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Jeudi 1er novembre 2012.
Toulouse (31) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Ouest puis Orly-Sud - Aéroport (FDF) Fort-de-France-Martinique Aimé Césaire (Martinique) - Sainte Luce - Le Marin - Marina du Marin.
Et c'est parti pour cette 6ème édition de mes aventures dans les Caraïbes en compagnie de la "Family Cruise". Cette année, l'équipe sera réduite car nous ne serons que 4 à participer à cette nouvelle croisière.
Le sac est prêt, je suis toujours un peu stressé dans ces moments mais maintenant un peu plus habitué à ces préparatifs qu'auparavant.
A 5 h 15, le taxi passe me prendre et direction Blagnac.
Arrivé sur place, je découvre le nouvel aérogare, beaucoup plus vaste que l'ancien en rénovation.
Enregistrement des bagages puis attente porte 45.
Embarquement à 6 h 10 puis vol par la navette Air France jusqu'à Orly-ouest.
L'avion est quasiment vide. Les hôtesses sont aux petits soins mais je somnole jusqu'à l'arrivée à Orly à 8 h.
Je récupère les bagages rapidement et direction Orly-sud.
C’est maintenant une longue attente avant l'arrivée de mes compères mais je m'occupe comme je peux.
Parmi les nombreux va et vient des voyageurs dans l'aérogare, je croise Muriel, une collègue de bureau, avec sa petite famille, tout aussi surprise de me voir ici.
Puis, ce sont enfin les retrouvailles avec Guylène, Jojo et Patrick devant le comptoir d'Air Caraibes.
On enregistre les bagages rapidement puis c'est à nouveau l'attente jusqu'à l'embarquement.
On ne déroge pas à notre traditionnel café dans l'un des bars de l'aérogare puis départ à 12 heures et à l’heure dans l'A330 en direction de Fort de France.
Le voyage est habituel, long et inconfortable à cause de mes grandes pattes.
Contrairement aux derniers voyages, je suis du côté hublot et je bénéficie cette fois ci d'une vue superbe sur l'extérieur avec son lot de nuages et l'Atlantique à perte de vue.
Toujours très fatigué, je m'offre une petite sieste après le déjeuner qui me permet de me requinquer un peu.
3 séries TV, un film et c'est l'approche sur la Martinique. Nous survolons Le François, le sud de l’île puis la baie de Fort de France et arrivons enfin à destination à 15 h 50, heure locale.
Après avoir récupéré les bagages, direction la marina du Marin située au sud. On devait se retrouver avec Bruno pour partir ensemble avec le taxi mais il a loupé son avion à Pointe à Pitre et il doit prendre le suivant en fin de soirée.
Nous filons donc vers la marina puis une fois arrivés sur place, on découvre notre catamaran de cette année, un Lagoon 380 appelé "Ouatalabi".
Pour cette nouvelle croisière, pas de petite cabine à partager, pas de pic avant ni de filet. Je prends l'une des deux grandes cabines et m'installe comme un roi tout seul dans mon logis.
Puis on commence maintenant à se délasser. Lucien, notre ami antillais du Vauclin, chez qui nous avions passé nos vacances en 1999, est venu nous rejoindre. C'était convenu avec Patrick pour organiser une soirée au Vauclin avec lui et sa femme Elmire.
Bruno ne tarde pas à nous rejoindre et devant un traditionnel premier apéro tous ensemble, on discute de notre itinéraire afin de fixer une date de notre passage au Vauclin.
La soirée est très tranquille. Après dîner, il est temps d'aller se reposer les yeux. Malgré ma petite sieste dans l'avion, cela fait un peu plus de 24h que je suis debout !
Il fait très chaud dans la cabine mais la fatigue aidant, je m'endors comme un loir.
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Vendredi 2 novembre 2012.
Marina du Marin - Sainte Anne, anse Caritan - Rodney Bay (Ste Lucie).
Il a plu à deux reprises cette nuit mais dans ma cabine, cela n'a pas posé de problème. Par contre, pas trop d'air dans la marina mais j'ai réussi à passer une première nuit très convenable.
Je me lève au petit jour puis après le petit-déj, je fais un peu de rangement dans ma piaule. Ça change vraiment des années précédentes, c'est le moins que l'on puisse dire. Des armoires et surtout beaucoup de place à moi tout seul.
On commence par aller faire quelques courses au "Dia", une petite supérette proche de la marina.
Après une petite et rapide balade, retour au bateau et départ à 10 h 40 pour une première baignade à Anse Caritan et ce, jusqu'au déjeuner.
14 h, c’est le départ pour Sainte Lucie et une sieste s'impose d'emblée pendant les 4 heures de traversée.
Nous arrivons à Rodney Bay à la nuit tombante, après une belle navigation rappelant les années précédentes.
Une fois bien installé, apéro et soirée très calme. Nous sommes tous un peu fatigués, normal, alors ce sera au lit pour tout le monde de bonne heure. |
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Samedi 3 novembre 2012.
Rodney Bay - Castries - Baie des deux pitons.
Encore un peu de pluie cette nuit et même encore au petit jour.
Qu’importe, je n’ai pas trop mal dormi dans ma petite piaule à moi tout seul et je sens que je vais m’y faire très rapidement.
Levé à 6 h 20 avec un ciel couvert et pas très beau temps. Il y a de gros nuages noirs tout autour.
Après le petit-déj, on se décide d'aller directement à Castries, la capitale, pour aller se balader car de plus, il y a un grand marché le samedi matin.
1h à peine pour rallier le port de Castries puis on se met à quai, pas trop le choix.
Tandis que Bruno fait la Clearence, on part tous les quatre pour une petite balade en ville et le marché aux légumes.
Il fait maintenant très beau temps et très chaud.
Vers les 13 h, on quitte le port de Castries et partons direction le sud de l'île quitte à déjeuner en mer.
Arrivés en vue de la baie des 2 pitons, on aperçoit au loin l'île de Saint Vincent, ce qui nous rappelle que les Grenadines ne sont pas très loin !
On s’offre une première séance de PMT dans les eaux bleues autour du bateau.
Le coin mérite déjà un bon point. De beaux récifs et le tout devant un site superbe.
Avant le dîner, on débute une partie de tarot accompagnée évidemment d’un apéro dans les règles.
Soirée tranquille. Quel bel endroit pour ce mouillage ! On admire le ciel étoilé dans ce cadre magnifique avant d'aller se coucher.
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Dimanche 4 novembre 2012.
Baie des deux pitons - Marigot Bay - Rodney Bay.
Je me réveille avec le jour bercé par le tangage léger du bateau et du bruit des vagues.
Je ne suis pas le premier sur le pont puis café-tartine habituel au pied du piton, devant un cadre toujours exceptionnel avec en plus, le soleil donnant des couleurs superbes à l'ensemble.
Ce matin, Bruno nous propose d’aller à terre et de se balader sur les hauteurs.
On prend l’annexe puis arrivés sur la petite plage et sans trop savoir où cela va nous mener, on attaque la côte. Ça grimpe sec au milieu de la cocoteraie !
Arrivés près des habitations et sur la route goudronnée, on se décide de continuer la grimpette. La côte est vraiment très raide mais le paysage est somptueux de part et d’autre des 2 pitons.
On traverse un tout petit hameau, de la musique Reggae sort des maisons, l’ambiance est vraiment typique locale.
Retour au bateau, casse croûte puis nouvelle séance de PMT mais cette fois ci au pied du piton.
Bruno nous emmène au ponton de l'hôtel "Jalousie" puis nage au milieu de la petite réserve. Un véritable aquarium et un tombant magnifique avec une eau bleu et claire. Patrick est resté près du rivage et a pris un peu de Gasoil sur le nez suite au dégazage d’un petit rafiot. Il est furax.
On déjeune vers les 13 h 15, contents de nos balades sur les hauteurs et sous marine puis 1 heure après, cap vers Marigot Bay et arrivée dans la baie à 16 h 20.
Avec Patrick et Guylène, on part à terre pendant une heure pour refaire en sens inverse la petite balade que l'on avait fait en 2008, à savoir la montée au belvédère et retour vers la marina.
Vers les 18 h, on entreprend la navigation de nuit jusqu'à Rodney Bay et arrivée à 19 h 25 au pied de Pigeon Island.
Dîner et début de soirée tranquille.
On est tous un peu fatigués de notre belle journée mais cela ne nous empêche pas de faire une partie de tarot endiablée jusqu'à minuit !
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Lundi 5 novembre 2012.
Rodney Bay - Les Anses d'Arlet (Martinique).
Je m’accorde une petite grasse mat ce matin jusqu'à 7 h. Il faut dire que nous avons veillé tard hier soir ! et de plus, j’ai dormi un peu en pointillé à cause du bruit de l'annexe.
Je profite d’un peu de repos matinal pour faire de la lessive après le petit-déj.
Au programme pour la matinée : Balade à terre.
Comme en 2008, on s’organise une petite virée au sommet de la petite colline qui mène au fort Rodney ainsi que de l'autre côté de l'îlet.
Pour finir, on continue notre balade vers les ruines des bâtiments militaires que l'on avait zappé la dernière fois. Il fait très chaud et très beau aujourd’hui encore.
Avant de repartir vers la Martinique, on part avec le bateau chercher de l'eau à la marina de Rodney Bay, située à 10 mn à peine de là où l'on est.
On en profite également pour prendre de la glace puis vers midi, on quitte la marina pour aller mouiller au bout de la baie dans un endroit tranquille pour déjeuner.
13 h 30. C’est reparti pour 4 h de navigation et cap au nord vers la Martinique.
Fatigué, je tente une petite sieste dans ma piaule mais la chaleur m'en fait fuir rapidement alors je reste dans le carré arrière à somnoler et à profiter de ces instants en mer.
A 17 h, on arrive en vue du célèbre rocher du diamant. Bruno nous en fait le tour puis nous arrivons à la tombée de la nuit aux Anses d'Arlet.
Petit apéro avant de dîner puis soirée tranquille et musicale.
Tout se passe pour le mieux. Le séjour s’annonce bien rythmé mais finalement très reposant moralement. C’est très bien. |
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Mardi 6 novembre 2012.
Les Anses d'Arlet.
Le clocher de l'église du village des Anses d'Arlet m'annonce 7 h et il fait déjà un beau soleil.
Il n’y avait pas d'air cette nuit mais j’ai tout de même réussi à me reposer.
Pendant le petit-déj, Jojo nous signale qu’il a quelques soucis avec son dos depuis quelques semaines mais ce matin, cela ne s’arrange pas vraiment et il faudrait pour bien faire qu’il aille consulter. Grâce à plusieurs contacts de Bruno, Jojo arrive à avoir un rendez-vous pour ce soir à 18 h 45 alors du coup, on va rester une journée complète aux Anses d'Arlet.
Débarqués avec l’annexe devant le village, on rencontre Valérie, une copine de Bruno. A eux 2, ils nous proposent de faire une petite balade pour se rendre de l'autre côté de la petite colline qui sépare les deux anses d'Arlet : Celle du village et celle de la plage.
On prend le sentier appelé "Morne Champagne" et arrivons à la plage au bout de 45 mn.
Finalement, la balade a été plutôt difficile contrairement à ce que l'on pouvait penser. Chemin défoncé, très chaud et aucun panorama pour compenser.
Sur la plage, on fait une pause bien méritée au "pti bateau". Je profite qu'il y ait la Wi-fi pour envoyer quelques messages et regarder les actualités.
Pour le déjeuner, on s'offre un petit resto au bord de la plage, "l'arbre à pain". Je prends des Balouas frits, genre de grosse sardine. Pas mauvais.
Le service est très long suite à un petit problème de commande égarée mais tout rentre dans l’ordre et tout est ok.
Retour en face des Anses d'Arlet village en bateau puis PMT autour des récifs à l'anse "chaudière" située à quelques dizaines de minutes de là.
À la tombée de la nuit, on se rend à nouveau au mouillage devant le village puis on entame une petite balade dans les rues pour accompagner Jojo chez le kiné.
Attirés par le parfum d’une épicerie près du front de mer, on y commande quelques délicieux accras pour ce soir.
Bruno est resté à bord et pour patienter et attendre la fin de la consultation de Jojo, je me pose avec Guylène et Patrick dans le petit bar "l'Aisance", le seul d'ouvert à cette heure ci. L'endroit est très familial et l'accueil très chaleureux. On se prend un planteur blindé en rhum et des petits boudins antillais. Super.
Retour au catamaran à 20 h pour dîner après avoir retrouvé Bruno et Jojo avec en hors d’œuvre, les fameux accras achetés tout à l’heure.
On est tous un peu fatigué de notre journée plutôt bien remplie mais cela ne nous empêche pas de faire une partie de tarot jusqu'à minuit, la pluie nous ayant contraint d’aller nous coucher !
Demain, nous partons vers le nord et vers St Pierre mais pas trop d'itinéraire de prévu pour s'y rendre. Ce sera la surprise.
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Mercredi 7 novembre 2012.
Les Anses d'Arlet - Les Anses d'Arlet, Anse Dufour/Anse Noire - Fort de France - St Pierre.
Il a encore plu cette nuit mais malgré le fait que le grand hublot était fermé, ma piaule a été bien ventilée par la petite ouverture latérale.
Pendant le petit-déj et comme il y a 4 ans, on écoute au petit matin à la radio les résultats des élections américaines. Obama a été réélu.
9 h, on quitte Les Anses d'Arlet village pour l'anse Dufour, toujours située sur la commune des Anses d'Arlet et un peu avant la baie de Fort De France.
Bruno nous laisse, Jojo et moi, dans l'anse et on rejoint l'anse Noire en PMT, située juste derrière.
On retrouve ici aussi un beau récif avec une eau très bleue ainsi que des poissons multicolores et une multitude d’éponges.
De retour au bateau, on se concerte pour savoir si l’on reste ici pour le déjeuner ou bien aller devant Fort de France. La majorité décide pour Fort de France et d’une balade en ville pour l’occasion.
Départ en longeant la côte par l'îlet Ramier, l'anse à l'âne, l'anse Mitan, la pointe du bout, le port de commerce et arrivée devant Fort de France vers les 13 h.
Déjeuner sur le bateau puis balade en ville, essentiellement autour de la place de la Savane, la cathédrale, la bibliothèque, le marché couvert et vers les petites rues du centre ville.
Bruno nous a donné jusqu’à 15 h 30 pour rester en ville car il voudrait arriver avant la nuit à St Pierre.
Retour donc au bateau en même temps qu'une bonne averse puis départ vers la côte nord Caraïbes.
Pluie, ciel couvert et navigation pendant 2 bonnes heures avec toujours quelques grains légers durant le parcours.
Arrivée à Saint Pierre à 18 h. Il ne fait pas beau du tout et le ciel est très nuageux. On assiste malgré tout à un beau coucher de soleil au milieu des nuages noirs.
Une fois installés, on discute de notre journée de demain car une longue balade m'attend avec Jojo et une petite organisation s'impose.
Apéro-tarot avant dîner puis au lit tôt car demain matin, on se lève de bonne heure.
Avant d'aller me coucher, je regarde les lumières de la ville et surtout la baie dans laquelle nous sommes. Je m'imagine l'enfer et le brasier de la ville entière, ses 28000 victimes et les 40 navires qui ont coulé ici même le 8 mai 1902. Quelques épaves seulement ont été conservées et gisent en dessous de nous par 60m de fond. Plusieurs bouées marquent les emplacements des principales épaves comme celle du "Roraima", pas très loin de nous.
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Jeudi 8 novembre 2012.
St Pierre - Le Prêcheur, anse Couleuvre - Grand Rivière - St Pierre.
L'angélus de la petite église de Saint Pierre me réveille à 5 h. Après une petite demi-heure à flemmarder, debout à 5 h 30, petit-déj rapide et départ à 6 h 30 pour l'anse Couleuvre.
Il fait un très beau temps, idéal pour cette longue journée de marche qui nous attend.
On longe la côte avec vue sur la montage Pelée puis arrivée à l'anse Couleuvre à 8 h. L’endroit est désert et Bruno doit prendre l'annexe pour nous emmener vers la plage.
Il y a beaucoup de vagues et Bruno attend le moment propice pour nous déposer mais là .. La cata.
"L'attaque" est venue de derrière. Une grosse vague soulève le zodiac et le retourne complètement. C’est la panique pour éviter de rester coincé dessous et pour remonter à la surface.
Tout est ok pour nous trois sauf pour quelques affaires persos. J'y laisse mes lunettes de soleil et les chaussettes prévues pour mes chaussures. Le contenu de mon sac a dos est trempé et rempli d'eau mais les appareils n'ont pas souffert. Quelques égratignures au pied mais rien de bien méchant.
Le moteur de l’annexe a souffert car il a pris l’eau et Bruno est obligé de repartir tant bien que mal à la rame.
Et voilà, nous voici sur la plage, trempés d’eau de mer de la tête au pied, couverts de sable et pour ma part très inquiet pour notre virée de la journée dans ces conditions !
Par chance, au début du sentier et près du parking, il y a une petite rivière qui nous permet de nous rincer à l'eau douce.
On fait un rapide bilan et finalement, pas trop de bobo mais je vais être obligé de marcher dans des chaussures trempées, un pied légèrement abîmé, sans chaussettes et sans lunettes. Pas cool pour notre journée de marche ! Plus le choix de toute façon !
Il faut environ 6 h et 20 km pour rallier l'anse Couleuvre à Grand Rivière.
Le sentier s’étire à travers la forêt tropicale humide et au milieu d’un paysage superbe. Il n’est pas très difficile en soi et sans difficulté majeure mais il est parfois très étroit et il ne faut absolument pas glisser.
On croise quelques marcheurs mais ce n’est pas la foule. La végétation est luxuriante parsemée notamment de fromagers avec ses racines démesurées et de nombreux bambous. Côté faune, on rencontre quelques Mygales sur les arbres appelées Matoutou falaise, une mangouste pressée, un Bernard l’Hermite égaré, des siffleurs des montagnes cachés dans les arbres mais heureusement pas le fameux serpent Trigonocéphale. Avant de partir, Bruno nous avait expliqué que l’on devait emporter avec soit 1 citron vert afin de les éloigner. Légende ou superstition, en tout cas avec Jojo, on avait chacun le nôtre dans le sac !
On trouve également des bornes kilométriques sur le bas côté, des ponts en pierre et même un tunnel, vestiges de l'ancienne départementale D10 qui reliait Grand-Rivière au Prêcheur au début du siècle dernier.
A l’arrivée sur Grand Rivière et malgré ma vigilance accrue tout au long du parcours, je me prends une bonne gamelle sur un rocher glissant.
Aie ! ce sont ma cheville droite et mon bras droit qui dérouillent !
On s’accorde une pause au centre de la bourgade. Je troque mes chaussures contre des tongs ce qui soulage mes pieds boursouflés par 6h de marche.
Tout s'est très bien passé. Je suis crevé, abîmé mais content de cette superbe randonnée.
Il nous reste maintenant à trouver un moyen pour rentrer sur Saint Pierre.
D'après quelques renseignements pris avant le départ, il y a toujours des pêcheurs qui acceptent de prendre des randonneurs et les ramener au parking.
Que nenni. Ce sont maintenant des petites entreprises qui font la navette et seules habilitées pour ces retours.
Un autre groupe de randonneurs réserve une navette pour 17 h et nous nous joignons à eux mais seulement jusqu'à l'anse Couleuvre. Après ?
On patiente donc jusqu'à notre départ. Jojo fait une petite sieste et pour ma part, je contemple l’océan avec l’île de la Dominique au loin.
A l’heure du départ, on demande au proprio s’il peut faire un effort et nous emmener au moins jusqu’au Précheur. La réponse est non et le retour se fait en seulement 20 mn par rapport à nos 6h à l'aller.
Arrivée chaotique à l'anse Couleuvre. Normal, c'est au même endroit où nous avons fait notre pirouette ce matin.
Notre autre problème pour Jojo et moi est maintenant de trouver un moyen de locomotion pour nous rendre à Saint Pierre. On a tenté de demander à 2 personnes mais leur voiture était déjà pleine.
On commence donc par marcher sur la route en espérant que quelqu'un nous prenne en stop. Après quelques minutes, une première voiture s'arrête.
Il s'avère que c’est l’un des couples avec qui nous avions discuté sur la plage.
Quelle chance ! En se serrant un peu, ils peuvent nous déposer à St Pierre sans problème.
Dire que la nuit vient de tomber et que nous aurions eu toutes les peines à rentrer sans eux !
Arrivés à St Pierre, on retrouve la petite équipe sur le bateau et on peut maintenant souffler.
Je suis cassé de partout, les pieds boursoufflés et mon bras qui commence à me faire très mal.
Après dîner, je bavarde avec Jojo de nos aventures de la journée. Le rhum et la fatigue aidant, on part se coucher très contents de notre journée.
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Vendredi 9 novembre 2012.
St Pierre - La Trinité, baie du trésor (Presqu'île de la Caravelle).
Je suis réveillé à nouveau par l'angélus de 5 h.
J'ai encore très mal au bras, voire encore plus qu'hier et cela sent l'élongation musculaire provoquée par ma chute d'hier.
Mon pied droit est toujours aussi boursouflé et couvert d'égratignures.
Il fait beau ce matin et mes premiers points de vue depuis ma petite piaule sont le port de Saint Pierre et la montagne Pelée en arrière plan. Il y a plus moche comme panorama au petit matin.
Le clocher sonne 7 h et je me lève le premier.
Aujourd'hui, nous devons faire une très longue nav pour rallier notre prochaine destination.
Mais avant de partir, nous avons un peu de temps pour aller faire un tour à terre histoire de se balader en ville et surtout visiter les ruines de la vieille ville.
Je passe tout d’abord par la pharmacie pour prendre du "Syntol" puis nous partons directement vers les ruines du théâtre et de la prison.
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La balade est rapide car nous manquons de temps pour visiter l'ensemble des anciens quartiers puis nous repartons sur le bateau après un détour par le marché bien entendu typique et très local.
A 9 h, c'est le départ.
J'ai de plus en plus mal au bras. En plus de la pommade, je prends un "Doliprane" et m'accorde une petite sieste dans ma cabine tout en étant bercé par le tangage.
Au bout de 8 h, nous arrivons au sud de la presqu'île de la Caravelle, terme de notre étape du jour et mouillage pour la nuit juste en face du château Dubuc.
Je m'offre une petite baignade autour du bateau, sans trop m'éloigner à cause de mon bras endolori.
Nous n'avons pas déjeuné à midi et il commence à faire très faim !
Un petit apéro/tarot puis après le dîner tant attendu, vaisselle et au lit de bonne heure.
Mon bras va un peu mieux et avant d'aller m'allonger, je contemple le beau ciel étoilé, loin de toutes habitations et lumières. Super.
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Samedi 10 novembre 2012.
La Trinité, baie du trésor (Presqu'île de la Caravelle) - Le Robert, îlet Ragot.
Il y a eu de la pluie à nouveau cette nuit mais cela ne m’a pas empêché de me reposer.
Mon bras va mieux, c’est bon signe pour la journée qui s’annonce et tout est ok pour une balade sur la presqu’île.
Rien n'est prévu en particulier comme parcours mais Bruno pense qu'il y a une belle vue en haut du phare.
Afin de préparer ma virée à terre, je me badigeonne le bras de pommade et Guylène me donne quelques pansements pour les pieds.
On débarque au ponton proche de la mangrove et prenons le sentier qui fait le grand tour de la presqu'île. On n'a pas pris assez d'eau et ce n’est pas très bon avec la chaleur de plomb qui s’abat sur le versant nord. Tant pis, on fera avec.
Après la pointe Caracoli, le clou de la rando est l'arrivée en haut du chemin menant au phare. La vue est exceptionnelle sur une grande partie de la côte nord de la Martinique.
On rentre vers les 13 h et la baignade est obligatoire. La balade à été vraiment superbe mais dommage d'avoir un peu souffert par manque d'eau et de biscuits.
On déjeune rapide puis essai de PMT près des récifs.
Hum. Je ne le sens pas. Fatigue, risque de crampes, alors ce sera repos jusqu'à 16 h.
On devait rester ici pour la nuit mais Bruno s'aperçoit que le catamaran a dérivé et que nous approchons très dangereusement des récifs.
Du coup, départ plutôt précipité et filons directement vers le havre du Robert, destination où nous devions aller demain.
Pendant le parcours, on fait un léger détour jusqu'au petit îlet appelé "Loup Garou", un banc de sable avec seulement 2 palmiers. L'îlet était beaucoup plus grand il y a quelques années mais il a été dévasté par le cyclone "Omar" en octobre 2008.
Nous arrivons à l'îlet Ragot pour le mouillage de cette nuit. Nous sommes donc dans le havre du Robert, une baie immense où l'on distingue au loin la ville du Robert.
Le lieu est bruyant car on est samedi et des bateaux sont également là mais pour faire la fête. C'est un ballet incessant de barques à moteur et musique à fond. Pas terrible.
Finalement, à la nuit tombée, tous ces joyeux fêtards commencent à partir et vers les 20 h, il ne reste plus qu'un autre catamaran, plus familial.
La soirée est très tranquille et au lit de bonne heure.
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Dimanche 11 novembre 2012.
Le Robert, îlet Ragot - Le Robert - Le Robert, îlet Madame.
Pas de pluie cette nuit mais pas d’air non plus alors pour en faire rentrer un peu plus dans la cabine, j'ai trouvé un petit système de ventilation rudimentaire mais qui fonctionne.
Du coup, je me lève à 6 h 30 après avoir bien dormi.
Il fait très beau, je n'ai presque plus mal au bras et c’est tant mieux.
Repos jusqu'à 8 h puis on se décide d'aller au Robert pour aller se balader en ville.
Nous traversons toute cette superbe baie appelée un havre et nous croisons une foule de bateaux de toutes sortes.
A peine débarqués et arrivés sur le front de mer, surprise. On assiste aux préparatifs d’une course de yoles, une petite non officielle mais c’est une occasion unique de voir cette manifestation typique de la Martinique.
En attendant le départ, on part se balader dans le centre ville.
Là aussi, on est gâté car c'est dimanche et on arrive à la sortie de l’église. Rien d’exceptionnel jusque là mais nous sommes aux Antilles et les femmes sont habillées avec leurs plus belles robes et des plus colorées. De plus, c’est jour de marché et les étalages regorgent comme d’habitude de produits des îles et les vendeuses sont toujours aussi typiques. Enfin, c'est le 11 novembre et on est en pleine cérémonie devant le monument aux morts jouxtant l'église.
Nous sommes les seuls touristes à nous balader dans la ville puis nous regagnons le front de mer et assistons au départ de la première épreuve ainsi qu'au premier tour. L’ambiance est purement locale, toujours aucun touriste et nous nous mélangeons aux spectateurs dans l’un des petits bars improvisés. Patrick, Guylène et moi craquons pour quelques brochettes de lambis accompagnées d'une "Lorraine", la bière Martiniquaise.
Les touristes sont décidément ailleurs et c'est très bien. La manifestation en est encore plus authentique !
Au bout d’une bonne heure, retour au bateau ravis de cette matinée et direction l'îlet Madame situé de l'autre côté de la baie, juste en face de l'îlet Ragot d’où l’on est parti ce matin.
Arrivée à 13 h. Déjeuner puis très rapide balade à terre d'à peine 10 mn.
En effet, l'îlet est une réserve protégée et seule la plage est accessible. De nombreuses familles sont venues en barques à moteur pour y pique-niquer. L’ambiance est très familiale et nous n’avons pas grand-chose à y faire.
Farniente sur le bateau tandis que la pluie commence à tomber en milieu d'après-midi. Du coup, on se fait une partie de tarot dans le carré intérieur jusqu'à la tombée de la nuit m'offrant la victoire et avec un score jamais atteint pour moi de 622 points !!
Vers 19 h, tous les bateaux sont partis et nous restons totalement seuls devant l'îlet.
Dîner venteux, soirée très tranquille et ce sera au lit de bonne heure.
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Lundi 12 novembre 2012.
Le Robert, îlet Madame - Le François - Le François, îlets Oscar/Thierry (baignoire de Joséphine) - Le Vauclin, petite Grenadine - Le Vauclin.
Un peu de pluie une partie de la nuit, craquement du bateau, du vent mais le tout bercé par le bruit de la mer. La nuit a été agitée mais toutefois reposante malgré avoir dormi en pointillé.
Je me lève tardivement, petit-déj légèrement pluvieux et nuageux.
Un peu avant 8 h, le soleil se pointe à l'horizon mais la météo reste incertaine pour la journée.
Pluie et encore de la pluie avant notre départ.
Nous partons direction le petit port du François pour tenter d'aller faire de l'eau. L’arrivée est prudente car le port est tout petit et Bruno se dirige sans trop savoir où aller. Finalement on trouve un quai pour le gasoil et par chance, il y a la possibilité d’avoir de l’eau.
La manip est très longue car il n'y a pas l'infrastructure idéale pour notre type de bateau. Ici, c'est plutôt barques à moteur et petit bateau de pêche. Bruno est obligé d’aller chercher des rallonges pour le tuyau d’eau.
On repart au bout d'une bonne demi-heure puis cap vers les petits ilets Oscar et Thierry.
Bruno tente une approche directe des 2 ilets mais il ne connait pas assez l'endroit donc on rallonge de presque 1 h notre parcours dans une mer très mauvaise.
Arrivés près de l'îlet Thierry, c’est l’heure de déjeuner.
Le ciel est toujours aussi nuageux et on se décide ensuite de prendre l'annexe pour aller dans ces fameux fonds blancs appelés "Baignoire de Joséphine".
Habituellement, la passe est remplie de barques mais nous ne sommes que 5 à nous baigner près du petit ponton.
Il faut dire que la marée est haute et le temps n’est vraiment pas terrible. Impossible donc de profiter totalement des fonds blancs qui font le succès touristique de cet endroit. Nous avons tout de même emmené une bouteille de rhum pour faire notre petit baptême, comme le rituel le veut ici.
On reprend la mer et cap vers le Vauclin, notre étape du jour.
Ce soir, nous allons à terre retrouver Lucien et Elmire, nos amis martiniquais chez qui nous avions passé 15 jours formidables en 1999.
Bruno tente vainement de rentrer dans le petit port de pêche du Vauclin mais il doit renoncer à cause du manque d'eau. Il nous faut partir à un autre endroit.
Bruno nous propose d'aller à "Petite Grenadine", une presqu'île toute proche et surtout bien protégée du vent et des vagues.
Arrivés sur place, il ne nous reste plus qu'à trouver un moyen pour rejoindre la route. On prend l'annexe et arrivons sur un petit ponton puis empruntons un chemin de terre qui visiblement doit nous mener au bon endroit.
Gloups ! Arrivés au bord de la Nationale, on s'aperçoit que nous étions dans une propriété privée comme en témoignent l'immense portail électrique et les caméras de surveillance. On arrive tout de même à sortir, appeler Lucien mais rien qui vaille pour le retour !
Par chance, on rencontre la proprio à qui on explique la situation. Nous nous sommes malencontreusement introduits dans une grande propriété "béké". La femme est conciliante mais sans plus et elle préfère que l'on dégage l'annexe du ponton, lui aussi privé. On fait profil bas et on verra bien lors de notre retour. Bruno laisse ses coordonnées au cas où puis Lucien arrive et nous voici parti vers le Vauclin et le clos Sigy.
Rien n'a changé ou presque. Elmire est toute heureuse de nous revoir, Patrick et moi.
Séquence nostalgie de revoir l'appart et les environs de la maison.
Comme il fallait s'y attendre, nous sommes reçus comme des rois. Ti' Punch, Accras fais par Elmire, quiche, poulet boucané, gratin de Papaye, le tout accompagné d'un petit rosé et pour finir, un digestif maison à base de rhum et de fruits.
Vers 21 h 30, nous repartons. Elmire est fatiguée des suites de son opération et Lucien nous raccompagne devant les grilles de la propriété en ayant fait un petit détour par le bourg du Vauclin.
On remercie encore Lucien pour son accueil puis on repasse la petite ouverture par laquelle nous étions sortis tout à l'heure puis pénétrons dans le noir dans la propriété.
Silence, rapidité, discrétion sont de mise. On peut déclencher des alarmes intrusion, des chiens peuvent être lâchés, des gardiens peuvent faire des rondes.
Bref ... On n’en mène pas large puis enfin arrivés au ponton, tout le monde se sent un peu plus soulagé.
Retour au bateau puis au lit presque tout de suite.
Tout s'est très bien passé et nous avons passé une excellente soirée et un excellent moment en compagnie de Lucien et Elmire. A une prochaine fois.
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Mardi 13 novembre 2012.
Le Vauclin, petite Grenadine - Sainte Anne, baie des Anglais.
Il a encore plu cette nuit. Trop chaud, pas d’air alors j'ai dû me mettre dans l’autre sens du lit pour bénéficier de l’air qui arrivait du petit hublot sur le côté.
Je me lève vers 7 h puis après le petit-déj, on part avec Patrick et Guylène une petite heure à terre dans la mangrove. Il n'y a pas grand chose à voir ni à faire mais cela nous occupe une petite partie de la matinée. De retour au bateau, c'est repos et encore repos jusqu’au déjeuner. Cela ne fait pas de mal de ne rien faire mais il fait très chaud et il y a toujours très peu d'air dans cette petite baie protégée par le vent.
Déjeuner puis départ vers 13 h pour le sud. On longe la barrière de corail sur plusieurs kilomètres et atteignons la baie des Anglais à 15 h.
Pour le mouillage, nous avons le choix. Soit comme la nuit dernière, abrité mais très chaud soit plus près de la côte et plus venté. On choisi à l'unanimité la deuxième solution.
J’ai choppé mon premier coup de soleil sans trop savoir comment car je ne me suis pratiquement pas exposé de la journée. Il est possible que cela soit la réverbération car cela m’est déjà arrivé plusieurs fois.
Farniente jusqu’au coucher de soleil. Encore une fois, cela ne fait pas de mal.
Effectivement, Bruno nous avait bien prévenu, il y a beaucoup de vent ce qui nous oblige de faire notre partie de tarot, devenue maintenant quotidienne, dans le carré intérieur.
En revanche, qui dit beaucoup de vent dit beaucoup d’air pour cette nuit ! Tant mieux.
La soirée est tranquille et avant de partir au lit bouquiner, je regarde un bon moment le ciel étoilé ainsi qu'au loin, les lumières de Ste Lucie.
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Mercredi 14 novembre 2012.
Sainte Anne, baie des Anglais - Sainte Anne.
Comme prévu cette nuit, beaucoup de vent et donc aussi beaucoup d’air.
On a eu le droit encore une fois à quelques grains mais c’est surtout à partir de 6h du matin que la pluie a redoublé de violence.
Du coup, Petit-déj à l’intérieur et on y reste coincé une bonne partie de la matinée à ne rien faire.
Vers 9 h 30, profitant d’une légère accalmie, Bruno décide de larguer les amarres et mettre les voiles.
La mer est agitée mais pas de pluie pendant la partie entre l'océan et l'entrée dans la mer des Caraïbes.
On passe l’îlet Cabrit, les Salines puis la pointe Dunkerque.
Il ne fait toujours pas très beau et il y a de gros nuages noirs qui menacent.
Nous arrivons devant le bourg de Ste Anne à midi avec un de peu de pluie, comme il fallait s'y attendre.
Pour le déjeuner, on se décide tout de même à rester dehors. Ce ne sont que quelques grains et rien de bien méchant.
Il fait maintenant très lourd et très chaud.
Vers les 14 h, Bruno nous emmène à terre pour une balade et shopping en ville mais le village est désert, tous les magasins sont fermés et n'ouvrent qu'à 16 h.
Pour patienter, nous montons jusqu'au calvaire qui surplombe la ville.
C'est en fait un chemin de croix aboutissant à une chapelle au sommet de la colline. La vue est sympa mais nous n'y restons pas longtemps.
Retour au bourg puis balade sur le front de mer vers le "Club Med" en attendant l'ouverture des magasins. Finalement, beaucoup de magasins restent fermés car la saison touristique n'a pas vraiment commencée. On fait quelques boutiques tout de même pour des cartes postales et du rhum puis attendons sagement le retour de Bruno au bar "Paille Coco".
Retour au bateau vers les 17 h et Bruno nous apprend que l'on peut se connecter en Wi-fi à un hôtel situé au bord de mer et dont il connait les codes d'accès. Une aubaine pour nous autres accrocs du web !
C'est notre dernière soirée à bord et notre dernier apéro-tarot.
On fait un rapide bilan de ces deux semaines qui ont passé à une vitesse incroyable, comme quoi on ne s'est pas ennuyé. Tout s'est très bien passé et on commence à faire des plans, déjà, pour l'an prochain !
Dîner et soirée très tranquille à trinquer ensemble avec un bon rhum.
Demain, c'est le retour et la journée va être bien chargée.
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Jeudi 15 novembre 2012.
Sainte Anne - Marina du Marin - Le Marin - Sainte Luce - Aéroport (FDF) Fort-de-France-Martinique Aimé Césaire - En vol ...
Dernier matin, dernier petit-déj, dernier jour à la Martinique.
Avant de partir, je prends note de quelques adresses et contacts que Bruno me donne car il est fort probable que je revienne à la Guadeloupe dans le courant de l’année prochaine avec Frédo. Cela peut être intéressant !
Départ à 8 h 15 pour à peine une petite heure de navigation pour rallier la marina du Marin.
Sur le trajet, on croise le "Clud Med II" qui a mouillé dans la baie. On parait minuscule devant cet immense paquebot.
On fait le plein de Gas-oil et une fois amarré au ponton de la marina, c’est maintenant l’éternel rangement et bagages.
Pour une fois, il ne pleut pas et de plus, on peut garder le catamaran jusqu’à 13 h. Super car cela nous laisse du temps pour nous préparer tranquillement.
On fait nos "Au revoir" à Bruno car il doit repartir de suite vers Ste Lucie pour un convoyage.
On espère tous bien entendu se revoir l’année prochaine pour d’autres aventures !
Pour midi, tout est prêt et l’on peut aller déjeuner tranquillement avant que le taxi vienne nous chercher à 15 h.
On choisi le "Mahot", un petit resto à l’intérieur de la marina. Pluie, pluie et encore pluie à table et durant la dégustation d’une excellente escalope de Lambi.
Comme convenu, le taxi est à l’heure et nous voici parti pour le Lamentin. Le ciel est toujours aussi couvert et menaçant mais quelque part, maintenant, on s’en fout un peu.
Arrivée au terminal, enregistrement des bagages, contrôles, attente habituelle avant l’embarquement à 16 h 30 et envol à 18 h.
Petit film, dîner à bord puis après l’extinction des feux dans la cabine, je commence à me positionner pour tenter de dormir un peu durant le retour. Rien n’est moins sûr !
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Vendredi 16 novembre 2012.
... En vol - Aéroport (ORY) Paris-Orly-Sud puis Orly-Ouest (91) - Aéroport (TLS) Toulouse-Blagnac (31) - Toulouse.
Comme à l’habitude, j’ai dormi en pointillé, sans cesse réveillé par l’inconfortabilité du lieu mais quand les lumières se rallument, on nous annonce qu’il reste une heure et demi avant l’arrivée et que l’on va nous servir le petit-déj. Impeccable.
Atterrissage à Paris-Orly à 7 h 15 avec un brouillard à couper au couteau puis ce sont les habituelles arrivées matinales. Froid, contrôle des passeports, récupération des bagages et enfin un "au revoir" à tout le monde. Guylène, Jojo et Patrick vont rejoindre Orléans en voiture tandis que je vais vers Orly-Ouest.
L’avion pour Toulouse a 1 h 30 de retard à cause du brouillard ce qui me montre brutalement que les vacances sont bel et bien finies ! En tout cas, celles-ci ont été superbes et vivement les prochaines déjà programmées en janvier ..
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Ce 6ème opus aura été radicalement différent par rapport aux autres du fait que nous n’étions que 5 matelots à bord. Beaucoup de balades, un peu moins de plongées, toujours de très bons moments et pour ma part, cela a été une réussite totale. Comme toujours, nous avons su profiter de tous ces instants privilégiés tous ensemble et c'est l'essentiel.
Un grand merci au capitaine et à l'armateur pour l’organisation de cette édition 2012.
A la prochaine …
L'ensemble des photos ont été prises par Philippe, Jojo et Guylène.