et je vais partager le canapé avec Maxime.
Une courte pause et une nouvelle balade est prévue pour demain … avec mon cousin cette fois-ci !
Je me réveille à 8 h car j’avais du sommeil en avance avant ma balade de cette nuit.
Maxime dort encore alors je me lève, range un peu, regarde les infos sur le web puis à 10 h 30, on est debout tous les deux et discutons de notre planning de la journée.
Maxime me propose d’aller faire un tour à Brooklyn ou dans le quartier d’East Village. Pourquoi pas.
On part donc à 11 h 30 vers la station de métro "77th Street" puis arrivés sur place on se dit que finalement, ce serait mieux de rester dans le coin.
En effet, Brooklyn ou East village ne sont pas la porte à côté et Maxime doit aller faire une course dans l’après-midi et ne doit pas rentrer trop tard. On décide donc d’aller plutôt visiter le Musée américain d’Histoire Naturelle qui se trouve tout proche sur Central Park West.
Pour y aller, on rejoint à pied la 5ème Avenue au niveau de la 79ème rue et on s’offre ensuite une petite balade à pied à travers Central Park.
On passe par des endroits que je connais maintenant tels que le "Belvedere Castle", avec sa vue "Turtle Pond", ainsi que le "Shakespeare garden".
De là, on prend la piste cyclable, faisons un détour par "Strawberry Fields" et atteignons Central Park West au niveau du "Dakota Building".
On remonte ensuite l’avenue et arrivons devant le musée à 12 h 45.
A l’intérieur, on est accueilli par le squelette immense et complet d’un dinosaure au milieu d’un grand hall de style roman.
Il y a beaucoup de monde et je constate de suite qu’il y a pas mal de familles et des groupes d’écoliers. Ça chahute et ça parle fort, normal.
L’attrait d’un tel musée, comme tous ceux d’histoire naturelle, est destiné à rassembler des objets comme des pièces paléontologiques, des échantillons géologiques ou des collections d'insectes mais aussi des présentations destinées au grand public et très spectaculaires.
Celui de New York est un des plus vastes du monde et est connu pour ses collections de mammifères africains, asiatiques et nord-américains.
Notre exploration commence par une série de dioramas, des mises en scènes d'animaux placés dans leur habitat d'origine.
Ces animaux sont représentés par des sculptures en plâtre recouvertes de fourrure ou de peau, synthétiques ou originales. La pose des animaux est naturelle et on croirait assister réellement à une scène photographiée dans la nature. Rien à voir avec des animaux empaillés !
Les scènes sont exposées dans une grande vitrine, avec un décor naturel au premier plan et un paysage peint en fond. C’est très bien fait et très réaliste.
Nous passons à travers d’autres salles telles que les oiseaux d’Amérique du Nord, les primates et les reptiles.
Tout est bien fait mais néanmoins ce n’est pas simple de s’y retrouver, même avec un plan.
Nous arrivons parfois, par hasard, dans une superbe galerie notamment comme celle d’Akeley, dédiée aux mammifères d'Afrique, avec sa horde d'éléphants et les dioramas sur deux étages.
Au niveau supérieur, on trouve un étage complet consacré à l’évolution des vertébrés, en présentant notamment une collection, la plus grande au monde, de fossiles de dinosaures.
C’est vraiment un bel endroit mais on ne reste finalement qu’une heure sachant que ce musée mériterait d’y consacrer beaucoup plus de temps.
A 14 h20, on est dehors et Maxime doit aller, comme prévu, faire une course sur la 5ème Avenue.
On descend donc Central Park West jusqu’à Colombus Circle, avec une pause jus d’orange avant de continuer sur Central Park South.
Des calèches pour des promenades à l’intérieur du parc sont disposées tout le long et passés la 6ème avenue, on arrive dans la 5ème Avenue.
Depuis mon arrivée à New York, j’ai eu l’occasion de marcher sur cette célèbre avenue mais là, on commence à attaquer les quartiers de standing.
En effet, la 5ème Avenue est à New York ce que sont les Champs-Elysées à Paris et c'est dans cette partie que l’on trouve les plus grandes marques du luxe.
A 15 h 10, Maxime m’abandonne une petite demi-heure pour faire sa course et on se donne rendez-vous devant l’entrée de la "Trump Tower", l’immeuble du Magnat de l’immobilier américain Donald Trump.
Je profite pour aller me balader rapidement à l’intérieur puis de nouveau dehors, que de monde !
Entre les voitures, les piétons, la chaleur, le bruit et tous ces gratte-ciels au dessus de moi, c’est toujours aussi étonnant.
Maxime me retrouve sans problème à 15 h 50 puis il me propose d’aller directement dans notre quartier pour casser la croûte.
On file donc par la 57ème rue puis on cherche un moyen pour aller plus vite à destination : Bus, taxi mais ce sera finalement le métro sur Lexington Avenue.
On le prend à la station "59th Street" sur la ligne "6" et descendons à notre station habituelle à 16 h.
Maxime choisit le "Uva", un resto italien qu’il connait et situé sur la 2ème Avenue.
Le cadre est sympa et vu l’heure, il n’y a personne.
Pour étancher notre soif, on se prend une "Abita", une bière de Louisiane pas mauvaise puis au menu, une cassolette de poissons bien copieuse.
Maxime m’explique que l’on devait passer la soirée ensemble mais il a un rendez-vous important pour le boulot et il doit s’y rendre pour le dîner.
A 17 h 50, on est de retour à l’appart et Axelle puis Patrick nous rejoignent peu de temps après.
On s’offre un repos bien mérité et chacun se prépare ensuite pour sa soirée.
De mon côté, j’ai décidé de monter en haut de l’Empire State Building afin de contempler la ville illuminée puis d’aller faire un tour dans la foulée sur Times Square
Vers 19 h 30, Maxime est prêt pour aller à son rendez-vous mais auparavant, on descend tous les deux au "Recovery room Bar" pour boire une petite bière ensemble.
On y reste une bonne demi-heure puis je remonte ensuite tranquillement à l’appart et reste en compagnie d’Axelle et Patrick.
L’un s’en va puis je me prépare à mon tour pour mon "New York by night".
Une bonne soirée en perspective mais c’était néanmoins sans compter sur un mal au ventre soudain suivi d’une cagade royale en prime. Mince ! Manquait plus cela ! Est-ce le resto de tout à l’heure ? Mystère. En tout cas, pas du tout envie de casser la croûte ce soir !
Je pars tout de même à 21 h 15 pour prendre le métro à ma station habituelle sur Lexington Avenue et je descends à la station "33th Street", la plus proche de l’Empire State Building.
Je rattrape la 5ème Avenue et j’arrive au pied du building à 22 h.
Là, il y a un monde fou mais ça avance rapidement grâce à mon "City Pass".
En revanche, lors des attentes successives aux contrôles et aux billets, je jette un œil discret mais inquiet sur la présence de toilettes car je n’ai toujours pas confiance en mes délicats intestins.
J’arrive au contrôle des billets au bout d’une demi-heure mais à mon passage, la fille me dit que mon billet n’est pas valable et que je dois dégager illico.
Tant pis, j’essaierai de comprendre pourquoi plus tard car le service d’ordre n’est pas du genre à plaisanter alors je repars déçu et file directement sur Times Square.
J’arrive sur le célèbre carrefour à 23 h 15 et c’est la cohue, peut être encore plus qu’en journée mais il faut dire que le spectacle en vaut la peine !
C’est une explosion de lumières sorties directement des enseignes géantes.
Il y a bien entendu de la publicité mais c’est surtout les annonces sur les programmes de spectacle de Broadway qui illuminent le lieu. On se croirait en plein jour et on en prend plein les yeux.
J’y reste jusqu’à 23 h 50 car il y a vraiment beaucoup trop de monde et il faut songer tout de même à rentrer.
Je décide de faire tout l’itinéraire de retour à pied, environ 4 km et profiter des rues de la ville, la nuit.
Je rejoins la 5ème Avenue au niveau du Rockfeller Plaza et la cathédrale St Patrick puis entame mon retour tranquillement pour arriver à destination à 0 h 45 à l’appart.
Je ne suis pas trop fatigué malgré ma longue marche et ma longue journée. Ma cagade m’a foutu la paix pour la soirée. Tout va bien.
J’éteins la lumière vers 1 h 30 en sachant que je serai réveillé très bientôt !
Demain, c’est déjà le retour en France !
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Jeudi 23 juillet 2015.
New York City - Aéroport (JFK) New York John Fitzgerald Kennedy - En vol ...
Patrick est rentré vers 5 h et Axelle, un quart d'heure après.
Je me lève à 8 h et commence à faire mon sac tranquillement, sans faire de bruit.
Maxime arrive à 9 h 30, me raconte brièvement sa soirée et me dit qu’il a finalement fini la nuit quelque part vers Central Park South.
On glande ensuite jusqu'a 12 h 30 à ne pas faire grand-chose.
A la télé, il y a des programmes de jeux avec des candidats les plus idiots les uns que les autres notamment "The Price is Right" sur CBS, la version originale du "juste prix" ainsi qu’une autre émission de jeux tout aussi affligeante.
Je suis toujours légèrement barbouillé et reste un peu fatigué par cette nuit en pointillé mais ce n’est pas bien méchant.
A midi, je descends avec Maxime au "Recovery room Bar" pour boire une dernière petite bière ensemble.
Il fait un temps superbe puis, voyant l’heure du départ approcher, on retourne à l'appart chercher mon sac et dire au revoir à tout le monde.
A 12 h 35, Maxime m’accompagne et me hèle un "Yellow cab" sur la 1ère Avenue puis me voici parti pour l’aéroport de Kennedy.
On passe le Greensboro Bridge et traversons le Queens. Il y a tellement de bouchons sur l’axe principal que le chauffeur passe par des rues parallèles, ce qui me permet de découvrir les quartiers de cet arrondissement de New York.
On arrive au Terminal 1 à 13 h 15 et une fois dans le hall, l’enregistrement de mon bagage se fait presque immédiatement après. Impeccable.
Aux contrôles de sécurité, là, il y a du monde mais j’ai tout mon temps et j’ai droit au scanner sous portique, tout comme avant d’embarquer sur le ferry pour Liberty Island.
Je suis dans le hall d’attente à 14 h et il me reste environ une heure et demie avant l’embarquement ce qui me permet de prendre tranquillement un sandwich avec un jus d’orange dans un "Starbucks Coffee".
Embarquement à 15 h 20 et envol à l’heure à 16 h 10 dans un A330 d’Air France.
C’est parti pour un peu plus de 6 h de vol et on a en prime une superbe vue sur Manhattan au décollage.
Un petit film et le plateau repas mais deux heures après, j’ai de nouveau un mal de ventre soudain accompagné d’une cagade tout aussi soudaine.
Je m’en sors bien car les toilettes sont libres et je suis du côté couloir mais tout de même, après deux allers-retours précipités, je demande au Stewart un cachet pour me soulager.
J’ai froid, je me mets à greloter et la couverture est de rigueur. Pas terrible comme retour !
J’arrive à m’endormir en espérant que cela passera !
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Vendredi 24 juillet 2015.
... En vol - Aéroport (CDG) Paris-Roissy-Charles De Gaulle (95) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Toulouse (31) – Pamiers (09) – Quillan (11) - Cassagnes (66).
J’ai passé la fin de parcours à somnoler et à l’approche de Paris, ça va mieux mais je laisse de côté le plateau petit-déjeuner.
Arrivée à Roissy à 5 h 15 du matin, heure locale mais … il est seulement 23 h 15 pour moi !
Pas besoin de récupérer mon bagage et après les contrôles d’immigration, je pars tranquillement vers le Terminal 2F.
J’ai tout mon temps car mon avion pour Toulouse n’est qu’à 6 h 50 alors je passe les contrôles de sécurité puis patiente, tente de m’occuper et surtout surveille tous gargouillis suspects.
Embarquement et envol pour Toulouse à l’heure puis arrivée à Blagnac à 8 h.
Je récupère mon bagage et direction la maison en taxi. Tout s’est finalement bien passé dans la dernière partie de mon retour en France mais je n’arrive toujours pas à m’expliquer ces désordres intestinaux à répétition.
La journée n’est pas finie car je dois être ce soir à Cassagnes mais avant de prendre la route cet après-midi, je m’accorde une bonne sieste après avoir vidé ma valise.
J’ai mis le réveil à 14 h, une bonne douche pour finir de me réveiller et vers 15 h 30, je prends la route en faisant un léger détour par Ramonville. Je dois en effet passer au boulot de Valérie pour prendre au passage sa petite nièce Marie et qui fera le chemin avec moi.
Vers 19 h, on arrive à Cassagnes puis après avoir déposé Marie chez Laurent et Sophie, me voici à la maison où Marie-Alix et Soline m’attendaient avec impatience.
Je suis maintenant fin prêt pour démarrer un week-end de fête à Cassagnes et pas forcément pour me reposer ! |